Les narco….utilisent la nouvelle technologie

Julen en Espagne : le final dramatique du sauvetage de l’enfant

Julen en Espagne : le final dramatique du sauvetage de l’enfant [DIRECT]

Julen en Espagne : le final dramatique du sauvetage de l'enfant [DIRECT]

JULEN – Les secouristes espagnols sont maintenant tout près de l’endroit où doit se trouver le petit Julen. Les mineurs continuent à creuser la roche pour le retrouver tandis que des hélicoptères sont prêts à le transférer si besoin.

  • Après 12 jours passés dans un puits à Totalan en Espagne, le petit Julen devrait être retrouvé par les secouristes très bientôt. Les recherches ont nécessité d’importants moyens. 300 personnes sont présentes sur place pour retrvouer le petit garçon de 2 ans. 
  • Huit mineurs se relaient dans la roche pour creuser les derniers mètres qui les sépare de Julen. Ils descendent deux par deux et se relaient toutes les 40 minutes. La terre, très dure, a compliqué la tâche des secouristes ce vendredi 25 janvier. La garde civile a du intervenir quatre fois pour procéder à des mini-explosions. Ces interventions étaient nécessaires mais ont ralenti encore le travail de recherche. Les secouristes seraient maintenant à moins d’un mètre de JulenQuatre membres de la garde civile, venus des Baléares et de Cantabrie, ont rejoint la zone. Les personnes qui sortiront Julen de sa prison de roche ne seront pas des mineurs mais bien des membres de la garde civile ont précisé les autorités ce soir. 
  • Sur place, un hélicopète de la Garde Civile est présent, prêt à transférer Julen à l’hôpital si nécessaire. De plus, un hôpital de campagne a été installé à côté pour fournir une aide d’urgence si besoin. Les mineurs travaillent sans relâche mais se disent épuisés par l’attention médiatique que suscite leur labeur, selon Juan Lopez-Escobar, le délégué du Collège d’ingénieurs de Minas del Sur à Malaga, relayé par El Pais. Suivez en direct les dernières actualités sur le sauvetage du petit Julen. Suivez en direct les dernières actualités sur le sauvetage du petit Julen.

20:51 – Les derniers mètres avant de retrouver Julen

Une conférence de presse a eu lieu vers 20h45 pour préciser les dernières informations dans les recherches pour retrouver Julen. Jorge Martin, le porte-parole de la garde civile, relayé par El Pais, a ainsi expliqué que les mineurs ont progressé de 3,35 mètres avant de se heurter à une roche nécessitant l’intervention d’explosifs. Ce « dynamitage » a été très minutieux et d’une « extrême précision », car les sauveteurs sont maintenant tout près de Julen. Trois géomètres ont donc rejoint les équipes pour cette opération. De plus, quatre gardes civiles des Baléares et de Cantabrie ont apporté leurs forces au dispositif de secours. En effet, les personnes qui sortiront Julen  seront de la garde civile et non des mineurs. 

20:38 – Deux fins possibles aux recherches de Julen

Ce vendredi soir, les mineurs sont très proches de retrouver le petit Jule, qui est depuis maintenant 12 jours sous terre. Deux fins sont possibles aux opérations de sauvetage. Soit Julen est retrouvé vivant, dans ce cas, les Urgences sanitaires d’Andalousie se tiennent prêtes à transférer le petit garçon de 2 ans. Soit, c’est le corps de Julen qui est extrait de la roche. À ce moment-là, c’est le tribunal d’instruction numéro 9 de Malaga qui prendra en charge l’affaire. L’enquête cherchant à déterminer les circonstances de la chute de Julen est déjà ouverte. Le guide de #LaBonneConduiteDécouvrez les astuces pour une route plus sûre.En savoir plus

20:20 – Retard d’une heure et demie dans la recherche de Julen

La quatrième explosion retarde encore une fois le travail des mineurs pour retrouver Julen. Selon Miguel Angel Albeniz, elles vont ainsi être décalées d’une heure et demie. Le groupe REDAX de la Garde civile a encore une fois dû intervenir à cause du quartzite présent dans la terre, une roche très dure. Les mineurs ne sont pourtant plus très loin du petit Julen, les derniers mètres semblent toujours aussi difficiles. L’hélicoptère affrété depuis Séville apporte toujours des munitions au cas où de nouvelles explosions seraient nécessaires.

20:14 – Le bouchon de terre : un mystère dans l’enquête sur la chute du petit Julen

Le petit Julen est sous terre, plus exactement sous un bouchon qui le maintient prisonnier à 71 mètres. Ce bouchon est, selon le journal espagnol El Mundo, la clef et le mystère de l’opération de sauvetage. C’est en effet à la fois un obstacle terrible pour les 300 personnes présentes jour et nuit et ce qui va permettre de déterminer les responsabilités, en fonction de sa composition. Il faut en effet comprendre comment la chute de Julen a pu provoquer une chute si importante de terre, fermant totalement l’accès à lui. 

19:57 – Julen : une nouvelle explosion imminente

Selon le commandant de la Garde civile du groupe Tedax en charge des explosifs, Miguel Angel Albéniz qui s’est exprimé sur la télévision espagnole, une détonation est imminente. Les mineurs ont en effet une fois encore rencontré une poche de terre trop dure pour être creusés à la main. Cette nouvelle intervention va encore ralentir le travail des secouristes pour retrouver Julen. Depuis le début, la terre est un obstacle terrible. Un hélicoptère, affété depuis Séville, était venu apporter des explosifs sur place.C’est la quatrième explosion depuis le début. 

19:42 – Les recherches pour retrouver Julen ont été retardées

La terre extrêmement dure est difficile à creuser. Aujourd’hui, la Garde civile a dû procéder à trois mini explosions au cours de la journée pour aider les mineurs dans leur recherche de Julen. Mais ces explosions nécessaires ont ralenti d’au moins deux heures le travail des sauveteurs selon Sudinfo. Pour placer les explosifs, il faut en effet percer la roche et ensuite ventiler la galerie. Les mineurs ne peuvent retourner dedans qu’une fois les gaz des explosifs ventilés. 

19:22 – Les recherches pour retrouver Julen continuent à la nuit tombée

La nuit tombe sur la petite ville Totalan, où le petit garçon espagnol Julen est toujours sous terre. Les efforts des secouristes ne s’arrêtent pour autant pas, des réflecteurs de lumière ont été installés pour aider les hommes. Les huit mineurs et secouristes sur place continuent leur progression dans la roche de la montagne, sans laisser la fatigue les envahir. Trois hélicoptères sont sur place, prêts à intervenir dès que Julen sera retrouvé. Personne ne sait encore si le petit garçon est toujours en vie depuis qu’il a disparu. Toute l’Espagne retient son souffle et les messages de soutien à la famille se multiplient sur les réseaux sociaux. 

19:03 – Une progression lente et minutieuse pour atteindre Julen

Les mineurs progressent dans la galerie horizontale qu’ils creusent petit à petit. Un schéma interactif publié par le journal espagnol El Mundo explique le processus. Ils avancent avec un équipement pour respirer qui pèse 15 kg. Ils sont deux par deux dans le tunnel d’1,20 m de hauteur et se relaient toutes les 40 minutes pour ne pas s’épuiser et se donner toutes les chances de retrouver Julen, le petit garçon de 2 ans, coincé sous terre depuis maintenant 12 jours.

Vidéo intégrée

18:45 – Des renforts pour les secouristes sont sur place

Des renforts sont arrivés sur place, à Totalan, précise El Pais. Ils se préparent au cas où des difficultés dues à la terre et aux roches se présentent dans les manoeuvres de forage alors que les mineurs sont désormais proches de l’endroit où doit se trouver le petit Julen. La dureté du terrain est l’une des principales difficultés dans cette mission pour secourir l’enfant. Les équipes ont dû recourir à trois engins spéciaux et un travail à la main très intense. 

18:44 – Des renforts sur la zone de recherche de Julen

Sur la zone de recherches du petit Julen, des renforts sont installés au cas où les mineurs qui sont actuellement en train de creuser en auraient besoin. El Pais évoque une possibilité pour que les mineurs aient encore à creuser lorsqu’ils arriveront dans la zone où est censé se trouver Julen.

18:23 – Sauvetage de Julen : un hélicoptère se tient prêt

El Pais rapporte qu’un hélicoptère est toujours présent sur la zone des recherches, près de Malaga. Il s’agit d’un hélicoptère de secours au cas où un transfert d’urgence serait nécessaire. Les sauveteurs sont désormais à moins d’un mètre du petit Julen, mais il est toujours impossible de déterminer avec précision la durée restante des recherches.

18:07 – Pourquoi la France n’aide pas l’Espagne à retrouver Julen ?

Le spéléo-secours français a confié à Midi Libre suivre « de très près » l’opération de sauvetage du petit Julen, dans le sud de l’Espagne, et a même proposé de l’aide aux secouristes espagnols. Mais selon Jean-Michel Salmon, directeur du Spéléo-secours de l’Hérault, leur proposition ne peut aboutir. « Nous ne pouvons pas intervenir sans demande du pays tiers. Nous n’avons pas reçu de demande officielle », a-t-il confié à Midi Libre.

17:48 – De nouveaux explosifs ?

Les sauveteurs qui travaillent actuellement aux recherches du petit Julen ont dû faire usage d’explosifs afin d’avancer dans la galerie vers l’enfant. El Pais rapporte ce vendredi soir qu’un hélicoptère de la garde civile espagnol, venu de Séville, est arrivé sur les lieux des recherches avec à son bord de nouveaux explosifs. Pour l’instant, il semblerait que ce ne soit que par mesure préventive.

17:33 – Encore 65 cm pour atteindre Julen

Selon les informations de El Mundo, les sauveteurs ne seraient plus très loin du petit Julen. L’excavation vers le fond du puits est désormais bien avancée et ils serait désormais à 65 cm de l’enfant bloqué depuis onze jours maintenant.

17:21 – Julen « peut avoir trouvé de l’eau »

Midi Libre a interrogé Jean-Michel Salmon, directeur du Spéléo-secours de l’Hérault, sur la question du sauvetage du petit Julen en Espagne. Le spécialiste est clair : les chances sont maigres de retrouver l’enfant vivant. Mais selon lui, il existe une chance. « Le problème, c’est la déshydratation. Comme l’enfant est tombé dans un puits aquifère, il peut avoir trouvé de l’eau. L’humidité ambiante peut suffire à survivre », explique-t-il.L

Depuis que le petit Julen est tombé dans un trou, dans le sud de l’Espagne, le 13 janvier dernier, tout le pays semble suivre cette actualité avec attention. Le drame fait la une des journaux et l’objet de nombreux reportages à la télévision et dans la presse papier. L’émotion est vive, d’autant que les parents de Julen et leurs proches se sont exprimés à quelques reprises pour faire part de leur inquiétude, de leur désarroi et des espoirs suscités par tout le dispositif mis en oeuvre pour sauver le jeune enfant.

Julen : l’opération de sauvetage

L’opération a débuté il y a près de 12 jours et a pris une ampleur considérable. Après quelques temps d’analyse et de réflexion sur les moyens qu’il fallait mettre en oeuvre, et après avoir eu la garantie que l’enfant était bien dans le trou, il a été décidé de creuser un puits parallèle à celui dans lequel se trouve le petit Julen. Les techniciens ont conçu un énorme tuyau en métal pour recouvrir la galerie qui mesure 70 m de profondeur et 1,5 m de largeur. Des spécialistes des travaux et opérations minières sont missionnés pour descendre, en se relayant, et pour creuser, avec des outils à main, jusqu’à l’endroit où se situe l’enfant.

Julen est tombé dans le puits le 13 janvier dernier, un puits clandestin, non autorisé. Sa famille était en train de préparer le repas, dans une ferme où étaient en train de s’effectuer des travaux. La mère de l’enfant a répondu à un coup de téléphone et son père s’est absenté quelques instants pour s’occuper du déjeuner. C’est à ce moment que l’enfant, échappant à la surveillance de ses parents, aurait chuté dans le puits. 

Julen : les parents gardent espoir

La famille de Julen a fait part de son émotion mais se tient désormais à l’écart des médias. Un « porte-parole » de la mère et du père de Julen a indiqué jeudi 24 janvier qu’ils avaient toujours de l’espoir de récupérer leur enfant vivant. Les parents de Julen ont perdu un autre enfant âge de 3 ans, en 2017, qui était malade du coeur. La grand-mère maternelle de l’enfant, lors d’une interview diffusée sur Antena 3, s’est émue de la situation : « Je crois en Dieu, je suis désolé de dire ça mais il a été très injuste avec nous ».

Sauvetage de Julen en Espagne : plus que deux mètres pour parvenir au puits dans lequel se trouve l’enfant

Dans une opération sans précédent qui tient en haleine l’Espagne, un groupe de mineurs d’élite n’était vendredi qu’à un peu plus de deux mètres du puits profond où est tombé il y a douze jours un enfant de deux ans.

D’une grande complexité et risquée, cette opération dans les montagnes de Totalan, en Andalousie (sud) sous les yeux d’une foule de journalistes, semblait s’approcher de son issue après les nombreux contretemps ayant émaillé les recherches.

Julen Rosello a chuté par accident, selon ses parents, le dimanche 13 janvier dans un puits abandonné de 25 centimètres de diamètre et plus de 100 mètres de profondeur creusé pour trouver de l’eau. L’enfant jouait sur un terrain appartenant à un membre de sa famille alors que ses parents déjeunaient non loin.

Aucune preuve que l’enfant est vivant 

Les autorités n’ont jamais eu aucune preuve que l’enfant était vivant. Des cheveux lui appartenant ainsi qu’un sachet de friandises ont été retrouvés dans le puits.

Venus spécialement de la région minière des Asturies (nord-ouest), des mineurs d’élite habitués à porter secours à des victimes dans les circonstances les plus difficiles ont commencé jeudi soir à creuser une galerie d’environ quatre mètres destinée à rejoindre la zone du puits où les autorités pensent que Julen se trouve, à environ 70 mètres de profondeur.

Equipés de bouteilles d’oxygène, ces huit mineurs, qui travaillent tour à tour par équipes de deux, sont descendus à l’aide d’une sorte de cage métallique dans un tunnel vertical spécialement creusé parallèlement au puits. Espagne. Le sauvetage de Julen est en cours

  • vidéo en cours
  • Espagne. Un groupe de mineurs descend à la…25/01/19

61+50….. candidats ont retiré les formulaires de candidature au niveau du ministère de l’Intérieur, dont 11 lettres d’intention émanant de partis politiques et 50 lettres d’intention introduites par des prétendants indépendants. C’est dire que dans ce fatras on trouve de tout, du plus sérieux au plus improbable des profils.

Un candidat à la candidature, c’est sérieux !

M.W«Pousse-toi de là que je m’y mette» semble être le slogan de cette période consacrée aux candidatures à la candidature pour l’élection présidentielle. Pour le moment, et après seulement une semaine de la convocation du corps électoral, 61 candidats ont retiré les formulaires de candidature au niveau du ministère de l’Intérieur, dont 11 lettres d’intention émanant de partis politiques et 50 lettres d’intention introduites par des prétendants indépendants. C’est dire que dans ce fatras on trouve de tout, du plus sérieux au plus improbable des profils. Des professionnels de la politique à ceux qui n’ont jamais mis le pied dans un isoloir. Des gens qui courent après leur quart d’heure de gloire en entrant au siège du ministère, de parfaits inconnus hier encore et dont personne n’entendra parler d’eux deux heures plus tard. Ils sont là pour amuser la galerie, raconter n’importe quoi devant la télé et discréditer un peu plus la question politique en Algérie. Des gens ordinaires qui profitent de l’instant pour se donner une contenance de circonstance, sortir de l’anonymat national pour exposer, en quelques mots, un programme importé de Mars. Devant la porte, et parmi la foule, on a pu distinguer les personnages de Marvel, des frères siamois, l’un pour être président et l’autre son conseiller, un néandertalien, deux otaries, un tracteur, un ballon de foot et une tente déchirée. Après on a droit aux promesses électorales les plus invraisemblables alors que le gus n’est même pas candidat. On promet une justice pour tous, du boulot pour les chômeurs, un toit pour les SDF, une voiture pour les piétons, un visa pour les harraga, une démocratie pour un pays en quête de sérieux, une équipe nationale vainqueur de la coupe du monde, la Palestine libérée, un ciel bleu et une terre nourricière. Peut-on pour autant blâmer ces aventuriers qui ne craignent pas le ridicule qui malheureusement ne tue toujours pas ? Sur le fronton est écrit démocratie, alors au nom de ce sacro-saint concept grec on ne peut sciemment pas empêcher ces gens de fouler la bienséance aux pieds. Loin de nous l’idée de la jouer vierge effarouchée, mais il y a un minimum à respecter considérant que la fonction est d’importance. Enfin, chacun est libre de se présenter devant les caméras et de se dire qu’il sera le prochain président de la République mais il est bon de rappeler que cette perte de temps est inutile et que ces formulaires se retrouveront très vite au fond d’une poubelle si ce n’est déjà fait pour les 90% des candidats à la candidature. Et pour les 10% restants, nous souhaitons bonne chance en attendant bien sûr la candidature à la candidature de celui que tout le monde attend.

Gilets jaunes : pourquoi le mouvement ne prend pas dans les cités…..

Gilets jaunes : pourquoi le mouvement ne prend pas dans les cités

Dans certains cités d’Ile-de-France, des habitants affichent leur soutien au mouvement en mettant un gilet jaune sur le tableau de bord mais bien peu vont manifester. 

Bien qu’a priori concernés au premier chef par les revendications des Gilets jaunes, les habitants des quartiers populaires restent absents du mouvement . Exemple en Essonne.

S’ils sont nombreux à assurer soutenir le mouvement des Gilets jaunes, les habitants des cités se font rares sur les ronds points ou dans les manifestations. A l’image de Clotaire, 52 ans, qui habite les Tarterêts à Corbeil-Essonnes : « Les Gilets jaunes se battent pour de vraies causes, je les soutiens. »

Mais pas question d’aller aux manifestations. « C’est trop dangereux, il y a trop de violence », déplore-t-il. Idem pour Jacques Roignant, retraité, qui regrette les débordements « vus à la télé ». « J’ai fait mai 1968, je me suis même retrouvé en cellule avec Krivine, se souvient-il. Mais on ne pillait pas les magasins ! Mes amis aussi sont écœurés par ces violences et ne soutiennent plus. »

«On a tiré la sonnette d’alarme bien avant eux»

Autre génération, autres raisons pour ne pas manifester. « On est de tout cœur avec les Gilets jaunes eux, mais si on se déplace à Paris, on va être direct pris pour des casseurs. Aux contrôles, s’ils voient que vous êtes de Corbeil, c’est chaud, alors des Tarterêts… », assure Adel Belakhdar, étudiant en BTS. « S’ils attrapent des gens des quartiers, ils ne vont pas les louper, estime Khaled Maiza, président de club de rugby les Spartiates à Corbeil. On va être les cibles d’arrestations et de lourdes sanctions. »Lire nos reportages

En dehors de ces craintes, il y a aussi un sentiment de défiance à l’égard de ce mouvement, qui pour nombre d’habitants arrive trop tard. « Nous, les jeunes issus de l’immigration, quand on criait, il y a déjà un bout de temps, on n’avait aucun soutien, regrette Ali Gattoufi, éducateur. Il y a eu des émeutes et personne ne nous a écoutés. On a tiré la sonnette d’alarme bien avant eux sur les violences policières. »

«Les habitants des quartiers populaires ont perdu confiance»

C’est aussi ce que pense Farid Bouchelouche, responsable de l’association des locataires de Grand Vaux à Savigny-sur-Orge : « Dans notre quartier, les gens subissent depuis de très nombreuses années la perte de revenus, la désertification médicale, la fermeture des commerces et des services publics. Sur tous ces sujets, nous nous sommes déjà mobilisés mais nos protestations n’ont pas trouvé d’écho dans les autres franges de la population. Je pense que les habitants des quartiers populaires ont perdu confiance. »

Enfin, certains ont mal pris certains dérapages racistes qui ont pu circuler et qui les ont éloignés de ce mouvement.

«ICI, ON VIT DEPUIS LONGTEMPS DANS LES CONDITIONS DÉNONCÉES PAR LES GILETS JAUNES»

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Omar Dawson est le fondateur de l’association Grigny Wood. LP/ ARNAUD JOURNOIS

« Ce qu’il se passe avec les Gilets jaunes en ce moment s’est déjà passé avec les quartiers il y a une dizaine d’années », assure Omar Dawson, fondateur de l’association Grigny Wood à la Grande Borne.« Au départ du mouvement des Gilets jaunes, il y a la hausse du prix du carburant. En 2005, c’était la mort de Zyed et Bouna qui avait déclenché la colère des quartiers. D’ailleurs, on peut voir une certaine similitude entre les deux. Il y a dans les deux cas une défiance vis-à-vis de l’Etat et des médias ».

Alors pourquoi cette absence de Gilets jaunes dans les quartiers ? « Si aujourd’hui les quartiers ne s’associent pas au mouvement, c’est tout simplement parce qu’ils vivent depuis déjà longtemps dans les conditions dénoncées par les Gilets jaunes, analyse Omar Dawson. Face à cette baisse du pouvoir d’achat, les quartiers ont développé le système D et une économie parallèle… Vous trouverez par exemple toujours quelqu’un pour réparer votre voiture pour pas trop cher ».

Et ce connaisseur des cités d’ajouter : « Un autre facteur peut expliquer l’absence des quartiers dans ce mouvement. A un moment donné, des vidéos avec des propos racistes ont circulé. Réalité ou pas ? Je n’ai pas la réponse mais je sais que ça en a dissuadé plus d’un. »