Archives pour la catégorie PALESTINE FREE

terroristes juifs capturent un garçon de 7 ans et se servent de lui de bouclier humain.

Les dirigeants des pays arabes (Maroc, Tunisie et Algérie) concernés sont appelés à demander des comptes aux membres de cette délégation(qui sont ces journalistes….)

Les Palestiniens dénoncent une visite de journalistes maghrébins en Israël

Quand l’etat sioniste, et la Grande-Bretagne célèbrent le traumatisme historique des Palestiniens…

Quand Israël et la Grande-Bretagne célèbrent le traumatisme historique des Palestiniens

– Après cent ans, la Grande-Bretagne semble en être au même stade moral que lorsque le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Arthur Balfour, écrivait à un dirigeant de la communauté juive britannique, le baron de Rothschild, lui promettant l’établissement d’un « foyer national » pour le peuple juif en Palestine.Au lieu de revenir sur cette mesure injuste et de provoquer des transformations historiques, des développements sociaux, et de réparer le mal fait aux Palestiniens, le Premier ministre britannique invite le Premier ministre israélien à une célébration pour marquer le centième anniversaire de la Déclaration Balfour. Cette célébration est en train de déclencher le traumatisme historique qui a laissé des cicatrices importantes dans la mémoire collective palestinienne au cours d’un siècle de déplacements et d’une domination militaire qui a démuni les Palestiniens, politiquement et culturellement, et les a traités comme des êtres problématiques et inférieurs.

La Grande-Bretagne est également responsable d’avoir imposé une immigration juive massive en Palestine et de lui avoir permis de posséder des armes et des chars de combat, pendant qu’elle écrasait les Palestiniens qui aspiraient à leur indépendance après 30 années de mandat. La violence et la défaite qui ont été imposées au peuple palestinien, ont été facilitées et organisées par la Grande-Bretagne. Leurs effets n’ont pas seulement fait du mal aux personnes immédiates de cette génération, qui ont été tuées ou déplacées ou dont les biens ont été volés ; mais tous les membres de notre société, et les multiples générations qui ont suivi, ont pris sur leurs épaules le fardeau du traumatisme historique du vol de la terre palestinienne, un vol qui a transformé le passé et l’avenir des Palestiniens.

Aujourd’hui, avec un soutien financier et politique sans précédent des États-Unis, le silence ou la connivence des grandes puissances du monde avec l’occupation, et les louanges internationales pour ses criminels (les funérailles de Shimon Peres en sont un exemple), les Palestiniens se rendent compte que nous vivons dans un monde où l’intimidation l’emporte sur la raison, et l’hégémonie sur l’éthique. Israël impose son discours avec autorité et piétinent les corps, les sentiments et l’organisation sociale des Palestiniens avec ses armes.

Des lois racistes

L’an dernier, Israël a promulgué cinq lois racistes : la « Loi d’exclusion », qui stipule qu’un membre de la Knesset peut être exclus du parlement par un vote majoritaire de 90 législateurs, une loi destinée à la minorité arabe des membres de la Knesset ; une autre loi, sur « l’incitation », incrimine les opinions politiques et vise à confisquer le droit d’expression et de vote à la Knesset à ceux qui manifestent leur opposition à l’occupation ou qui s’opposent au caractère d’Israël comme État juif et démocratique ; la troisième est le « projet de loi sur les ONGs », qui prend pour cible les organisations des droits de l’homme et impose des obligations particulières en matière de rapports aux organisations non gouvernementales qui reçoivent la majeure partie de leur financement depuis des gouvernements étrangers ; la quatrième, et probablement la pire, est la « Loi de régulation », qui permettra finalement l’annexion de 60 % des terres de Cisjordanie au profit des colons israéliens ; et, tout récemment, la « loi du Muezzin », qui veut étouffer le caractère musulman de notre terre en interdisant au muezzin d’appeler à la prière (appel qualifié de « pollution ») dans les mosquées de Jérusalem et des villes arabes de 1948.

Alors qu’Israël crée un fait accompli et s’étend géographiquement et démographiquement aux dépens des Palestiniens, les dirigeants palestiniens émettent des condamnations creuses ; effectivement, la direction palestinienne coexiste avec les colonies en réalité, et elle ne les affronte que dans les médias. Quand les dirigeants palestiniens se plaignent des colonies mais qu’ils restent les gardiens de ces colonies et les bénéficiaires passifs de la domination coloniale de l’occupation, alors les amis supposés de la Palestine ne peuvent que penser, « vous méritez ce que vous obtenez ».

Accuser la victime

Une culpabilisation de la victime rend plus difficile pour celles et ceux qui subissent les mauvais traitements de protester et de rappeler leur traumatisme au monde. Le monde blâme les Palestiniens occupés pour leur mauvais sort et pour troubler la paix de l’occupation à chaque effort que nous faisons pour résister à Israël. Il conforte le récit de l’occupation selon lequel ce serait de la faute des Palestiniens si l’occupation a eu lieu, absolvant l’occupation de sa responsabilité ou de toute responsabilisation pour ses actions, et permettant à Israël de répéter et reproduire les atrocités qu’il a commises pour chasser les Palestiniens de leurs foyers et de leurs villes.

Mais, comme un violateur sournois qu’il est, Israël utilise des tactiques pour se garder une bonne image publique ; récemment, par exemple, il a annoncé qu’il acceptait que 100 orphelins syriens viennent résider en Palestine occupée, pendant qu’il refuse aux Palestiniens leur droit au retour et qu’il fait des centaines d’orphelins palestiniens. Et sur l’avant-poste d’ « Amona », Israël a diffusé des scènes dramatiques vers le monde, montrant Israël comme un État de droit qui expulse ses colons hors de la terre privée palestinienne, cela pour occulter la loi autorisant le vol des terres privées palestiniennes qu’il allait promulguer quelques jours plus tard.

Même les puissances arabes d’aujourd’hui reprochent aux Palestiniens occupés d’affronter l’occupation ; mais c’est une stratégie impuissante pour essayer d’éviter un sort potentiel comme celui des Palestiniens, cela donne le sentiment erroné que si ceux-ci s’alliaient aux bourreaux, alors l’occupation ne leur serait jamais arrivée ; sauf qu’il suffit de regarder l’Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen, pour constater l’échec d’une telle stratégie. La propagande selon laquelle « les Palestiniens ont vendu la Palestine à Israël », qui gagne en popularité dans les médias égyptiens, est une preuve que l’on blâme l’attitude de la victime et que l’on se met du côté des bourreaux. En cataloguant et en accusant les Palestiniens, ces puissances essaient désespérément d’arriver à ce que les peuples arabes nous voient différents d’eux-mêmes.

Le déni est un obstacle à la paix

Lorsque le traumatisme historique des Palestiniens est totalement étouffé, il devient impossible d’en discuter, de le pleurer et de l’exprimer symboliquement, empêchant ainsi d’en réparer les dommages, et augmentant la possibilité qu’il s’exprime par un passage à l’acte.

La célébration de Balfour constitue un déni du préjudice causé aux Palestiniens et revient à un refus de reconnaissance de l’existence du traumatisme et de la souffrance humaine, et d’en assumer la responsabilité morale. La Grande-Bretagne n’a aucune honte de son histoire impérialiste qui a inclus l’érosion des Palestiniens. Elle continue de se comporter d’une manière hégémonique, considérant les Israéliens comme culturellement et racialement supérieurs aux Palestiniens. Si l’existence même de l’occupation traumatique est déniée, alors la responsabilité, les remords et la solidarité se trouvent rejetés, une immunité totale pour les violations commises par Israël continue de lui être accordée, et la souffrance des Palestiniens peut difficilement être reconnue, et encore moins guérie.

L’occupation a toujours espéré briser la conscience collective palestinienne avec les massacres et les guerres et en perpétuant la douleur qui reste fraîche dans notre mémoire. Aujourd’hui, le général Yoav Galant, ministre du Logement et ancien commandant de la région Sud qui dirigeait la guerre en 2008, parle d’une « quatrième guerre au printemps prochain ». Sur la radio israélienne, le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a déclaré que si le gouvernement décidait de mener une nouvelle guerre, cette confrontation devra se terminer par une grande victoire israélienne et l’écrasement de la résistance palestinienne à Gaza, et pour toujours. Mais, en réalité, ce ne sont pas les préparatifs de la résistance qu’Israël devrait craindre le plus, mais plutôt la désensibilisation des citoyens et la baisse du niveau de leur peur, conséquences des frappes, des chocs et des pertes répétés qui ont affecté la plupart des gens là-bas.

C’est une reconnaissance et non le déni qui est capable d’humaniser toutes celles et ceux qui sont impliqués, en cultivant l’empathie, la confiance et en ouvrant la voie à la guérison de l’histoire, à la réconciliation et à la construction de la paix. Exhorter Israël afin qu’il mette un terme à sa politique coloniale, au lieu de célébrer le vol de la terre palestinienne, est un domaine important de l’intervention thérapeutique dans le traumatisme et du rétablissement de la paix.

L’histoire ne sera pas écrite par la force seule, si irrésistibles qu’Israël et ses alliés semblent être. Certains Palestiniens et resistants du monde ne seront pas réduits au silence devant l’atroce occupation de la Palestine. Nous allons exprimer notre témoignage historique et raconter notre histoire pour donner un sens aux griefs insensés du colonialisme.

Le militantisme anti-oppression est notre remède contre le traumatisme politique, et il nous guérira en tant qu’individus, et il nous aidera à guérir de l’histoire ternie de notre patrie.

le Crif tient son très prisé dîner annuel

Président, ministres et candidats à la présidentielle : le Crif tient son très prisé dîner annuel

 

En pleine campagne, le dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France voit défiler quelque 700 personnalités. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’ont pas été conviés à l’événement qui se déroule sur le thème «rejet des extrêmes».

 

De nombreuses personnalités du monde politique sont arrivées durant la soirée du 22 février à l’hôtel Pullman de Paris : au menu, le 32e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France.
Hollande ne sait plus combien de fois il a participé

Le chef de l’Etat François Hollande a pris la parole devant un parterre d’invités de haut vol. «J’ai participé un grand nombre de fois, dont je n’arrive pas à me souvenir, au dîner du Crif dans les différentes fonctions que j’ai occupées», a-t-il déclaré, avant d’expliquer vouloir «rendre des comptes» devant l’Assemblée, à l’issue de son dernier mandat.

Durant sa prise de parole, le président a appelé à renforcer la lutte contre l’antisémitisme, dont il estime que «la haine d’Israël» est un «prétexte». Qualifiant l’Etat hébreu d’«Etat pluraliste et démocratique» ami de la France, il a estimé que la colonisation était «dangereuse» pour la paix, avant de nuancer : «Jamais la solution [au problème des colonies israéliennes] ne sera imposée par la communauté internationale.»

Il a rappelé que la France avait l’une des seules législations interdisant le boycott d’Israël, avant de promettre : «Croyez-moi, nous la ferons appliquer !»

Le président a par ailleurs invité à combattre le racisme et les différentes formes de nationalisme, notamment «sa version économique, le protectionnisme».
Le président du CRIF dénonce une «obsession» anti-Israël

Auparavant, le président de l’organisation communautaire a tenu un discours où il a notamment cité l’essayiste Robert Badinter, sous les applaudissements : «L’antisionisme n’est rien d’autre que l’expression contemporaine de l’antisémitisme.»

Il a ensuite assuré qu’il existait une «obsession anti-israélienne» au Conseil de Sécurité des Nations Unies et au Conseil des droits de l’homme, avant d’appeler à interdire le mouvement BDS [qui prône le boycott des produits israéliens pour protester contre la colonisation] en France, là encore, sous les applaudissements.

Parmi les invités, on compte le président François Hollande, les ministres Myriam El-Khomri, Bruno Le Roux et Jean-Yves Le Drian, mais aussi les candidats à l’élection présidentielle François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron.

Président, ministres et candidats à la présidentielle : le Crif tient son très prisé dîner annuel
L’ambassadeur d’Israël en France est également de la partie, ainsi que de nombreux journalistes et artistes.

Depuis que Nicolas Sarkozy s’y est rendu en tant que président de la République, le fameux dîner est devenu incontournable. Il faut tout de même débourser quelque 900 euros pour y participer, selon les chiffres 2015 avancés par le Daniel Schneidermann, fondateur du site Arretsurimages et éditorialiste à Libération.


Mélenchon et Le Pen écartés

On notera cependant l’absence de deux candidats qui ont été privés de dîner. «Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ne sont pas invités au dîner du Crif car ils véhiculent la haine», a expliqué le président de l’organisation communautaire, Francis Kalifat.

Si le Front National n’a jamais été invité, et que le Parti communiste ainsi que les Verts ont été punis en 2009 et 2010 en raison de leur soutien au mouvement BDS, la décision a scandalisé Jean-Luc Mélenchon.

Ce dernier s’est dit «profondément choqué» de l’attitude «antirépublicaine», selon lui du conseil représentatif juif. Il faut dire que Jean-Luc Mélenchon avait fait une sortie mémorable contre le Crif en 2014, l’accusant d’utiliser un «rayon paralysant qui consiste à traiter tout le monde d’antisémite».

LE CANULAR DE SIONISTE

LE CANULAR DE SIONISTE « PROCESSUS DE PAIX » EN PALESTINE

bgro72lkL’Autorité palestinienne (AP) a été sous le contrôle virtuel d’Israël et son autorité limitée à la Cisjordanie. Il n’a aucun contrôle sur la bande de Gaza. président nominal de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne peut fonctionner que dans la Cisjordanie. Cependant, la plupart de la Cisjordanie a été colonisé et Israël a établi ses colonies illégales partout, ne laissant que quelques zones pour les Palestiniens.

L’Autorité palestinienne a été mis en place en 1994 par Israël parce que, après les Accords d’Oslo de 1993, les sionistes est venu avec l’idée de créer un organe administratif de la Banque occupée par Israël de l’Ouest, qui pourrait mener à bien son travail au nom d’Israël. Dans un tel agencement, le rôle de l’Autorité palestinienne était pas plus que de faire son travail au nom de la puissance occupante. Dans un premier temps, Yasser Arafat a dirigé l’Autorité palestinienne. En dépit d’être un homme d’expérience, il croyait à la sincérité des dirigeants israéliens. Mais il était grave erreur. Israël n’a pas l’intention d’abandonner les territoires occupés.

Puis, en Israël des gens d’extrême droite, dont Ariel Sharon et Benjamin Netanyahu, est arrivé au pouvoir. Ils avaient un grand nombre d’opérateurs pour diffuser de la propagande sur le «processus de paix». Mais il n’y avait pas de processus de paix. Le tout était rien, mais un gros canular.

Sans doute, les dirigeants d’Israël ont toujours suivi leurs plans pour l’expansion d’Israël; ils ont pas laissé quelqu’un ou quelque chose viennent à leur manière. Ils ont poursuivi leur expansion par des colonies illégales dans les territoires occupés. En faisant cela, les sionistes ont pas compromis avec personne. En substance, le mantra sioniste pour les colonies est que l’ensemble de la Palestine est leur terre, que Dieu avait donné à eux!

Les Etats-Unis et Israël ont des relations étroites. Les sionistes ont pu affirmer leur contrôle sur l’establishment politique américain à travers lobby israélien et de nombreuses associations sionistes aux États-Unis Comme nous pouvons le voir, le gouvernement américain est incapable d’aller contre les intérêts sionistes. Les dirigeants américains doivent suivre les ordres des chefs israéliens.

Les médias américains ont un grand pouvoir dans le monde, et dans ce ce sont les sionistes qui exercent une énorme contrôle sur les médias traditionnels. Ils ont une machine de propagande efficace qui fonctionne non seulement dans des États-Unis mais aussi en Europe.

En dépit de toutes les lourdes chances, certaines personnes ont résisté contre les injustices historiques infligées au peuple de Palestine, qui ont essayé de dire la vérité à propos de la politique d’Israël contre les Palestiniens. Ces gens travaillent dur pour dire les faits et exposer les mensonges sionistes et la tromperie.

Construire la question nationale.

Construire la question nationale.

À l’origine, en 1945, il n’y avait pas de question nationale israélienne, pas de question « juive » en Palestine, pas plus que de question nationale palestinienne. Il n’y avait, au Proche-Orient qu’une lutte de libération nationale dirigée par la bourgeoisie et les féodaux Arabes contre le colonisateur britannique en Palestine mandataire, et contre le colonisateur français en Syrie-Liban et en Irak. Ce fut l’astuce des colonialistes occidentaux que d’y déporter une partie de leurs émigrants, en les qualifiants de « juifs, peuple élu », et autres fadaises fantasmagoriques de ce type ; fétiche dont s’empara la bourgeoisie sioniste, pour s’ériger un État national, qu’elle nomma Israël, histoire de « surfer » sur la vague « juive ». L’arnaque marcha si bien que de partout en Europe, de Russie notamment, des millions de gens devinrent soudainement fils de «juifs» afin d’obtenir un saufconduit vers cette « terre promise » (sic), lourdement subventionnée par l’impérialisme occidental. Imaginez, « un peuple sans terre pour une terre sans peuple » (sic)! Et les millions d’arabes autochtones, descendants de peuplades archimétissées, accrochés à cette terre millénaire, la plus parcourue de la planète, qu’est-ce que vous en faites ?

Il n’entrait pas dans les plans de l’impérialisme occidental de créer une cause nationale palestinienne. Leur idée était plutôt que ces Arabes, devant l’adversité et les calamités, allaient se déplacer vers des contrées peuplées d’Arabes, leurs alliés. Ce n’était pas la première fois que des criminels de guerre génocidaires souhaitaient déplacer des réfugiés, l’histoire de l’impérialisme est remplie de ces faits « divers » sanguinaires. Mais voilà que ce peuple de paysans arabes, habitant cette terre depuis des millénaires – descendants des tribus « juives » et autres, converties à l’Islam, ne l’entendait pas de cette manière. Ils s’accrochèrent à leurs moyens de production et quand ils se déplacèrent ce ne fut que de quelques kilomètres, gardant précieusement en main les clés de leurs foyers. La Nakba créa la lutte de libération nationale palestinienne, en même temps que la lutte de libération nationale israélienne (1948).

Ce sont bien deux luttes de libération nationale bourgeoises qui se confrontent en Palestine historique. Les apparences sont parfois trompeuses. Puisque l’une des deux nations en devenir s’est totalement inféodée à ses maitres impérialistes occidentaux (dirigés par les États-Unis depuis 1942), les gauchistes pensent qu’il n’y a pas de cause nationale bourgeoise israélienne. La question « juive » est le subterfuge que la bourgeoisie sioniste israélienne – les exécuteurs des basses œuvres de leurs collègues impérialistes occidentaux – a trouvé pour unifier et arnaquer la population multiethnique qu’ils ont rassemblée sur cette terre volée aux Palestiniens. Mais, qu’on le veuille ou non, la constitution de l’État israélien et sa pérennité depuis 1948 ont créé la nation israélienne. Je n’écris pas la nation « juive », car une nation ne se définit jamais seulement par la religion, pas plus qu’il n’existe de nation islamiste ou catholique. Et ces deux luttes de libération nationale bourgeoises s’entrechoquent, l’une triomphante et cruelle, parce que totalement instrumentalisée par l’impérialisme occidental déclinant ; l’autre blessée, maltraitée, parce que se retrouvant sur le mauvais versant, avec l’appui des bourgeoisies iranienne, syrienne, libanaise et quelques autres du tiers-monde. Le succès de chaque camp est au diapason des sponsors qui l’adoube.

Réalignement géopolitique.

Le monde en était là ce 23 décembre 2016 quand soudain, coup de théâtre au Conseil de sécurité de l’ONU, l’institution où l’impérialisme mondial prépare et fait entériner ses coups fourrés. Le chef de file du clan occidental laisse passer une résolution (R-2334) condamnant son affidé israélien (!) Que s’est-il donc passé ? (1)

Avant de répondre à cette question il est requis de s’extirper de ces allégations ridicules à propos des « juifs » qui dominent le monde et de l’AIPAC qui domine les États-Unis d’Amérique et de tout ce folklore « nazifiant » dans lequel la go-gauche et la droite se complaisent. L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes. Pour comprendre ce qui se passe aux États-Unis d’Amérique, car c’est bien de cela qu’il s’agit ici et non pas de ce qui se passe sur leur terrain d’intervention militaire au Proche-Orient, il faut regarder où en est l’économie et la politique américaine et donc la lutte de classe en Amérique. L’élection de Donald Trump, n’a pas été le facteur déclencheur de ce réalignement au Proche-Orient, le pensé serait inverser l’ordre des choses. C’est le réalignement dans la géopolitique qui s’impose à l’Amérique qui a appelé l’élection de Donald Trump après le « coup manqué » d’Obama-Kerry (2). Il ne faut pas oublier qu’au début de son deuxième mandat, Obama avait tenté de régler l’affaire israélo-palestinienne et de forcer la bourgeoisie israélienne à signer un accord. Barack Obama, un dirigeant pusillanime, opportuniste et obséquieux, s’est révélé inapte à livrer la marchandise commandée par le grand capital étatsunien. Donald Trump doit donc reprendre là ou Barack Obama a échoué.

Donald Trump est d’une autre trempe qu’Obama. Grand stratège – pas du tout imprévisible comme le colporte les médias à la solde – il a d’abord frappé la bourgeoisie palestinienne – celle de laquelle il n’a rien à craindre – et il a promis de déplacer l’ambassade étatsunienne de Tel-Aviv à Jérusalem. Puis, il a désigné un ambassadeur pro-israélien afin de marquer le coup. La bourgeoisie israélienne exultait. Mais, aussitôt il a frappé la bourgeoisie israélienne en donnant son aval pour cette résolution 2334 à l’ONU. Admettons qu’il faudra davantage pour forcer la bourgeoisie israélienne à s’assoir et à signer l’accord de création de l’État croupion de Palestine. Mais, il est indubitable que c’est dans cette direction que le capital américain s’achemine. Sous peu, la bourgeoisie palestinienne se pavanera à la tête d’un bel État croupion tout neuf, avec armoiries, drapeau, siège officiel à l’ONU, petite armée d’opérette dans les rues de Ramallah pour écraser toute velléité de résistance du peuple palestinien trahi, à qui on avait promis le retour dans la patrie, et pour assurer l’exploitation du prolétariat palestinien dans les « sweats shops » israéliennes. La prison de Gaza rouverte sous strict contrôle israélien – quelques rues en banlieue de Jérusalem seront renommées Al-Quds, la capitale éternelle du peuple palestinien, une capitale de banlieue régnant sur quelques villes emmurées, le bantoustan du Proche-Orient.

Direction, Mer de Chine.

Pourquoi une prophétie aussi morbide ? Parce qu’il faut toujours se rappeler que la bourgeoisie – palestinienne, israélienne, américaine et les autres – défend exclusivement ses intérêts. Or, les intérêts majeurs de la bourgeoisie américaine ne sont plus disputés sur la scène du Proche-Orient, où, mis à part le conflit nationaliste bourgeois israélo-palestinien, les choses sont sous contrôle, l’État islamique est endigué, la Syrie et l’Irak en ont pour dix ans à se remettre sur pied, le Liban est profondément divisé, le Kurdistan est érigé en fer-de-lance nationaliste réactionnaire pour les prochaines guerres, le Yémen est détruit, l’Arabie et les Émirats arabes sont désarçonnés d’être boycottés. La Turquie demeure une source d’inquiétude, mais Trump compte régler l’affaire en même temps que son « rapprochement » avec Moscou (!) L’Afghanistan a été abandonné aux taliban, de toute manière quelle ressource spoliée dans ces champs de pavot ? Le Pakistan fait partie du problème chinois. Reste l’Iran sur laquelle Donald n’a pas fini de frapper. L’interdiction d’entrée aux États-Unis des ressortissants de pays amis de l’Iran doit être compris dans ce sens.

L’Amérique est en crise économique sévère et durable, comme le reste de l’économie mondiale. Donald Trump a été appelé par le grand capital américain et placé à ce poste prestigieux parce que la crise n’en finit plus de s’approfondir. Le grand capital US sait que la présente flambée boursière aux États-Unis dissimule un crash en préparation. Dans quelque temps le dollar sera malmené et les créditeurs des États-Unis cherchent à s’enfuir et à se départir de leurs pétrodollars, l’Iran, la Chine, l’Arabie Saoudite notamment (3).

Dans ces conditions vous comprendrez que le capital américain a d’autres chats à fouetter que ces rescapés (7 millions de pèquenots israéliens), isolés sur une quasi basse militaire US au fond de la Méditerranée ; encerclés de peuples enragés, paupérisés, ployant sous le joug de leur bourgeoisie nationale. Ces pèquenots surarmés – militarisés – à qui on a ordonné de tuer, d’occuper et de coloniser, et dont les extrémistes sionistes voudraient – comble d’ignominie – déloger les derniers réfugiés (5 millions de Palestiniens entassés), pour les chasser, on ne sait où, puisque personne ne veut d’eux.

Donald comprend bien qu’il est impératif de résoudre ce problème secondaire avant de s’attaquer au problème chinois (1,3 milliard de consommateurs-producteurs, la première économie industrielle du monde). N’en déplaise aux amoureux de la Palestine, et aux fanatiques de l’État de tous les « juifs » (sic), le centre géostratégique de la planète se déplace vers la Mer de Chine.

Peu de problèmes à prévoir avec les affidés de l’OLP, de l’Autorité palestinienne et du Hamas. Par contre, briser la résistance de la clique d’hystériques qui soutient le criminel de guerre Benjamin Netanyahu ne sera pas une sinécure, ces potentats jouent leur vatout. Mais, étant donné que la population israélienne en a marre de ces disputes pour arracher une rue, un pâté de maisons, quelques mètres de terrain aux Palestiniens malandrins, au prix de déboursés militaires astronomiques, alors que le chômage frappe de plein fouet la société israélienne catastrophée et que la pauvreté se répand comme du chiendent, il se pourrait que la bourgeoisie israélienne ramène le Parti Travailliste au pouvoir afin de régler une fois pour toutes ce dernier reliquat de l’époque des luttes de libération nationale bourgeoises.

Le prolétariat dans tout ça.

Que ce soit la lutte de libération nationale palestinienne ou la question nationale israélienne, le prolétariat du Proche-Orient est pris en otage entre ces deux partis et n’est pas concerné par ce conflit entre deux bourgeoisies, même si c’est lui qui sert de chair à canon dans ce conflit. Une fois les bourgeoisies nationales israélienne et palestinienne réconciliées elles se tourneront contre leur prolétariat national respectif afin de les remettre aux travaux forcés, au travail salarié, afin d’enrayer la baisse des profits. Il n’y a jamais rien de bon à attendre de la bourgeoisie.

En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/DONALD-TRUMP-VA-REGLER-LA-QUESTION-PALESTINIENE_a128340.html#FQJ0ZJOGrIgDbkTM.99

La résistance à la force militaire est la seule voie

Le peuple palestinien : La résistance à la force militaire est la seule voie

Le peuple palestinien : La résistance à la force militaire est la seule voie

«Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »… Netanyahou découvre soudain les préceptes du philosophe Henri Queuille. Et, au passage, grosse piqûre pour ceux qui considèrent Trump comme une brute ignorante : sous-estimer l’interlocuteur n’est jamais gage d’avenir.

Voici le communiqué de Trump  : « Si la colonisation n’est pas un obstacle à paix, la construction de nouvelles implantations ou l’expansion d’implantations existantes au-delà de leurs limites actuelles pourrait ne pas aider à résoudre le conflit au Proche-Orient ». La première partie de la phrase, c’est de l’empapaoutage de communicant, pour mieux souligner la seconde partie, qui est nette et propre. Netanyahou et ses collègues allumés sont sèchement remis au carré.

Trump élu, les sionistes se sont lâchés, autorisant la construction de 566 logements à Jérusalem-Est, et de 5500 en Cisjordanie, donc dans les deux cas, en territoire palestinien militairement occupé, au sens de la IVème Convention de Genève.

– Donc, le soldat n’est pas chez lui ?

– Oui, et jamais.

Surtout, dans les tuyaux, un projet de loi visant à annexer la colonie de Maale Adumim, à l’est de Jérusalem, ce qui casserait la continuité territoriale entre les villes palestiniennes du nord et du sud. Une telle loi, ce serait une rupture : on ne parle plus d’occupation militaire, mais d’annexion.

Nétanyahou s’est beaucoup engagé sur ce texte,… mais il a accepté de différer le passage en commission interministérielle, pour ne rien faire avant sa première visite à Washington, le 15 février.

Et là, ce sera a priori plus compliqué que l’imaginaient les dirigeants israéliens, fantasmant déjà de l’ambassade US à Jérusalem. Une autre promesse de campagne électorale…

Jeudi, Trump, après avoir reçu le matin le roi Abdallah II de Jordanie, a dans la soirée expliqué que « le désir des États-Unis d’aboutir à la paix entre Israéliens et Palestiniens reste inchangé depuis cinquante ans ».

– Cinquante ans ? Pourquoi cinquante ans ? Notre droit sur cette terre est éternel.

– Cinquante ans, parce que pour le monde entier – Trump y compris – les conquêtes de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de Gaza en juin 1967 sont illégales.  C’est une occupation militaire, qui ne peut en aucun cas parvenir à une annexion, et qui, tôt ou tard, devra prendre fin.

Selon les bases les plus essentielles du droit international, la paix dans le monde repose sur la coexistence des peuples, dans le respect de leurs frontières, et celui qui par la force armée veut acquérir des territoires relevant d’une autre souveraineté est destiné d’abord à l’isolement diplomatique, puis à la défaite, quelle que soit sa puissance militaire. C’est une réalité inexorable.

Gloire et honneur au si résistant peuple palestinien.

En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/Le-peuple-palestinien-La-resistance-a-la-force-militaire-est-la-seule-voie_a128381.html#5DZTPhqAo6Ze4jcH.99