Moins de viande rouge, plus de fruits et légumes: comment nourrir 10 milliards d’êtres humains en 2050

Des fruits dans un magasin à Lille.

Une équipe composée de dizaines d’experts issus du monde entier a travaillé pendant près de trois ans sur la question. 

37 scientifiques, réunis par la revue médicale britannique The Lancet et la start-up EAT, ont tenté de répondre à la question suivante : en 2050, sera-t-il possible de nourrir tous les êtres humains tout en préservant la planète ? 

Et selon ces spécialistes – de la nutrition, de la santé, de l’agriculture… – la réponse est oui. A condition de changer son régime alimentaire. 

Sous-nutrition, surconsommation, pollution…

Comme le rappelle Le Monde, qui a relayé l’étude en France, 820 millions de personnes dans le monde souffrent de sous-nutrition tandis que 2,4 milliards sont « atteints » de surconsommation : diabète, trouble cardiovasculaire etc… Des carences ou des excès plus mortels que « la drogue, l’alcool ou le tabac réunis » rappelle l’étude en préambule.

Le quotidien indique également que la production agroalimentaire est « le principal facteur de dégradation de l’environnement et de transgression des limites planétaires » : consommation d’eau, surpêche, gaz à effet de serre…

Les scientifiques proposent donc un régime censé nourrir la population et préserver la planète. 

2500 calories par jour en moyenne

Dans les pays riches, il faudra manger un peu moins. L’apport journalier idéal selon l’Organisation mondiale de la santé est de 2500 calories par jour, alors que les citoyens les plus aisés tournent plutôt autour de 3700 calories par jour. Les plus pauvres consomment eux en moyenne 2200 calories par jour.

Infographie sur le "régime idéal" en 2050.
Infographie BFMTV – Infographie sur le « régime idéal » en 2050.

Au menu donc : beaucoup de fruits, de légumes, des céréales ou encore des légumineux. Les huiles, qui représentent beaucoup de calories, doivent de préférence être insaturées : colza, olive, maïs… 

Les viandes ont également leur place, même si la viande rouge doit être consommée avec modération (environ un steak par semaine). Le poulet, le poisson sont davantage encouragés.  

Ce menu peut changer en fonction de nombreux critères : l’activité physique, la taille… Un tel régime peut également s’avérer nocif pour la santé, par exemple si on sale trop ses plats précise l’étude. 

Réduire la viande en Amérique, le poisson en Asie

Pour préserver la planète grâce à ce régime alimentaire idéal, de nombreuses régions devront changer considérablement leurs habitudes alimentaires.

Les Nords-Américains et les Européens – qui consomment beaucoup de viandes – ne mangent pas de la même manière que les Sud-Américains ou que les Asiatiques de l’est, gros consommateurs de légumes.  

Infographie sur les habitudes alimentaires.

Selon l’étude, le régime idéal permettrait d’éviter la mort de onze millions de personnes chaque année tout en limitant l’impact sur la planète. 

Cependant, comme le rappelle Le Monde, cette « nouvelle révolution agricole mondiale » nécessite des engagement internationaux, une réorganisation de la production agroalimentaire, et une réduction des gaspillages.

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