Archives pour la catégorie PATRIMOINE DZ

Je suis un descendant de « Ouled darraj »

L’origine des noms en Algérie

 


L’entreprise de dislocation filiale perpétrée à l’état civil colonial à partir de 1882 s’est faite sentir sur des générations entières.

Sous l’ombre tutélaire de Mostefa Lacheraf, un débat des plus passionnants s’est déroulé au pavillon central du SILA, sur l’origine des noms en Algérie. Il s’agissait d’un cycle de conférences réparties sur deux jours (les 2 et 3 novembre), dédiées à la reconstitution de notre histoire sociale et culturelle à travers une approche «onomastique», mot savant qui désigne la science des noms. Si la première journée s’est concentrée sur la «toponymie», c’est-à-dire les noms de lieux, la journée de mardi, quant à elle, a été consacrée à l’étude des noms propres (ou «anthroponymie») issus de notre patrimoine onomastique.

Le colloque a été organisé à l’initiative de l’Unité de recherche sur les systèmes de dénomination en Algérie (Rasyd), relevant du Crasc. Et comme ont tenu à le souligner les organisateurs, ce colloque s’est voulu aussi un hommage à Mostefa Lacheraf et fit, d’ailleurs, largement écho à son dernier livre majeur, Des noms et des lieux (Casbah, 1998). Parmi les intervenants à ces rencontres, le professeur Farid Benramdane a régalé l’assistance par un exposé de haute facture sur l’origine des noms propres en Algérie en mettant à nu l’entreprise de dislocation filiale perpétrée par l’état civil colonial à partir de 1882.

M. Benramdane est professeur à l’université de Mostaganem, directeur du laboratoire Environnement linguistique et usages du français en Algérie (Elilaf) et chef de la division toponymie dans l’unité de recherche Rasyd. Alliant érudition et pédagogie, le professeur Benramdane a expliqué que l’identité est d’abord une affaire de noms propres. «Chaque société a un stock de noms propres», a-t-il dit. Il a noté qu’historiquement, les noms, en Algérie, «sont des noms de synthèse». Il a distingué, à ce propos, trois souches fondamentales dont dérivent nos noms propres : la couche libyco-berbère, la couche arabe qui englobe aussi la strate phénico-punique, à quoi s’ajoutent ce qu’il a appelé «les contaminations étrangères» (gréco-latines, turques, espagnoles, françaises, etc).

Il a toutefois considéré que «le substrat de base reste le libyco-berbère». Il a souligné que «la terre et sa dénomination est au cœur du dispositif onomastique algérien. Les noms des grandes tribus fondatrices du Maghreb, les Sanhadja, Kotama, Matmata, Meknassa, Louata, Meghila, ont un sens par rapport au sol», alors qu’«au Machreq, (les noms des tribus) ont un rapport au sang».

«Les noms au Maghreb ont un rapport à la terre»

Farid Benramdane a indiqué que «quand on est sur cette couche (libyco-berbère), on est sur des milliers d’années». Il a cité, par exemple, «Idir» et sa variante «Yedder» : «Ce nom est inscrit sur une stèle archéologique datée de 2000 ans.» Il a ajouté : «Si vous voulez connaître dans une région les noms les plus anciens, il faut interroger les noms des cours d’eau et les noms des montagnes parce qu’ils restent sur des milliers d’années.» Le conférencier a fait défiler, moyennant un data show, des listes entières de noms embrassant de vastes ères généalogiques.

Dans le lot, des noms d’origine latine, à l’exemple de «Maaouche» qui vient de «Marius», «Hammadouche» de «Amadeus». Cet inventaire recense aussi les noms d’origine biblique comme «Rabéa», une déformation de «Rebecca», selon le conférencier. On l’aura compris : le propos du conférencier était de dire combien le patrimoine anthroponymique algérien est riche et, surtout, ancien. Citant par exemple la grande tribu des Zénètes, il a dit, en forme de boutade : «Les Zenata, c’est un nom tellement ancien que seul Dieu en connaît l’origine.» Le professeur Benramdane s’est attaché ensuite à disséquer le système de dénomination mis en place par l’administration coloniale. «La France a travaillé sur deux choses : la terre et la personne.

Pour la terre, il y a eu le Sénatus-consulte (1863), et pour les personnes, ce fut la loi sur l’état civil de 1882.» Le chercheur a souligné qu’à l’arrivée des Français, le système des noms en Algérie était à dominante ethnonymique. Il rappelle que l’Algérie était alors organisée en grandes confédérations tribales : «Il y avait bled Meknassa, bled Halouia, Beni Mediène, Beni Louma, Ouled Haouar, Ouled Derradji… C’étaient des noms de tribus qui étaient, en même temps, des noms de territoires.

Il n’ y avait pas de wilaya comme aujourd’hui. Tiaret s’appelait bled Sersou, Aïn Témouchent, c’était bled Oulhaça, Batna, c’était bled Nememcha. Mais la France a cassé tout ça. Il fallait casser la tribu, casser le territoire pour occuper l’espace.» Le conférencier a poursuivi : «Le système de filiation était de type agnatique (lignée basée sur les ascendants hommes, ndlr), patrilinéaire et tribal, avec la chaîne des prénoms. Exemple : Ali ben Mohamed ben Slimane. Dans notre tradition, la filiation est orale. La France, c’est l’écrit. La France va imposer le nom de famille.» Pour Farid Benramdane, la chaîne anthroponymique traditionnelle consacrait une identité séculaire, «tandis que là, on te donne un nom de famille qui n’a aucune identité».

Citant Ageron, il a dit : «L’état civil devait être une œuvre de dénationalisation». Le but était de «franciser les noms indigènes pour favoriser les mariages mixtes». «La francisation devait toucher les noms pour aboutir à la fusion des peuples.» A l’appui, ces quelques exemples édifiants : «Farid» qui devient «Alfred», «Naïma» se transforme en «Noémie», «Habib» en «Abib», «Hamr El Aïn» en «Hamerlin»… A partir de là, il ne faut pas s’étonner, a relevé l’orateur, qu’il y ait tant d’erreurs de noms, de dégâts patronymiques, dans les registres de l’état civil. «C’est parce que notre état civil perpétue ce qu’a fait la France.

Quand tu fais le S12, tu vas encore fixer la déstructuration au lieu de revenir à l’écriture originelle des noms», a regretté l’expert en onomastique. Pour lui, c’est un véritable «onomacide sémantique». Un massacre des noms.Analysant la structure de l’identité algérienne, Farid Benramdane a rappelé que celle-ci «est constituée de trois composantes : l’islamité, l’amazighité et l’arabité. Mais ce ne sont que des composantes. C’est un match de football avec trois ballons.

Qu’est-ce qui va faire le lien entre l’amazighité, l’arabité et l’islamité ? C’est l’algérianité qui est un mélange. Il y a des noms purement algériens». L’orateur nous apprend que parmi les noms inspirés des attributs de Dieu (asmaa Allah al hosna), «il n’y a qu’en Algérie qu’il y a Abdelkader», un nom qui donnera lieu à plusieurs déclinaisons typiquement algériennes : Kaddour, Abdekka, Kada, Kouider…

«Onomacide» et massacre des noms

Au cours du débat, Farid Benramdane est revu sur la pagaille orthographique constatée dans la transcription des noms. «C’est un très grand problème», dit-il. «Il n’y a pas un Algérien qui n’ait un problème avec son nom !» Le tribunal de Sidi M’hamed enregistre à lui seul, a-t-il rapporté, 40 000 requêtes annuellement de rectification de nom. «Ce qu’on a essayé d’expliquer aux autorités est que ce n’est pas un problème technique. Il y a des présupposés coloniaux qu’on ne maîtrise pas.

Tant qu’on ne revient pas aux fondements de l’état civil de 1882, on ne comprendra pas l’origine du problème.» Le professeur Benramdane a rappelé le travail qu’il a accompli avec d’autres chercheurs sur la question de l’état civil justement, et qui a donné lieu à un précieux ouvrage : Des noms et des… noms : état civil et anthroponymie en Algérie (Oran, Crasc, 2005). «Dix ans sont passés depuis ce livre. En dix ans, il y a eu au moins 7 millions de nouveaux-nés.

On aurait pu au moins normaliser les prénoms», a déploré l’orateur. Il a aussi évoqué le cas des familles de même arbre généalogique, et qui se retrouvent avec des noms éclatés. «La France a attribué des patronymes différents. Ils ont un même nom, mais avec des écritures différentes. Mostefa Lacheraf appelle cela ‘‘l’étiquetage’’. Pour maîtriser la rébellion, ils lui ont donné une lettre de l’alphabet à chaque douar. On a parqué les populations algériennes à partir des lettres de l’alphabet. L’administration ne se rend pas compte du degré de déstructuration qui a été commise pendant la période coloniale.»

Les origines de Halvet Ettork..(chamia)

Halwet ettork ou la Chamia, cette friandise qui a la côte durant le Ramadhan


Halva chocoFourrée aux amandes, à la pistache ou aux pignons, halwet etork est très convoitée en Algérie, surtout durant le mois sacré.

Le mot halva, حلوى, en arabe, porte la notion de douceur, exprimant le sucré. La recette est stambouliote datée de 1473, retrouvée dans les registres de la cuisine du Sultan Mhemed II qui aimait particulièrement le helvâ-i-hakani (helva du souverain).

Le halva était préparé avec différents ingrédients, allant de la farine du sésame à la semoule, passant par le riz. On les faisait cuire au four, comme le qelb ellouz, mais également sous formes de beignets, comme la zlabia, par exemple, pour les tremper dans un liquide sirupeux, à base de miel et d’eau de fleur d’oranger ou d’eau de rose.

Comme toutes les recettes ottomanes, celle-ci a voyagé au gré de l’avancée des troupes à travers l’Europe et le Maghreb. Le halva est retrouvé en Albanie, en Arménie, en Bulgarie et en Grèce, où elle est préparée avec de la semoule de blé, du sucre ou du miel, et du beurre ou de l’huile végétale.

Hérité du savoir faire ottoman, en Algérie, le halva est connu sous le nom de halwa turk. Vendue en pots, elle est également faite de manière artisanale. Qu’elle soit fourrée de pistaches, d’amandes, de pignons, ou qu’on y incorpore du chocolat, elle reste la star des tables des soirées du mois sacré du Ramadhan.

Histoire:Le Bey d’Oran tout puissant détenait une jeune captive appelée Zeina dans son palais, enlevée par des Corsaires sur les côtes d’Espagne

Les larmes de Zeina

Le Bey d’Oran tout puissant détenait une jeune captive appelée Zeina dans son palais, enlevée par des Corsaires sur les côtes d’Espagne et offerte en cadeau. Dans le jardin de ce pacha travaillait un autre captif espagnol nommé José.
En cachette, José offrait à Zeina les plus belles roses du jardin et, à la tombée de la nuit, il lui chantait les plus douces mélodies d’Andalousie au son de sa guitare.
Prisonniers tous deux, ils réalisèrent qu’ils ne pourraient pas vivre leur amour sans risquer d’être exécutés par le pacha.Ils décidèrent alors de s’enfuir et attendirent la nuit sombre pour échapper à la surveillance des gardes du château.

Arrivant à s’évader par le ravin Aïn-Rouina situé sous le palais du pacha, ils marchèrent toute la journée et s’arrêtèrent épuisés à la crique de Canastel. Quand la nuit tomba, ils se cachèrent dans une grotte.
José s’était entendu avec des contrebandiers ne naviguant que dans la nuit pour les recueillir, lui et Zeina, dans leurs barque tard dans la nuit. Pour être aperçus,José devait allumer une petite torche, mais cette nuit-là, il y avait du vent et sa torche ne s’alluma pas.

Les marins du bateau au large ne les voyant pas continuèrent leur route et plusieurs nuits passèrent sans ne voir aucune barque.
Zeina et José commencèrent à souffrir de faim mais surtout de soif. Ils décidèrent de continuer à marcher le long des rochers pour trouver un point d’eau douce.
Pour se mettre à l’abri des morsures du soleil, ils s’arrêtèrent un moment dans une grotte au frais.

Epuisée, Zeina éclata en sanglots un long moment, puis pria avec beaucoup de ferveur.
Soudain, les deux amoureux entendirent alors, dans le fond de la grotte, une sorte de ruissellement assez bruyant. José s’avança vers le fond de la grotte et s’écria:
-« Zeina, cesse de pleurer, ta prière a été entendu! Dieu nous envoie de l’eau douce!! C’est merveilleux!!! »
Zeina remercia le ciel et but à pleines mains cette eau miraculeuse.

Bien abreuvés en fin de journée, ils attendirent sereinement la nuit tomber. Ce soir là le vent disparut, José alluma sa torche, et soudain une barque au loin l’interpella:
« C’est José ? »
Ils exultèrent, remplissant leurs gourdes de cette eau miraculeuse, et ils embarquèrent enfin vers l’Andalousie.
Depuis, chaque année, le lundi de Pâques, tous les amoureux viennent boire à cette source d’amour car son eau porte bonheur à tous ceux qui s’aiment.

Tous les Oranais connaissent cette source sous le nom de Kristel, petit village près d’Oran où les habitants se partagent une source d’eau et où règne en gardien du temple, une anguille du nom de Cerbah.
Ce poisson est gage de pureté de l’eau.

Les anguilles sont présentes dans le bassin depuis des siècles. Elles sont respectées par tous les habitants du village.
Car les gens de Kristel disent que cette anguille, qui craint le soleil et se cache dans le trou pendant le jour, sort la nuit pour conter aux amoureux la légende « des larmes de la sultane Zeina. »

 

En 2017 : Ramadan devrait débuter la soirée du 27 Mai ou 28 Mai.(Allah ya aalem)

Recette ramadan 2017

Recette ramadan 2017

Recette ramadan 2017

Parce que le cycle du calendrier lunaire ne correspond pas au calendrier solaire, les dates du Ramadan décalage par environ 11 jours par an. En 2012 :  Ramadan a commencé le 20 Juillet. En 2013, le 9 Juillet. En 2017 : ramadan devrait débuter la soirée du 27 Mai ou 28 Mai.

La fin du Ramadan est marquée par la fête de l’Aïd el-Fitr, qui a lieu soit 29 ou 30 jours après le début du mois. On célèbre l’Aïd el-Fitr, après la prière du matin en visitant famille, proches et ami(e)s.

Qu’est ce que le Ramadan?

Ramadan est le 9e mois du calendrier islamique. Il a été établi comme un mois sacré pour les musulmans après que le Coran ait été révélé a notre Prophète Muhammad (saw) en 610 de notre ère, à l’occasion appelé Laylat al-Qadr, souvent traduit par «la Nuit du destin.

Respect de Ramadan est obligatoire dans le Coran, sourate 2, verset 185.

Pendant le mois de Ramadan, les musulmans jeunent de l’aube au coucher du soleil, sans eau ni nourriture. Avant le lever du soleil les musulmans font ce qu’on appelle le S’hour (ou un repas avant l’aube).

Au coucher du soleil, les familles se rassemblent autour d’un repas afin de rompre le jeune « Iftar ».

Les musulmans rompent le jeune en commençant avec des dates et un verre de lait en suivant la Sunnah de notre Prophète.

 

Le jeûne est l’un des cinq piliers de l’Islam, et exige que les personnes s’abstiennent de manger, de boire, de fumer etccc.

La charité est une partie très important du Ramadan. Durant le mois de Ramadan, les communautés musulmanes  amassent de l’argent pour les pauvres, distribuent des vêtements et de la nourriture, et organisent les dîners de l’iftar pour les plus défavorisés et aussi lisent le Coran chaque jour.

J’essaie et avec vous bien-sur,de regrouper les recettes de plats, entrées, soupes et dessert  sur ce groupe au fur et à mesure du menu de recette ramadan 2017

Algérie: 19 mars marque la victoire contre le colonialisme 19/03/2017

 

Algérie: 19 mars marque la victoire contre le colonialisme

Aujourd’hui 19 mars 2017, l’Algérie célèbre le cinquante-cinquième anniversaire de la fête de la victoire. Celle-ci a été enregistrée en fait le 19 mars 1962 après une longue guerre de libération nationale contre les forces coloniales françaises.

Il y a 55 ans, le peuple algérien célébrait l’entrée en vigueur des accords d’Evian, mettant ainsi un terme à sept ans et demi d’une guerre sans merci, entre les forces de résistance algériennes et les forces coloniales, une guerre qui a causé la mort d’un million et demi de personnes, sans compter les blessés et les disparus.

La période coloniale en Algérie, qui a duré plus de 132 ans de domination politique et militaire de l’Algérie, d’exploitation de ses richesses, de confiscation des droits les plus élémentaires de ses habitants, venait en effet de prendre fin, au grand soulagement des Algériens, qui sont sortis en masse dans la rue pour donner libre cours à leur joie et leur bonheur de retrouver enfin la paix et la tranquillité et de jouir de la liberté et de l’indépendance nationale. Le 19 mars 1962, c’est le jour de la victoire du peuple algérien sur le colonialisme français

 

10 mesures qui font que les villes sont les plus propres….

 Animaux domestiques en libertés…tags et autres graffitis, mégots de cigarette, poubelles qui débordent, on  ne joue pas vraiment la carte écologie environnement….Apart quelques mesurettes lors d’une visite d’un ministre le reste du temps..tout le monde s’en fout..triste realité.. et ce n’est pas nouveau, mais les années passent et la situation se dégrade. Les touristes (pour le peu qui y a..) se plaignent de plus en plus de la saleté de notre capitale et autres villes et il serait bon de s’inspirer des mesures qui ont fait leurs preuves ailleurs et de les appliquer ….Alors que l’environnement est devenu un sujet de société et même de politique majeur ces dernières années, on est bien obligé de constater que nos villes et villages  ne sont  pas vraiment pionnière en la matière, Dans tout, les recoins , les mégots, dechets…de tout genre…

Face à l’autosatisfaction des elus…des agents municipale qui ne voit pas de problèmes de propreté, aveugles sont’ils…travail baclés.Il serait temps de s’ inspirée et de voir ce qui se fait de mieux en matière environnementale dans les grandes métropoles du monde, et qui ont donné des résultats probants. Sinon, il est à craindre que le syndrome de nos villes et villages persistera longtemps… Etat des lieux des mesures qui ont fait leur preuve pour rendre les villes plus propres.

EXEMPLE….LA TOLÉRANCE ZÉRO DANS CERTAINES VILLES,COMME À NEW YORK

La tolérance zéro comme à New York

La tolérance zéro a fait ses preuves à New York en matière de délinquance, devenu l’une des grandes villes les plus sûres des USA sous la houlette de Rudolph Giuliani qui fut maire de la Grosse Pomme de 1994 à 2001. Cette méthode s’est révélée efficace contre la criminalité, pourquoi pas pour l’environnement ? La mairie de Paris vient d’instaurer une amende de 68 euros pour les mégots jetés en pleine rue. Si cette mesure est vraiment appliquée, les fumeurs y regarderont à deux fois avant de commettre leur forfait ! Quant à celui qui a tagué un mur de ces beaux graffitis, il rigolera moins s’il passe des heures à le nettoyer ! A défaut de mettre en prison le propriétaire du chien qui a déféqué sur le trottoir, une amende suffisamment salée pour être dissuasive serait peut-être salutaire. La tolérance zéro, oui, à condition de pouvoir identifier les responsables. Une seconde mesure peut s’avérer indispensable, même si elle fera sans doute polémique : la délation.

LA DÉLATION COMME AU ROYAUME-UNI

La délation comme au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, lors de leur immatriculation, les chiens subissent un prélèvement ADN qui permet aux policiers de retrouver le cabot coupable si une déjection est laissée sur le trottoir. Un moyen imparable de retrouver son maitre, qui devra s’acquitter d’une amende pouvant aller jusqu’à 1000 livres ! Aux Etats-Unis, la municipalité de Stanford, célèbre pour son université, récompense à hauteur de 90 euros les personnes qui dénoncent les propriétaires de clébards n’ayant pas ramassé les crottes de leur « meilleur ami » dans la rue. Un moyen d’arrondir ses fins de mois en participant au bien-être de la collectivité et à l’amélioration de son cadre de vie ! Autre possibilité, l’installation de caméras de vidéo-surveillance pour appréhender preuve à l’appui ceux qui se rendent coupables de crimes écologiques.

MULTIPLIER LES INTERDITS COMME À SINGAPOUR

Multiplier les interdits comme à Singapour

Dans la Cité Etat de Singapour, vous ne trouverez pas un papier par terre, pas de crotte de chien, pas un mégot et pas un chewing-gum. Il faut dire que l’importation et la vente de chewing-gum sont interdites. De plus, cracher un chewing-gum peut vous coûter 1000 $S d’amende tout de même ! En revanche, vous avez le droit de les consommer, contrairement à une idée reçue. Vous êtes fumeurs ? Sachez que les cigarettes sont interdites dans les lieux publics, avec là encore, une amende de 1000 $S pour les contrevenants. Même dans la rue, fumer à moins de 5 mètres de certains hôtels vous coûtera 500 euros d’amende ! Des endroits dédiés sont à disposition, il faut les respecter. Les ascenseurs sont équipés de caméras et systèmes de blocage automatique pour piéger ceux qui auraient la mauvaise idée d’uriner. Toujours la même punition, 1 000 $S si on vous surprend en train de laisser tomber des détritus dans la rue ou de cracher en public. Même le fait d’oublier de tirer la chasse d’eau dans des toilettes publiques est considéré comme un délit passible de 150 $S d’amende. Par ailleurs, il est formellement interdit de fumer, boire ou manger dans le métro. Autant d’interdits qui peuvent paraitre un brin exagéré, mais dont le résultat pour le visiteur étranger est plus que satisfaisant comparé à ce que sont devenus nos rues : on pourrait presque manger par terre à Singapour, où les sols brillent de propreté partout, à commencer par l’aéroport international de Changi. Un bonheur !

UNE VILLE SANS VOITURE À CURITIBA AU BRÉSIL

Une ville sans voiture à Curitiba au Brésil

Capitale écologique du Brésil, Curitiba est un modèle de développement écologique, notamment dans le domaine du transport. Son ancien maire, architecte de profession, estime que les villes sont faites pour les gens et non pas pour les voitures. C’est lui qui fut à l’origine du métro de surface, en réalité un bus gigantesque, le plus grand du monde, qui quadrille sa ville et a permis de diminuer de 30 % la pollution aérienne. Ce métro de surface (métro-bus) a fait des émules à Bogota mais aussi à Los Angeles avec son Bus Rapid Transit (BRT), ou encore à Nantes avec son BHNS (bus à haut niveau de service), également connu sous le nom de Busway. Ces gros bus à forte capacité ont leur propre voie, comme le tramway, ce qui permet d’éviter les embouteillages. Régulièrement récompensée comme la ville la plus innovante au monde, notamment pour la qualité de son système de transport en commun, Curitiba pourrait être une source d’inspiration pour Paris, victime récurrente de la pollution automobile ! Un exemple suivit par Wellington, la capitale de la Nouvelle Zélande, où 33% des habitants voyagent en bus. A Amsterdam aux Pays Bas ou encore à Freibourg en Allemagne, on retrouve ce même pourcentage, mais pour ceux qui se déplacent à vélo !

LE PROJET FUTURISTE DE MASDAR AUX EMIRATS ARABES UNIS

Le projet futuriste de Masdar aux Emirats Arabes Unis

La ville de Masdar n’existe pas encore mais cette future ville nouvelle et ville verte située à 30 km à l’Est d’Abu Dhabi, à proximité de son aéroport international, sera la première ville de la planète entièrement écologique, sans émissions de carbone et sans déchets. En construction depuis février 2008, Masdar devrait accueillir jusqu’à 50 000 habitants et 1 500 entreprises en 2020. Les toits de la ville seront recouverts de 5000 m² de panneaux photovoltaïques.

UN TÉLÉPHÉRIQUE URBAIN COMME À MEDELLÍN EN COLOMBIE

Un téléphérique urbain comme à Medellín en Colombie

Deuxième ville la plus peuplée de Colombie, Medellin a longtemps été associé à son cartel ainsi qu’au baron de la drogue Pablo Escobar. Désormais, elle se distingue par ses innovations en matière de transports et d’environnement. Elue « ville la plus novatrice de l’année » en 2013 par Citi, l’Urban Institute et le Wall Street Journal, Medellín démontre comment un aménagement urbain bien pensé favorise le développement durable. Medellin est ainsi fière de son système de téléphériques qui relie les bidonvilles des collines au centre-ville. A Londres, un téléphérique urbain enjambe la Tamise pour relier le quartier de Greenwich et l’O2 Arena, tandis qu’à Brest, ce moyen de transport permettra dès l’été 2016 de relier en trois minutes le quartier de Siam à celui des Capucins en enjambant les deux rives de la rivière Penfeld. Enfin, dans le Val-de-Marne, le Téléval devrait relier la ville de Créteil aux communes de Limeil-Brévannes, Valenton et Villeneuve-Saint-Georges, à partir de 2019, et pourra embarquer 13 000 voyageurs par jour. A quand une liaison aérienne inter-gares à Paris ?

LES MURS ANTI-PIPI À HAMBOURG ET SAN FRANCISCO

Les murs anti-pipi à Hambourg et San Francisco
© DR

La municipalité de Hambourg en Allemagne a été la première a tester un dispositif imparable pour dissuadé ceux qui ont l’habitude de soulager leur vessie sur les murs, en inventant un système de peintures hydrophobes qui renvoient les jets d’urine sur les chaussures. De quoi y réfléchir à deux fois avant de recommencer ! C’est l’arroseur arrosé, que l’on retrouve désormais sur les murs de San Francisco. On murmure qu’à la mairie de Pairs, on serait intéressé par ce système…

L’ALLEMAGNE CHAMPIONNE DU TRI SÉLECTIF

L'Allemagne championne du tri sélectif

Encore une bonne initiative pour l’environnement qui nous vient d’Allemagne : les collecteurs de bouteilles vides. Là-bas, on les appelle les « Pfandsammler ». Ils écument les parcs et les rues pour récolter les bouteilles vides, histoire d’arrondir leur fin de mois. En effet, la majorité des boissons allemandes sont consignées : on les achète un peu plus cher, moyennant quoi chacun peut récupérer une petite somme en rapportant les bouteilles vides. Le tarif est de 8 centimes pour une cannette de bière, 15 centimes pour une bouteille en plastique et 25 centimes si la bouteille n’est pas recyclable. Un tel système à Paris encouragerait de nombreux SDF à nettoyer les rues de la ville !

MULTIPLIER LES ESPACES VERTS COMME À VANCOUVER

Multiplier les espaces verts comme à Vancouver

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Paris ne brille pas par ses espaces verts. La comparaison avec Londres est cruelle. Certes, la capitale n’a pas non plus la place pour des forêts urbaine comme Central Park à New York ou Stanley Park à Vancouver (encore 10 fois plus étendu !), mais on pourrait suivre l’exemple du Danemark et de sa capitale Copenhague, qui n’est pas vraiment une métropole. La capitale danoise est un modèle pour beaucoup d’autres villes au monde avec ses eaux de baignade propres, ses parcs et ses réserves naturelles. Une ville verte tapissée de jardins urbains où les habitants se baignent dans le port, et dont la quasi-totalité des habitants peut rejoindre à pied un grand espace vert en moins de 15 minutes pied.

FAIRE APPEL À L’EXPERTISE D’OPÉRATEURS DE RÉFÉRENCE COMME À MARRAKECH

Faire appel à l'expertise d'opérateurs de référence comme à Marrakech

Opérateurs de référence dans la gestion des recyclages et gestion des déchets industriels et ménagers, les entreprises françaises Derichebourg et Nicolin étaient en compétition lors de l’appel d’offre pour la gestion des déchets de la ville de Marrakech, capitale touristique du Maroc. Réputée pour son souci de l’environnement et de la propreté urbaine, c’est la société Derichebourg qui a été choisie. La ville rouge bénéficie désormais d’un matériel neuf et de dernière génération, comme une laveuse de voirie automatique adaptée aux problèmes des villes situées près des déserts, qui permet de retirer le sable et la poussière ramenés par les vents, en plus des divers déchets présents sur la chaussée et sur les trottoirs.Allez faut pas se decourager nous aussi on va y arriver..alors tous ensemble…Amicalement votre frére H.B.Lakhdar…