La révolution pacifique est la seule transition efficace car le pouvoir algérien est comme un virus, il préfère évoluer dans les milieux malsains pour faire profit et cacher tout, il maîtrise parfaitement la politique de la violence c’est son climat préféré pour rester le plus longtemps au pouvoir.

QUE FAIRE MAINTENANT?

Dans l’histoire des révolutions internes toute victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée. Donc, dans notre cas la révolution pacifique est la seule transition efficace car le pouvoir algérien est comme un virus, il préfère évoluer dans les milieux malsains pour faire profit et cacher tout, il maîtrise parfaitement la politique de la violence c’est son climat préféré pour rester le plus longtemps au pouvoir.

Aujourd’hui, la nouvelle politique des oligarques consiste à privatiser les profits pour faire profiter la mafia au pouvoir et leurs ami(e)s et socialiser les pertes, la misère, les échecs, les souffrances, les difficultés et les sacrifices dans un esprit de vengeance envers, leur premier ennemi, à savoir le peuple.

Donc, s’indigner ne suffit plus, on doit se montrer déterminés à mettre un terme à la dictature et instaurer un Etat de droit pour nous, pour nos enfants et pour les générations à venir. Dans toutes les révolutions les événements, les slogans, les mots d’ordre, les discours et les chants structurent un langage nouveau, pour une politique différente, un langage révolutionnaire. A cet égard, pour donner un nouveau souffle au mouvement, une phrase connue, remonte à chaque étape cruciale à la surface, pour ramener les militants à la réflexion, c’est la fameuse question « que faire maintenant » ?

Aujourd’hui, le peuple algérien n’a personne en qui espérer, personne sur qui compter, hormis lui-même. En effet, personne ne délivrera l’algérien de la misère s’il ne casse pas les chaines de la dictature et se délivre lui-même. Les citoyens doivent créer un véritable rapport de force et l’utiliser pour que toutes les chaînes tombent, toutes et à jamais. Et pour se libérer de cette dictature, les algériens doivent se rassembler dans tout le pays, s’unir et réfléchir ensemble pour trouver un dénominateur commun.

En effet, Agir ensemble pour le bien commun est un élément phare dans toutes les révoltes car « Quand on ne veut rien pour soi-même on est bien fort » disait un célèbre écrivain, poète et philosophe suisse Henri-Frédéric Amiel. C’est pourquoi notre combat quotidien vise à débarrasser notre peuple de ceux qu’ils l’ont toujours volé, écrasé, exploité, méprisé, bâillonné. Honte à ceux qui maltraitent leur peuple !

Une lutte pour :

Le droit du peuple à disposer de lui-même.

La démocratie et les droits de la personne humaine.

Le développement économique et la justice sociale.

Mettre fin au système des généraux.

Une assemblée constituante qui mettra en place la première vraie constitution algérienne.

L’instauration d’un Etat dont lequel la puissance publique est soumise au droit (L’État de droit).

Nous militants révolutionnaires, nous savons tous que l’occident se rangera inévitablement au côté de la dictature jusqu’à la perte totale du pouvoir. Aujourd’hui, on doit se mettre debout nous-mêmes, c’est tout ce qui nous reste pour lutter contre le néocolonialisme, le moment est venu pour mettre fin au système mafieux car l’irréparable s’entasse depuis un bout de temps et le peuple ne choisit rien mais il subit tout et tout le temps.

Nous savons aussi que les opportunistes, les égoïstes et les lâches se rangeront au côté des oligarques et se mettront contre le peuple dès que seront satisfaits leurs intérêts mesquins et égoïstes. Seul le peuple est capable d’aller avec fermeté et sans recule jusqu’au bout. Car il va bien au-delà de la révolution pour un changement démocratique.

C’est pourquoi le peuple doit être aussi un acteur et au premier rang pour mettre en place et défendre la deuxième république. Pour aller jusqu’au bout d’une façon conséquente, notre mouvement démocratique doit s’appuyer sur la force des militants déterminés car c’est la seule force capable de paralyser l’inconséquence inévitable de la mafia en place.

La révolution que traverse l’Algérie est une révolution populaire. Un conflit irréductible oppose les intérêts du peuple et ceux de la poignée des sous-traitants qui composent et soutiennent la mafia en place. Un pseudo-opposant, par son essence sociale, ne peut manquer d’exprimer la volonté de défendre les oligarques et mettre en place des moyens pour les protéger. Donc, Il est absurde de confondre les objectifs et les conditions d’une révolution populaire intelligente, résolue et pacifique avec ceux d’un changement de façade.

Ces deux luttes sont différentes, rappelez-vous, tant par leur caractère que par la composition des forces sociales participantes. Déjà l’algérien ne peut plus ne pas voir que ce qui l’opprime, c’est le Système en place, qu’il faut lutter contre ce système. Pour vaincre, pour créer et consolider les conditions de la lutte, le peuple doit accomplir une double tâche.

Premièrement, entraîner par l’héroïsme indéfectible de sa lutte révolutionnaire contre la mafia au pouvoir les masses populaires et des exploités, l’organiser, la diriger pour mettre fin à la dictature.

Deuxièmement, mener à sa suite la masse populaire, dans la voie de la nouvelle construction économique, de l’établissement des relations sociales nouvelles, d’une nouvelle discipline de travail, d’un Etat de droit, de la liberté de la presse, des libertés individuelles et collectives, le droit d’avoir des droits, une Algérie forte, une Algérie moderne etc.

Bouteflika, le peuple a décidé : dégagez !

Algérie Résistance

22-février2019-1

Enfin ! Depuis le temps qu’on attendait ça ! Je ne pensais pas que je le verrais de mon vivant. Quelle joie ! C’en est fini du culte du portrait dans un cadre doré. Le peuple algérien a montré que c’était lui et lui seul qui décidait, qu’il était l’unique « zaïm », que le pouvoir vient de lui seul et de personne d’autre. Et ce n’est qu’un début ! Ce 22 février 2019, date désormais historique, de nos monts et montagnes, de toutes les vallées, des champs et du désert, la voix des hommes libres s’est levée, le peuple a marché dans les rues de toutes les villes et communes de notre belle Algérie, au nord, à l’est, à l’ouest, au centre et au sud, pour clamer son refus du cinquième mandat du président impotent et de sa clique de truands, les gangsters de la chaise roulante : Bouteflika ya el Maroki makanch…

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Les médias français devraient plutot s’occuper de leurs gilets jaunes….

C’est quand même incroyable que sans autorité centrale, sans plan central, sans feuille de route, tout le monde fasse ça spontanément dans plein d’endroits(convergence des esprit)

Plusieurs perturbations Internet ciblées en Algérie lors de manifestations de masseL’observatoire Internet NetBlocks a identifié plusieurs perturbations Internet régionales en Algérie, à compter du vendredi 22 février 2019, alors que le public était sorti dans la rue pour participer à des manifestations

Plusieurs perturbations Internet ciblées en Algérie lors de manifestations de masseL’observatoire Internet NetBlocks a identifié plusieurs perturbations Internet régionales en Algérie, à compter du vendredi 22 février 2019, alors que le public était sorti dans la rue pour participer à des manifestations.
Confirmed: Multiple internet disruptions detected across #Algeria as public demonstrations spread; targeted network shutdowns around #Algiers including Tizi Ouzou & Bordj Menaiel; incident ongoing #Algérie #KeepItOnhttps://netblocks.org/reports/algeria-internet-disruptions-amid-mass-demonstrations-WJBZjMB6 …
Les données indiquent que plusieurs réseaux ont été hors ligne de manière intermittente à partir de 20h00 UTC jeudi, affectant plusieurs régions d’Alger et ses environs. Des perturbations régionales spécifiques ont été identifiées à Bordj Menaiel, à Tizi Ouzou et à l’est de Chlef.
Les perturbations d’Internet surviennent alors qu’une alliance de groupes politiques d’opposition ont appelé à l’organisation des manifestations après les prières vendredi, à la suite du retrait de plusieurs partis de l’opposition des élections présidentielles prévues pour le 18 avril 2019.
Jeudi soir, des missions diplomatiques étrangères ont émis des alertes pour avertir que des manifestations pourraient avoir lieu dans tout le pays les vendredi 22 et 24 février 2019. Plusieurs utilisateurs ont corroboré les pannes et ont signalé des problèmes de connexion à Internet au cours des jours précédents.
Les diffscans NetBlocks, qui mappent l’intégralité de l’espace d’adressage IP d’un pays, fournissent des preuves de l’ampleur et du moment des perturbations en cours. Des préoccupations ont été exprimées quant à leur impact sur la liberté de la presse, la liberté d’expression et la liberté d’association et de réunion.

Le groupe NetBlocks est un groupe de la société civile travaillant à l’intersection des droits numériques, de la cybersécurité et de la gouvernance de l’internet. Indépendant et non partisan, NetBlocks aspire à un avenir numérique ouvert et inclusif pour tous.

Ce système a oublié que les Algériens forment un peuple patient mais qui ne s’accommode pas indéfiniment de l’oppression, de l’injustice et de l’atteinte à la dignité. Ce peuple dont le sens politique s’est forgé au coeur d’une longue patience, dans l’épreuve atroce de la guerre intérieure et dans l’absence des ”élites”, ce peuple-là, sur cette terre, mérite de vivre. Ecoutez l’avertissement : c’est sérieux.

Les jeunes Algériens l’ont fait. Ils ont permis au pays, en apnée face à des mois et des mois de l’affligeant spectacle des “cérémonies rituelles du cadre”, de prendre une grande respiration. Le pouvoir entendra-t-il l’avertissement?

  • S.D
Avertissement: ce peuple mérite de vivre libre sur cette

“Je ne sais pas comment l’expliquer mais je me sens plus léger. Euphorique presque. Merci les jeunes.” Sur sa page Facebook, l’architecte Achour Mihoubi résumait parfaitement dans la soirée du vendredi 22 février 2019 le sentiment général d’une fierté retrouvée après des mois et de mois de cérémonies du cadre humiliantes et insultantes pour l’intelligence des Algériens. Rien n’est joué, tout reste incertain, mais pourtant le pays semble s’être ébroué, réveillé, comme décidé à renouer avec l’ambition de la liberté et de la justice.

Les jeunes Algériens l’ont fait. Ils ont permis au pays, en apnée face à des mois et des mois de l’affligeant spectacle des “cérémonies rituelles du cadre”, de prendre une grande respiration. Cette société, d’une infinie patience, a fait savoir de manière éclatante qu’elle refusait l’humiliation qu’on essaie de lui infliger. Ni la crainte des dérapages, ni l’instrumentalisation des prêches, ni la peur entretenue d’un retour aux années noires n’ont eu raison de la volonté des jeunes Algériens: basta, barakat, yezzi!. Imposer un homme malade en fin de vie à un peuple jeune est tellement irrationnel que cela a fini par déborder. Au-delà de toutes les prévisions, à Alger et dans les autres villes.

Les tenants et les clientèles du régime, totalement dans leur bulle, n’ont rien vu venir ou alors ils ont fait la sourde oreille à cette fureur contenue qui ne trouvait que les réseaux sociaux pour s’exprimer. Les hommes du régime avaient le sentiment aussi qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent sans se soucier de ce que les Algériens pensent ou ressentent. Ils étaient tellement pris dans une partie surréaliste et grotesque qu’ils ont oublié, ainsi que le rappelle Ahlam Mostghanemi, que l’Algérien, “peut feindre de ne pas voir “ceux qui volent dans sa poche” mais il ne supporte pas que “ l’on se moque de son intelligence et que l’on porte atteinte à sa dignité”. Voir en effet les Ghoul and co parler avec une évidente effronterie au nom du peuple est un affront, l’expression d’une arrogance des zélateurs qui se croient du bon côté du manche.

Oui, les jeunes Algériens ont marché. Ils sont venus après la prière du vendredi, de ces mosquées où les imams ont été instruits de les dissuader et de leur rappeler les bienfaits de la “stabilité”. Ils sont venus des quartiers populaires, ceux que l’on craint car ils sont en mesure de changer la donne. Ils ont réussi un octobre 1988 sans casse.

Que va faire le pouvoir? Sans doute perdre du temps à chercher un complot qui n’existe pas et à identifier ces “mystérieux” auteurs de l’appel à la manifestation du vendredi. Ou à se lancer dans des contre-manifestations pour le cinquième mandat. Et encore une fois, le régime et ses hommes, rateront l’essentiel, l’avertissement envoyé à nouveau de manière pacifique par la jeunesse algérienne : vous faites fausse route. Il est temps d’écouter, de sortir de la bulle, de ne pas réduire le pays aux clientèles d’un système déjà qualifié de “pourri” par un président en exercice, Liamine Zeroual.

Tous les appels à un changement ordonné lancés par des personnalités ou des opposants ont été ignorés, aujourd’hui c’est dans la rue qu’une grande partie de l’Algérie le demande. Le 22 février n’est pas une révolution mais c’est le constat, dans la rue, que le discours de la peur, de la surenchère nationaliste ne tient pas la route devant l’évidence: il faut sortir de ce système qui favorise les prédateurs et les laudateurs au détriment de l’effort et de l’intelligence.

Un système qui a fini par croire que les Algériens n’existent pas et que les sigles vides et les bruit des laudateurs sont suffisants pour donner l’illusion. Un système qui a fini par oublier l’histoire. Les Algériens ont payé très cher leurs tentatives de changements mais vendredi ils ont dit qu’ils ne sont pas prêts de s’accommoder de l’offre qui leur est faite pour le 18 avril.

Ce système a oublié que les Algériens forment un peuple patient mais qui ne s’accommode pas indéfiniment de l’oppression, de l’injustice et de l’atteinte à la dignité. Ce peuple dont le sens politique s’est forgé au coeur d’une longue patience, dans l’épreuve atroce de la guerre intérieure et dans l’absence des ”élites”, ce peuple-là, sur cette terre, mérite de vivre. Ecoutez l’avertissement : c’est sérieux.