L’ex-président égyptien Mohamed Morsi meurt après un malaise au tribunal

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi meurt après un malaise au tribunal

Celui qui est devenu en 2012 le premier président librement élu de l’histoire de l’Egypte était en prison depuis six ans.

Mohamed Morsi en 2015.
Mohamed Morsi en 2015. Amr Dalsh / REUTERS

L’ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort après avoir été victime d’un malaise pendant une comparution au tribunal, rapporte, lundi 17 juin, la télévision d’Etat. Selon des sources sécuritaire et judiciaire, M. Morsi, en détention depuis 2013, a parlé devant le tribunal avant de s’effondrer. Il a été emmené à l’hôpital, où il est mort, à l’âge de 67 ans.

Issu du mouvement islamiste des Frères musulmans, Mohamed Morsi était devenu, en 2012, le premier président civil librement élu de l’histoire de l’Egypte, un an après la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak.

Procès de masse

Un an plus tard, il avait lui-même été renversé par l’ex-chef de l’armée, Abdel Fattah Al-Sissi, devenu président et qui dirige aujourd’hui le pays d’une main de fer. A la suite de la destitution de Mohamed Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés. Des centaines de ses partisans ont été condamnés à mort dans des procès de masse parfois expédiés en quelques minutes.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  L’armée égyptienne, soutenue par la rue, dépose le président Mohamed Morsi

Mohamed Morsi purgeait plusieurs peines de prison, dont une de vingt ans pour avoir ordonné le meurtre de manifestants en 2012 et une à la perpétuité pour espionnage au profit du Qatar, avec lequel il aurait partagé des documents confidentiels.

Il comparaissait lundi dans une autre affaire d’espionnage en raison de contacts jugés suspects avec le Hamas palestinien. Le Qatar héberge le guide spirituel des Frères musulmans et le Hamas est une émanation de la confrérie.

Le chef d’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, qui était l’un des principaux soutiens de M. Morsi, a rendu hommage lundi à celui qu’il considère comme un « martyr » : « Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa miséricorde », a-t-il déclaré. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a quant à lui exprimé « sa profonde tristesse ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  En Egypte, Sissi pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2030

Considéré comme une marionnette

Mohamed Morsi en 2014.
Mohamed Morsi en 2014. Tarek el-Gabbas / AP

Issu d’une famille d’agriculteurs, Mohamed Morsi s’était affiché lors de la présidentielle de 2012 comme le garant des idéaux démocratiques de la révolte de 2011 déclenchée par la jeunesse libérale et laïque, mais à laquelle les Frères s’étaient ralliés, par opportunisme, selon leurs détracteurs. Il avait été surnommé « la roue de secours », remplaçant de dernière minute du premier choix des Frères musulmans, l’homme d’affaires Khairat Al-Chater, inéligible, mais avait remporté le scrutin, de justesse, face à un cacique du régime de Hosni Moubarak.

Les manières simples et l’air affable de M. Morsi, marié et père de cinq enfants, avaient contribué à un certain état de grâce durant ses premiers mois de présidence. Puis il s’est rapidement attiré les foudres d’une grande partie de la population qui l’accusait d’être une « marionnette » aux mains des Frères, en les aidant à accaparer tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité ou de relancer une économie à genoux.

Dans un pays sous la férule de l’armée depuis des décennies, les pro-Morsi soulignent qu’il a tenté d’évincer les militaires des principaux rouages de l’Etat, ce qui a causé sa perte. Les crises se sont succédé, et un an après son élection, le 30 juin 2013, des millions d’Egyptiens sont descendus dans la rue pour réclamer son départ.

Ses détracteurs retiennent ses discours interminables souvent inintelligibles et ses maladresses et gaffes protocolaires lors des rencontres avec des chefs d’Etat. Depuis sa destitution par l’armée, Mohammed Morsi a été condamné à un total de quarante-cinq ans de prison dans deux affaires – incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar.

Dr. Nacer Djabi : « Ce moment générationnel marquera la différence entre l’Algérie d’avant et d’après le 22 février 2019 »

Algérie Résistance

Nacer Djabi

Dr. Nacer Djabi. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Quel est le regard du Sociologue que vous êtes sur les évènements récents qu’a connus l’Algérie ?  D’après vous, les manifestations qui se déroulent tous les vendredis depuis le 22 février n’ont-elles pas changé l’histoire de l’Algérie ?

Dr. Nacer Djabi : Ce qui se passe en Algérie depuis le 22 février est unique et n’a jamais eu lieu auparavant, pas même dans d’autres pays arabes, par exemple au cours du printemps arabe en 2011-2012, en prenant en compte le haut niveau de  mobilisation et son caractère national, ce qui inclut dans le cas de l’Algérie, des manifestations populaires par millions dans plus…

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Ces enfants des dirigeants Algeriens qui réussissent dans les affaires surtout à l’étranger on commence par qui …Ceux du pouvoir ou ceux de l’opposition….

Ces enfants des dirigeants qui réussissent dans les affaires

En Algérie, l’argent et le pouvoir entretiennent des liaisons dangereuses, très dangereuses. De nombreux hauts responsables, actuellement en poste ou « retraités », ont des enfants qui font florès dans le monde du business. Certains sont milliardaires et d’autres ont investi des sommes faramineuses à l’étranger. La plupart d’entre-eux activent dans le secteur très opaque de l’import. Quelques-uns ont des projets industriels. Mais tous ont un point commun : ils ont grandi avec les privilèges des fonctions de leurs pères. Algérie-Focus vous dévoile, pour la première fois, une liste exhaustive de certains de ces rejetons de hauts responsables qui amassent des fortunes grâce à leurs activités économiques. 

 – Le fils du colonel Benaissa, Yacine Benaissa, ainsi que le fils du général major Mohamed Zenakhri, l’ancien secrétaire général  du ministère de la Défense Nationale, mènent la belle vie grâce à leurs affaires dans le secteur de l’agroalimentaire. Selon nos sources, après avoir réussi dans l’importation des produits alimentaires, ces deux « hommes d’affaires » ont créé une filiale au Maroc.

– Sidi Ali Médiene est le fils du célèbre général Toufik. Il a développé une entreprise florissante dans les prestations de services informatiques. Il a également monté un business dans l’importation des équipements informatiques.

– Amine Ouyahia, le fils de l’indéboulonnable Ahmed Ouyahia, chef de cabinet de la Présidence de la République, s’est enrichi dans le secteur de l’informatique où il distribue à titre exclusif de nombreux logiciels pour la sécurité des réseaux et des équipements high-tech avec sa boite OTEK qui exporte ses services jusqu’au Moyen-Orient.

– Farès Sellal, le fils de l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal, faisait des affaires dans le secteur automobile où il était notamment responsable de la marque Mazda. Aujourd’hui, il se fait nettement plus discret et selon nos sources, il aurait investi dans le secteur de la santé, plus précisément dans une clinique d’hémodialyse.

– Amal Alleb, Lamari de son nom de jeune fille, fille du célèbre général-major du DRS, Smaïl Lamari, l’un des officiers les plus influents des services secrets algériens de son vivant, dirige une affaire très juteuse dans le secteur de l’industrie pharmaceutique grâce à son entreprise Pharmalliance.

– Lamine Boustila, le fils du général-major Ahmed Boustila, patron pendant des années de la Gendarmerie nationale, jouit d’une fortune considérable grâce à de nombreuses activités menées conjointement avec ses frères, dans plusieurs secteurs : import, médicaments, ports secs, etc. Son affaire la plus récente concerne l’importation des batteries pour véhicules.

– Lotfi Nezzar, fils du général Khaled Nezzar, le plus célèbre et le plus controversé des générauxdes années 90, a percé dans le secteur des télécommunications avec son entreprise SLC qui commercialise notamment des solutions d’accès Internet pour professionnel.

– Karim Zeroual, le fils de l’ancien Président de la République, Liamine Zeroual, mène, quant à lui, des activités très lucratives dans le secteur de l’importation du bois.

– Le fils de Djamel Ould Abbès, ancien ministre de la Solidarité Nationale, et un des thuriféraires les plus zélés d’Abdelaziz Bouteflika, possède une limonaderie.

– Wahid Benflis, le fils d’Ali Benflis, ancien Chef du Gouvernement et candidat aux élections présidentielles de 2004 et 2014, active dans le domaine du consulting où il propose ses services pour l’accompagnement des entreprises étrangères en Algérie.

– Les enfants du général Mohamed Betchine, l’un des généraux les plus connus de la hiérarchie militaire des années 90, possèdent et gèrent une usine de faïence et une briqueterie à Ain Smara, dans la région de Constantine.

– Le fils du Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, s’occupe d’une entreprise de réalisation en bâtiment. Il a récemment décroché de considérables marchés à Alger et un peu partout dans le pays.

– Amine et Mouloud Melzi, les enfants du puissant directeur de la résidence d’Etat du Sahel au Club des Pins, sont devenus milliardaires grâce à leurs affaires dans plusieurs secteurs. Vitajus, une entreprise de fabrication de boissons, une autre de maintenance des ascenseurs, une entreprise d’installation de parcmètres, une société de distribution de café, une autre de commercialisation de matériel et équipement pour hôtellerie, des propriétés immobilières, etc. La famille Melzi possède un véritable empire.

– Les enfants du général et ancien inspecteur général des armées, Mohamed Atailia, ont bâti d’authentiques fortunes dans l’importation de liqueurs et boissons alcoolisées ainsi que la brasserie. En 2007, l’Etat leur a cédé la brasserie de Réghaï. Une opération de privatisation qui s’est soldée par un échec retentissant. 

– Le fils de l’ex-président Chadli Bendjedid, Tewfik Bendjedid, fut longtemps l’un des hommes les plus riches d’Algérie. Ses affaires dans divers secteurs lui ont permis d’amasser une fortune colossale, si colossale qu’il a été contraint de recourir aux services du fameux cabinet panaméen Mossack Fonseca pour cacher son argent dans les banques de ce paradis fiscal qu’est le Panama. 

– Le fils de Saïda Benhabilès, ancienne ministre de la Solidarité Nationale et actuellement présidente du Croissant Rouge Algérien, est dans le domaine de la promotion immobilière. Il développe en ce moment un projet ambitieux à Souidania, dans la banlieue ouest d’Alger.

 – Le fils de Mostefa Benmansour, l’ancien ministre de l’Intérieur en 1995, est un important promoteur immobilier qui dirige de nombreux chantiers à Alger notamment à El-Mouradia avec les enfants d’Ali Kafi, l’ancien président du Haut Comité d’État

–  Marhoun Rougab, fils de ex-secrétaire particulier du président Bouteflika, Mohamed Rougab, il dirige Allégorie, l’une des agences de communication les plus influentes en Algérie qui gère de nombreux clients prestigieux comme Djezzy. Elle a collaboré une seule fois avec le ministère de la Communication, mais sans « tirer le moindre bénéfice financier », nous confie un des cadres de cette agence.

– Mehdi Ouali, fils du ministre des Ressources en eau et de l’environnement, Abdelkader Ouali, détient un important magasin de vente de meubles à Chéraga Alger où il fait des affaires très florissantes.

Historique BENFLIS 1999 2009 2014 2019

Ali Benflis

En se présentant contre Bouteflika, dont il fut le plus proche collaborateur, l’ex-Premier ministre algérien prenais un gros risque.

Ali Benflis, , est têtu. Sûrement à cause de ses origines chaouies. Les Berbères des Aurès, où il est né (à Batna), ont la réputation d’avoir un caractère bien trempé. Contre toute attente, il a décidé de s’opposer à Bouteflika et de briguer la présidence algérienne en avril prochain….En 2014 
Ancien directeur de campagne du candidat « Boutef » en 1999, devenu son Premier ministre en août 2000, il a été son plus proche collaborateur. L’alliance entre le patron de la diplomatie algérienne sous Boumedienne et l’avocat fondateur de la Ligue algérienne des droits de l’homme symbolisait la rencontre de deux générations de militants nationalistes. Et annonçait un passage de témoin en douceur. Jusqu’au mois de mai 2003, où il a été démis de ses fonctions et remplacé par Ahmed Ouyahia. Depuis, c’est la guerre ouverte. Actuel secrétaire général d’un Front de libération nationale (FLN) miné de l’intérieur par les partisans du chef de l’État, il jure qu’il ira au bout de son combat, quoi qu’il lui en coûte. « Le projet que je défends, c’est l’avenir, la jeunesse qui représente 80 % de la population. C’est l’ouverture sur le monde, la réforme de l’école, les vraies réformes de l’économie, la démocratie et les droits de l’homme, le multipartisme et la liberté de la presse », explique-t-il. 
Il prône ainsi la fin du système du zaïm (« chef omnipotent » ou « guide du peuple », en arabe), incarné, selon lui, par Bouteflika. « Son projet, poursuit-il, c’est : « Je suis tout : le président, le chef du gouvernement, le ministre, le wali, la douane, la police, le garde-champêtre. Je fais tout moi-même et tout seul, la séparation des pouvoirs n’existe pas ». » L’attaque est frontale. S’opposer à Bouteflika, c’est évidemment prendre un énorme risque : celui de disparaître, en cas d’échec, de la scène politique algérienne. Comme tant d’autres avant lui. « Dans son cas, ça passe ou ça casse », estime un diplomate en poste à Alger depuis une dizaine d’années. 
Benflis aurait pu choisir la facilité. Il etait encore « jeune ». Lorsqu’il était le dauphin présomptif du président, nombre d’observateurs croyaient en ses chances pour… 2009. À 65 ans, comme Bouteflika lorsqu’il accéda à la magistrature suprême, en 1999. Il aurait pu rester Premier ministre, jouir des avantages de la République et de sa position de numéro deux. Il a choisi l’opposition frontale, donc la difficulté. Il a troqué son somptueux bureau du Palais du gouvernement pour celui, bien plus modeste, qu’il occupe au siège du FLN, sur les hauteurs de Hydra, quartier huppé d’Alger. Les attaques ont succédé aux éloges, les critiques aux flatteries. 
2003 aura été son année. Reçu en janvier comme un chef d’État par les autorités françaises, reconduit triomphalement pour cinq ans au secrétariat général d’un FLN en pleine mutation en mars, limogé en mai et candidat déclaré à l’élection présidentielle en octobre, Benflis aura tout connu. Le zénith de sa carrière politique et, peut-être, son crépuscule. Mais il sait qu’il peut monter encore plus haut. Amateur de musique andalouse et classique, grand fan d’Oum Kalsoum, ce père de quatre enfants – deux filles (22 ans et 25 ans) et deux garçons (28 ans et 29 ans) – joue une partition délicate. La moindre fausse note pourrait lui coûter cher. Il est vrai que sa chute a été tant de fois annoncée… Le FLN était censé lui échapper sous les coups de boutoir des « redresseurs » emmenés par Abdelaziz Belkhadem, le ministre des Affaires étrangères. Ce n’est toujours pas le cas, même si l’ex-parti unique est déchiré par des luttes intestines d’un autre âge. Intimidations à coups de barres de fer et de dobermans, rumeurs sur les activités de son fils avocat et sur sa famille en général, interdiction rocambolesque de la tenue du Congrès extraordinaire au cours duquel il devait annoncer sa candidature, limogeage de ses ministres… Telles sont quelques-unes des épreuves qu’il a dû affronter. Un récent sondage de l’institut Immar (voir J.A.I. n° 2237) le place en deuxième position dans la course à la présidence, derrière Bouteflika. Mais plus de quinze points séparent les deux hommes (18,5 % pour Benflis, contre 34 % pour Bouteflika). Un écart qu’il sera difficile de combler. Mais, après tout, la véritable campagne n’a pas encore débuté. Ce devrait être pour début 2004… 
Plutôt respecté par la classe politique algérienne, Ali Benflis devra se distinguer de ses pairs. Une condition sine qua non pour être élu. Parce que, aujourd’hui, les Algériens manifestent une certaine défiance envers les politiques en général, et les représentants du pouvoir en particulier. Pouvoir qu’il a incarné entre 2000 et 2003. S’ils reconnaissent dans leur majorité que la lutte contre le terrorisme et l’amélioration de l’image de leur pays constituent de réels acquis, ils attendent toujours de l’État qu’il prenne en compte leurs préoccupations quotidiennes : vivre, se loger, travailler, se soigner, étudier… Las des promesses mille fois répétées et jamais tenues, ils ne sont pas prêts à se jeter dans les bras du premier venu. C’est là que réside le principal défi de Benflis en 2004 : convaincre qu’il incarne le renouveau, la modernité, bref, le futur. Quelles que soient ses qualités, réelles ou supposées, ce ne sera pas une mince affaire.En 2019 y a le probléme de l’age et d’autres affaires notamment le comportement de ces enfants,comme les enfants des dirigeants actuelle…..QUI VIVENT AVEC FASTES