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La salmonelle

La salmonelle est impliquée dans beaucoup de scandales sanitaires — voici ce qu’il faut savoir sur cette bactérie

Chisato Goya

28 Jan 2019, 18:37

La salmonelle est souvent impliquée dans de nombreux scandales sanitaires, que ce soit dans les laits infantilesles nuggets de poulet, les œufs, la charcuterie ou encore les produits laitiers.

Au sein de l’Union européenne (UE), les bactéries du genre « salmonella » représentent la deuxième cause de maladies d’origine alimentaire, avec plus de 100 000 cas signalés chaque année, selon l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette bactérie dont l’infection se manifeste généralement par une gastro-entérite.

D’où vient-elle ?

Les bactéries de type salmonella sont principalement présentes dans le tube digestif des porcs, bovins, volailles domestiques, reptiles, tortues ou encore mollusques et poissons.

Chez les animaux, la présence de ces bactéries ne provoquent pas de symptômes.

L’environnement — pâturages, sols et eau — peut être contaminé par les déjections des animaux. 

Comment elle se propage chez les humains ? 

La contamination se fait généralement par le biais d’aliments — principalement crus — et par le contact avec des personnes ou animaux infectés. 

Les aliments les plus souvent impliqués dans les cas de salmonelle sont : les œufs et les produits à base d’œufs crus, les produits laitiers, les viandes peu cuites mais aussi légumes crus et coquillages.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes apparaissent généralement un ou deux jours après l’ingestion d’un aliment contaminé. Ces derniers sont ceux d’une gastro-entérite aiguë, à savoir diarrhée, fièvre — 38 à 40°C —, vomissements et douleurs abdominales.

Chez les adultes en bonne santé, ces symptômes disparaissent sans traitement particulier après trois à sept jours.

Quels sont les risques ? 

Selon la quantité d’aliment contaminé ingéré et le système immunitaire de la personne (les femmes enceintes, les nourrissons, les personnes âgées ou les individus en état de malnutrition notamment sont plus fragiles), la salmonelle peut prendre des formes plus sévères en entraînant une infection du sang et des infections locales extra-digestives atteignant les méninges, les os, les articulations, le cœur… 

Dans les cas les plus graves, sans traitement, la contamination par la salmonelle peut conduire à la mort du patient. 

Quels sont les remèdes ?

En cas symptômes sévères, votre médecin peut prescrire un traitement à base d’antibiotiques.

L’Anses donne quelques conseils de prévention pour éviter la contamination : 

  • se laver les mains régulièrement et notamment avant de manger ou après avoir touché de la viande cru ou des animaux; 
  • laver les ustensiles de cuisine utilisés pour couper des aliments crus; 
  • manger les aliments bien cuits. Par exemple, le mécanisme du hachage facilite la dissémination des bactéries situées à la surface vers l’intérieur de la viande, d’où la nécessité de bien cuire la viande jusqu’à son cœur. 

Course contre la montre en Espagne. Les autorités tentent de sauver un petit garçon de 2 ans tombé dans un puits de 110 mètres de profondeur

À six milliards et demi de kilomètres du Soleil flotte un corps céleste formé de deux sphères ou «lobes» ….

New Horizons

Ultima Thulé, l’objet le plus lointain jamais exploré, dans des images à couper le souffle

La sonde New Horizons de la Nasa a frôlé mardi matin Ultima Thulé, le corps céleste le plus éloigné de la Terre qu’un engin n’ait jamais survolé.

À six milliards et demi de kilomètres du Soleil flotte un corps céleste formé de deux sphères ou «lobes» qui se sont lentement rapprochés puis collés depuis l’aube du système solaire, une découverte astronomique majeure, a annoncé la Nasa mercredi.

La sonde New Horizons a survolé mardi Ultima Thulé, découvert par des télescopes en 2014 et qui est devenu le corps céleste le plus ancien et le plus lointain jamais observé par une sonde.

Le 31 décembre, les scientifiques n’avaient qu’une photo pixélisée de ce caillou grand comme une ville, prise à un demi-million de kilomètres de distance. Ultima Thulé apparaissait comme une cacahuète ou une quille, un objet allongé.

«Cette image est tellement 2018… Je vous présente Ultima Thulé!», a annoncé mercredi le triomphant chef de la mission, Alan Stern, lors d’un briefing, en dévoilant une nouvelle image plus nette du corps céleste, prise à une distance de 27.000 kilomètres cette fois, avec une résolution de 140 mètres par pixel. «On ne parle plus de quille, c’est plutôt un bonhomme de neige», a dit M.Stern.

«Ce qu’ont accompli cet appareil et cette équipe est sans précédent», a-t-il poursuivi. Ultima Thulé «n’était même pas encore connu avant l’été 2014».

Sa surface reflète autant de lumière «que la terre de votre jardin», et les rayons du Soleil y sont 1.600 fois plus faibles que sur la Terre, a-t-il dit pour signifier la difficulté de repérer et étudier un tel objet, aux confins du système solaire, bien au-delà de Pluton.

Situé dans la ceinture de Kuiper, à la périphérie du système solaire, Ultima Thulé est un corps céleste de 32 kilomètres de long, effectuant des rotations sur lui-même en environ 15 heures. L’astre a un aspect de cacahuète géante: le plus gros lobe a été baptisé Ultima par la Nasa, et l’autre, environ trois fois plus petit, Thulé. Les scientifiques ne l’avaient pas encore découvert lorsque New Horizons a été lancée, en janvier 2006.

Il est intrinsèquement lié à la liberté d’expression et d’opinion. Selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, « la capacité de se rassembler et d’agir collectivement est fondamentale pour le développement démocratique, économique, social et personnel, l’expression des idées et la promotion d’une citoyenneté engagée ».

INFO ET INTOX SUR LE DROIT DE MANIFESTER

Le droit de manifester est garanti par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme dans son article 20 : « Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques ». Un droit trop souvent contesté.

Il est intrinsèquement lié à la liberté d’expression et d’opinion. Selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, « la capacité de se rassembler et d’agir collectivement est fondamentale pour le développement démocratique, économique, social et personnel, l’expression des idées et la promotion d’une citoyenneté engagée ».

Il peut néanmoins être l’objet de certaines restrictions.

Lire aussi : le droit de manifester menacé en France

FAUX : UNE MANIFESTATION DOIT NÉCESSAIREMENT ÊTRE AUTORISÉE PAR LES AUTORITÉS POUR ÊTRE LÉGALE

Le droit de manifester ne peut pas être soumis à autorisation préalable. Les États peuvent cependant mettre en place un système de déclaration préalable (notification), visant à faciliter l’exercice de ce droit en permettant aux autorités de prendre des mesures pour garantir l’ordre public (c’est le cas en France). En outre, Si une manifestation peut être interdite par les autorités sur des motifs précis, parler de « manifestation autorisée » est donc un abus de langage.

FAUX : UNE MANIFESTATION NON DÉCLARÉE EST ILLÉGALE

Le droit international prévoit la possibilité de rassemblements spontanés en réaction à l’actualité par exemple, ne pouvant donc faire l’objet de déclaration préalable. De manière générale, l’absence de notification aux autorités de la tenue d’une manifestation ne rend pas celle-ci illégale et, par conséquent, ne doit pas être utilisée comme motif de dispersion de la manifestation. Les organisateurs qui ne notifient pas la tenue d’une manifestation ne doivent pas être soumis à des sanctions pénales ou administratives se soldant par des amendes ou des peines d’emprisonnement.

En France pourtant, les organisateurs peuvent être poursuivis sur cette base.

L’état d’urgence va encore plus loin, puisque le non-respect d’une mesure d’urgence, notamment l’interdiction d’un rassemblement public, constitue un délit. A ce titre, des manifestants participant à un rassemblement interdit peuvent faire l’objet de poursuites.

VRAI : IL EXISTE DES RESTRICTIONS LÉGALES AU DROIT DE MANIFESTER

Définition de parcours, rassemblement statiques, horaires… etc, des restrictions peuvent être imposées si elles remplissent les 3 conditions suivantes :

l’interdiction est prévue dans la loi,

elles ont pour objectif de protéger un intérêt public, comme l’ordre ou la moralité publique, ou de protéger les droits et libertés d’autres personnes,

est démontrée la nécessité d’une telle restriction pour atteindre cet objectif.

VRAI : LE GOUVERNEMENT PEUT INTERDIRE UNE MANIFESTATION

Une manifestation doit être présumée légale et ne constituant pas une menace à l’ordre public. Une interdiction ne peut venir qu’en dernier recours face à une menace exceptionnelle, après évaluation d’autres formes de restrictions permettant de garantir l’ordre public et l’exercice du droit de manifester.

L’interdiction doit être motivée en termes clairs par les autorités pour éviter tout pouvoir discrétionnaire abusif.

Depuis l’adoption de la loi de juillet 2016 de prorogation de l’état d’urgence, sous ce régime des rassemblements sur la voie publique peuvent être interdits sous prétexte du manque de ressources policières pour assurer la sécurité. Il s’agit d’une violation grave du droit de manifester, qui doit être abandonnée, et en aucun cas être intégrée dans le droit commun.

Lire aussi : 5 décision à prendre dès maintenant par la France pour le respect du droit de manifester

FAUX : LA DÉTENTION D’UNE CARTE DE PRESSE EST REQUISE

Tout individu, journaliste ou cinéaste, est autorisé à documenter, photographier et à filmer l’espace public ce qui inclue les rassemblements publics, et les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions même dans les situations où ils ont recours à la force. La détention d’une carte de presse n’est pas requise. Les personnes ne peuvent être empêchées de documenter ces événements sur la voie publique et leur matériel ne peut être saisi ou endommagé.

FAUX : LA PRÉSENCE D’INDIVIDUS VIOLENTS JUSTIFIE L’UTILISATION DE LA FORCE CONTRE L’ENSEMBLE DES MANIFESTANTS

L’usage de la force ne doit répondre qu’à un objectif impérieux de maintien de l’ordre, afin de prévenir ou de faire cesser des violences contre des personnes ou d’empêcher des dommages graves contre les biens. Ce recours à la force ne peut viser que les individus responsables de ces violences et doit être proportionné à la menace. En aucun cas la présence de manifestants violents ne justifie l’usage de la force contre les manifestants de manière indiscriminée ou la dispersion d’un rassemblement par ailleurs pacifique.

MANIFESTER EST UN DROIT, PAS UNE MENACE !

Le cyber activiste Amir Boukhors, plus connu sous le pseudonyme de Amir DZ, a été condamné, dans la soirée du Réveillon, à trois ans de prison ferme et un million de dinars d’amende par contumace par le Tribunal de Sidi M’Hamed à Alger

Pour chantage et diffamation: Trois ans de prison pour Amir DZ et 1 an pour Reda city 16

Le cyber activiste Amir Boukhors, plus connu sous le pseudonyme de Amir DZ, a été condamné, dans la soirée du Réveillon, à trois ans de prison ferme et un million de dinars d’amende par contumace par le Tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. De son côté, le rappeur Réda City 16, de son vrai nom Réda Hmimid, a écopé d’un an de prison dont six mois ferme. Les deux autres inculpés, Billal Tahkout et le propriétaire du site Aldjazair24, Ilyas Hadibi, qui étaient en liberté provisoire, ont été relaxés dans le procès sur ce qu’il est convenu d’appeler le réseau de Amir DZ qui s’est spécialisé, selon l’accusation, dans le chantage et la diffamation. 

Le parquet avait requis la peine de deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100.000 DA contre les accusés, placés en détention provisoire, Réda City 16 et les deux blogueurs, présentés comme ses complices présumés, Ahmed Chaoui et Madani Rouabhi. Pour Tahkout et Ilyas Hadibi, le procureur de la République a requis un an de prison ferme assorti d’une amende de 100.000 DA. Tandis qu’une peine de 5 ans de prison ferme a été requise contre Amir Boukhors. D’après le site ALG24, et selon les déclarations de Naim Mazouz, ce dernier affirme avoir rencontré Réda City 16 à qui il aurait donné 40.000 euros pour qu’il joue les intermédiaires auprès d’Amir Boukhors et le convaincre de ne pas diffuser d’autres vidéos le concernant. En outre, une vidéo soumise au tribunal montre Billel Tahkout discuter avec Ilyas Hadibi du transfert de sommes en devises par Réda City 16 pour les remettre au propriétaire de la page Facebook incriminée. 

Par ailleurs, des messages échangés entre Ilyas Hadibi et Réda City16, remis à la justice, concerneraient des «informations scandaleuses» au sujet notamment du Groupe SIM et d’autres personnalités. Pour l’autre plaignant, à savoir Bellat, il aurait refusé de financer une émission télévisée de l’accusé principal Reda Hmimid. Ce dernier aurait ainsi chargé Amir Boukhors de l’attaquer via sa page Facebook. Plusieurs personnalités médiatiques et artistiques ont été impliquées dans cette affaire qui avait défrayé la chronique et donné lieu à un immense élan de solidarité. Selon l’enquête judiciaire, certains mis en cause auraient fait chanter deux hommes d’affaires, Mazouz et Bellat, en les menaçant de publier des enregistrements vidéos privés avec la présumée complicité du blogueur Amir DZ, et d’autres auraient payé ce dernier pour diffuser des informations sur les victimes. 

Le procès s’est déroulé le 18 décembre dernier avant d’être reporté pour le 31 décembre pour absence de la partie civile. Parmi les personnes arrêtées en marge de l’enquête de la gendarmerie nationale, l’humoriste Kamel Bouakaz, l’ancien footballeur Fodil Dob et Houari Boukhors, le frère de Amir DZ, placés en détention provisoire à la prison d’El Harrach, le 22 octobre dernier, et remis en liberté provisoire, dans l’attente de leur procès, prévu le 24 février prochain. 

Un rassemblement a été organisé devant le Théâtre national, au centre d’Alger, pour exiger la remise en liberté des trois prévenus et du chanteur Réda City 16, poursuivi pour les mêmes chefs d’inculpation, ce qui avait donné lieu à l’arrestation, une nouvelle fois, du directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse, Adlène Mellah, condamné, le 25 décembre dernier, à un an de prison ferme pour attroupement illégal et rébellion. Les avocats du journaliste ont fait appel et l’audience a été fixée pour la mi-janvier. 

Des GiletsJaunes érigent des barricades dans Paris. La manifestation du 22Decembre est très tendue, émaillée de heurts. Les forces de l’ordre interviennent. Les groupes de manifestants sont bien plus mobiles que la semaine dernière