Cette route à Makouda, a été coupée depuis septembre. Et les officiels regardent?!

Afrique.Records de longévité au pouvoir

Records de longévité au pouvoir : qui sont ces présidents 

A 93 ans, Robert Mugabe est le président en exercice le plus âgé au monde. Ici le 13 janvier à Bamako.
A 93 ans, Robert Mugabe est le président en exercice le plus âgé au monde. Ici le 13 janvier à Bamako. Photo Sebastien Rieussec. AFP 

A l’heure où un homme même pas quadra accède à l’Elysée, passage en revue des potentats, essentiellement africains, qui s’accrochent au pouvoir depuis des lustres.

Robert Mugabe ne dort pas, il protège ses yeux. Quand on accuse le président du Zimbabwe de s’assoupir lors de réunions officielles, son entourage contre-attaque. Ainsi, paupières fermées et tête légèrement inclinée vers le bas, Robert Mugabe ne ferait que se protéger de l’éclairage qu’il considère comme trop brutal, a expliqué son porte-parole

Une parade bien trouvée mais qui ne convainc que moyennement. A 93 ans, Robert Mugabe cumule 29 années de gouvernance. Alors oui, il a le droit d’en être fatigué. Mais il n’envisage pour autant aucune une retraite politique. Dans le monde, ils sont, comme lui, plusieurs à squatter le pouvoir. Après avoir accédé à la présidence de façon plus ou moins démocratique, ils refusent tout passage de témoin. A l’heure où la France voit débarquer à sa tête un même pas quadragénaire qui ne restera au pouvoir que deux quinquennats au maximum, voici le top 10 des détenteurs des records de longévité au pouvoir.

1- Teodoro Obiang Nguema Mbasogo : 37 ans à la tête de la Guinée-Equatoriale

En 1979, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo s’empare du pouvoir après un coup d’Etat dirigé contre le régime autoritaire de son oncle, Francisco Macías Nguema. D’abord président du Conseil militaire suprême, il est nommé président de la République en 1982. Aujourd’hui, entre dictature et corruption, à 74 ans, il mène son pays d’une main de fer. Car depuis son arrivée au pouvoir, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a cumulé cinq mandats consécutifs. Et ce après des élections controversées et pour le moins particulières au regard des normes démocratique. En Guinée-Equatoriale, les urnes n’existent pas. Les citoyens sont donc sommés de confier leur bulletin au chef du bureau de vote, laissant ainsi la voie libre à la corruption et abandonnant tout espoir de renouveau pour leur pays.

2- José Eduardo dos Santos : 37 ans à la tête de l’Angola

Depuis son indépendance en 1975, l’Angola n’a pratiquement connu qu’un seul président : José Eduardo dos Santos, aujourd’hui âgé de 74 ans. Alors qu’il était ministre des Affaires étrangères, il a été propulsé au siège de président du pays après la mort d’Agostinho Neto en 1979. Depuis, il ne l’a jamais quitté. Les élections de 1992 auraient pu permettre un changement de présidence, mais le second tour a été annulé après des accusations de fraude. De ce fait, José Eduardo dos Santos a conservé le pouvoir. Il faudra attendre vingt ans pour que le pays organise de nouvelles élections et le réélise avec 75% des voix. En février dernier, il a annoncé qu’il se retirait (enfin) du pouvoir. Après trente-sept ans de règne, José Eduardo dos Santos devrait donc passer le relais à son actuel ministre de la Défense, João Lourenço, en août. Enfin dans le cas où son parti, le MPLA, remporte les législatives conformément à la constitution angolaise.

3- Paul Biya : 34 ans à la tête du Cameroun

Pour Paul Biya, 84 ans, le pouvoir est sacré et il se garde. Arrivé à la présidence en 1982 après la démission du président Ahmadou Ahidjo, il se hisse, sans grand effort, sur le podium de ceux qui détiennent le pouvoir depuis le plus longtemps. Paul Biya a déjà été réélu cinq fois consécutives, après avoir promis aux citoyens de leur offrir le «Cameroun des grandes ambitions». Pourtant, rien n’a été fait. Depuis trente ans, le Cameroun recule, plongé dans une profonde léthargie, en total décalage avec son énorme potentiel économique. Les élections présidentielles ne mobilisent plus les Camerounais déçus et qui n’ont plus grand espoir en l’avenir de leur pays. Celui que l’on surnomme «le roi des fainéants» ne peine ainsi pas à se faire réélire. En 2015, alors que François Hollande était en visite au Cameroun, Paul Biya s’était vanté de sa longévité au pouvoir auprès du président de la République. «Ne dure pas au pouvoir qui veut mais dure qui peut», avait-il affirmé.

4- Yoweri Museveni : 31 ans à la tête de l’Ouganda

Porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1986, Yoweri Museveni est président de l’Ouganda depuis plus de trente ans. Plus jeune, il dénonçait pourtant ces dirigeants africains qui «veulent rester trop longtemps au pouvoir». En 2016, il a finalement rempilé pour un cinquième mandat de cinq ans, à l’issue d’une élection présidentielle très critiquée avec bureaux de vote bloqués et réseaux sociaux inutilisables. L’opposition a dénoncé des élections non démocratiques. Depuis son arrivée au pouvoir, Yoweri Museveni, 72 ans, n’a cessé de multiplier des mesures répressives. Il a notamment déclaré la guerre aux homosexuels qu’ils considèrent comme «anormaux».

5- Robert Mugabe : 29 ans à la tête du Zimbabwe

Agé de 93 ans, le président du Zimbabwé, Robert Mugabe, est plus vieux dirigeant en exercice dans le monde. «Elu» président en 1987, il est régulièrement accusé de s’éterniser au pouvoir. En septembre 2016, des manifestations «anti-Mugabe» ont été organisées, réclamant sa démission immédiate. Ce à quoi Robert Mugabe a logiquement répondu qu’il resterait au pouvoir tant qu’il le pourrait.

6- Noursoultan Nazarbaïev : 27 ans à la tête du Kazakhstan

Cela fait près de trente ans qu’il est au pouvoir, tenant le Kazakhstan d’une main de fer. Porté au pouvoir en 1990, Noursoultan Nazarbaïev cumule les mandats malgré les forces d’opposition existantes. Les dernières élections organisées en 2015 l’ont donné vainqueur avec 97,7% des suffrages. Désigné par un panel d’ONG comme le «dictateur de l’année» pour son autoritarisme sans faille, Noursoultan Nazarbaïev, 74 ans, reste l’un des plus sinistres et mégalomanes dictateurs des ex-Républiques soviétiques d’Asie centrale.

7- Omar el-Béchir : 27 ans à la tête du Soudan

En 1989, le général Omar el-Béchir renverse le gouvernement élu du Premier ministre, Sadeq al-Mahdi, et s’empare du pouvoir. Réclamé par la Cour pénale internationale pour génocide au Darfour, il cumule les victoires à l’issue d’élections très controversées. Largement boycotté par l’oppostion, le dernier scrutin, organisé en 2015, lui a accordé 68,24% des voix. Omar el-Béchir est âgé de 73 ans.

8- Idriss Déby Itno : 26 ans à la tête du Tchad

A 64 ans, il cumule déjà plus de vingt années au pouvoir mais ne semble pas pour autant lassé. En 1990, par le biais d’un coup d’Etat, il chasse Hissène Habré et prend immédiatement son siège. En 1991, il est nommé président de la République par le Mouvement patriotique de salut (MPS). Décrié dans son pays, le chef de l’Etat a su gagner la confiance des Occidentaux grâce à la lutte qu’il mène contre les terroristes. En 2016, il est élu loin devant son adversaire, Saleh Kebzabo, qui dénonce un «hold-up électoral». Alors que des élections législatives devaient se tenir courant 2016, celles-ci ont été reportées, «faute de moyens».

9- Isaias Afwerki : 24 ans à la tête de l’Erythrée

En 1993, l’Erythrée devient indépendant de l’Ethiopie et élit Isaias Akwerki à sa tête. En vingt-quatre ans, le président est passé du statut de héros vénéré de la guerre de libération à celui d’impitoyable dictateur brisant toute voix dissidente et ayant isolé son pays des bords de la mer Rouge du reste du monde. En 2015, un rapport évoque un système orwellien de surveillance de masse, où voisins et membres de la famille doivent rendre compte des activités des uns et des autres, où les personnes sont détenues pendant des années dans des conditions horribles sans même savoir pourquoi, où le service militaire à durée illimitée permet au régime de compter sur une main-d’œuvre réduite à l’état d’esclavage pendant des années. L’homme d’Etat érythréen a 71 ans.

10- Abdelaziz Bouteflika : 20 ans à la tête de l’Algérie

Dix-huit ans de règne sans partage. Elu pour la première fois en 1999, Abdelaziz Bouteflika avait supprimé lui-même la limitation du nombre de mandats présidentiels, éveillant les soupçons d’une présidence à vie. Cette mesure lui a permis d’enchaîner quatre mandats à la tête du pays.

Sur le reste de la planète, ces records sont largement dénoncés par des dirigeants qui regrettent le manque de démocratie.   Il avait rappelé l’importance de veiller à ce que les règles constitutionnelles soient respectées permettant ainsi l’alternance des présidents à la tête des Etats. Notant que l’Afrique était particulièrement touchée par le phénomène des «présidents à vie» ……

Les dirigeants algériens 1962-2019

Les dirigeants algériens revendiquent toujours, dans l’histoire de leur pays, est c’est bien légitime, leur résistance et leur lutte contre le colonialisme français. A ce jour, tous les dirigeants algériens qui ont gouverné le pays depuis l’Indépendance de 1962 ont participé au combat nationaliste. Nous présentons ci-après, Président par Président, quelle a été, outre les voyages officiels de seulement quelques Présidents algériens venus en France, la nature des relations qu’ils ont entretenues avec le pays colonisateur ou qu’ils ont eu à subir, en particulier la prison pour leurs activités militantes et armées de libération de leur pays. Pour d’autres ce fut seulement des hospitalisations dans la capitale française. En voici la revue de détail, suivant la chronologie de leur mandat présidentiel à la tête du pays.
Abderrahmane Farès, premier Président de l’exécutif provisoire algérien (chef de l’Etat par intérim) du 3 juillet au 25 septembre 1962
Né le 30 janvier 1911 à Amalou près d’Akbou, il est le premier Président de l’Exécutif provisoire algérien (chef de l’Etat parintérim) du 3 juillet au 25 septembre 1962.
Défenseur pour l’établissement d’une égalité des droits entre Français et Français musulmans. Il fait, après une scolarité secondaire, des études de droit et devient notaire. Puis, après avoir été membre de l’Assemblée algérienne en 1953, il se rallieau FLN et s’installe à Paris en 1956 et au service de la Fédération de France du FLN, il collecte les fonds en qualité de trésorier. En 1958, le général de Gaulle se rapproche de lui pour exposer son plan pour mettre fin aux hostilités mais il décline l’offre après avoir consulté M. Ferhat Abbas en Suisse. Il est ensuite emprisonné sous l’inculpation « d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Le 30 mars 1962, avec les accords d’Evian, il est libéré de la prison de Fresnes et il rejoint Alger et devient Président du gouvernement provisoire de la République algérienne jusqu’au 25 septembre 1962. En désaccord avec M. Ben Bella, il est arrêté en juillet 1964. Il sera libéré avec l’arrivée du Président Houari Boumediene au pouvoir le 15 juin 1965. Puis il se retire de la vie politique et décède le 13 mai 1991 à Zemmouri. 

Ferhat Abbas, président de l’Assemblée nationale constituante après l’Indépendance et chef de l’Etat par intérim du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963
Né le 24 août 1899 à Bouafroune, il est Président de l’Assemblée nationale constituante après l’Indépendance et chef de l’Etat par intérim du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963.
Il fait des études primaires à l’école française puis secondaire à Philippeville (Skikda). Il effectue son service militaire de 1922-1924. Etudiant ensuite en pharmacie, il devient vice-président de l’Union nationale des étudiants de France. Il publie beaucoup de manifestes dont celui du 10 février 1943 « Manifeste du peuple algérien » dans lequel il revendique une pleine autonomie pourl’Algérie. Il sera suivi d’un autre document faisant référence à la Nation Algérienne. Il se rallie au FLN en 1955 et devient ensuite Président du Premier Gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA) créé le 19 septembre 1958. Mais il en sera écarté en août 1961 comme n’étant pas jugé assez ferme face au Gouvernement français. Il deviendra Président de la première Assemblée nationale constituante fixée le 20 septembre 1962 et faisant fonction de chef de l’Etat à titre provisoire. Le 25 septembre 1962, il proclame la naissance de la République Algérienne démocratique et populaire. Il quitte ses fonctions le 15 septembre 1963 à la suite de son désaccord avec la politique de « soviétisation », selon son expression, du pays par M. Ahmed Ben Bella. Ce dernier le fait emprisonner à Adrar et il est libéré en mai 1965. Retiré de la vie politique, il décède à Alger le 24 décembre 1985.

Ahmed Ben Bella, président de la République algérienne démocratique et populaire du 15 septembre 1963 au 18 juin 1965
Né le 25 décembre 1916 à Maghnia et d’origine marocaine par ses parents, il est Président de la République algérienne démocratique et populaire du 15 septembre 1963 au 18 juin 1965. Après des études secondaires, il fait son service militaire en France.A ce titre, il eut des relations tout à fait particulières avec la France. En garnison à Marseille en 1939, il joue pour l’Olympique de Marseille lors de la saison 1939-40. Il joue un match de Coupe de France contre le FC Antibes et marque un but. Il joue également pour l’équipe de France militaire au poste de milieu de terrain. Ensuite, il combat au 5e régiment de tirailleurs marocains et participe courageusement à la difficile bataille de Monte-Cassino en Italie en 1944. Il sera alors décoré de la médaille militaire par le Général de Gaulle. De retour en Algérie, marqué par les massacres de Sétif et Guelma du 8 mai 1945, il se lance dans la lutte contre la colonisation. Il est arrêté une fois en 1950. Il devient l’un des neuf membres historiques du CRUA (comité révolutionnaire d’unité et d’action) à l’origine du FLN du 1er novembre 1954. Mais il est arrêté le 22 octobre 1956 dans l’avion marocain qui le conduisait en Tunisie et est emprisonné en France. Après les accords d’Evian, l’Assemblée nationale constituante l’investit le 27 septembre 1962, Président du Conseil des ministres (chef d’Etat). Il est élu le 23 septembre 1963, président de la République. Sa politique de réforme agraire, de nationalisation du commerce et de l’industrie, l’autogestion soutenue par Cuba, l’Egypte, prenant modèle sur l’organisation de l’URSS et la Chine, Il est renversé le 15 juin 1965, par le ministre de la Défense, le Colonel Boumediene. Emprisonné, M. Ben Bella sera libéré en juillet 1979 mais assigné à résidence jusqu’à sa libération en octobre 1980. Il s’exile en Suisse et revient en Algérie en 1990 et assiste à la prestation de serment du Président Bouteflika. Malade, il est soigné en France mais décède le 11 avril 2012 à Alger à 95ans [1].
Houari Boumediene, président du Conseil de la Révolution (chef d’Etat) du 19 juin 1965 au 10 décembre 1976 et président de la République du 10 décembre 1976 au 27 décembre 1978
Né le 23 août 1932 à Aïn Hassainia, il est président de la République du 10 décembre 1976 au 27 décembre 1978 et Président du Conseil de la Révolution (chef d’Etat) du 19 juin 1965 au 10 décembre 1976. Jeune, il milite contre le système colonial français en Algérie, ensuite en Tunisie et puis en Egypte au sein du Bureau du « Maghreb arabe ». Et il n’a pas cessé de prendre des responsabilités au sein du FLN. Opposé aux Accords d’Evian « la victoire, on ne nous la donne pas, on l’arrache » et préférant parler arabe que français, il représente l’armée des frontières et se rapproche de Ben Bella en raison des même options socialistes qu’ils ont choisies. Le Président Houari Boumediene a toujours manifesté son nationalisme et sa volonté d’indépendance. Il avait reçu avec faste à Alger le Président français Giscard d’Estaing le 10 avril 1975. Cette visite officielle du premier président français depuis l’Indépendance avait été un succès diplomatique. En lui faisant visiter à Skikda, le« terminal » qui, avec l’usine de liquéfaction de gaz, représentait un élément majeur de sa souveraineté, le Président Boumediene avait parfaitement montré la volonté d’indépendance de l’Algérie. En effet, le Président Boumediene était un nationaliste et ses relations avec le Président Georges Pompidou auraient pu être très conflictuelles avec la nationalisation du gaz et du pétrole. Le climat était parfois très tendu avec des actes anti-algériens en France et la permanence d’un déficit commercial aux dépens de l’Algérie. Le rapprochement était fragile et le Président Boumediene n’a jamais souhaité venir en France, malgré l’invitation du Président Giscard d’Estaing. Sans doute pour marquer sa volonté d’Indépendance et de souveraineté vis-à-vis de l’ancien pays colonisateur. Le Président Boumediene avait l’ambition de construire un Etat national moderne. Son credo était de corriger les conditions des Accords d’Evian, de récupérer les bases militaires françaises de Mers-el-Kebir et de Reggane au Sahara et toutes les terres occupées par la colonisation. Il souhaitait aussi réhabiliter la langue arabe. En deux mots : construire un Etat pour réaliser l’indépendance économique de l’Algérie (industrialisation, grands travaux…) et souveraineté sur les ressources du sous-sol. Une politique éloignée de celle de son prédécesseur, Ahmed Ben Bella, chantre du socialisme autogestionnaire et du Tiers-monde. Le Président Boumediene voulait aussi donner à l’Algérie une stature internationale affirmée. Resté treize ans à la tête de l’Etat, la France est néanmoins devenue, sous sa présidence, un débouché important de l’immigration en France. Son action diplomatique avec le Sommet des non-alignés d’Alger de1973 sera consacrée à l’ONU en avril 1974 à la session spéciale del’Assemblée générale de l’ONU où il a prononcé un discours mémorable sur le « Nouvel Ordre Economique International » (NOEI). Pourtant, s’agissant de ses relations avec la France, le Président Boumediene avait de l’admiration pour le général de Gaulle « ce visionnaire », rénovateur de la politique arabe de la France, selon ses termes. A sa mort en 1970, il avait déclaré « je m’incline devant le patriote exceptionnel qu’a su concevoir, dans une vision noble et généreuse, l’avenir des peuples algériens et français ». Mais il n’a jamais souhaité venir en France et lorsqu’il fut malade il alla se faire soigner en URSS et décéda à Alger le 27 décembre1978.

Rabah Bitat, président de la République par intérim du 27 décembre 1978 au 9 février 1979
Né le 19 décembre 1925 à Aïn Kerma, il fut Président de la République par intérim du 27 décembre 1978 au 9 février 1979. Il milita très jeune et à la suite de l’attaque de la Poste d’Oran, il est condamné par contumace (CRUA) puis du Front de Libération Nationale en 1954 et a en charge l’Algérois. Il fut arrêté en 1955 par les autorités françaises, emprisonné en France, il fut condamné à la prison à vie et libéré après le cessez-le-feu de mars 1962.
Les militants qui prendront le nom de chefs historiques du FLN sont :« Groupe des six », chefs du FLN : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Mourad Didouche et Mohamed Boudiaf ; Belkacem Krim et Larbi Ben M’hidi. Vice-président du Conseil dans le premier gouvernement d’Ahmed Ben Bella, il démissionne en novembre 1963 et s’installe à Paris. Il rallie le Coup d’Etat du Colonel Boumediene et devient ministre d’Etat le 10 juin 1965. Il devient Président de l’Assemblée populaire nationale en 1977. Deuxième personnage de l’Etat, à la mort du Président Boumediene le 27 décembre 1978, il assure l’intérim de la Présidence durant les 45 jours prévus par la Constitution. Il est réélu président de l’Assemblée populaire nationale jusqu’en 1990, date à laquelle il démissionne. Puis il se retire de la vie politique. Il meurt le 10 avril 2000 àParis, après avoir soutenu la candidature présidentielle du Président Bouteflika.
Chadli Bendjedid, président du 9 février 1979 au 11 janvier 1992
Né le 1ᵉʳ juillet 1929 à Bouteldja, il a été Président du 9 février 1979 au 11 janvier 1992.Comme ses prédécesseurs, c’est un combattant de la première heure. Ila rejoint les rangs du FLN dès l’année 1955 et lutte militairement comme chef maquisard et également au service de l’Etat-Major du colonel Boumediene. A l’indépendance, il mènera une grande carrière militaire qui le conduira jusqu’au poste de ministre de la Défense. Il accède le 7 février 1979 à l’élection présidentielle. Ce sera le premier président de la République Algérienne a faire une visite officielle en France. Tout d’abord, le 17 décembre 1982, à l’issue d’une visite officielle de trois jours en Belgique, le président algérien Chadli Bendjedid fait une escale à Paris. Ce bref séjour, le premier qu’effectue un président algérien en France depuis la fin de la guerre d’indépendance, intervient dans un climat de tension entre les deux pays, dû aux procédures de refoulement appliquées à ceux des algériens qui ne satisfont pas aux nouvelles exigences de la réglementation française sur l’immigration. Le passage à Paris de Chadli Bendjedid donne lieu à un tête-à-tête d’une demi-heure entre les présidents français et algérien. A cette occasion, les principaux points du contentieux sont examinés et le principe d’une visite officielle en France du président algérien en automne 1983 est retenu. Mais, du 7 au 10 novembre 1983, le président Chadli Bendjedid effectue la première visite officielle à Paris depuis l’Indépendance d’un chef d’Etat algérien. Le Président François Mitterrand se déplacera exceptionnellement à l’aéroport d’Orly pour l’accueillir. Cette visite achève de sceller la réconciliation entre les deux pays. Elle aura été marquée par la rencontre chaleureuse du président Chadli Bendjedid avec les représentants de la communauté algérienne, en présence de François Mitterrand, et par son adresse directe aux pieds-noirs rapatriés, invités à contribuer au développement de l’amitié franco-algérienne. Ce voyage à scellé la réconciliation entre la France et l’Algérie.Sur le plan économique, la commande de 5 800 camions Renault et de 2 Airbus est décidée par le président Chadli Bendjedid. La France est redevenue le premier client et le premier fournisseur de l’Algérie :le montant des échanges est passé de 25 milliards de francs en 1981 à 45 milliards en 1983. Le Président Chadli laissera après son prédécesseur, bâtisseur de l’Etat moderne algérien et avec la pression des événements, la liberté aux chefs d’entreprises, la libéralisation de la presse écrite, la pluralité des partis politiques, la diversité associative… Il dut cependant sous la pression des évènements, quitter le pouvoir le 11 janvier 1992. Il meurt à Alger le 6 octobre 2012, mais il avait été hospitalisé à Paris au début de la même année.

Mohamed Boudiaf, président de la République (Haut Comité d’Etat) du 16 janvier au 29 juin 1992
Né le 23 juin 1919 à M’Sila, il est président de la République (Haut comité d’Etat) du 16 janvier au 29 juin 1992. Fonctionnaire de l’administration française et adjudant dans l’armée française en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la bataille de Monte-Cassino. On peut préciser que Krim Belkacem, Larbi Ben M’Hidi et Rabah Bitat servaient dans des divisions différentes lors de cette bataille et ne se connaissaient pas à l’époque. Précisons qu’il a été titulaire de la Croix de guerre et de la médaille militaire française.
Après les évènements de Sétif de 1945, il milite dans les mouvements nationalistes (PPA, Parti du Peuple algérien, OS, Organisation spéciale, et MTLD, Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques). Jugé et condamné par contumace pour ces activités, il part en 1952 à Paris pour le MTLD mais rentre à Alger en 1954 pour créer le FLN. Titulaire de la carte n°1 du FLN, il est arrêté le 22 octobre 1956 dans l’avion et sera libéré le 18 mars 1962 avec les accords d’Evian. Il entre en désaccord avec Ben Bella et il est arrêté le 23 juin 1963.Condamné à mort en 1964, il quitte l’Algérie pour la France et ensuite le Maroc et travaille dans le privé. Le 16 janvier 1992 après la démission du Président Chadli Bendjedid, il revient en Algérie et devient le Président du Haut Comité d’Etat en charge provisoire des pouvoirs de chef de l’Etat mais le 29 juin 1992, il est assassiné lors d’une réunion publique à Annaba.

Ali Kafi, président de la République (Haut Comité d’Etat) du 2 juillet 1992 au 30 janvier 1994
Né le 7 octobre 1928 à El Harrouch est le président de la République (Haut Comité d’Etat) du 2 juillet 1992 au 30 janvier 1994.Il adhère dans sa jeunesse au Parti du peuple algérien (PPA) et purge une peine de prison de six mois pour ces activités militantes. Dès le 1er novembre 1954, il prend des responsabilités à la demande de Didouche Mourad au sein du FLN et commande ensuite la Wilaya de Constantine. Il mène ensuite après l’Indépendance une carrière de diplomate. Il succède à Mohamed Boudiaf le 2 juillet 1992, mais il remet ses pouvoirs au nouveau chef de l’Etat Liamine Zeroual le 30 janvier 1994. Il décède à l’Hôpital à Genève le 16 avril 2013.

Liamine Zeroual, président de la République du 30 janvier 1994 par le Haut Conseil de Sécurité et réélu le 16 novembre 1995 au 27 avril 1999
Né le 3 juillet 1941 à Batna. Il est désigné Président de la République du 30 janvier 1994 par le Haut Conseil de Sécurité et réélu le 16 novembre 1995 au 27 avril 1999. Cependant lors de sa brillante carrière de militaire consacré par le grade de général, il eut à connaître la France puisqu’il a été diplômé de l’Ecole de guerre de Paris. Il participe dès l’âge de 16 ans à la révolution algérienne où il rejoint les rangs de l’ALN la branche armée du FLN. Après l’Indépendance il commence une carrière militaire jusqu’au grade de général puis de ministre de la Défense. Il sera aussi diplômé de l’Ecole de guerre de Paris. L’élection le 16 novembre 1995, en pleine tourmente, du Président Liamine Zeroual a été favorablement accueillie, conquête de la démocratie face au terrorisme. Il eut pour mission principale de sauvegarder un pays avide de paix et proposa à ses concitoyens une nouvelle constitution. Face à ses problèmes et aux solutions à trouver, il n’eut guère le temps de se consacrer à des voyages à l’étranger. Face aux exigences du président Chirac concernant une nécessaire évolution démocratique en Algérie, le chef de l’Etat algérien a annulé une rencontre avec ce dernier. Les deux chefs d’Etat qui assistaient aux cérémonies du cinquantenaire de l’ONU à New York a provoqué une vive controverse. Il est vrai que l’annonce de cette entrevue avait été violemment critiquée par les terroristes-intégristes à Alger alors que le président Chirac insistait auprès de son homologue algérien pour des élections législatives « crédibles et démocratiques ». L’ingérence devenait alors flagrante à la veille de la commémoration du déclenchement de la lutte de libération nationale algérienne, le 1ernovembre 1954. Cependant mis en difficulté après les élections législatives de 1997 remportées par un parti qui venait de naître, attaché à son intégrité politique et morale, il prend la décision de mettre un terme à son mandat et d’annoncer des élections présidentielles anticipées. Le président partit avec noblesse et dignité.Abdelaziz Bouteflika, président de la République du 27 avril 1999, et réélu jusqu’à ce jour

INTIMIDATION…pour des paroles véridiques….

  1. Lorsque j’étais enfant je ne comprenais pas pourquoi les juifs avaient été détestés par tous les peuples, toutes les nations au cours de l’histoire. Aujourd’hui je ne me pose même plus la question. Ou plutôt si : je me demande pourquoi ils ne l’ont pas été davantage.7 réponses26 Retweets36 j’aimeRépondre 7 Retweeter 26 J’aime 36 Message privé
  2. Rivarol‏ @rivarolhebdo 5 hil y a 5 heuresPlusDès le début du mouvement des gilets jaunes, les représentants de la communauté juive se sont montrés très hostiles et méprisants alors que le peuple ne demandait qu’à pouvoir vivre décemment. Cela devrait faire réfléchir sur ce que sont ces gens et sur ce qu’ils valent !3 réponses12 Retweets25 j’aimeRépondre 3 Retweeter 12 J’aime 25 Message privé
  3. Rivarol‏ @rivarolhebdo 5 hil y a 5 heuresPlusA entendre les représentants de la communauté juive ou de l’Etat (c’est la même chose !), on a l’impression que les juifs vivent l’apocalypse en France, qu’ils sont génocidés. Cette hystérie délirante pour 2 tags et 1 arbre coupé en dit long sur la tyrannie que nous subissons.