Le pouvoir utilise le spectre de la main étrangère, peut être compréhensible lorsqu’il est en manque d’arguments

Réagissant aux rumeurs faisant état de son arrestation, un ancien dirigeant d’un parti politique réagit par une déclaration publique intitulée « Résistance  » qui se traduit en langue serbe par Otpor. Force est donc de se demander s’il s’agit d’une simple coïncidence

ou d’une inspiration étrangère ? Cela nous amène à nous interroger légitimement si le mouvement du 22 février répond à une stratégie prédéfinie d’essence soft power ayant fait ses preuves ailleurs et qui se matérialise aujourd’hui sous nos yeux ?

Le cas d’Otpor, avec sa stratégie de la puissance douce mérite l’attention pour plusieurs raisons. Premièrement, l’organisation résistance représente un mouvement social qui a effectivement mobilisé un grand nombre de citoyens dans un régime politique répressif et a contribué à la chute du président en exercice, Slobodan Milosevic. Formé d’un noyau dur de treize étudiants universitaires en octobre 1998, sans leader charismatique, le mouvement est devenu un réseau national d’environ 70 000 membres répartis dans plus de 130 cellules à travers le pays. Des milliers de jeunes se sont engagés dans une résistance non-violente au régime serbe. L’analyse des stratégies d’Otpor peut permettre de mieux comprendre les facteurs favorables au changement du régime. Elle nous montre comment le recours à des méthodes non-violentes, plutôt qu’à la violence, peut conduire à la révocation d’un système sclérosé. Derrière la chute de Milosevic, il n’y avait pas les bombardements soutenus de l’OTAN pendant trois mois. Ce n’est que devant l’échec de l’option militaire que les occidentaux, américains en tête, décidèrent de changer de stratégie. Ils se retournèrent alors vers l’intérieur pour imploser le régime. C’est là que le mouvement Otpor entra en jeu.

Ce modèle de résistance non-violente s’est répandu dans la région post-communiste et au-delà dans le monde arabe. La diffusion transnationale des idées et l’adoption de stratégies de résistance et au pire de désobéissance civile, sont une « arme » de choix avec un impact important sur l’issue des révolutions. Le mouvement s’est distingué par son symbole (le poing fermé) qui apparaissait sur les autocollants, les badges, les t-shirts et d’autres objets couramment associés à une campagne de marketing. Les membres d’Otpor n’en se cachent pas. Ils sont tous issus de la pépinière de Gene Sharp, le machiavel de la non-violence ou le Clausewitz de la guerre non violente. Sharp, est le fondateur de l’Albert Einstein Institute, considéré comme le spécialiste des coups d’État pacifiques. Politologue de formation, il est connu pour avoir théorisé la lutte non violente.

En analysant les différents soulèvements pacifistes dans le monde, il a mis au point des techniques pour renverser des dictatures en s’attaquant à leurs points faibles.

Dès le départ, le mouvement algérien a décidé de rejeter la violence et d’adopter le slogan phare de Silmiyya d’origine yéménite. En effet, le Yémen est l’un des pays les plus lourdement armés en termes de détention individuelle d’armes à feu, avec des estimations allant jusqu’à trois armes par personne. Des milliers de yéménites sont descendus dans les rues, e, 2007 en laissant chez eux leurs armes et ont, en grande partie, respecté une discipline stricte non violente. Lors d’une manifestation dans la région tribale d’al-Bayda, des hommes ont apporté des armes à feu et les ont aussitôt jetées par terre en scandant « silmiyya! » (« Pacifiquement! ») devenu un chant commun qu’avaient ânonné les manifestations des jours durant. De même, pour le mot hirak el Djanoub traduit par Résistance du Sud fait penser aux séparatistes yéménites imités par les marocains du Rif en 2016 pour qualifier leur Hirak-Anhezzi.

L’utilisation de méthodes non-violentes était avantageuse en Algérie sur plusieurs plans. Premièrement, une action non-violente pourrait vérifier les capacités militaires et policières de l’État et sa tentation de les utiliser. Deuxièmement, l’engagement du mouvement en faveur de la non-violence a eu un impact positif sur la campagne d’adhésion à la révolution, dans la mesure où il a attiré un plus grand nombre de citoyens encore traumatisés par la fracture de la décennie noire. Enfin, le recours à la non-violence a renforcé la légitimité du mouvement du 22 février aux yeux de la communauté internationale.

Sharp croyait fermement au pouvoir des petites gens, ordinaires et pacifistes, de se libérer des dictateurs en résistant face à la peur et à la violence. Son idée phare est que les dictateurs ne pourraient pas gouverner si les masses refusaient de les soutenir.

Dans son livre De la dictature à la démocratie (1993), traduit en 26 langues, Sharp avait indiqué la marche à suivre avec réalisme face aux dictatures, en mettant en garde contre les dangers de la négociation. En 198 méthodes, il explique comment procéder à une action non violente avec une planification stratégique menant à la désintégration de la dictature  » en fonction du niveau de risque, de préparation et de forces associées. Lorsqu’on lit attentivement quelques unes de ses recommandations, on se croirait à Alger ou à Oran : -L’obtention du soutien d’une large frange de la population et même des membres du gouvernement (chez nous, les magistrats) ; – Le non recours à la violence qui risquerait d’aliéner les gens ordinaires et la communauté internationale, – Adopter des tactiques opérationnelles pour surmonter sa peur face à la police ; – Créer des slogans courts et percutants dans une langue accessible à tous; – Préparer des grèves ou menacer d’une désobéissance civile ; – User de la dérision pour discréditer le pouvoir, (genre : A la prison, on vous ramène du Yaourt) ; – Organiser des réunions en plein air (place d’armes à Oran) ; – Offrir des fleurs aux agents de l’ordre, leur offrir aussi du café ; – Nettoyage des rues après chaque manifestation…

Cette stratégie à été appliquée avec succès en Serbie contre le  » boucher des balkans « , Slobodan Milosevic. A la seule différence, qu’en 2000, Otpor était publiquement soutenu par l’ambassadeur américain en poste ; Richard Miles et d’autres institutions exportatrices de démocratie.

Les institutions du soft power impérial exportatrices de démocratie

Dans son discours à Ouargla le 04 septembre 2019, le général Ahmed Gaïd Salah estime que l’Algérie a assez de potentialités historiques pour constituer un modèle pour les autres. Reprochant à une partie de l’opposition de s’être inspirée de certains pays étrangers de la région dans la gestion des crises, il considère qu’ils ont omis sciemment que l’Algérie avec son illustre histoire, son vaillant peuple et ses positions leaders et immuables est l’exemple à suivre et non pas le contraire.

En fait ces pays étrangers, sont connus pour avoir été soutenus par des institutions désignées dans le discours algérien par le mot officine, qui dans la bouche des autorités, rime avec interventionnisme, déstabilisation, ingérence, sionisme, complot…

La singularité du mouvement populaire algérien par rapport à d’autres, dans le monde, est qu’il n’a bénéficié d’aucune aide financière étrangère comme Otpor par exemple qui a reçu de l’argent occidental. Certains des militants de ce mouvement ont même participé des ateliers de l’International Republican Institute (IRI). En Egypte, Israa Abdel Fattah, la cofondatrice du Mouvement du 6 Avril, ne s’en cache pas, elle a été financée par des organismes américains, à l’image de l’USAID, connu comme, antenne de la CIA, le National Endowment for Democracy (NED), CANVAS, le National Democratic Institute et l’International Republican Institute. Ahmed Maher, un autre leader du  » mouvement du 6 avril « , a été lui aussi financé par la Freedom House.

Slim Ammamou, en Tunisie, (nommé secrétaire d’Etat à la jeunesse sous le gouvernement de Ghennouchi), le jordanien Oraib Al-Rawtani, la yéménite Tawkel Karmen et tant d’autres ont trouvé chez les occidentaux l’aide nécessaire. Si pour le moment le mouvement du 22 novembre n’a pas reçu un seul dollar, des organismes algériens ont bénéficié par le passé de subventions de la NED comme la LADDH en 2002, 2004 et 2005, le SNAPAP qui entretient des relations soutenues avec Solidarity Center, un des quatre satellites de la NED. Aujourd’hui, le NDI ne fait plus peur aux autorités algériennes. Il est bien chez nous depuis 1997 avec un bureau dirigé depuis 2002 par Mme Julie Page Denham. Il a organisé deux universités d’été en 2004 et 2005 (« Femmes leaders – Tous gagnants ») et envoyé des femmes à Kuweit. Depuis, le NDI s’est attelé à renforcer ses relations avec quelques partis.

L’on sait que les autorités algériennes étaient très fébriles à la présence de cette ONG dans le territoire. En février 2018 un restaurant d’Alger a été mis sous scellés par arrêté du wali délégué de Sidi M’Hamed, pour avoir abrité une réunion entre des membres de l’NDI et des algériens. Pourtant, l’ONG active en toute légalité et transparence. En Tunisie le NDI agit aussi à visage découvert. Depuis le soulèvement de 2011, lorsque les tunisiens ont exigé l’intégrité des élections en tant que mesure de réforme visant à lutter contre une longue histoire de corruption et de manque de transparence, ils ont déployé des dizaines de milliers d’observateurs-citoyens pour superviser les élections. Cela n’a été possible que grâce à l’apport du NDI.

Quid du complot !

Cela fait 57 ans que les dirigeants algériens agitent le spectre de la main étrangère pour discréditer l’opposition. Même l’affaire des 701 kilogrammes est pour Saïdani une histoire montée de toutes pièces contre l’institution militaire depuis l’étranger avec des complicités internes, dans le but de salaire l’armée. En 2014 pendant la campagne du 4e mandat comme en 2019, les pentes du régime ont toujours tenté de manipuler le peuple encore traumatisé par la brutalité de la décennie noire. Le système propagandiste a manillé  » la menace étrangère  » jusqu’à l’usure en s’appuyant sur ce qu’est advenu de la Tunisie, de la Libye, de l’Irak, du Liban, du Yémen ou de la Syrie. Une véritable paranoïa fabriquée de toutes pièces qui permet de gouverner par la peur.

La manipulation étrangère est un argument enfantin repris par des plumes qu’on croyait averties. Certains se basant sur la similitude du mode opérationnel qui rappelle les révolutions colorées, n’hésitent pas une seconde à voir dans le mouvement populaire algérien l’œuvre des think tanks de la CIA et d’autres officines du soft power impérial.

Dans un geste provocateur pour des millions d’algériens, un verre de rouge à la main, le jésuite Sami El-Deeb Abu Sahlieh apparaît dans une vidéo, évoquant une mu’amara (complot) contre l’Algérie. Il lisait en fait un texte d’un laborantin du chiisme politique, l’iranien Mohammed Sadeg Al-Hosseini. Il s’agit disait-il d’officines installées au Maroc (Rabat, Er-Rachidia, Oujda) animées par des éléments de la C.I.A., le Mossad, les services de renseignement marocain et quelques éléments algériens. Cette information qui fait partie de la manipulation psychologique a immédiatement fait réagir le ministre marocain des affaires étrangères, M. Bourretta qui déclara promptement que le Maroc ne s’ingère pas dans les affaires internes de l’Algérie, et qu’il n’existe aucune officine activant depuis son pays. Le site électronique d’ « Algeriepatriotique » accuse les services secrets marocains et français d’avoir fomenté le soulèvement populaire du 22 février !

Les autoproclamés stratèges en géopolitique se perdent en conjonctures. A défaut de données fiables et de sources crédibles, ils en sont réduits aux conjectures. L’on ne sait plus, si l’Occident nous veut du mal ou du bien, s’il nous veut un Etat stable ou un Etat démembré, une démocratie ou une dictature ? Tout compte fait, nous partageons l’avis de Marwan el Andaloussi, pour qui  » La main étrangère est le soutien le plus actif à la dictature militaro-policière qui règne sans partage depuis vingt-sept ans. Le lieu de prédilection de cette main étrangère est bien la poche dispendieuse du pouvoir. « .

La première question qui nous vient à l’esprit est de savoir si le peuple algérien et sa jeunesse sont-ils à ce point manipulables et leurs sorties dans les rues ne serait qu’une conséquence d’un travail de sape mené par des laboratoires étrangers ou fomentés par des réseaux internes liés à d’anciennes structures? Admettre ces inepties ramène à considérer la jeunesse algérienne dénuée de discernement, incapable politiquement de se prendre en charge et intellectuellement inapte à se projeter dans l’avenir avec des idéaux empreints de démocratie et de liberté. L’usage du mot hirak, ou l’adoption de la stratégie de non violence inspirée par Otpor et Canvas se signifient en rien le montage du mouvement du 22 févier dans un quelconque laboratoire.

La  » main étrangère « , tout le monde en parle, mais personne ne l’a vu. C’est comme les histoires d’el-Ghoula ou de Bouchkara, qu’on racontait jadis à nos enfants pour leur faire peur. Même les pseudos opposants s’y prête au jeu; l’islamiste Abderrazak Mokri semble convaincu que  » l’ingérence étrangère, par l’entremise de ses agents et de ses lobbies existe  » et que  » tout le monde sait qu’il y a des tentatives d’infiltration pour mettre le pays sous tutelle…

Que le pouvoir utilise le spectre de la main étrangère, peut être compréhensible lorsqu’il est en manque d’arguments, mais qu’un Saïd Sadi fasse de même, cela suscite l’étonnement :  » L’impasse actuelle disait-il est en effet compliquée par l’intrusion de puissances étrangères qui ne désespèrent pas de maintenir l’Algérie et, au-delà, toute la région nord-africaine, sous leur influence idéologique. Sans atteindre la même intensité, le pays est déjà dans le sillage du schéma libyen…  » !

Est-il judicieux, voire intelligent de convoquer aujourd’hui Gustave le Bon pour expliquer si la manifestation des foules contre le régime en ce 22 février 2019 était-elle été fabriquée ou spontanée ?

Un autre esprit averti, croit lui-aussi à la main de l’étranger. Il doute de la spontanéité du mouvement du 22 février. On sait, écrivait-il, que les stratégies des officines occidentales est de faire ou de défaire des Etats en s’appuyant sur tout un tas d’instruments. En fait, nous allons montrer insiste-t-il que le 22 février 2019 n’est pas une singularité. Si on devait faire l’archéologie de ce mouvement, en apparence spontané, il faut avoir en tête les études sur la psychologie des foules.

N’en déplaise aux nouveaux disciples d’Alger de Gustave le bon, les foules algériennes, lorsqu’elles sont sorties un 22 février 2019, elles avaient une opinion arrêtée sur 58 ans de déroute nationale, elles n’ont pas fonctionné à l’instinct ni à l’émotion. Elles n’avaient lu ni Le Bon, ni Gene Sharp, elles ont réagi suivant ce que leur a dicté la raison face à la dé-raison d’Etat. La psychologie des foules est loin d’expliquer le soulèvement de tout un peuple. L’image que donne Gustave le Bon à la crédulité des foules ne correspond pas à ce que nous constatons de visu chaque vendredi. Lorsque Le bon nous dit qu’il faut adopter une posture simpliste devant les foules pour pouvoir les manipuler et d’éviter les discours pompeux, érudits, ésotériques…, en 2019, à la Grande Poste, force est de constater que dans chaque pancarte, chaque banderole, chaque slogan, il y’a plus que de simples idées simples, et pas uniquement des mots d’ordre, mais tout un programme politique au sens noble du terme. A.O

1 Extrait d’un livre à paraître; Chronique d’une révolution inachevée.

رسميا عمار سعيداني يطلب الجنسية الفرنسية بالأدلة 

algerie24


حسب مصادر رفيعة قالت بان عمار سعيداني الأمين العام لحزب جبهة التحرير الوطني متواجد في فرنسا ليس من اجل سياحة ، و لا حتى من اجل تسيير ممتلكاته عقارية في فرنسا ،و لا حتى من اجل تداوي ، و إنما تواجده في فرنسا من اجل حصول على جنسية فرنسية .

و الجدير بالذكر بان القانون الفرنسي الجديد يشترط على من يريد الحصول على الجنسية الفرنسية ان يكون له إقامة على اقل تقدير 05 سنوات ، و بما ان عمار سعيداني الأمين العام لحزب جبهة التحرير الوطني مسجل كمقيم في فرنسا بختم ‘شخصية محمية’يحمل رقم 9203214603 بالسجل الفرنسي للاجانب ، في قائمة « الأجانب المقيمين بفرنسا » . حيث أودع سعداني طلب الاقامة ببلدية « نانتير » الفرنسية بتاريخ 12/04/2011 ، و ملف طلبه يحمل رقم 9210000000 .

Voir l’article original

Toutes ces candidatures de ces opportunistes et arrivistes ce sont des adorateurs de la force et la considèrent comme la meilleure manière d’arriver au pouvoir. Ils méconnaissent aucunement le sens de la Nation et la révolution de la Nation.

En Algérie, le système de cooptation a généré des “créatures politiques” très “spécifiques”

La nation algérienne a réussi en son 31eme vendredi à encercler l’encerclement imposé à la capitale à la suite d’instructions dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas légaux et qu’ils sont contraires à la lettre, à l’esprit et au préambule de la Constitution. 

L’Algérie nouvelle s’est exprimée dans toutes les wilayas pour dire sa volonté de rompre définitivement avec le système de l’exclusion, de la violence et de la militarisation imposée à la suite du coup d’Etat contre le GPRA. 

Ce chemin de la militarisation a produit le modèle de cooptation des présidents par les clans et les réseaux. Il a imposé les présidents de Ben Bella à  Bouteflika. Et il continue à vouloir s’imposer le 12 décembre avec les politiciens de la cooptation en Algérie. 

Il faut dire que ces politiciens sont des créatures uniques en leur genre. Ils  nécessiteraient des recherches en psychologie et en anthropologie politiques. Les chercheurs pourraient découvrir des détails importants pour comprendre le processus de leur production et reproduction depuis 57 ans. 

De toutes les idéologies

Dans leur écrasante majorité, ce sont des gens qui sont arrivés à la politique après un passage par des appareils administratifs, beaucoup d’entre-eux adorent la nomination par décret et détestent l’idée de l’élection. On ne connaît pour la majorité d’entre eux aucun militantisme politique ou associatif, ils sont des spécialistes de la fraude électorale et c’est d’ailleurs leur plus grande compétence. 

Les politiciens de la cooptation parlent indifféremment le langage du nationalisme, du panarabisme, de l’islam, de la laïcité  et de la modernité. Ce qui les lie, leur dénominateur commun, est leur défense du modèle de la cooptation. Ils sont prêts à tout pour satisfaire ce qui détiennent la chambre des opérations de la fabrication des présidents, des ministres, des walis, des chefs de daïras et même des directeurs et doyens des facultés. 

Les politiciens de la cooptation acceptent toutes les missions qui leur sont confiées car ils n’admettent pas que la politique est une dynamique sociale. Et aussi parce que la plupart d’entre eux ne connaissent pas la société et la méprisent. Aussi, leur souci est d’oeuvrer à avoir l’opportunité d’être nommés par ceux qui détiennent le pouvoir de coopter les politiciens. Ils ont accepté d’être désignés au CNT (conseil national de transition – parlement désigné ) après l’arrêt du processus démocratique en janvier 92, décidé après le refus du choix des électeurs le 26 décembre 1991. 

Ils  se sont  alignés et s’alignent toujours derrière tout président que les décideurs cooptent au palais d’El Mouradia, à travers des élections formelles que le système de propagande médiatique qualifie de “fête électorale”. Et c’est une nouvelle fois ce qui veut être imposé le 12 décembre prochain. 

“Adorateurs de la force”

La révolution des Algériens entamée le 22 février veut enterrer le système de cooptation et rompre avec les politiciens nommés qui ne croient pas en la nation et en son intelligence; ils la considèrent comme “mineure” ne sachant pas, faire les “bons choix”. Ces politiciens continuent d’espérer que le modèle de la cooptation les impose à la nation dans un scrutin administratif en dépit d’un contexte marqué par les arrestations et les intimidations contre lequel la nation a exprimé, une nouvelle fois ce vendredi, son rejet. 

L’un de ceux-là a choisi de retirer les formulaires le jour même où un activiste a été jeté en prison. Le plus remarquable est que ce candidat qui rêve du palais d’El Mouradia n’a même pas eu le scrupule moral de tenir compte de la relation qui le liait à cet activiste emprisonné qui était, en 2004, parmi ceux qui le soutenaient contre Bouteflika. Un candidat qui ne respecte pas ceux qui l’ont soutenus et qui ne publie ni déclaration de sympathie, ni de condamnation contre son arrestation pourra-t-il respecter le peuple s’il est imposé comme président de la République?

Les politiciens de la cooptation ne connaissent pas la morale politique et ne comprennent pas ce qu’est la citoyenneté ou l’Etat de droit. Ils ne connaissent pas la politique, ni la force de la politique, car ils sont des adorateurs de la force et la  considèrent comme la meilleure manière d’arriver au pouvoir. Ils méconnaissent le sens de la Nation et la révolution de la Nation. 

Ces créatures politiques finiront pas disparaître d’une nation décidée de faire la rupture, et sans retour, avec le système de cooptation qui a produit de la médiocrité, de la corruption et de l’oppression.  Que vive la nation des citoyens en marche sur la voie de la libération et l’émancipation pour construire la société et l’État des institutions.

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck : « Les Algériens sont descendus dans la rue le 22 février parce qu’ils en avaient assez du système »

Algérie Résistance

Dr. Dalia Ghanem picture by Juan Luis Rod

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck (photo: Juan Luis Rod)

English version here

Por traducir, haga clic derecho sobre el texto

Per tradurre, cliccate a destra sul testo

Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text

Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести

Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο

Mohsen Abdelmoumen : Vous avez travaillé les questions liées au terrorisme, y compris dans le terrain. D’après vous, peut-on combattre le terrorisme sans combattre l’idéologie qui le génère ?

Dr. Dalia Ghanem-Yazbeck : C’est compliqué de le faire parce que les bombes et les armes ne combattent pas les idées. Tant que l’idée est là et qu’elle n’est pas combattue et contrée, il sera difficile de se débarrasser du terrorisme. Les gouvernements doivent mieux élaborer des récits alternatifs aux idéologies extrémistes, à la fois hors ligne et en ligne. Nous devons donner aux jeunes hommes et aux jeunes femmes de meilleurs outils pour pouvoir…

Voir l’article original 1 769 mots de plus

Pourquoi le Japon n’a-t-il pas attaqué l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale?

Pourquoi le Japon n’a-t-il pas attaqué l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale?

HISTOIRE07 SEPT 2019OLEG EGOROV

Khomenko, Troshkin/SputnikMoscou aurait dû faire face à d’énormes difficultés si Tokyo avait lancé une attaque et ouvert un front à l’Est en 1941. Toutefois, après une défaite militaire cinglante en 1939, le Japon a décidé de ne plus chercher querelle à l’Armée rouge.

« Chaque jour était identique : les Japonais attaquaient à l’aube et ne s’arrêtaient que lorsqu’il faisait nuit, se souvient Ivan Karpenko, qui commandait une escouade de mitrailleurs pendant la bataille de Khalkhyn Gol entre l’URSS et le Japon. Je ne me souviens pas que nous ayons capturé des prisonniers. Nous ne les prenions pas. Mais chaque jour, pendant une heure, nous les laissions récupérer leurs morts, ce qu’ils faisaient ». 

La bataille de Khalkhyn Gol était étrange. D’un côté, pendant cinq mois (mai à septembre 1939), des combats féroces impliquant des chars et des forces aériennes ont fait des milliers de victimes en Extrême-Orient. D’un autre côté, aucun des deux pays n’avait officiellement déclaré la guerre à l’autre et aucun ne se battait pour sa propre terre.

Néanmoins, cet étrange conflit a été crucial et a profondément marqué le cours de la Seconde Guerre mondiale, persuadant le Japon de ne pas attaquer l’URSS depuis l’Est en 1941. C’est également à Khalkhyn Gol que Gueorgui Joukov, l’homme qui allait diriger l’Armée rouge lors de la victoire sur les Allemands, a pour la première fois été acclamé comme un chef militaire brillant.

Expansion japonaise

Domaine public

En 1939, les Japonais ont étendu leur empire et leur sphère d’influence beaucoup plus loin que leurs îles d’origine. Ils ont occupé la Corée et ont établi le Mandchoukouol’État fantoche dans le nord de la Chine (Mandchourie). Cela signifiait que le Japon était à deux doigts d’un conflit direct avec l’URSS et son allié, la Mongolie communiste. De plus, en 1936, le Japon a pris le parti de l’Allemagne nazie en signant le pacte anti-Komintern, qui était ouvertement dirigé contre l’URSS. Les relations soviéto-japonaises allaient de mal en pis.

>>> Comment un lieutenant de la Marine soviétique a capturé à lui seul 5.000 soldats japonais

En 1938, les deux pays se sont affrontés pour la première fois sur un champ de bataille découvert, près du lac Khasan, à la frontière entre l’Union soviétique et la Mandchourie. L’URSS a gagné. Un an plus tard, l’armée du Kwantung tentait une nouvelle fois d’attaquer la Mongolie.

Malentendu ou provocation?

Valery Sukhodolskiy/Sputnik

Khalkhyn Gol est un fleuve mongol qui, selon les Japonais, aurait dû servir de frontière entre la Mongolie et le Mandchoukouo, tandis que la Mongolie (et son puissant allié, l’URSS) insistait sur le fait que la frontière se trouvait plusieurs kilomètres à l’est du fleuve.

« En 1938, les Japonais ont envoyé un officier dans la zone litigieuse qui a déclaré (…) que la frontière passait par le Khalkhyn Gol », a déclaré l’historien japonais Koto Kasakhara à Lenta.ru, ajoutant que l’incident dans son ensemble aurait pu être un énorme malentendu.

De leur côté, les historiens soviétiques et russes sont convaincus que le conflit n’a rien à voir avec la cartographie et que le « malentendu » n’était qu’un prétexte à une expansion plus poussée du Japon.

« Tokyo était irrité que l’URSS aide la Chine [qui se battait contre le Japon]. Ainsi, il a décidé de lancer une provocation contre l’URSS afin de montrer sa puissance et de pousser le pays à cesser d’aider la Chine », lit-on dans l’Histoire des relations internationales (édité par Anatoly Torkounov, recteur de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou).

Bataille au milieu de nulle part

Troshkin/Sputnik

Les soldats japonais, agissant de concert avec l’armée de Mandchourie, ont avancé sur le territoire contrôlé par la Mongolie en mai 1939, ne rencontrant presque aucune résistance. Les Mongols et, plus important encore, les Soviétiques avaient besoin de temps pour concentrer leurs forces et riposter. L’endroit où les deux puissances s’affronteraient était très éloigné des bases militaires soviétiques. Il y a eu donc au départ des problèmes de logistique et de transport.

>>> Comment Staline a tenté de mettre la main sur une partie de l’Iran

La bataille n’a pas été un énorme succès pour le 57e corps d’armée de l’URSS déployé en Mongolie ; lorsque le conflit a éclaté (mai-juin), les combattants de l’armée de l’air japonaise dominaient le ciel et les forces soviétiques étaient mal organisées pour repousser ces attaques.

Domaine public

« Khalkhyn Gol a souligné de nombreuses faiblesses de l’Armée rouge. Les soldats n’étaient pas préparés à la bataille : ils n’avaient pas d’expérience du combat rapproché et il était donc facile de les disperser », explique l’historien Valeri Vartanov. Les Soviétiques ont également eu du mal à coordonner leurs mouvements : les décisions étaient prises à Moscou, située à 6 000 km plus à l’ouest.

Joukov entre en scène

Domaine public

Pour changer la donne, Joseph Staline a nommé les bons hommes : le général Grigori Stern, qui a mis en place toute l’infrastructure nécessaire pour livrer approvisionnements et les renforts jusqu’aux lignes de front (nécessitant que 4 000 véhicules parcourent 800 kilomètres jusqu’aux bases soviétiques les plus proches) ; le commandant des forces aériennes soviétiques, Yakov Smouchkevitch, qui, avec l’aide de pilotes expérimentés, a rapidement appris à ceux du 57e corps d’armée comment combattre les Japonais dans les airs ; et le général Gueorgui Joukov, qui a pris le commandement.

Même après être devenu un héros national suite à la victoire sur les nazis, Joukov se souvenait de l’importance de Khalkhyn Gol : « J’aime toujours cette opération ».

Troshkin/Sputnik

>>> Comment Nicolas II a survécu à l’attaque d’un fanatique japonais

Son approche était risquée et controversée. Par exemple, lorsque les Japonais ont traversé la rivière le 2 juillet et que les Soviétiques risquaient d’être encerclés, Joukov a ordonné une attaque rapide de la 11e brigade de chars, sans aucun renfort. Bien que 70% des chars soviétiques aient été détruits, ils ont rempli leur tâche en repoussant l’ennemi de l’autre côté de la rivière. En août, les Soviétiques ont lancé une contre-offensive.

Selon l’historien militaire Alexander Chichov, 57 000 soldats soviétiques et 75 000 Japonais étaient impliqués dans la bataille. Les combats ont été acharnés et sans merci – les Japonais se sont bravement battus et ne se sont jamais rendus, préférant se suicider. Mais la tactique de Joukov, ainsi que la suprématie de leurs chars et de leurs avions, ont aidé les Soviétiques à triompher. Le 4 septembre, la 6e armée japonaise était complètement défaite et a été forcée de retourner à la frontière d’origine.

Conséquences

Le 15 septembre 1939, l’URSS et le Japon ont signé un accord d’armistice. La prochaine fois que ces pays se combattraient n’arriverait qu’en 1945, après la défaite de l’Allemagne. Il est intéressant de noter que le Japon n’a jamais tenté d’attaquer l’URSS, même dans les moments les plus difficiles de la Seconde Guerre mondiale.

« Les événements de Khalkhyn Gol ont créé une épée de samouraï bien affûtée suspendue au-dessus de nos têtes, mais qui ne nous est jamais tombée sur la tête », explique Valeri Vartanov. La défaite en Mongolie a choqué le gouvernement japonais, qui a décidé de trouver des cibles plus faciles à conquérir : en Indochine et dans l’océan Pacifique. Dans cette région, ils ont finalement fait face à une autre superpuissance – les États-Unis – et ont été à nouveau vaincus. Mais c’est une toute autre histoire…

Autobus scolaire du sud-ouest de l’Ontario


Chef d’autobus scolaire du sud-ouest de l’Ontario applaudit les bonus pour garder les pilotes

Partage Social

Le gouvernement provincial verse des primes de 1 000 $ aux conducteurs qui restent au travail

News ·Publié: 03 septembre 2019

Les entreprises de transport scolaire reçoivent un coup de main de la province pour retenir les chauffeurs et lutter contre la pénurie en Ontario. 

Les conducteurs d’autobus scolaires étaient de retour sur les routes ontariennes mardi avec le potentiel de gagner un bonus de 1 000 $ s’ils restaient au travail pendant toute l’année scolaire.

Les conducteurs sont de plus en plus difficiles à recruter et à fidéliser, selon Maureen Cosyn-Heath, directrice générale des services de transport scolaire du sud-ouest de l’Ontario. 

Il s’agit du groupe de coordination qui exploite 1 100 itinéraires dans la région et qui transporte chaque jour environ 50 000 élèves de l’école à l’école. 

La rétention est un problème dans toute la province, ce qui a incité le gouvernement à prolonger son programme pilote pour cette année scolaire.

« Les conducteurs d’autobus scolaires admissibles pourraient recevoir jusqu’à deux primes de rétention distinctes pouvant aller jusqu’à 1 000 $ (taxes applicables en sus) chacune », lit-on dans un nouveau communiqué publié par la province. 

Pour être éligible, le conducteur d’autobus scolaire devrait avoir un emploi continu entre septembre et décembre 2019 et entre janvier et juin 2020. 

Un autobus scolaire à London, en Ontario. (Dave Chidley)

« Je pense que le programme de fidélisation des chauffeurs est un atout formidable pour les chauffeurs. Il leur donne directement l’argent et constitue un excellent moyen de les récompenser pour le travail bien fait », a déclaré Cosyn-Heath. 

Elle explique que l’une des raisons pour lesquelles la rétention est devenue un problème ces dernières années est que les conducteurs ont tendance à être plus âgés ou à la retraite. 

« Alors que notre population vieillit, certaines de ces personnes choisissent de quitter définitivement le marché du travail. Et nous ne voyons pas l’afflux de jeunes gens qui le considèrent comme un excellent travail supplémentaire pour aider à augmenter le travail à temps partiel ou autre. » le revenu. »

Emploi gratifiant

L’année dernière, à cette date, les conducteurs étaient en négociations contractuelles, au bord d’un conflit de travail au début de l’année scolaire.

Cosyn-Heath a résolu de dire que conduire un autobus scolaire pouvait être extrêmement gratifiant.

« Savoir que vous êtes la première personne qu’ils voient en connexion avec le système scolaire et la dernière qu’ils verraient serait la raison pour laquelle je recommanderais aux gens de s’en charger. »

Elle a admis que certains enfants peuvent être difficiles, mais elle ne considère pas cela comme un moyen de dissuasion. 

« La plupart des gens qui sont attirés par le métier de chauffeur d’autobus scolaire comprennent que l’interaction avec les enfants présente toujours des défis », a-t-elle déclaré. « Les chauffeurs peuvent vraiment être à la hauteur parce qu’ils y voient une opportunité de contribuer à leur communauté. »

Cela peut également bien fonctionner pour les personnes qui ont des heures inhabituelles ou des emplois à temps partiel. 

Première année scolaire

Les autobus scolaires ont pris la route mardi matin et, malgré les retards et les faux pas, M. Cosyn-Heath a déclaré que c’était typique le premier jour. 

« A ce stade, tout le monde s’est rendu à l’école ce matin en toute sécurité », a-t-elle déclaré. « Nous avons juste besoin de le faire 187 fois avant la fin de l’année scolaire. »