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Et si l’on parlait des valeurs de l’écologie 

 

Plongé dans le flux des luttes écologiques, on finit par oublier les valeurs qui fondent ce combat. Il est utile de les reformuler, comme il est ici proposé.


C’est une réflexion sur les mouvements citoyens pour l’écologie et le climat.

La plupart du temps, la partie visible des mouvements militants est plutôt belliqueuse, même si non violente : lutter contre des ennemis, des projets, bloquer, boycotter, dénoncer la démesure, montrer la nocivité, communiquer la catastrophe, culpabiliser… Pourtant, saurait-on engager le plus grand nombre dans une bataille désespérée ? Ne faut-il pas rêver d’un autre monde, côtoyer l’utopie pour se donner de l’énergie dans ces temps de crises et de repli individualiste ?

S’interroger sur nos valeurs nous permettra peut-être de trouver un sens commun et une stratégie commune à des mouvements qui paraissent dispersés et donner envie à plus de citoyens de nous rejoindre pour un objectif « d’utopie concrète ».

les pays du sud réclament justice au nord, alors qu’ils subissent fortement les premiers désordres climatiques, de même les populations les plus fragiles dans tous les pays sont les plus vulnérables.

 

Cette valeur de justice prend tout son sens à l’échelle internationale, en appelant à la création d’un tribunal international des droits de la Terre. La justice doit être rendue entre les hommes, mais également devant la Nature.

A l’échelle globale et locale, on retrouve la valeur de justice dans la reconnaissance des biens communs : une manière alternative de gérer les ressources naturelles au niveau local, repoussant la marchandisation de la nature et pour une justice vis-à-vis des populations locales face aux multinationales.

 

A Cochabamba lors du sommet des peuples en 2010, les mouvements d’Amérique latine ont souhaité rappeler le sens de leur relation à la terre : la Pacha Mama, la Terre mère. Cette relation ancestrale à la terre nourricière porte un profond respect de la Nature, mais également une cosmogonie où l’homme est lié intimement à son environnement. De mon point de vue d’urbaine occidentale, je propose de porter cette vision du monde par les valeurs de Féminité et de Nature.

Les civilisations occidentales sont dominées par le masculin, qui a pour moteur l’énergie du « faire ». On a oublié celle beaucoup plus féminine de « l’être » : l’aspiration au bien vivre, le « buen vivir » d’Amérique latine, à la transmission intergénérationnelle, à la terre matrice qui nourrit et qui soigne.

Il ne s’agit pas de s’affilier à un féminisme qui demande l’égalité avec les hommes et laisse les femmes adopter des valeurs masculines pour se faire entendre, mais de porter en positif la féminité pour le bien être des femmes et de tous : lorsque la femme va bien, sa famille va bien. Par extension, la société ira mieux par les femmes. On peut prendre l’exemple du Green Belt mouvement, fondé par Wangari Maathai, qui offre aux femmes des arbres pour que celles-ci aient de quoi nourrir leur famille tout en reconstituant un couvert forestier. Quelques figures internationales portent aujourd’hui cette féminité : Vandana Shiva, Wanjira Mathai….

Les stratégies de lutte écologiques et climatique sont la plupart du temps affiliés aux luttes non violentes. Elles emploient plusieurs méthodes qui refusent de générer une lutte armée ou engendrer la guerre, alors qu’en face l’ennemi est violent :

⁃ celles basées sur la communication (chaines humaines, veilles, marches, manifestations, actions symboliques,…)

⁃ celles qui relèvent de l’intervention non-violente (blocages, occupation, désobéissance civile…)

⁃ les actions de non-coopération (grèves, boycott,…)

⁃ les actions de réalisation du changement positif (AMAP, jardins partagés, gratuité des transports en commun, vie en communautés autogérées et sobre..).

Certains mouvements se réclament avant tout de cette non-violence et viennent épauler les mouvements écologistes.

La paix peut être la valeur, plus complète que la non violence, des batailles écologiques et climatiques. Cette valeur est d’actualité parce que les guerres dans le monde sont des guerres pour l’accès aux ressources et elles vont se multiplier avec la raréfaction de l’eau, le pétrole, les terres fertiles,… et les déplacements de populations (les réfugiés climatiques).

De plus, elle engage aussi la coopération, qui est une valeur forte de certains mouvements citoyens.

La Sobriété et L’Humilité

La doctrine dominante montre l’Homme comme un conquérant de nouveaux espaces et de nouvelles technologies et définit le progrès comme donnant le sens de l’histoire. Or, nous sommes la première génération qui vit moins bien que ses parents et craint le pire pour ses enfants.

L’oligarchie actuelle, qui est une gérontocratie masculine, refuse en bloc toute idée de sobriété et de décroissance. Un changement de paradigme sociétal est-il possible ?

La figure qui incarne ce changement en portant les valeurs de sobriété et d’humilité est Pierre Rabhi. On a la chance d’avoir une figure charismatique et internationale qui montre l’effet de l’application de ces valeurs dans le champ de l’agroécologie. L’agroécologie est un contre-modèle d’une agriculture industrielle qui se développe en consommant énormément d’intrants. C’est ainsi un modèle de sobriété dans l’agriculture, comme l’est le mode de vie de Pierre Rabhi et de ses proches.

Le Mouvement Colibris tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. » »

La Beauté de la Nature

La beauté vient souligner ici une approche éthique de l’environnement qui se pose d’emblée comme antagoniste de la conception utilitariste ou instrumentale de la nature, que celle-ci se traduise par l’indifférence vis-à-vis des problèmes écologiques ou par leur prise en compte dans la seule perspective d’une gestion du milieu naturel conforme à l’intérêt des sociétés.

Cette valeur vient nuancer également la notion de Bien communs qui viserait à définir les « ressources naturelles » n’ayant pour l’homme qu’une valeur appropriable. Or, une chose est bonne, lorsqu’elle tend à préserver l’intégrité, la stabilité et la beauté des écosystèmes et des être vivants. Elle est mauvaise lorsqu’il en va autrement. On reconnecte ainsi les valeurs de ce qui est bien et ce qui est beau et vrai.

En évitant de porter uniquement la valeur de Nature ou celle de l’écologie, on évite d’autres écueils : celui de la deep ecology – la Nature est bonne sans les hommes – et celui du scientisme – une croyance aveugle dans les sciences qui, parce qu’elles apportent la connaissance sur l’écologie, résoudraient nos crises dont la climatique (les puits de carbone, les OGM, le bombardement chimique des nuages…).

La permaculture porte cette valeur de beauté de la nature : elle a une approche intégrée de l’agriculture avec la nature où l’approche esthétique compte beaucoup. Certains adoptent la permaculture comme un mode de vie complet et quasiment comme une utopie.

La Créativité

Enfin, il semble que la créativité vient logiquement compléter ces valeurs à porter haut et fort dans la bataille climatique.

Il ne s’agit pas à nouveau de faire table rase d’un passé encombrant et d’inviter la jeunesse à courir pour fuir le vieux monde. D’un point de vue occidental, en temps de paix et d’espérance de vie assez longue, la réconciliation (la paix) entre les générations est nécessaire parce qu’elle est indispensable à l’inscription dans une lignée qui préserve la nature pour ses enfants. Il s’agit donc de faire preuve de créativité tous ensemble et d’éviter de s’arc-bouter sur un « On lâche rien ! »,slogan usé actuellement jusqu’à la corde.

Plusieurs mouvements portent actuellement cette créativité :

 Les territoires en transition, nés du pragmatisme anglo-saxon, tracent une voie originale pour la résolution des crises en stimulant la créativité des citoyens,

 Le mouvement des colibris fait également appel à cette créativité en nous,

 La ZAD de Notre Dame des Landes permet une réunion assez inédite de différentes formes de militantisme et une posture d’inventivité renouvelée de l’autogestion et de la liberté. A NDDL, la reconnexion à la beauté de la nature est également très forte notamment chez les habitants de la Forêt de Rohanne.

 Les créatifs culturels : étiquette posée par un journaliste américain sur toutes ces personnes qui expérimentent médecines, spiritualités et modes de vie alternatifs, silencieusement. Ils représenteraient quasiment 20% de la population. Des rassemblements de créatifs culturels ont maintenant lieu dans plusieurs pays.

Conclusion

Les arguments que vous venez de lire pour chaque valeur sont volontairement partiaux et partiels, chacun peut ou non les reprendre à son compte et les modifier à sa guise. D’autant que cette liste mérite sans doute d’être amendée, discutée et surtout confrontée avec des points de vue d’autres cultures, si l’on veut lui donner une vrai dimension internationale.

Probablement, faudrait-il faire un travail parallèle sur les autres mouvements sociaux : indignés, pirates et autres collectifs ou forums sociaux, pour tenter de rassembler les lueurs d’espoir vers une éclaircie dans les crises qui s’amplifient.

Les valeurs de justice, féminité, sobriété humilité, beauté de la nature et créativité me semblent s’incarner aujourd’hui dans la pratique du jardinage. L’espoir que je vois pour l’avenir de nos sociétés, dès lors que les femmes et les hommes substitueront à la pratique brutale de l’exploitation, la pratique plus douce et authentique du jardinage est celui de vivre dans le jardin planétaire.

Jardiner c’est cultiver son environnement tout en se cultivant soi même, dans le respect de son environnement comme de soi même. Ces deux versants, l’un social et terrestre, l’autre intérieur et spirituel se régénèrent sans cesse. C’est dans la sagesse de cet équilibre entre le faire et l’être que je perçois la voie vers un monde meilleur. Chacun peut prendre le temps de se connaître, de faire jaillir le meilleur de lui même. Et c’est probablement à cette condition que l’énergie militante saura trouver la confiance et l’unité nécessaires pour relever les défis de la transition.

La mobilisation citoyenne met en échec une arnaque à l’APC de Béjaïa

ordures arnaque

Ligne de tri des ordures. 

Par Ramdane Yacine – Le Comité citoyen de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investissements économiques dans la wilaya de Béjaïa rend hommage à la mobilisation citoyenne qui a permis de mettre en échec l’arnaque de l’entreprise dénommée Club 92 qui devait réaliser un centre de tri des déchets dans la commune de Béjaïa.

Après avoir rappelé que l’APC de Béjaïa a voulu confier un projet de traitement des déchets au Club 92, lequel avait surestimé le prix de la collecte des déchets, le Comité indique avoir alerté l’opinion publique et les autorités, et dressé un tableau pour comparer l’offre du Club 92 pour l’APC de Béjaïa aux prix appliqués à l’APC d’Oran. Selon ce tableau comparatif, la tonne de déchets collectée coûte à la commune d’Oran 5638 DA contre 11 670,20 DA pour ce projet à Béjaïa, soit un écart d’un peu plus de 6000 DA la tonne ; l’APC de Béjaïa allait débourser 33,8 milliards de centimes de plus chaque année pour le même volume de déchets.

Dans son communiqué, le Comité déclare qu’après une mobilisation citoyenne sans faille, les autorités ont fini par réagir. Ainsi, le 18 septembre 2017, les représentants de la société Manabí Environnement spécialisée dans la gestion des déchets, dépêchée par le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, se sont réunis avec le wali de Béjaïa. Mananbi Environnement s’est engagée pour un montant de 4 129,50 DA pour la collecte de la tonne de déchets en générant quelque 691 postes d’emploi directs. Des prix inférieurs à ceux pratiqués à Oran et près de trois fois moins élevés que ceux proposés par le Club 92, lit-on dans le communiqué.

Le Collectif rappelle que l’offre du Club 92 était venue parasiter l’offre d’un milliard de dinars du groupe Cevital – qui tient toujours – et celle qui consiste à daller, sur les fonds propres du groupe, l’oued Seghir. Cependant, la décision a été «validée sans aucune prospection, ni consultation, ni avis d’appel d’offres et donc sans respect aucun des règles de la concurrence».

Par ailleurs, le Comité de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investissements économiques dans la wilaya de Béjaïa a tenu à apporter son soutien indéfectible à son chargé de communication qui est poursuivi en justice par le directeur du port de Béjaïa. Le directeur du port de Béjaïa «continue son acharnement contre Cevital et ses travailleurs», lit-on dans la déclaration, qui rappelle enfin au directeur du port et à ses commanditaires qu’aucune de ses tentatives d’intimidation ne les fera taire.

Une révision du schéma directeur pour la gestion des déchets

Environnement

Blida et Bordj Bou Arréridj, qui connaissent, selon les experts, un important essor économique et donc qui produisent plus de déchets ménagers et industriels, ont été choisies comme villes pilotes pour mettre en œuvre un schéma directeur pour la gestion des déchets ménagers et assimilés, en attendant la généralisation de l’opération sur l’ensemble de leurs communes respectives et, à terme, sur tout le territoire national, étant donné que la dégradation de l’environnement n’épargne aucune région du pays.

Or, le projet, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération algéro-coréenne dans le domaine de transfert de technologies et de savoir-faire, en vertu d’un accord signé le 25 mars 2004 à Alger entre la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, et le vice-ministre coréen de l’Environnement, a subi une révision, puisque, selon la direction de l’environnement de Bordj Bou Arréridj, le délai du schéma a dépassé dix ans.

Il est par conséquent obsolète, par rapport au nombre de rotations dans les 19 zones face aux exigences de la population qui a augmenté aussi, et ce, conformément à l’article 07-205 du 30 juin 2007, fixant les modalités et les procédures d’élaboration et de révision du schéma communal de gestion des déchets ménagers et assimilés. L’étude est finalisée avec tous les partenaires, notamment l’APC de BBA et l’EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) de gestion des CET, indique-t-on. A noter qu’une rencontre a eu lieu en novembre 2014 au siège de la direction de l’environnement, regroupant les représentants de l’Agence nationale des déchets (AND) et du consortium sud-coréen Keiti (Korean Environment Institute Of Technology&Industry).

Un contrat qui porte sur la mise en place d’un plan d’action, déjà expérimenté avec succès dans d’autres pays, visant à rendre plus agréable le cadre de vie du citoyen, tout en préservant l’environnement pour les générations actuelles et futures. Le projet, qui était financé par la partie coréenne à hauteur de 700 000 USD, a été activé en mars 2015. Il visait à gérer méthodiquement la question de la dégradation de l’environnement, de la collecte des déchets au tri, avant de les recycler en compostage destiné aux agriculteurs. «Chose qui, jusque-là, n’est pas faite chez nous, d’où l’appel au savoir-faire coréen», soutenait A. El Houari, chef du département des relations extérieures de l’AND.

«Ne pas encourager les CET»

«Notre présence ici à Bordj consiste à porter notre savoir-faire, en incitant les PME et les PMI à investir dans le domaine de l’environnement, et ce, avec l’implication des citoyens, bien entendu, comme nous l’avons déjà fait dans d’autres pays au cours des quatre décennies, en Europe de l’Est, au Sud-Est asiatique et en Amérique latine», indiquait M. Kanj, directeur du consortium Keiti. Dans ce sens, A. El Houari enchaînait : «Je ne comprends toujours pas pourquoi ce qui est réalisable ailleurs ne l’est pas chez nous. Il suffit de faire un flash-back et voir, à titre d’exemple, la ville de Bogota et l’Etat de non-droit dans lequel elle vivait jadis, et le boom économique et social qui y règne aujourd’hui.

Tout cela grâce à l’aide coréenne, mais surtout à la prise de conscience des citoyens. L’AND a été créée par le décret exécutif n 02-175 du 20 mai 2002, mais il fallait se battre pour faire bouger les choses, autrement dit, nous n’avons jamais cessé de sensibiliser le citoyen et de l’impliquer dans une action qui concerne tout le monde.» Au terme de cette rencontre, un documentaire sud-coréen a été projeté. Il retrace les différentes étapes de la gestion des déchets, de la collecte au tri, jusqu’à l’incinération. Et l’énergie générée de la combustion servira à chauffer la piscine et éclairer le stade de cette ville, et le reste de l’incinération sera destiné au compostage. «C’est dans le besoin qu’on devient créatif», commentait le directeur de Keiti.

Motivé par cette option, A. El Houari reprenait la parole et disait : «Si la Corée procède à l’incinération de ses déchets, c’est à cause du foncier qui fait terriblement défaut, ce qui ne veut absolument pas dire que chez nous nous devons encourager l’implantation des CET, car nos terres agricoles sont déjà excessivement grignotées par le béton pour en faire un peu plus en implantant des centres d’enfouissement technique.»

10 mesures qui font que les villes sont les plus propres….

 Animaux domestiques en libertés…tags et autres graffitis, mégots de cigarette, poubelles qui débordent, on  ne joue pas vraiment la carte écologie environnement….Apart quelques mesurettes lors d’une visite d’un ministre le reste du temps..tout le monde s’en fout..triste realité.. et ce n’est pas nouveau, mais les années passent et la situation se dégrade. Les touristes (pour le peu qui y a..) se plaignent de plus en plus de la saleté de notre capitale et autres villes et il serait bon de s’inspirer des mesures qui ont fait leurs preuves ailleurs et de les appliquer ….Alors que l’environnement est devenu un sujet de société et même de politique majeur ces dernières années, on est bien obligé de constater que nos villes et villages  ne sont  pas vraiment pionnière en la matière, Dans tout, les recoins , les mégots, dechets…de tout genre…

Face à l’autosatisfaction des elus…des agents municipale qui ne voit pas de problèmes de propreté, aveugles sont’ils…travail baclés.Il serait temps de s’ inspirée et de voir ce qui se fait de mieux en matière environnementale dans les grandes métropoles du monde, et qui ont donné des résultats probants. Sinon, il est à craindre que le syndrome de nos villes et villages persistera longtemps… Etat des lieux des mesures qui ont fait leur preuve pour rendre les villes plus propres.

EXEMPLE….LA TOLÉRANCE ZÉRO DANS CERTAINES VILLES,COMME À NEW YORK

La tolérance zéro comme à New York

La tolérance zéro a fait ses preuves à New York en matière de délinquance, devenu l’une des grandes villes les plus sûres des USA sous la houlette de Rudolph Giuliani qui fut maire de la Grosse Pomme de 1994 à 2001. Cette méthode s’est révélée efficace contre la criminalité, pourquoi pas pour l’environnement ? La mairie de Paris vient d’instaurer une amende de 68 euros pour les mégots jetés en pleine rue. Si cette mesure est vraiment appliquée, les fumeurs y regarderont à deux fois avant de commettre leur forfait ! Quant à celui qui a tagué un mur de ces beaux graffitis, il rigolera moins s’il passe des heures à le nettoyer ! A défaut de mettre en prison le propriétaire du chien qui a déféqué sur le trottoir, une amende suffisamment salée pour être dissuasive serait peut-être salutaire. La tolérance zéro, oui, à condition de pouvoir identifier les responsables. Une seconde mesure peut s’avérer indispensable, même si elle fera sans doute polémique : la délation.

LA DÉLATION COMME AU ROYAUME-UNI

La délation comme au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, lors de leur immatriculation, les chiens subissent un prélèvement ADN qui permet aux policiers de retrouver le cabot coupable si une déjection est laissée sur le trottoir. Un moyen imparable de retrouver son maitre, qui devra s’acquitter d’une amende pouvant aller jusqu’à 1000 livres ! Aux Etats-Unis, la municipalité de Stanford, célèbre pour son université, récompense à hauteur de 90 euros les personnes qui dénoncent les propriétaires de clébards n’ayant pas ramassé les crottes de leur « meilleur ami » dans la rue. Un moyen d’arrondir ses fins de mois en participant au bien-être de la collectivité et à l’amélioration de son cadre de vie ! Autre possibilité, l’installation de caméras de vidéo-surveillance pour appréhender preuve à l’appui ceux qui se rendent coupables de crimes écologiques.

MULTIPLIER LES INTERDITS COMME À SINGAPOUR

Multiplier les interdits comme à Singapour

Dans la Cité Etat de Singapour, vous ne trouverez pas un papier par terre, pas de crotte de chien, pas un mégot et pas un chewing-gum. Il faut dire que l’importation et la vente de chewing-gum sont interdites. De plus, cracher un chewing-gum peut vous coûter 1000 $S d’amende tout de même ! En revanche, vous avez le droit de les consommer, contrairement à une idée reçue. Vous êtes fumeurs ? Sachez que les cigarettes sont interdites dans les lieux publics, avec là encore, une amende de 1000 $S pour les contrevenants. Même dans la rue, fumer à moins de 5 mètres de certains hôtels vous coûtera 500 euros d’amende ! Des endroits dédiés sont à disposition, il faut les respecter. Les ascenseurs sont équipés de caméras et systèmes de blocage automatique pour piéger ceux qui auraient la mauvaise idée d’uriner. Toujours la même punition, 1 000 $S si on vous surprend en train de laisser tomber des détritus dans la rue ou de cracher en public. Même le fait d’oublier de tirer la chasse d’eau dans des toilettes publiques est considéré comme un délit passible de 150 $S d’amende. Par ailleurs, il est formellement interdit de fumer, boire ou manger dans le métro. Autant d’interdits qui peuvent paraitre un brin exagéré, mais dont le résultat pour le visiteur étranger est plus que satisfaisant comparé à ce que sont devenus nos rues : on pourrait presque manger par terre à Singapour, où les sols brillent de propreté partout, à commencer par l’aéroport international de Changi. Un bonheur !

UNE VILLE SANS VOITURE À CURITIBA AU BRÉSIL

Une ville sans voiture à Curitiba au Brésil

Capitale écologique du Brésil, Curitiba est un modèle de développement écologique, notamment dans le domaine du transport. Son ancien maire, architecte de profession, estime que les villes sont faites pour les gens et non pas pour les voitures. C’est lui qui fut à l’origine du métro de surface, en réalité un bus gigantesque, le plus grand du monde, qui quadrille sa ville et a permis de diminuer de 30 % la pollution aérienne. Ce métro de surface (métro-bus) a fait des émules à Bogota mais aussi à Los Angeles avec son Bus Rapid Transit (BRT), ou encore à Nantes avec son BHNS (bus à haut niveau de service), également connu sous le nom de Busway. Ces gros bus à forte capacité ont leur propre voie, comme le tramway, ce qui permet d’éviter les embouteillages. Régulièrement récompensée comme la ville la plus innovante au monde, notamment pour la qualité de son système de transport en commun, Curitiba pourrait être une source d’inspiration pour Paris, victime récurrente de la pollution automobile ! Un exemple suivit par Wellington, la capitale de la Nouvelle Zélande, où 33% des habitants voyagent en bus. A Amsterdam aux Pays Bas ou encore à Freibourg en Allemagne, on retrouve ce même pourcentage, mais pour ceux qui se déplacent à vélo !

LE PROJET FUTURISTE DE MASDAR AUX EMIRATS ARABES UNIS

Le projet futuriste de Masdar aux Emirats Arabes Unis

La ville de Masdar n’existe pas encore mais cette future ville nouvelle et ville verte située à 30 km à l’Est d’Abu Dhabi, à proximité de son aéroport international, sera la première ville de la planète entièrement écologique, sans émissions de carbone et sans déchets. En construction depuis février 2008, Masdar devrait accueillir jusqu’à 50 000 habitants et 1 500 entreprises en 2020. Les toits de la ville seront recouverts de 5000 m² de panneaux photovoltaïques.

UN TÉLÉPHÉRIQUE URBAIN COMME À MEDELLÍN EN COLOMBIE

Un téléphérique urbain comme à Medellín en Colombie

Deuxième ville la plus peuplée de Colombie, Medellin a longtemps été associé à son cartel ainsi qu’au baron de la drogue Pablo Escobar. Désormais, elle se distingue par ses innovations en matière de transports et d’environnement. Elue « ville la plus novatrice de l’année » en 2013 par Citi, l’Urban Institute et le Wall Street Journal, Medellín démontre comment un aménagement urbain bien pensé favorise le développement durable. Medellin est ainsi fière de son système de téléphériques qui relie les bidonvilles des collines au centre-ville. A Londres, un téléphérique urbain enjambe la Tamise pour relier le quartier de Greenwich et l’O2 Arena, tandis qu’à Brest, ce moyen de transport permettra dès l’été 2016 de relier en trois minutes le quartier de Siam à celui des Capucins en enjambant les deux rives de la rivière Penfeld. Enfin, dans le Val-de-Marne, le Téléval devrait relier la ville de Créteil aux communes de Limeil-Brévannes, Valenton et Villeneuve-Saint-Georges, à partir de 2019, et pourra embarquer 13 000 voyageurs par jour. A quand une liaison aérienne inter-gares à Paris ?

LES MURS ANTI-PIPI À HAMBOURG ET SAN FRANCISCO

Les murs anti-pipi à Hambourg et San Francisco
© DR

La municipalité de Hambourg en Allemagne a été la première a tester un dispositif imparable pour dissuadé ceux qui ont l’habitude de soulager leur vessie sur les murs, en inventant un système de peintures hydrophobes qui renvoient les jets d’urine sur les chaussures. De quoi y réfléchir à deux fois avant de recommencer ! C’est l’arroseur arrosé, que l’on retrouve désormais sur les murs de San Francisco. On murmure qu’à la mairie de Pairs, on serait intéressé par ce système…

L’ALLEMAGNE CHAMPIONNE DU TRI SÉLECTIF

L'Allemagne championne du tri sélectif

Encore une bonne initiative pour l’environnement qui nous vient d’Allemagne : les collecteurs de bouteilles vides. Là-bas, on les appelle les « Pfandsammler ». Ils écument les parcs et les rues pour récolter les bouteilles vides, histoire d’arrondir leur fin de mois. En effet, la majorité des boissons allemandes sont consignées : on les achète un peu plus cher, moyennant quoi chacun peut récupérer une petite somme en rapportant les bouteilles vides. Le tarif est de 8 centimes pour une cannette de bière, 15 centimes pour une bouteille en plastique et 25 centimes si la bouteille n’est pas recyclable. Un tel système à Paris encouragerait de nombreux SDF à nettoyer les rues de la ville !

MULTIPLIER LES ESPACES VERTS COMME À VANCOUVER

Multiplier les espaces verts comme à Vancouver

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Paris ne brille pas par ses espaces verts. La comparaison avec Londres est cruelle. Certes, la capitale n’a pas non plus la place pour des forêts urbaine comme Central Park à New York ou Stanley Park à Vancouver (encore 10 fois plus étendu !), mais on pourrait suivre l’exemple du Danemark et de sa capitale Copenhague, qui n’est pas vraiment une métropole. La capitale danoise est un modèle pour beaucoup d’autres villes au monde avec ses eaux de baignade propres, ses parcs et ses réserves naturelles. Une ville verte tapissée de jardins urbains où les habitants se baignent dans le port, et dont la quasi-totalité des habitants peut rejoindre à pied un grand espace vert en moins de 15 minutes pied.

FAIRE APPEL À L’EXPERTISE D’OPÉRATEURS DE RÉFÉRENCE COMME À MARRAKECH

Faire appel à l'expertise d'opérateurs de référence comme à Marrakech

Opérateurs de référence dans la gestion des recyclages et gestion des déchets industriels et ménagers, les entreprises françaises Derichebourg et Nicolin étaient en compétition lors de l’appel d’offre pour la gestion des déchets de la ville de Marrakech, capitale touristique du Maroc. Réputée pour son souci de l’environnement et de la propreté urbaine, c’est la société Derichebourg qui a été choisie. La ville rouge bénéficie désormais d’un matériel neuf et de dernière génération, comme une laveuse de voirie automatique adaptée aux problèmes des villes situées près des déserts, qui permet de retirer le sable et la poussière ramenés par les vents, en plus des divers déchets présents sur la chaussée et sur les trottoirs.Allez faut pas se decourager nous aussi on va y arriver..alors tous ensemble…Amicalement votre frére H.B.Lakhdar…

Et chez nous en Algerie….comment celà se passe

Hygiène/beauté: des substances « indésirables » dans des centaines de produits

PHOTO/afp

Gels douche, shampoings, crèmes, déodorants ou dentifrices: des centaines de produits de beauté et d’hygiène, y compris pour bébés et vendus en pharmacie, contiennent toujours des « substances indésirables », notamment des allergènes et des perturbateurs endocriniens, selon l’UFC-Que Choisir.

L’association a recensé environ 400 produits cosmétiques contenant « un ou plusieurs ingrédients indésirables« , à partir d’une base de données qui a doublé depuis son lancement en février 2016. La présence de ces substances est « toujours aussi massive », déplore-t-elle dans un communiqué. « 90% des produits incriminés en 2016 contiennent toujours les mêmes substances indésirables, au détriment de la santé des consommateurs! »

Retrouvez la liste des produits en cliquant sur ce lien.

  • Perturbateurs endocriniens

Dans sa ligne de mire: « onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes« . Parmi elles, des perturbateurs endocriniens comme le BHA et les butylparabens et propylparabens, ainsi que des allergènes comme la methylisothiazolinone (MIT). Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques présentes dans de nombreux produits du quotidien qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies.

Du BHA a par exemple été trouvé dans des baumes pour les lèvres ou une crème pour les pieds secs et abîmés. Le butylparaben et le propylparaben sont présents tous les deux dans des soins capillaires, des lingettes, un fond de teint, un mascara, un gel douche… Par ailleurs, « des allergènes majeurs sont encore très couramment utilisés, au premier rang desquels la MIT« , bien que « dermatologues et allergologues n’arrêtent pas d’alerter sur leur présence dans les cosmétiques« , déplore Olivier Andrault, de l’UFC.

Selon l’association, la methylisothiazolinone (MIT) et la methylchloroisothiazolinone (MCIT) se révèlent les substances « les plus inquiétantes, à tel point que ces conservateurs viennent d’être interdits dans les produits non rincés« . Elles sont pourtant toujours présentes dans des soins pour les pieds, les cheveux et des shampoings. Dans les produits de coloration capillaire, elle sont associées à la p-phenylenediamine, « ce qui accroît encore le risque de déclencher des réactions allergiques graves », souligne l’UFC. « Même les produits pour bébés ne sont pas épargnés », déplore l’association.

Du phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie, a été retrouvé dans plusieurs crèmes pour nourrissons. Pour André Cicolella, du Réseau Environnement Santé, ces résultats ne sont « pas une surprise« . « Les cosmétiques sont une source importante de contamination de la population, notamment des femmes enceintes et des foetus« , affirme-t-il.

  • Mentions ‘faussement rassurantes’

« Il y a des évolutions » dans la composition des produits « mais elles sont malheureusement trop rares » déplore M. Andrault, rappelant que 10% seulement des produits incriminés en 2016 par l’UFC ont vu leur composition améliorée. Par ailleurs, « des mentions faussement rassurantes fleurissent sur les emballages, comme +sans parabens+ ou +hypoallergénique+« , souligne-t-il. Or, le caractère « hypoallergénique » d’un produit « n’est pas défini de manière normée par la réglementation« .

Et le paraben peut avoir été « remplacé par d’autres composants problématiques qui sont également des perturbateurs endocriniens », souligne M. Andrault. L’industrie des cosmétiques utilise ces composés indésirables « à la faveur d’une réglementation laxiste« , s’indigne l’UFC. Pour les perturbateurs endocriniens par exemple, « les projets de définition proposés par la Commission européenne exigent un niveau de preuve si élevé que, dans la pratique, aucune substance ne se verrait interdite« , regrette-t-elle.

L’UE doit à nouveau tenter de parvenir à une définition des perturbateurs endocriniens le 28 février. « La réglementation est basée sur les concepts des années 60-70, pas sur les données scientifiques d’aujourd’hui », déplore M. Cicolella, convaincu que les substances indésirables « sont facilement remplaçables« .

L’industrie cosmétique continue à les utiliser « pour une question de facilité technique, de prix de revient« , estime François Veillerette, de l’ONG Générations Futures. Réagissant à l’enquête de l’UFC, la fédération des entreprises de la beauté (Febea) a souligné dans un communiqué que la réglementation européenne était « la plus stricte » au monde en la matière, et qu’elle évoluait pour tenir compte des dernières connaissances scientifiques en s’appuyant sur un comité d’experts indépendants.

Par ailleurs, le secteur prend des engagements « forts » qui vont au-delà des réglementations, les entreprises ayant pour « priorité absolue » la sécurité des consommateurs, a-t-elle affirmé.

Promotion du tourisme saharien

Promotion du tourisme saharien: vers l’ouverture de cinq nouveaux circuits à Illizi

 

ILLIZI- Cinq (5) nouveaux circuits touristiques seront ouverts à travers le territoire de la wilaya d’Illizi, dans le but de donner un nouveau souffle au tourisme saharien, notamment dans le Tassili N’Ajjer, a-t-on appris mardi auprès de la direction de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat (DATTA).

Il s’agit de l’ouverture de circuits à travers les régions de Tamadjert (Sud et Nord), Afra, Imihrou et Ifni, sur le territoire de la commune d’Illizi, qui ne figuraient pas auparavant sur la carte touristique, bien que disposant d’importantes potentialités, dont des gravures et peintures rupestres remontant à des milliers d’années, des lacs et d’autres sites tout aussi intéressant, a précisé le responsable de la DATTA, Samir Phillipon.

Une réflexion est aussi engagée pour intégrer d’autres sites touristiques se trouvant sur le territoire de la commune de Bordj Omar Driss (700 km Nord d’Illizi), jusqu’ici non classés, parmi les sites et zones touristiques de la wilaya, et ce en coordination avec les associations versées dans le tourisme, a-t-il signalé.

L’ouverture de ces circuits vise la promotion des activités touristiques dans le flanc Nord de la wilaya d’Illizi, la diversification des destinations touristiques dans le Tassili N’Ajjer actuellement limitées à ceux existant sur le territoire de la wilaya déléguée de Djanet, explique le responsable.

Appelée à être consolidée par la réalisation de projets d’investissement touristique, dans le domaine de l’hôtellerie notamment, dans les régions d’Illizi, In-Amenas, Ohanet et TFT(Tin-Fouyé-Tabenkort), cette opération vise aussi à donner une impulsion au tourisme intérieur, un des objectifs tracés par le ministère de tutelle.

La carte touristique de la wilaya d’Illizi recense plus de 20 sites renfermant un riche patrimoine matériel inestimable (touristique, historique et culturel), la prédisposant à être une destination touristique très convoitée, aussi bien par les étrangers que les nationaux.