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Algérie: 2.000 ans d’histoire révélés…

L’Algérie regorge de sites historiques, naturels et de cités millénaires….

Des vestiges archéologiques place des Martyrs à Alger, en Algérie, le 2 mars 
« C‘était spectaculaire! D’un seul regard, on pouvait embrasser deux millénaires de l’histoire d’Alger », raconte, la voix empreinte d’émotion, l’archéologue Kamel Stiti en se remémorant la découverte en 2009 de vestiges en plein coeur de la capitale algérienne.
L’histoire de la plus importante découverte archéologique d’Algérie a commencé avec des sondages exploratoires sur le tracé du métro d’Alger.
Ces trouvailles ont ensuite mené à des fouilles, lancées en 2013, qui ont permis d’exhumer des vestiges s’étendant de l’ère romaine — à la fin du Ier siècle avant J.-C., quand Alger s’appelait Icosium — à celle de la colonisation française, en passant par les époques byzantine et ottomane.
Un édifice public pavé de mosaïques du Ve siècle et une vaste nécropole byzantine du VIIe siècle renfermant plusieurs dizaines de tombes ont ainsi émergé de ce chantier de 3000 mètres carrés.
Un grand nombre de vestiges et de matériaux, souvent fragmentés, ont été récupérés, notamment un ensemble de 385 pièces de monnaies (des réaux, monnaies royales) et des outils de défense comme des « boules catapultiques ».
Dans cette stratification de l’histoire, des parties de la mosquée Es Sayida, construite par les Ottomans, ont également été découvertes. Cette mosquée avait été rasée en 1831, au tout début de la colonisation française, afin, selon l’archéologue, de réaliser une grande place: la place du Roi, devenue ultérieurement place du Gouvernement, et rebaptisée place des Martyrs après l’indépendance du pays en 1962.
L’Algérie recèle des ruines romaines (en plein air) qui comptent parmi les plus importantes au monde, mais beaucoup pensaient qu’il ne subsistait rien de ces temps lointains à Alger même, assure le codirecteur des fouilles, M. Stiti.
Menées par un groupement constitué du Centre national de recherches archéologiques (CNRA) et de l’Institut national des recherches archéologiques préventives (INRAP, français), ces fouilles ont montré au contraire que les sites dans la capitale ont été bien conservés.
Les résultats complets sont actuellement en phase d’analyse et d’interprétation. Un rapport est attendu en fin d’année.
– l’archéologie, ‘une plus-value’ –
La mise au jour des vestiges archéologiques place des Martyrs a entraîné une modification du chantier du métro, relève avec satisfaction M. Stiti, membre du CNRA.
« C’est une première » en Algérie, souligne-t-il. Le projet a pu être adapté sans être supprimé, signe que l’archéologie et le développement ne sont pas incompatibles, ajoute-t-il.
« C’est une plus-value », l’archéologie accompagne le développement « sans le freiner », dit-il en regrettant que les archéologues soient souvent vus comme des empêcheurs de construire.
Afin de préserver le patrimoine historique de la ville, la station de métro ne fera que 3.250 m2 au lieu des 8.000 m2 prévus initialement, et le tunnel du métro devra passer à 35 mètres sous terre.
« Pour ne pas accuser un retard, facteur de surcoûts pour le projet du métro, les archéologues ont travaillé d’arrache-pied, y compris les jours fériés », souligne M. Stiti.
Plus de 150 personnes de différentes nationalités et spécialités ont participé aux fouilles, une aubaine pour les jeunes archéologues algériens.
– Une future ‘station-musée’ –
Place des Martyrs, la future station-musée qui doit être inaugurée en novembre s’inspirera de musées italiens et grecs.
« Mais à Rome ou à Athènes, le musée présente des séquences particulières alors qu’ici, le visiteur pourra embrasser toute l’histoire d’Alger sur 2.000 ans. C’est une fierté ! », se réjouit M. Stiti.
Une partie des objets mis au jour sera ainsi exposée dans un musée classique, à l’extérieur, doté d’une ou plusieurs salles. Mais les vestiges immobiliers seront eux présentés dans un musée in situ, pour certains à plus de 7 mètres sous terre, et sur 1200 m2.
« Je suis impatiente de voir la station ouverte. Fini les désagréments des travaux, je pourrai circuler en métro et surtout visiter le musée avec mes deux petites-filles qui sont écolières », se félicite Aïcha, 70 ans, une « voisine » du chantier des fouilles.
Saïd, 50 ans, rêve maintenant « de visites guidées pour les jeunes, scolarisés ou pas ». « Afin qu’ils puissent s’approprier le passé de notre ville plusieurs fois millénaire », explique cet enseignant d’histoire-géographie au lycée Emir Abdelkader.

Le secret de Toutankhamon qui aurait pu détruire le sionisme

 

La découverte du tombeau de Toutankhamon a été un événement mondial, les morts mystérieuses qui ont suivi ont fait la une des journaux, mais le secret le plus important est resté caché car il mettait à mal le projet de création d’un état juif par le mouvement sioniste.

 

 

Le secret derrière le secret de Toutankhamon

 

Le secret de Toutankhamon qui aurait pu détruire le sionisme

Depuis qu’Howard Carter en découvrit la tombe – officiellement le 27 novembre 1922 – les personnes les plus au courant par rapport aux détails des découvertes sont toutes mortes, inexplicablement, en l’espace de quelques années.

Environ 5 mois après la découverte de la tombe, celui qui a financé l’entreprise, Lord Carnarvon (en fait on sait aujourd’hui que ce n’était pas lui le financier mais la famille de sa femme, les Rothschild), est piqué par un moustique sur la joue.

Suite à ce banal incident, ses conditions de santé se dégrade jusqu’à le conduire à la mort par septicémie.

Ce fut ensuite au tour du demi-frère de Lord Carnarvon, Aubrey Herbert, qui mourut inexplicablement, en 1923, suis à une simple extraction dentaire.

L’archéologue canadien La Fleur, arrivé en Égypte en avril 1923 – en parfait été de santé – pour aider Carter dans ses travaux, mourrait juste quelques semaines après d’une mystérieuse maladie.

C’est toujours en 1923 que mourut Georges Jay Gould, ami intime du comte de Carnarvon, à cause d’une étrange inflammation pulmonaire.Juste un an après, en 1924, le célèbre archéologue Evelyn White qui avait collaboré avec Carter pour rédiger l’inventaire du trousseau funéraire du pharaon expirait à son tour.

Il fut retrouvé pendu, et la police conclue qu’il s’agissait d’un suicide…

Quelques mois plus tard Douglas Archibald Reed, le scientifique anglais qui avait été chargé de faire les radiographie de la momie du pharaon, perdit la vie dans des circonstances pas très claires.

En 1926 la « malédiction » toucha Bernard Pyne Grenfell, l’éminent papyrologue consulté par Carnarvon pour les traductions des textes égyptiens.

Le secrétaire privé de Lord Carnarvon, le noble Richard Bethell, fut retrouvé mort dans son lit, en 1929, suite à un cas atypique d’arrêt cardiaque.

Bethell avait aidé H. Carter dans le travail de catalogage des trésors de Toutankhamon, et la cause de sa mort est toujours restée un mystère.

Lord Westbury, le père de R. Bethell, mourut à peine quelques mois après son fils, « sautant » par la fenêtre de son appartement de Londres.

La police classa rapidement le cas comme suicide.Dans sa chambre on retrouva un vase en albâtre appartenant à la tristement célèbre tombe de Toutankhamon, un objet précieux qui n’apparaissait pas sur la liste officielle des objets découverts.

Le vase avait donc du être pillé durant la première ouverture clandestine de la crypte… et cela révélait implicitement que l’ancien noble avait très certainement été mis au courant des dessous de la découverte directement par son fils.

D’un « mal étrange » mourut également l’égyptologue Arthur Cruttenden Mace, le scientifique qui en 1922 avait collaboré avec Howard Carter à la restauration de la tombe.

Avant de mourir Mace avait été très proche de Lord Carnarvon, et il avait contribué à la rédaction du volume « The Tomb of Tut.ankh.amon » avec H. Xarter.

Mais début 1923 déjà, Mace commençait à se plaindre d’un très mauvais état de santé qui le conduit lentement mais inexorablement à la mort, survenue le 6 avril 1928.

En 1929, le « mauvais sort » toucha Lady Almina, la femme de Lord Carnaron, et – comme c’était déjà arrivé auparavant pour son mari – la cause du décès fut officiellement attribuée à une infection.

Le très riche prince égyptien Alì Kemel Fahmy Bey, qui s’était beaucoup intéressé aux secrets de la tombes se positionnant comme acheteur potentiel des trésors pillés, fut retrouvé mort en 1929 dans des circonstances pour le moins obscures.

Le crime fut commis dans un hôtel de Londres, et la police anglaise classa rapidement l’affaire attribuant l’homicide à sa femme.

Le frère du prince musulman assassiné mourut comme par hasard de mort violente lui aussi.

Dans son cas également, le décès fut rapidement archivé par la police comme suicide.

L’honorable Mervyn Herbert, deuxième demi-frère de Lord Carnarvon, mourut en 1930 à Rome dans des circonstances étranges.

Même « mauvais sort » pour l’égyptologue Arthur Weigallm qui avait collaboré activement avec Carter, Carnarvon et le reste de l’équipe durant les travaux de fouilles.

En 1933 il fut touché par une « fièvre inconnue », qui le conduisit rapidement à la mort.

Personne toutefois ne retint nécessaire de solliciter une enquête judiciaire à ce propos, et les journaux de l’époque préféraient trouver une explication à ces mystérieux décès dans une fortuite série de coïncidences, ou même dans la rumeur selon laquelle une terrible « malédiction » du pharaon aurait massacré les scientifiques liés à la découverte.

Il est évident que des personnes très puissantes et ayant beaucoup d’influences sur le gouvernement, la police et les médias, ont brouillé les pistes !

Ce sont ces mêmes personnes « très influentes » qui seraient responsables de la disparition de l’«hypothèse Khazars» dans les recherches de l’origine des juifs d’Europe.

Avant la création du sionisme en 1897, la théorie selon laquelle les juifs d’Europe venaient de population turco-khazars convertis au judaïsme était dominante, aujourd’hui, ceux qui osent en parler subissent d’énormes pressions alors que des preuves génétiques vont aussi dans ce sens (voir les travaux du Dr Eran Elhaik), et tout cela toujours pour la même raison : la vérité met en danger l’existence légale d’Israël !

 

Et plus la « malédiction » faisait de victime, plus la presse alimentait une atmosphère de superstition toujours plus dense et croissante, qui donna naissance à une des légendes modernes les plus connues au monde, qui a aussi été le point de départ de nombreux romans à succès.

Par la suite, l’événement fut rendu encore plus suggestif par l’adjonction d’anecdote impressionnantes sur certains présages néfastes qui se seraient passés le jour de l’ouverture de la crypte.

On fit par exemple circuler la rumeur selon laquelle, au moment de la sortie de la tombe du dernier ouvrier, se serait déchaînée une inquiétante tempête de sable, juste devant le tunnel qui conduisait à la tombe.

A cet événement surnaturel, aurait fait suite l’apparition à l’horizon d’un majestueux faucon (symbole de l’autorité royale dans l’ancienne Égypte) dirigé vers l’ouest, le lieu où les anciens égyptiens pensait que les âmes des morts se rendaient.

Au récit de cet épisode – dont on ne trouve par ailleurs aucune « preuves » historiques – s’en ajoutent d’autres toujours plus fantastique, qui finirent par affoler les pages des tabloïds du monde entier.

Un des épisodes les plus invraisemblables concernait justement la mort de Lord Cararvon, survenue à 1h55 du matin : on dit par exemple que à l’instant précis où expira le noble britannique toutes les lumières de la ville du Caire se seraient éteintes.

Un présage néfaste auquel aurait fait suite aussi la mort de son chien.

Certains improbables témoins racontèrent même que la pauvre bête, avant de mourir, était encore en train d’hurler de terreur, car elle percevait la présence d’une entité hostile qui était en train de la hanté.

Et au fur et à mesure que la liste des morts s’allongeait, les organes d’informations continuaient à alimenter la légende avec n’importe quelle circonstance « surnaturelle » capable de confirmer l’histoire de la malédiction, selon laquelle Toutankhamon aurait réussi à venger la profanation de la tombe royale, en tuant tous les auteurs du « sacrilège ».

Mais quelque chose, dans tous ces comptes, ne tournait pas rond : Howard Carter, c’est-à-dire le principal responsable de l’expédition, et le découvreur effectif de la tombe, restait étrangement immunisé par les conséquences de l' »épouvantable punition ».

Les circonstances réelles dans lesquelles Carnarvon perdit la vie restent toutefois assez obscures, puisque déjà quelques temps avant son décès le noble britannique manifesta de symptômes assez clairs d’empoisonnement.

Le comte, en effet, après avoir contracté la présumée infection létale, commença à souffrir inexplicablement de la chute de ses dents et de leur continuel effritement, qui sont des conséquences typique d’un empoisonnement à l’arsenic.

Mais, comme le démontre les enquêtes chimiques et bactériologiques conduite dans la tombe le matin suivant l’ouverture officielle, cette substance était totalement absente des chambres funéraires de Toutankhamon.

La mort de Mace, qui avait travaillé en étroite collaboration avec les découvreurs de la tombe, laissait également de forts doutes, qui sont par ailleurs confirmés par la biographie de Mace, publié en 1992 par l’écrivain Christopher C. Lee.Dans cette œuvre, on retrouve le texte d’une lettre écrite par Mace, le 14 janvier 1927 à son vieil ami A. Lythgoe.

Dans la missive Mace révélait que ses conditions de santé exécrables provenait d’un mystérieux empoisonnement à l’arsenic.Mais sur la façon dont Mace aurait pu subir un telle intoxication létale, le biographe n’a pas pu fournir d’explications plausibles.

Un secret à cacher

L’écrivain américain Arnold C. Brackman, dans son livre « The search for the gold of Toutankhamon » (1976), se disait convaincu qu’à l’époque de l’ouverture de la tombe la seule découverte archéologique qui aurait pu constituer un « grave scandale politique et religieux » étaient les documents historiques remontant à l’époque de Toutankhamon.

Brackman suggérait que grâce à eux il aurait été possible de démontrer de manière irréfutable l’étroite relation entre le premier pharaon monothéiste de l’histoire, « l’hérétique » Akhenaton (aujourd’hui attesté comme père de Toutankhamon) et Moïse, le législateur israélite qui selon la tradition de l’Ancien testament « conduisit le peuple d’Israël hors d’Égypte ».

Pour confirmer cette hypothèse nous trouvons un important témoignage de Lee Keedick, que l’écrivain Thomas Hoving a reporté textuellement dans son volume de 1978, « Tutankhamon – the untold story ».keedick a raconté avoir assisté à une discussion animée entre H. Carter et un haut fonctionnaire anglais, survenue en 1924 à l’ambassade britannique du Caire.

Durant la lutte houleuse Carter menaça de révéler publiquement  » le bouillant contenu des documents qu’il avait trouver dans la tombe », documents qui – selon ce que Carter lui-même affirmait – « racontaient le véritable et scandaleux compte-rendu de l’exode des Hébreux de l’Egypte ».

Toutefois, il semblerait qu’au terme de la discussion Carter ait trouvé un accord avantageux pour se taire, et de fait, depuis lors, ces papyrus ont disparus comme par magie.

Les documents disparus

L’existence de ces objets est enregistrée et cataloguée durant la rédaction du premier inventaire officiel, mais elle fut bruyamment démentie par Howard Carter– quand on commençait déjà à en parler un peu partout – peu après la mort soudaine de Lord Carnarvon (celle « due à une piqûre de moustique »).

Carter expliqua qu’il avait erronément classé certains bandages du pharaon comme des papyrus, à cause de l’absence de lumière électrique dans la crypte.

Mais sont explication était décidément bien fragile : si en effet il s’agissait d’un simple méprise dans le catalogage, les membres de son équipe aurait du s’en apercevoir très vite, vu l’intérêt qu’entre-temps les précieux documents avaient suscité.

L’évident mensonge de Carter eut donc l’effet opposé à celui désiré : au lieu d’ensevelir pour toujours la nouvelle de la découverte, les « papyrus disparus » de Toutankhamon devinrent l’objet de moqueries et de spéculations, qui se transformèrent en véritables doutes, quand il fut confirmer que Carter et Carnarvon avaient plus d’une fois fait de fausses déclarations à la presse.

On su en outre que les deux protagonistes de la découvertes étaient furtivement entrés dans les locaux de la tombe avant son ouverture officielle, pillant à l’occasion de nombreux objets du mobilier funéraire ayant appartenu au pharaon.

Une confirmation de la découverte des papyrus se trouve dans une lettre que Cararvon envoya en novembre 1922 à son ami, l’égyptologue Alan H. Gardiner.

Dans la missive réservée Lord Carnarvon décrivait en détails les objets découverts dans la tombe, et parmi les autres chose il affirmait « il y a une boîte avec à l’intérieur quelques papyrus ».

Cette présence fut par la suite confirmée par une missives successive de Carnarvon à Sir Edgar A. Willis Budge, le gardien des antiquités égyptiennes du British Museum, datée du 1er décembre 1922.

Dans la lettre Carnarvon affirmait avoir trouvé dans la crypte du pharaon certain document de grande importance historique.

L’existence des papyrus était également confirmée par un des bulletins officiels qui partaient quotidiennement de Luxor, durant les fouilles.

Dans la dépêche télégraphique envoyée par Arthur Merton le 30 novembre 1922, on pouvait lire :« …une des boîtes trouvées dans la tombe contenait des rouleaux de papyrus desquels on peut s’attendre à retrouver des masses d’informations historiques ».

Comme c’est bien connu, dans le cas d’une importante découverte archéologique, le découvreur évite de faire des déclarations officielle jusqu’à ce qu’il n’ait pu vérifier de fond en combles l’authenticité de sa propre découverte.

Il est donc peu probable que 4 jours après la découverte, aucun membre de l’équipe n’ait encore pris le soin d’effectuer les vérifications.

Nous savons en outre qu’Howard Carter ne démenti jamais les déclarations faites par Lord Carnarvon, et tant l’inventaire, que la première version des faits, furent modifiés seulement après la mort de ce dernier.

Selon certaines sources, le comte de Carnarvon aurait même confirmé la découverte des papyrus dans une interview donnée le 17 décembre 1922 – donc 21 jours après la découverte officielle – à un envoyé spécial du Times.

D’importants indices ultérieurs arrivent de l’égyptologue Alan Gardiner, qui à l’époque fut mis au courant de la découverte par Lord Carnarvon lui-même, et qui publia ses propre opinions sur la valeur effective des découvertes sur le « Times » le 4 décembre 1922.

Dans l’interview Gardiner déclarait :« Mes préférences me portent à être particulièrement intéressé par la boîte des papyrus qui a été retrouvée… D’autre part, ces documents pourraient d’une quelconque façon faire la lumière sur le changement de la religion des hérétiques (c’est-à-dire les pharaon de El Amarna) vers la précédente religion traditionnelle, et ce serait extraordinairement intéressant… ».

La « scandaleuse » histoire d’Israël

Bien que ne pouvant pas disposer des précieux documents, la majeure partie des grands historiens sont désormais parvenus à un pas de la solution du mystère qui entoure la période historique de Toutankhamon (fils du pharaon hérétique) et de la naissance du peuple juif.

Ces conclusions confirment les rumeurs qui filtraient, à l’époque quand ce même Howard Carter admis devant certains témoins lors d’un discussion animée, que le véritable secret à caché concernait l’histoire d’Israël.

Les études les plus récentes conduites dans ce domaine démontrent en effet que selon toutes probabilités le peuple d’Israël tire ses origines du mélange racial entre les tribus sémites Hyksos et les autres minorités ethniques qui suivirent le pharaon hérétique Akhénaton avec sa caste sacerdotale Yahud.

Déjà, à l’époque de l’occupation napoléonienne de l’Égypte, l’érudit Jean-François Champollion suggéra l’existence d’un lien étroit entre l’Ancien testament et la période égyptienne de El amarna et son pharaon monothéiste.

Il s’agit donc d’une hypothèse déjà largement partagée dans le passé par d’illustre égyptologue, et même confirmée par Sigmund Freud.

Le père de la psychanalyse, qui était juif, avait étudié à fond les textes sacrés à la recherche des véritables origines du peuple israélites, et au terme de ses recherches il avait écrit :

« Je voudrais me risquer à une conclusion : si Moïse était égyptien, et s’il transmis aux hébreux sa propre religion, c’était la religion d’Akhenaton, la religion d’Aton ».

D’autres illustres chercheurs d’origine juive, comme par exemple Messod et Roger Sabbah (« Les secrets de l’exode »), sont arrivés aux mêmes conclusions sur les origines du peuple juif.

Les nouvelles découvertes archéologiques ont donc contraint les chercheurs à revoir drastiquement leurs propres positions.

Pour Robert Feather, auteur du livre « Le dernier mystère de Qumran », les « rouleaux de la Mer Morte » (les « rouleaux » furent cachés dans les grottes de Qmran par la communauté juives des Esséniens) sont d’origine égyptienne, et il explique dans son livre qu’une bonne partie de la rédaction de l’Ancien testament est en réalité à attribuer à la caste sacerdotale du pharaon hérétique Akhenaton (Aménophis IV), les prêtres Yahùd.

Ces affirmations sont à mettre en relation avec les dernières théories, qui identifie les premières tribus d’Israël avec les Shasu – Hyksos (ethnie sémite originaire de la zone Mésopotamienne), qui adoptèrent la puissante caste sacerdotale égyptienne des Yahùd sous le guide du monarque monothéiste Amenophis IV/ Akhenaton, qui régna durant la période où aurait vécu le biblique Moïse.

Tandis que le patriarche des hébreux Abraham, si on s’en tient aux sources bibliques, provenait justement de la ville de Ur (devenue ensuite Babylone et aujourd’hui Baghdad), et avait donc des origines mésopotamiennes.

Akhenaton et l’histoire négligée de son peuple

Le nord de l’Égypte fut envahi par les Shasu – Hyksos aux alentours su XVIIe siècle a.C., et leurs rois s’établirent comme légitimes pharaons égyptiens pendant deux dynastie, la XVe et la XVIe.

Les Hyksos était un peuple sémite culturellement très avancé, qui disposait de technologie militaire d’avant-garde, comme les puissants chars de guerre mésopotamiens (chars, cavalerie lourde, casques et cuirasses), auxquels ils devaient très certainement leurs rapides succès militaires.

A la fin cependant les rois Hyksos furent vaincus et chassés définitivement au-delà du delta du Nil, tandis qu’une partie de leur peuple fut capturée et contrainte à l’esclavage.

Les réfugiés Hyksos passèrent ainsi du statut de dominateur à celui de prisonnier, et leur permanence en Égypte s’étendit pendant environ 400 ans : la même période de temps indiquée par la bible comme « captivité égyptienne des hébreux ».

Avec l’arrivée du pharaon hérétique Amenophis IV (qui s’est renommé Akhenaton), la minorité Hyksos se convertit au culte monothéiste d’Aton, suivant le sort de son bref règne.

Qu’advint-il après la chute de Akhenaton ?

Ce n’est aujourd’hui pas encore très clair, car les régents qui lui succédèrent en effacèrent toutes les traces dans l’histoire.

L’exode biblique apparaît donc comme indubitablement connecté aux vicissitudes du pharaon hérétique Akhenaton (les seules qui leur garantissent un fondement historique), qui instaura la nouvelle foi monothéiste dévouée au culte de ineffables Dieu Aton.

C’est à lui qu’Akhenaton dédia la construction d’une ville entière, Akhet.aton (ensuite El Amarna), le lieu où il rassembla son nouveau peuple autour du culte du soleil.

On a beaucoup débattu sur l’hérésie d’Aton, un monothéisme en réalité très atypique qui renfermait en lui, sans le renier, le complexe polythéisme égyptien.

De nombreux scientifiques préfèrent donc utiliser le terme de « hénothéisme », expliquant que Aton n’aurait pas été la seule divinité, mais bien le dieu suprême dont la vénération aurait pu remplacer toutes les autres puisqu’elles en dérivent.

Parmi les convertis a cette forme de monothéisme il y eut aussi les minorités ethniques alors présentent en Égypte, qui une fois réunie dans culte d’Aton donnèrent lieu à la naissance d’un peuple cosmopolite et multiracial, dont les membres d’origine sémite constituaient la majorité.

A l’intérieur de cette nouvelle nation il y avait aussi des races typiquement africaines, comme celle des Falashà éthiopien qui aujourd’hui encore revendiquent leurs origines juives.

Ces derniers toutefois, une fois le règne d’Akhenaton sur l’Égypte terminé, retournèrent dans la région africaine d’appartenance (l’Éthiopie), séparant ainsi leur destin de celui des autres rescapés hérétiques.

Les deux exodes donc – celui historique du pharaon monothéiste Akhenaton d’une part, et celui biblique de Moïse d’autre part – se vérifièrent exactement durant la même période historique, au point que les deux événements narratifs résultent tout à fait superposables l’une sur l’autre.

La Bible elle-même en outre nous informe que Moïse grandit comme un prince à la cour des pharaons, après avoir été retrouvé dans un panier qui flottait le long du Nil.

Un épisodes fabuleux qui a l’incomparable saveur d’une invention littéraire destinée à justifier la présence du patriarche dans la maison du pharaon.

Une histoire semblable est décrite dans les tablettes sumériennes. Selon ces textes, Sargon 1er, le conquérant des cités sumériennes, aurait été abandonné bébé aux eaux de l’Euphrate par sa mère « dans un couffin d’osier scellé par du bitume ».

Il semble donc évident que les scribes de l’Ancien Testament voulurent sceller la véritable origine de Moïse et de son peuple à leur propre ancêtre.

L’enquête de Messod et Roger Sabbah

Ce qui semble désormais certain, dans tous les cas, c’est la correspondance entre l’exode multi-ethnique survenu à El Amarna, au terme du règne d’Akhenaton en Égypte, et celui décrit dans la Bible avec la figure de Moïse.

Parmi les nombreuses preuves recueillies en ce sens aux cours des années, il y en a certaines qui sont particulièrement significatives, comme par exemple le Psaume 104 de l’Ancien Testament : selon l’interprétation la plus diffuse parmi les scientifiques laïques, le Psaume 104 n’est autre que la ré-élaboration du « Grand hymne à Aton« , un texte que le pharaon hérétique en personne à fait rédiger (Le Grand hymne à Aton a été retrouvé dans la tombe du pharaon Ay à Akhet-Aton /el Amarna).

Selon l’interprétation digne de foi de Messod et Roger Sabbah, en outre, le terme hébreux « adonai« , utiliser pour dire « mon seigneur », traduit dans le langage des hiéroglyphes égyptiens correspond à la parole D’Aton, tandis qu’une partie des scientifiques la traduit par adon-ay, c’est-à-dire, seigneur « Ay », le nom du premier successeur dAkhenaton.

Même l’origine controversée de la prière chrétienne du Notre Père (« Notre père qui êtes aux cieux… »), nonobstant ce que l’Église Catholique laisse entendre, semble être, selon certains scientifiques, un hymne religieux qui remonte à l’Égypte ancienne, précisément à la période où était en vigueur le culte du Dieu-Soleil (d’où serait né des termes comme « le très haut » ou « le seigneur des cieux »).

Il y a un siècle Albert Churchward, scientifique expert de mythologie, affirmait : « Les Évangiles canoniques peuvent être considérer comme un recueil de dires prélevés dans les mythe et dans l’eschatologie des égyptiens ».

Bien plus récemment les co-auteurs de « Les secrets de l’exode », Messod et Roger Sabbah, sont arrivés à soutenir la même thèse en partant de l’examen rigoureux des sources les plus anciennes que nous ayons à disposition, comme certains textes sacrés écrit en araméen.

De cette façon ils ont évité de consulter les textes déjà traduits ou déformé par les interprétations précédentes, récupérant la précieuse signification originale.(Il est bon de savoir en effet que l’araméen n’utilisait pas les voyelles, et le traduire signifie toujours d’une façon ou d’une autre l’interpréter à sa propre discrétion).

Les auteurs ont exécuté un travail d’exégèse rigoureux et approfondi, qui a profité des études herméneutique digne de foi de Salomon Rashì, un traducteur d’hébreux médiéval très connu et respecté même dans le milieu juif orthodoxe, surtout parce qu’il est devenu le dépositaire exclusif de leur tradition orale perdue.

Roger Sabbah, égyptologue, archéologue et chercheur a fait des découvertes intéressantes :

Dans le tombeau de Toutankhamon, ouvert en 1923, figuraient des inscriptions rédigées en hiéroglyphes insolites, certaines lettres ressemblant à s’y méprendre – forme, prononciation, valeur symbolique – à l’alphabet hébreu (on sait aujourd’hui avec certitude que l’alphabet hébreu vient des hiéroglyphes, comme la Kabbale ou la coutume de la circoncision).

La coïncidence, à l’époque, n’émut personne. Pas plus que celle-ci: sur un mur du tombeau, le double « cartouche (la signature gravée) d’un obscur pharaon, Aï, dont le nom, en hiéroglyphes, ressemble à celui, dans la Bible araméenne, de Dieu, prononcé Adonaï (Aton-Aï).

Et, à l’entrée de la salle du trésor, gardant la tombe, couché sur un coffre, le chien Anubis (ou Anapi): en hébreu, « Nabi » signifie « gardien de la loi ».

Chien et coffre étaient recouverts d’un tissu sacré rappelant le châle de prière des Hébreux. Le coffre à brancards, lui, pourrait s’apparenter à l’ « Arche d’Alliance » telle qu’elle est décrite dans la Bible.

Arguant de ces similitudes – il y en a bien d’autres -, les frères Sabbah ont relu de fond en comble les textes.

Ils en ont déduit que la langue hébraïque était issue des hiéroglyphes, stylisés.

Et, dès lors, tout s’est éclairé: les énigmes de la Bible, les noms aux consonances étranges parce qu’étrangères, les personnages, l’Histoire.

Le secret de la boîte n°101

Une fois éclaircie l’importance historique des papyrus éventuellement présents dans la tombe de Toutankhamon il est possible de retourner examiner les indices qui suggèrent que ces derniers aient été occultés, tandis que le motif pour lequel ces documents étaient, et sont encore aujourd’hui considéré, politiquement explosifs devrait devenir de plus en plus clair.

Laissons un moment à part l’événement de la découverte, et faisons un bref saut en arrière dans l’histoire.

La naissance du Sionisme

Les idées sionistes commencèrent à se diffuser au sein de la communauté juive à travers les publications et les discours de Binjamin Ze’ev, plus connu comme Theodor Herzl.

En fait on sait aujourd’hui que le vrai fondateur du sionisme contemporain n’était pas juif, mais chrétien dispensationaliste, c’est un américain, le révérend William E. Blackstone, au service des puissantes familles JP Morgan et Rockefeller, qui a convaincu Theodor Herzl de créer le mouvement sioniste en Europe, mouvement qui a ensuite été financé par la famille Rothschild.

L’autre curiosité quant au choix de Théodor Herzl comme dirigeant du mouvement sioniste par les banquier américains, c’est qu’il était antisémite comme le remarque ce documentaire en hébreu avec sous titre en français :Theodore HERZL « Le coté antisémite du Sionisme »

Son volume « Der Judenstaat » (l’état juif) de 1896 devint ainsi une sorte de « texte sacré » chez les plus fervents militants sionistes.Theodor Herzl est passé à l’histoire comme le fondateur officiel de la World Zionist Organization (la première organisation sioniste au niveau mondiale), un mouvement qui fonde sa propagande sur deux questions fondamentales : le concept de « race juive », et son lien essentiel avec le Terre Promise, Eretz Israel (qui ne signifie pas « Terre d’Israël » dans le sens géographique, mais Terre des descendants de Jacob, c’est-à-dire « israélites »).

Le lobby sioniste ne fut jamais un mouvement politique quelconque, car il pu compter dés le début sur l’appui exclusif de pouvoirs fort de l’époque.

Ce qui explique ce qui est dit plus haut, sur l’influence des personnes qui ont réussi à cacher l’origine de la religion juive et l’origine non juive des juif d’Europe.

Le support financier des futurs colons juifs en effet fut assuré par le sommet historique des éminents banquiers et franc-maçons qui se tint à Bâle en 1897, durant les travaux du Premier Congrès Sioniste.

Le congrès était présidé par le baron Edmond de Rothschild, lequel mis à l’ordre du jour la naissance d’un institut de crédit qui avait pour but principal de soutenir la cause sioniste.

Les sionistes, de leur côté, malgré le manque de fondement tant historique que biologique, cherchaient par tout les moyens à valider et diffuser le concept de « race juive » : une idéologie qui trouva sa propagande dans des œuvres comme celles de Vladimir Jabotinsky (un des plus grands activistes historiques du sionisme réviosonniste).

Ces derniers en effet, à cause justement du procès d’intégration qui était effectivement en cours à cette époque, considéraient que la pureté ethnique des juifs était en grave danger, en arrivant à soutenir que la seule solution possible pour y remédier était la construction d’un état juif.

A ce point il n’est pas difficile d’imaginer comme l’éventuelle diffusion du contenu des papyrus, qui réécrivaient la racine historique de l’origine du peuple juif, aurait desservi la cause sioniste de manière probablement létale. (Comme cela a déjà été dit, à cette époque la cause n’avait pas encore rencontré un grand succès.

Ce fut seulement dans les années 30, avec l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hilter, que la politique sioniste commença à obtenir un large consensus au sein même de la communauté juive.

Suite à la propagande anti-sémite du dictateur allemand, de nombreux juifs acceptèrent bien volontiers la proposition de déménager définitivement en Palestine, amorçant ce programme d’immigration consistant qui amena par la suite à la naissance de l’état juif.

Il faut savoir qu’Hitler était favorable au sionisme et a travaillé avec les sionistes à la création d’Israël comme lors du contrat de transfert ou accord Haavara (voir Wikipédia).

Voir aussi ce documentaire :
Hitler a co-fondé Israël en 1933 avec les Juifs sionistes (Le Contrat de Transfert)

Et il a aussi fait éliminer les historiens intègres qui défendaient encore l’origine Khazars des juifs d’Europe et donc il a complété le travail de réécriture de l’histoire de l’origine des juifs d’Europe, commencé par les sionistes.

Paradoxalement donc la politique de ségrégation raciale mise en œuvre par le Fuhrer joua en faveur des Sionistes qui poussaient à une émigration juive de masse vers la Palestine.

L’histoire doit encore éclaircir de façon approfondie les différents points de contact qui de fait s’enregistrèrent entre les nazis et les sionistes, dans cette convergence d’intérêts paradoxale.

Conclusion

Nous somme donc face à une troisième hypothèse, pour chercher d’expliquer la série impressionnant de morts suspectes qui est à la base de cet événement : hasard statistique, malédiction du pharaon, ou ‘intervention humain », visant à empêcher la diffusion des contenus des précieux papyrus ?

Cet article suggère clairement la troisième hypothèse, mais il n’existe aucune preuve concrète qui légitime cette accusation envers les sionistes de l’époque.

Il existe cependant une curieuse connexion, difficile à ignorer : la présence du baron Edmund de Rothschild dans le cercle des personnes qui connurent en premier la vérité sur le bouillant contenu des documents.

L’éminent banquier jouissait en effet d’un canal d’information privilégié, étant parent direct d’Alfred de Rothschild, le financier qui couvrit les dettes du désargenté comte de Carnarvon.

A. De Rothschild, à son tour, était le père naturel de la femme de Carnarvon, lady Almina, la fille de Marie Felice Wombwell, une femme légalement mariée à l’anglais George Wombwell.

Ce degré de parenté entre un des membres les plus puissants de la famille juive et Lady Almina – elle aussi parmi les victimes de la « malédiction » – est clairement témoigné dans les mémoires du VI comte de Carnarvon, et il apparaît donc évident que, si réellement on avait retrouvé un compte-rendu historique sur les véritables origines du peuple juif, un membre influent du lobby sioniste comme E. Rothschild l’aurait certainement su.

Les aborigènes abandonnés de tous

Les aborigènes abandonnés de tous, un témoignage d’Ingetje Tadros

Résidant depuis dix ans à Broome, en Australie-Occidentale, la photographe documentaire néerlandaise, Ingetje Tadros, raconte les difficultés auxquelles les peuples autochtones de l’Australie doivent faire face: privation de droits, alcoolisme, violence, suicide…

Ce travail est un témoignage sur des conditions de vie effroyables de la communauté aborigène de Kennedy Hill, rejetée par le gouvernement et la population. Il avait été présenté en avant-première en France lors du Festival de photojournalisme Visa pour l’image, où elle a reçu le Prix ANI-PixPalace décerné par l’Association nationale des Iconographes. Pour cette 7e édition, l’ANI a également récompensé deux autres lauréats: Monika Bulaj pour Nur et Myriam Meloni pour Different Shades of Blue, toutes deux également exposées aux Gobelins.

Photographe et documentariste, Ingetje Tadros s’intéresse particulièrement à ceux que la société méprise (malades mentaux à Bali, lépreux en Inde, transsexuelles en Asie…). Ses reportages sont publiés dans de nombreux magazines dont Australian Geographic, The Australian, The Internationalist… Elle a reçu  de nombreux prix internationaux dont le prestigieux prix australien, Walkley journalism award. Elle travaille régulièrement pour Amnesty International.

«Si l’on ferme les communautés, le savoir ancestral transmis de génération en génération disparaîtra et les populations seront perdues parce qu’elles seront déconnectées de leur terre, qui les nourrit physiquement, émotionnellement et spirituellement (…). Je cherche à attirer l’attention sur cette situation. J’ai toujours voulu travailler avec les populations tribales, dont les aborigènes font partie. Je vis chez eux», explique-t-elle à Alison Stieven-Taylor

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    100 à 150 communautés aborigènes de l’ouest de l’Australie

    sont concernées par la politique gouvernementale de fermeture des colonies et de dissolution des communautés autochtones australiennes. Un désastre pour ceux qui y vivent. Elle représente une déconnection physique, émotionnelle, spirituelle, douloureuse pour les aborigènes des terres sacrées. © Ingetje Tadros

  • L’association «Feed the Little Childre» prépare repas pour enfants
     

    L’association «Feed the Little Childre» prépare des repas pour les enfants

    de la communauté de Broome afin qu’ils ne souffrent pas de la faim. Jusqu’à 89% des familles indigènes australiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté.© Ingetje Tadros

  • Des enfants jouent devant leur maison familiale à Kennedy Hill.

    Des enfants jouent devant leur maison familiale à Kennedy Hill.

    En dépit de la pauvreté, Quane (1 an), Meah (3 ans), Kitana (3 ans) et Marjorie (4 ans) restent des enfants.

  • «Je me sentais renforcé quand je portais peinture

    «Je me sentais renforcé quand je portais la peinture

    et j’avais le sentiment d’appartenir à une chose bien plus grande que moi», raconte Cornel Ozies.

  • Esther Yumbi prend son petit-déjeuner dans sa maison Kennedy Hill.

    Esther Yumbi prend son petit-déjeuner dans sa maison de Kennedy Hill.

    En raison d’une consommation excessive d’alcool, Esther est à présent traitée par dialyse à l’hôpital de Perth, à 2300 kilomètres de chez elle.

  • Sharon Wiggan sa petite nièce Antoinette.

    Sharon Wiggan et sa petite nièce Antoinette.

    «Je n’ai reçu aucun soutien des services du gouvernement après la perte de ma nièce à Mowanjum. Un an et demi plus tard, j’attends toujours l’aide des services ou des organisations pour parler des choses qui se passent dans notre communauté mais rien n’arrive!»

  • Sussanne Jacqueline se réveillent dans leur nouveau campement.

    Sussanne et Jacqueline se réveillent dans leur nouveau campement.

    De l’autre côté de la clôture, la maison qu’elles habitaient auparavant à Kennedy Hill a été condamnée puis démolie. Jusqu’à aujourd’hui, ce camp est toujours utilisé par de nombreux sans-abri.© Ingetje Tadros

  • Lydia se déplace avec son matelas sur bord route.

    Lydia se déplace avec son matelas sur le bord de la route.

    Le manque de logements à un prix abordable pour des locations de courte durée combiné aux déménagements des aborigènes venus de communautés éloignées force les gens à camper dans des abris de fortune et dans les parcs de la ville.

Sur la route de l’Europe, l’Algérie devient pays d’accueil

Plus de 100 000 migrants subsahariens sont installés en Algérie selon les associations. Sans statut ni papiers, ils n’ont pas accès au marché du travail. Mais les initiatives…

Plus de 100 000 migrants subsahariens sont installés en Algérie selon les associations. Sans statut ni papiers, ils n’ont pas accès au marché du travail. Mais les initiatives balbutiantes de la société civile ont permis ces dernières années de leur faciliter l’accès aux structures de santé et à l’école.

Au bord de la route goudronnée, deux jeunes hommes, tabac à chiquer dans la bouche, gardent un portail de métal noir. «Votre sac!» Depuis une agression liée au trafic de drogue, les habitants du quartier ont décidé de surveiller les allées et venues. Thierry, ancien rugbyman, montre du doigt deux garçons algériens, capuche sur la tête, qui tentent d’entrer. «Je sais très bien qui vient ici pour prendre de la drogue. Les voisins s’imaginent que ce sont les noirs, mais non, ce sont les Algériens», explique-t-il. Thierry, un Camerounais de 34 ans, vit en Algérie depuis 8 ans. Il habite le quartier de Dely Ibrahim, entre l’université et l’autoroute d’Alger, la capitale, depuis presque aussi longtemps. Sans carte de séjour, il n’a pas le droit de travailler. Il s’est improvisé carreleur et a été employé par les propriétaires qui faisaient construire leurs maisons au moment du développement de la rue où il vit. Mais les stéréotypes ont la vie dure : «Ces mêmes propriétaires nous demandent aujourd’hui de ne plus sortir lorsqu’ils organisent des fêtes de mariage. Ils ont signé une lettre pour demander notre expulsion». Thierry est installé dans un bâtiment inachevé de trois étages, avec plusieurs dizaines d’autres migrants subsahariens. Ici, pas d’eau courante, les fils électriques courent le long des murs pour raccorder toutes les pièces, et surtout, l’escalier de béton donne sur le vide, faute de murs. Ce bâtiment est l’un des points de chute pour les migrants récemment arrivés en Algérie. «Un frère, un Camerounais, m’a dit qu’on pouvait dormir ici gratuitement», raconte Frank, assis sur une brique, au milieu du terrain vague qui fait face au bâtiment.

La débrouille au quotidien
Plus de 100 000 migrants subsahariens sont installés en Algérie. La plupart viennent du Nigeria, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Liberia, de la Côte d’Ivoire et de Guinée. Au pied du bâtiment ce jour là, Marlène joue avec son fils. «J’ai quitté la Centrafrique il y a six mois, à cause des violences entre Balaka et Séléka», raconte-t-elle. La jeune femme a obtenu le statut de réfugié. Elle fait figure de privilégiée. Le HCR prendra en charge le loyer de son appartement, son fils pourra être scolarisé et, en cas de contrôle de police, ses papiers lui éviteront une arrestation. Sa situation est minoritaire. En Algérie, la Constitution ne donne pas de droit d’asile. Alors il faut se «débrouiller». Pour gagner leur vie, les migrants subsahariens font de petits boulots. Les hommes sont employés sur des chantiers de construction, parfois des chantiers étatiques, comme manœuvres, d’autres sont homme à tout faire chez des particuliers. Les femmes sont, pour la plupart d’entre elles, limitées par un travail au sein de la communauté migrante. «Je fais à manger chez moi, des hommes viennent acheter un plat et me payent 200 DA (environ 1,70 euros). Certains jours, je tresse les cheveux d’une compatriote. C’est la seule manière de ne pas être complètement dépendante d’un homme», explique Nicole, 28 ans. «Les femmes migrantes en Algérie sont doublement fragilisées, souligne Selma Khelif, une psychologue qui organise des groupes de parole dans la capitale. Elles sont régulièrement victimes d’agression par des Algériens, mais la quasi impossibilité de travail les rend dépendante à un homme de leur communauté. Elles se mettent en couple pour s’en sortir, et leur compagnon profite parfois de cette dépendance pour être violent».

Dans la ville d’Oran, une agression particulièrement violente a eu lieu en octobre 2015. Une jeune Camerounaise, Marie-Simone, a été violée en réunion par plusieurs jeunes habitants de son quartier. Un an plus tard, la justice a arrêté et condamné trois des agresseurs à 15 ans de prison ferme. Les quatre autres, en fuite, ont été condamnés à 20 ans de prison ferme. Malgré leur statut irrégulier, les migrants subsahariens sont connus des services de police, de justice, des hôpitaux et des écoles. «Ils sont soignés, certains portent plainte après une agression, l’administration sait qu’ils sont là. Leur présence est tolérée», affirme Abdelmoumène Khelil, membre de la Ligue de défense des droits de l’homme.

Leïla Beratto
Crédit Photo : Camille Millerand

Le photographe Camille Millerand documente depuis 2015 la vie quotidienne des migrants subsahariens en Algérie et la façon dont les Algériens se pose la question : comment accueillir?
Pour voir son diaporama, cliquer sur l’image.

Promotion du tourisme saharien

Promotion du tourisme saharien: vers l’ouverture de cinq nouveaux circuits à Illizi

 

ILLIZI- Cinq (5) nouveaux circuits touristiques seront ouverts à travers le territoire de la wilaya d’Illizi, dans le but de donner un nouveau souffle au tourisme saharien, notamment dans le Tassili N’Ajjer, a-t-on appris mardi auprès de la direction de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat (DATTA).

Il s’agit de l’ouverture de circuits à travers les régions de Tamadjert (Sud et Nord), Afra, Imihrou et Ifni, sur le territoire de la commune d’Illizi, qui ne figuraient pas auparavant sur la carte touristique, bien que disposant d’importantes potentialités, dont des gravures et peintures rupestres remontant à des milliers d’années, des lacs et d’autres sites tout aussi intéressant, a précisé le responsable de la DATTA, Samir Phillipon.

Une réflexion est aussi engagée pour intégrer d’autres sites touristiques se trouvant sur le territoire de la commune de Bordj Omar Driss (700 km Nord d’Illizi), jusqu’ici non classés, parmi les sites et zones touristiques de la wilaya, et ce en coordination avec les associations versées dans le tourisme, a-t-il signalé.

L’ouverture de ces circuits vise la promotion des activités touristiques dans le flanc Nord de la wilaya d’Illizi, la diversification des destinations touristiques dans le Tassili N’Ajjer actuellement limitées à ceux existant sur le territoire de la wilaya déléguée de Djanet, explique le responsable.

Appelée à être consolidée par la réalisation de projets d’investissement touristique, dans le domaine de l’hôtellerie notamment, dans les régions d’Illizi, In-Amenas, Ohanet et TFT(Tin-Fouyé-Tabenkort), cette opération vise aussi à donner une impulsion au tourisme intérieur, un des objectifs tracés par le ministère de tutelle.

La carte touristique de la wilaya d’Illizi recense plus de 20 sites renfermant un riche patrimoine matériel inestimable (touristique, historique et culturel), la prédisposant à être une destination touristique très convoitée, aussi bien par les étrangers que les nationaux.