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Histoire:Le Bey d’Oran tout puissant détenait une jeune captive appelée Zeina dans son palais, enlevée par des Corsaires sur les côtes d’Espagne

Les larmes de Zeina

Le Bey d’Oran tout puissant détenait une jeune captive appelée Zeina dans son palais, enlevée par des Corsaires sur les côtes d’Espagne et offerte en cadeau. Dans le jardin de ce pacha travaillait un autre captif espagnol nommé José.
En cachette, José offrait à Zeina les plus belles roses du jardin et, à la tombée de la nuit, il lui chantait les plus douces mélodies d’Andalousie au son de sa guitare.
Prisonniers tous deux, ils réalisèrent qu’ils ne pourraient pas vivre leur amour sans risquer d’être exécutés par le pacha.Ils décidèrent alors de s’enfuir et attendirent la nuit sombre pour échapper à la surveillance des gardes du château.

Arrivant à s’évader par le ravin Aïn-Rouina situé sous le palais du pacha, ils marchèrent toute la journée et s’arrêtèrent épuisés à la crique de Canastel. Quand la nuit tomba, ils se cachèrent dans une grotte.
José s’était entendu avec des contrebandiers ne naviguant que dans la nuit pour les recueillir, lui et Zeina, dans leurs barque tard dans la nuit. Pour être aperçus,José devait allumer une petite torche, mais cette nuit-là, il y avait du vent et sa torche ne s’alluma pas.

Les marins du bateau au large ne les voyant pas continuèrent leur route et plusieurs nuits passèrent sans ne voir aucune barque.
Zeina et José commencèrent à souffrir de faim mais surtout de soif. Ils décidèrent de continuer à marcher le long des rochers pour trouver un point d’eau douce.
Pour se mettre à l’abri des morsures du soleil, ils s’arrêtèrent un moment dans une grotte au frais.

Epuisée, Zeina éclata en sanglots un long moment, puis pria avec beaucoup de ferveur.
Soudain, les deux amoureux entendirent alors, dans le fond de la grotte, une sorte de ruissellement assez bruyant. José s’avança vers le fond de la grotte et s’écria:
-« Zeina, cesse de pleurer, ta prière a été entendu! Dieu nous envoie de l’eau douce!! C’est merveilleux!!! »
Zeina remercia le ciel et but à pleines mains cette eau miraculeuse.

Bien abreuvés en fin de journée, ils attendirent sereinement la nuit tomber. Ce soir là le vent disparut, José alluma sa torche, et soudain une barque au loin l’interpella:
« C’est José ? »
Ils exultèrent, remplissant leurs gourdes de cette eau miraculeuse, et ils embarquèrent enfin vers l’Andalousie.
Depuis, chaque année, le lundi de Pâques, tous les amoureux viennent boire à cette source d’amour car son eau porte bonheur à tous ceux qui s’aiment.

Tous les Oranais connaissent cette source sous le nom de Kristel, petit village près d’Oran où les habitants se partagent une source d’eau et où règne en gardien du temple, une anguille du nom de Cerbah.
Ce poisson est gage de pureté de l’eau.

Les anguilles sont présentes dans le bassin depuis des siècles. Elles sont respectées par tous les habitants du village.
Car les gens de Kristel disent que cette anguille, qui craint le soleil et se cache dans le trou pendant le jour, sort la nuit pour conter aux amoureux la légende « des larmes de la sultane Zeina. »

 

Algérie: 19 mars marque la victoire contre le colonialisme 19/03/2017

 

Algérie: 19 mars marque la victoire contre le colonialisme

Aujourd’hui 19 mars 2017, l’Algérie célèbre le cinquante-cinquième anniversaire de la fête de la victoire. Celle-ci a été enregistrée en fait le 19 mars 1962 après une longue guerre de libération nationale contre les forces coloniales françaises.

Il y a 55 ans, le peuple algérien célébrait l’entrée en vigueur des accords d’Evian, mettant ainsi un terme à sept ans et demi d’une guerre sans merci, entre les forces de résistance algériennes et les forces coloniales, une guerre qui a causé la mort d’un million et demi de personnes, sans compter les blessés et les disparus.

La période coloniale en Algérie, qui a duré plus de 132 ans de domination politique et militaire de l’Algérie, d’exploitation de ses richesses, de confiscation des droits les plus élémentaires de ses habitants, venait en effet de prendre fin, au grand soulagement des Algériens, qui sont sortis en masse dans la rue pour donner libre cours à leur joie et leur bonheur de retrouver enfin la paix et la tranquillité et de jouir de la liberté et de l’indépendance nationale. Le 19 mars 1962, c’est le jour de la victoire du peuple algérien sur le colonialisme français

 

Algérie: 2.000 ans d’histoire révélés…

L’Algérie regorge de sites historiques, naturels et de cités millénaires….

Des vestiges archéologiques place des Martyrs à Alger, en Algérie, le 2 mars 
« C‘était spectaculaire! D’un seul regard, on pouvait embrasser deux millénaires de l’histoire d’Alger », raconte, la voix empreinte d’émotion, l’archéologue Kamel Stiti en se remémorant la découverte en 2009 de vestiges en plein coeur de la capitale algérienne.
L’histoire de la plus importante découverte archéologique d’Algérie a commencé avec des sondages exploratoires sur le tracé du métro d’Alger.
Ces trouvailles ont ensuite mené à des fouilles, lancées en 2013, qui ont permis d’exhumer des vestiges s’étendant de l’ère romaine — à la fin du Ier siècle avant J.-C., quand Alger s’appelait Icosium — à celle de la colonisation française, en passant par les époques byzantine et ottomane.
Un édifice public pavé de mosaïques du Ve siècle et une vaste nécropole byzantine du VIIe siècle renfermant plusieurs dizaines de tombes ont ainsi émergé de ce chantier de 3000 mètres carrés.
Un grand nombre de vestiges et de matériaux, souvent fragmentés, ont été récupérés, notamment un ensemble de 385 pièces de monnaies (des réaux, monnaies royales) et des outils de défense comme des « boules catapultiques ».
Dans cette stratification de l’histoire, des parties de la mosquée Es Sayida, construite par les Ottomans, ont également été découvertes. Cette mosquée avait été rasée en 1831, au tout début de la colonisation française, afin, selon l’archéologue, de réaliser une grande place: la place du Roi, devenue ultérieurement place du Gouvernement, et rebaptisée place des Martyrs après l’indépendance du pays en 1962.
L’Algérie recèle des ruines romaines (en plein air) qui comptent parmi les plus importantes au monde, mais beaucoup pensaient qu’il ne subsistait rien de ces temps lointains à Alger même, assure le codirecteur des fouilles, M. Stiti.
Menées par un groupement constitué du Centre national de recherches archéologiques (CNRA) et de l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP, français), ces fouilles ont montré au contraire que les sites dans la capitale ont été bien conservés.
Les résultats complets sont actuellement en phase d’analyse et d’interprétation. Un rapport est attendu en fin d’année.
– l’archéologie, ‘une plus-value’ –
La mise au jour des vestiges archéologiques place des Martyrs a entraîné une modification du chantier du métro, relève avec satisfaction M. Stiti, membre du CNRA.
« C’est une première » en Algérie, souligne-t-il. Le projet a pu être adapté sans être supprimé, signe que l’archéologie et le développement ne sont pas incompatibles, ajoute-t-il.
« C’est une plus-value », l’archéologie accompagne le développement « sans le freiner », dit-il en regrettant que les archéologues soient souvent vus comme des empêcheurs de construire.
Afin de préserver le patrimoine historique de la ville, la station de métro ne fera que 3.250 m2 au lieu des 8.000 m2 prévus initialement, et le tunnel du métro devra passer à 35 mètres sous terre.
« Pour ne pas accuser un retard, facteur de surcoûts pour le projet du métro, les archéologues ont travaillé d’arrache-pied, y compris les jours fériés », souligne M. Stiti.
Plus de 150 personnes de différentes nationalités et spécialités ont participé aux fouilles, une aubaine pour les jeunes archéologues algériens.
– Une future ‘station-musée’ –
Place des Martyrs, la future station-musée qui doit être inaugurée en novembre s’inspirera de musées italiens et grecs.
« Mais à Rome ou à Athènes, le musée présente des séquences particulières alors qu’ici, le visiteur pourra embrasser toute l’histoire d’Alger sur 2.000 ans. C’est une fierté ! », se réjouit M. Stiti.
Une partie des objets mis au jour sera ainsi exposée dans un musée classique, à l’extérieur, doté d’une ou plusieurs salles. Mais les vestiges immobiliers seront eux présentés dans un musée in situ, pour certains à plus de 7 mètres sous terre, et sur 1200 m2.
« Je suis impatiente de voir la station ouverte. Fini les désagréments des travaux, je pourrai circuler en métro et surtout visiter le musée avec mes deux petites-filles qui sont écolières », se félicite Aïcha, 70 ans, une « voisine » du chantier des fouilles.
Saïd, 50 ans, rêve maintenant « de visites guidées pour les jeunes, scolarisés ou pas ». « Afin qu’ils puissent s’approprier le passé de notre ville plusieurs fois millénaire », explique cet enseignant d’histoire-géographie au lycée Emir Abdelkader.

Patrimoine Algerien

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