YankeeGoHome  le rôle des États-Unis.

Nous avons ici démontré le rôle des États-Unis. En Amérique latine, où il a participé au financement des coups et des dictatures pendant des décennies, indépendamment des milliers de milliers de morts. Maintenant, ils veulent répéter l’histoire avec le Venezuela la même chose. YankeeGoHome

Le général de la retraite Ali ghadiri, qui a couru pour l’élection présidentielle, est une figure militaire très débattue que la plupart des gens ignorent, en disant dans une déclaration qu’il ne viendra pas à régler les comptes, mais à réformer et à réunir et ne laissera pas les jeunes migrer par des bateaux de la mort et établira une deuxième République

Les milices terroristes israéliennes attaquent un enfant palestinien et l’étouffent avec l’inhalation de gaz lacrymogènes lors des démolitions des domicile, dans la ville de qalansweh aujourd’hui le ❌ gaz lacrymogène est en fait une arme chimique interdite

En fait nous vivons une situation qui se caractérise par une perte de toute valeur et de toute auto-évaluation. N’importe qui peut devenir quelqu’un. C’est cette insouciance à l’égard des éléments de la promotion sociale qui a fait que tout le monde pense pouvoir être une sommité, un personnage public ou une entité politique.

Un pouvoir, un système

E Y D Si l’homme connaissait bien la haute nature du pouvoir, l’immense responsabilité qu’il impose et le triste penchant qui le porte à en abuser, il serait beaucoup plus effrayé d’être appelé à l’exercer qu’avide de l’obtenir » Alfred Auguste Pilavoine 

Depuis son intronisation en 1999, le président avait brillement su se faire offrir le luxe de l’aisance de gestion. Aucune force n’était en mesure de lui obstruer le chemin qu’il comptait faire entreprendre à la destinée nationale. Programme ou pas programme, coalition ou non, il persévérait intransigeant dans le style controversé qui désormais le caractérise : son intime conviction ; son humeur et sa propre vision des choses. Tous les remparts ont été rompus. Du simple à l’infranchissable. Des parti (es) à l’armée ; plus rien ne lui résiste. Pas même la constitution. Comme un rouleau compresseur, sûr et rassuré, il dégrafe nœud par nœud les mailles d’une opposition qu’il prétend n’être pas de l’amplitude pragmatique qui le prédisposait, virtuose dans les arcanes de l’autorité. Même les arouchs n’avaient plus cette vigueur, cette fermeté ou cette rigueur de demander , d’exiger , encore loin de proférer des menaces accrocheuses l’ordre public ou l’unité nationale. Les émeutes qui depuis le début de son mandat s’étaient érigées en mode d’expression populaire et revendicative se voyaient abandonnées tant par les concepteurs installés dans les laboratoires centraux de la déstabilisation que par les acteurs locaux alléchés par l’odeur séduisante des charognes. Le président restait donc imbattable sur le plan politique. Il n’avait pu être tracté dans les cloaques que tissaient à bout portant et à tout bout de champ certains en manque de publicité politique. Les déchets ferreux, les débits de boissons, les grèves sanitaires et d’autres faits rendus proéminents n’arrivaient point à engendrer son intervention ni secouer sa tranquillité. Ni les inondations ou autres catastrophes naturelles ne purent arriver à lui faire douter de sa domination. 

Tous les opérateurs agissant dans le champ politique, syndical, patronal ou ceux inscrits dans les ordres, les corporations, le bâtonnât, les fondations, les comités et les associations du culturel au sportif, de l’historique à l’animation juvénile, tous lui furent acquis. 

Après une ou deux révisions de la constitution, la façade démocratique exigeait quand bien même une différence dans le son de cloche. Une opposition devait voir le jour. Il ne peut y avoir de pouvoir sans opposition, à peine de tomber en pleine dictature. Une opposition au sens politique est-elle une nécessité pour être un contre-pouvoir ou une simple siccité pour s’aveugler sur les tares du pouvoir ? 

Sans contestation aucune, l’actualité allait confirmer crescendo par preuves tangibles que le pouvoir excelle dans la maîtrise du maintien du régime. Ses ennemis, voire ses adversaires ou ses détracteurs n’ont de cure de cette pratique que des jérémiades, des lamentations et de la renonciation fatidique. Selon le menu que nous livrait cette actualité, il est toujours difficile de pouvoir distinguer le moindre brin d’une lutte qu’auraient à exercer les partis dits d’opposition. A l’exception cependant de quelques cas isolés, observés surtout chez des personnalités indépendantes. Aussi étaient-ils mis si vite à l’ombre, ne balbutiant que quelques signes sous forme de signal d’existence de temps à autres ou s’affichant sur les réseaux sociaux. 

Parce qu’elle est frappée d’asthénie et bourrée de parasites, l’opposition discréditée est devenue dans ce cas inutile. Le sacrifice de temps, qui équivaut souvent à un recul tactique vaudrait mieux qu’une piètre démonstration vouée assurément à l’autodestruction. Pour la figuration, il n’est pas nécessaire d’ameuter le monde autour de soi. On vient de le constater, cette semaine juste après la convocation du corps électoral. Les habitués, les clients de la représentation se sont tous accourus aux retrait des imprimes de candidatures. Si quelques personnes, présomption d’innocence primant, sont dans leur strict droit de la faire, les autres, ces fantômes quinquennaux n’apparaissent que pour boucher les trous. 

D’ailleurs peut-on actuellement parler d’opposition plurielle et multiple ? Alors que nous sommes en présence d’une seule et unique idée. L’appartenance au pouvoir. Quel que soit l’étiquetage ou le label de fabrication le rangement est le même et aux mêmes étalages. C’est d’ailleurs vrai que d’avoir honte à se cantonner encore dans la fibre faible d’une objection politique qui n’entreprend rien pour, au moindre effort assurer ne serait-ce que la survie de son personnel. A ne plus vouloir s’identifier dans cette honte qui perfore l’ultime ténacité encore rattachée à l’ombre d’une incertaine opposition, des unités, entités associées voire d’individus se sont jetés sans coup férir et jusqu’à mourir malheureux sur les remparts du pouvoir. Car, c’est simple ; le pouvoir s’aide aussi à remplir implicitement la mission de l’opposition interne. Encouragée de la sorte, elle ne cesse de se ravitailler par l’aigreur, le rejet et la marginalisation. En somme, elle se revivifie de tout ce que l’on nomme communément des ex-fonctions. Elle est somme toute pernicieuse. Comme la guérilla fausse la clarté d’une guerre, l’opposition interne déprave le jeu de la coalition. Croyez-vous que toute coalition ne sert généralement que l’intérêt de l’axe central des coalisés ? Chaque maillon qui la compose cherche le réconfort pour ses troupes. Lorgne la moindre place laissée vidée sur un banc de prérogatives de puissance publique. Premier ministre, leader d’un parti ou simple coordonnateur d’un brouhaha pris comme parti. 

C’est la texture systémique de ce pouvoir qui a fait, pour les uns que le départ volontaire en retraite est une urgence, que le renoncement est un salut personnel, que l’oubli de la politique et la servitude au service du service public ne doivent être qu’un souvenir lointain d’une époque qui ne s’apprête que dans l’incertitude. Pour d’autres, c’est justement cette opportunité idoine que leur offre le système conçu ainsi sur l’exclusivité de vision, qui devait favoriser leur réintégration et leur recyclage. Il leur suffit d’approuver à l’appui de déclaration de subordination et avec beaucoup de calculs le fonctionnement du système, pour qu’ils puissent oser prétendre, croient-ils aux pourboires gratifiant de telles initiatives. Le hic, c’est que parfois, c’est l’effet inverse qui se produit. Le rien, l’indifférence ou le dommage collatéral. 

Il n’y qu’à voir les listes électorales. Du député à l’élu local, aux simples citoyen,chacun prétend en être à la hauteur. Tout ça, n’est-il pas le produit d’un système ? Un leurre et un égalitarisme sans commune mesure. 

Voilà que l’on voit venir, avides, le plus souvent insoucieuses plus de 78 personnes pour se porter « candidat » à la présidentielle d’avril prochain. Estimez-vous juste l’exercice de ce droit, à marquer son l’intention à cette candidature par n’importe qui ? J’y reviendrais. 

Alger et Téhéran déterminés à renforcer leurs relations bilatérales

Alger et Téhéran déterminés à renforcer leurs relations bilatérales

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Iran – Monde islamique

L’Algérie envisage de renforcer ses relations avec l’Iran et n’accorde aucun intérêt aux campagnes de certains pays visant cet État, a affirmé le 27 janvier à Téhéran, le président de la commission des affaires étrangères au parlement algérien.

«Les relations d’amitié et de fraternité avec l’Iran sont très importantes pour l’Algérie», a déclaré Abdelhamid Si Affif, le président de la commission des affaires étrangères au parlement algérien. Le responsable s’est exprimé dimanche 27 janvier, à l’issue de sa rencontre avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, à Téhéran.

«L’Algérie a une politique extérieure souveraine et indépendante, et dans le cadre de son principe directeur de non-ingérence dans les affaires internes des États, elle ne se laissera pas influencer par les campagnes d’autres pays concernant les relations avec l’Iran», a affirmé le parlementaire algérien.

Dans le même sens, le responsable a souligné qu’Alger souhaitait renforcer ses relations avec Téhéran dans tous les domaines.

Tout en saluant «le rôle de l’Algérie dans la préservation de la stabilité en Afrique du Nord, au Sahel et dans la région arabe», le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part mis l’accent sur «l’attachement» de son pays au «renforcement de la coopération avec l’Algérie, en adéquation avec la volonté politique exprimée par les dirigeants des deux États».

Le 2 décembre, Reza Amiri, ambassadeur d’Iran à Alger, a annoncé dans un entretien accordé au site d’information Tout sur l’Algérie (TSA) que son pays était prêt à aider l’État nord-africain à résoudre le problème épineux qui touchait son économie, à savoir sa diversification hors hydrocarbures.

Identifiant le potentiel d’une coopération économique intense entre les deux États, le responsable iranien a souligné que «l’Algérie a une situation géographique et stratégique importante en Afrique du Nord». «C’est la porte du continent africain et sa proximité avec l’Europe et d’autres pays accroissent son importance commerciale et économique», a-t-il encore expliqué.

Dans cette optique, évoquant à titre d’exemple un possible partenariat industriel entre l’Algérie et l’Iran, M. Amiri a dévoilé que «de nombreuses grandes entreprises iraniennes qui ont de grandes capacités de production ont annoncé leur disposition à investir sur le marché algérien». «L’Algérie a besoin de beaucoup de matières premières produites actuellement en Iran, tout comme les services techniques et d’ingénierie diverse qui sont également éligibles à l’exportation vers le marché algérien», a-t-il encore ajouté en précisant que «l’Iran est, pour sa part, en train d’identifier les marchandises produites localement en Algérie pour les importer en Iran».

ALGERIE:les électeurs n’ont pas besoin de cours en sciences Po mais du concret.

Présidentielle 2019 : Mouloud Hamrouche, Ali Ghediri et les autres (01)

R.R                                                 Les discussions autour de l’échéance présidentielle sont soit suspendues aux lèvres du président sortant, soit s’éloignent peu à peu des préoccupations citoyennes. On est amené à constater avec amertume que l’élite politique considère le lien direct entre le mérite et le pouvoir dans le sens strict de légitimer sa démarche politique inégalitaire et la prendre comme une hypothèse pour toute approche perspective. 

La première sortie d’une des reserves de cette élite politique en la personne de Mouloud Hamrouche n’a pas été bien comprise par le bas en se référant bien entendu aux commentaires qui s’en sont suivis. En dépit de la volonté de certains éditorialistes de la presse nationale pour la réorienter sous forme d’une attaque contre le régime en place, la tribune n’a pas eu l’écho escompté de la part de quelqu’un très apprécié par le bas. En effet, l’ancien premier ministre n’a « épinglé » ni Bouteflika ni ses prédécesseurs et encore moins l’establishment. Il s’est épinglé lui-même par un langage « hyper intello » qui a brouillé son message parabolique difficile à décrypter par le citoyen lambda mais peut être compris 5 sur 5 par le haut, auquel cas, a quoi cela aura servi ? Pourtant la méthodologie d’approche a été excellente parce qu’elle s’appuie sur le passé pour mieux analyser le présent et appréhender le futur. Fis de Chahid, membre de la famille révolutionnaire, issu lui-même du système, il a réussi par cette contribution à mettre une ligne rouge entre l’avant et après l’indépendance de l’Algérie. Les jeunes d’aujourd’hui comprendront s’ils se posent la question sur l’opportunité de la révolution algérienne de 1954 que la société algérienne fut une des plus dépossédées du monde : la colonisation de peuplement avait expulsé une partie de la paysannerie de sa terre et condamnait, par son existence même, les chômeurs ruraux à ne pas trouver d’emploi dans le secteur agricole. 

La majorité des postes de cadres moyens ainsi que des fonctions administratives subalternes étaient dévolues aux Européens. Enfin l’identité algérienne elle-même était niée, le pays ayant un statut départemental tandis que l’arabe n’était pas enseigné dans les écoles. Le succès de l’insurrection du 1er novembre 1954 trouve là ses sources. Tous les mouvements nationalistes fussent ils petits -bourgeois, n’avaient d’autre programme que l’indépendance, d’autre idéologie que l’anticolonialisme. Donc le million et demi de martyrs morts pour la patrie n’a pas été vainement. Maintenant sa description de l’été 1962 pourrait être comprise comme l’incapacité des dirigeants qui sont venus après de comprendre ce qu’ils feraient de cette indépendance et donc ont tous échoué malgré que « l’homme du 19 juin ait repris ce combat là où il s’était arrêté, le souffle révolutionnaire reprenait ses droits. Beaucoup y avaient cru et s’étaient engagés » il s’est arrêté là pour ne pas citer la période du feu Chadli Bendjedid dont il était le premier ministre durant laquelle, il y a eu la réorientation de l’économie nationale qui a rendu vaine les efforts de deux décennies. 

La deuxième sortie et certainement pas des moindres est celle de du général Ali Ghediri qui a décidé avec dignité de se porter candidat à cette échéance suprême. Il ne s’est pas écarté dans sa lettre aux Algériennes et aux Algériens de l’esprit du 1ér novembre et tous ses acquis. Il a fait un constat socio- économique opportun mais connu de tous les algériens. Il annonce que « le sursaut salutaire est possible » mais comment ? Il propose « remise en cause sans tabou de l’ordre établi » mais encore comment ? «par une rupture sans reniement » Il s’agit comme il le dit lui-même d’une assurance à la minorité qui détient 80% des richesses nationale « celle qui, s’accommodant de ce système – ou de ce qu’il en reste –, œuvre pour le perpétuer, qu’à l’écrasante majorité qui, tout en appelant le changement de tous ses vœux, en redoute les retombées » Mais ne souffle aucun mot sur le comment aura-t-il les coudées franches pour refonder l’État, l’état de droit, nettoyer nos institutions, restaurer la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice. 

1- de la théorie à la pratique 

Il faut préciser d’emblée que même après la prise en main évoquée dans la tribune faisant certainement allusion au feu Houari Boumedienne, le socialisme en Algérie n’a pas été choisi par idéologie mais par nécessité de développement. Le départ massif des colons et la vacance des moyens de production notamment les terres agricoles dans un pays réputé « le grenier de Rome », n’offrait que le collectivisme pour leur gestion. Tandis que le systéme Westphalien, né après la guerre de trente ans était sous forme de traités qui font de l’Etat la forme privilégiée d’organisation politique des sociétés et la naissance du système inter- étatique moderne de l’Europe. Ces traités visaient surtout la souveraineté interne et externe pour éviter les conflits de frontière dans une Europe meurtrie par un manque d’équilibre de puissance. La globalisation suivie par la mondialisation économique et sociale a contraint les pays concernés de l’abandonner peu à peu .Pourquoi ? L’Equation : société /Etat/Elite politique a changé de méthode de résolution. Ensuite on est toujours parti du principe que plus le temps passe plus la société évolue mais le vécu montre le contraire, on recule car les choses se faisaient mieux avant. Avec la crise des flux migratoires, la surconsommation, la participation citoyenne et les fake news, les politologues aguerris invitent les élites politiques de s’inspirer de la Grèce antique de respectivement Alexandre le Grand, Epicure, Périclès et Socrate. Cela voudra dire que cette vieille société de vingt cinq mille ans, qu’on qualifie de polythéiste, belliqueuse, esclavagiste, misogyne et quoi encore avait inventé le débat démocratique et la citoyenneté ? Le droit écrit, l’art du discours, l’éthique, la philosophie et avait pu régler les dysfonctionnements qui semblent insolubles dans nos démocraties aujourd’hui. Pourtant, ces Grecques n’avaient pas de Technologie de l’Information et de la communication (TIC), laquelle technologie existe certes de nos jours mais pour nous renvoyer vers eux. Les issues de cette équation seront encore plus compliquées à l’avenir grâce aux artifices qu’offre cette TIC comme les réseaux sociaux( Facebook, Twitter, Instagram etc). 

La relation élite politique/société ne se fera plus par le biais des intermédiaires comme les partis politiques, les syndicats, les ONG’s mais les grandes décisions seront directement soumises à la vox populi. Les exemples sont édifiants : Gilets jaunes en France, le mouvement 5 étoiles en Italie, la real politic de Trump aux Etats Unis, l’Autriche, etc. On n’en est pas encore là en Algérie mais les conditions économiques futures nous contraindrons d’y aller inévitablement. C’est pour cela que le discours de l’élite politique qui est direct devra impérativement être décomplexifié et lié directement aux préoccupations citoyennes. 

Toutes les ONG proposent sur le plan économique des réformes de fond qui ne sont pas très différentes de celles que recommandait le Fond Monétaire International (FMI). Ces dernières demandent une audace managériale, très impopulaire mais pas que cela. Elles demandent au système de renoncer au pilier qui le cimente : la paix sociale qui pourrait se rompre à tout moment avec toutes les conséquences qui en découlent, octobre 1988 est la preuve irréfutable. La réalité est que voilà depuis maintenant quatre ans, l’Algérie voit ses réserves de change fondre. La faute à un prix du baril de pétrole trop bas pour couvrir les dépenses de l’Etat soucieux de maintenir la paix sociale dans le pays. Les temps fastes semblent désormais révolus. Pourtant, l’élite politique et il en existe se focalise sur la personne de Bouteflika sans pour autant présenter une alternative crédible à cette dépendance des hydrocarbures ou éventuellement sur la manière d’amorcer le changement inévitable faute de succession charismatique du régime. Les hydrocarbures représentent aujourd’hui près de 30% de la richesse du pays. Ils comptent pour 98% des exportations, et rapportent environ 70% des rentrées fiscales de l’Etat. Le niveau de vie des Algériens et la santé économique du pays se calquent aujourd’hui sur les prix du baril de pétrole dont la tendance n’est pas rassurante. 900 000 nouvelles bouches viennent chaque année. Les élections présidentielles vont avoir lieu dans quelques mois. Mais continuer sur cette voie implique des incidences budgétaires énormes et les finances de l’Etat pourraient être à sec d’ici à 24 mois si la démarche ne changerait pas de trajectoire. Faire tourner la planche à billets favorise l’inflation qui mènera droit vers le chaos vénézuélien. Le pouvoir actuel se retrouve donc devant un choix difficile, presque impossible. Le gouvernement veut assurer la pérennité financière de l’Etat et aimerait changer de politique budgétaire et mettre fin aux subventions publiques. Mais le risque d’un embrasement social est grand. Les mouvements sociaux de 2016-2017 ont freiné les plans de rigueur. Il faudrait que le baril de pétrole puisse remonter à près de 100 dollars pour résoudre à court terme les difficultés budgétaires sans déclencher des mouvements sociaux durs. Mais cela ne risque pas d’arriver 

L’élite politique et les mouvements citoyens devront lâcher un peu Bouteflika pour présenter des alternatives d’une transition sans douleurs. Trouver les voies et les moyens pour réduire les dépenses publiques et procéder à une libéralisation intelligente en réorientant le privé vers des activités créatives au lieu de le laisser encrer ses ventouses vers le secteur public pour sucrer la rente pétrolière. Le système s’est habitué à l’économie de rente d’où son engouement pour les ressources non conventionnelles comme parades à ces échecs alors que les échéances pour ces difficultés sont très proches que d’attendre celles de l’exploitation du schiste qui pourraient dépasser une décennie sans compter l’aspect économique de sa rentabilité dans les conditions algériennes et celles de la concurrence du marché du gaz dans le bassin méditerranéen. Tout laisse croire que Abdelaziz Bouteflika sera candidat par procuration pour son dernier mandat ou éventuellement pourquoi pas son premier ministre actuel pour un programme de continuité. Il s’agira donc aux autres candidats de montrer aux électeurs où nous mènera cette continuité et quels sont les facteurs correctifs ? C’est aussi simple que cela ! 

* Consultant, Economiste Pétrolier

Prisonnier karim Younis _ détenu dans les prisons israéliennes depuis 1983 et encore à ce moment, le plus vieux prisonnier dans le monde a passé sa vie en prison (35 ans )