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Huit mois de prison avec sursis pour des menaces de mort contre Schiappa et un policier
Par AFP — 14 janvier 2019 à 20:14
 (mis à jour à 20:28)

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa à l’Assemblée nationale, le 27 novembre 2018 à Paris Photo CHRISTOPHE ARCHAMBAULT . AFP 

 
 Huit mois de prison avec sursis pour des menaces de mort contre Schiappa et un policier
Un homme de 31 ans, sympathisant «gilet jaune», a été condamné à 8 mois de prison avec sursis lundi à Versailles pour des menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux à l’encontre de la secrétaire d’État Marlène Schiappa et d’un policier.
Cet électricien au casier judiciaire vierge, interpellé samedi matin à son domicile près de Mantes-la-Jolie (Yvelines), était jugé pour des messages envoyés sur Facebook jeudi et vendredi.
Il a été condamné pour outrage, menaces de mort et de crime à l’encontre d’un élu, menace de mort à l’encontre d’une personne dépositaire de l’autorité publique et usage de stupéfiants – de la résine de cannabis ayant été retrouvée chez lui.
L’enquête a démarré avec le signalement d’un autre «gilet jaune», dont le frère, policier, avait reçu des menaces de la part de cet internaute. Alors qu’il le contacte à son tour pour lui demander de «se calmer», le prévenu formule d’autres menaces à l’encontre des forces de l’ordre, à la veille de l’acte 9 du mouvement samedi.
Les enquêteurs remontent jusqu’à son domicile et, sur son téléphone, retrouvent la trace de deux messages adressés à la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, envoyés sur le même réseau social, la menaçant de mort et de viol.
Le prévenu, qui dit avoir participé à deux manifestations parisiennes des «gilets jaunes», a affirmé avoir copié-collé l’un des messages depuis un groupe Facebook qui incitait à l’envoyer à Mme Schiappa, affirmant ignorer alors qu’elle était membre du gouvernement.
«Je le regrette, je le ferai plus jamais de ma vie», a-t-il assuré, ajoutant: «Quand les policiers m’ont lu mes messages, j’ai été choqué de leur violence».
«Il y a de plus en plus d’élus ou de membres du gouvernement qui font l’objet de menaces, d’intimidation», a déclaré le procureur, qui avait requis trois mois avec sursis. «La contestation c’est un droit, mais elle ne peut pas s’exercer par le biais de menaces, d’insultes, d’outrages», a-t-il ajouté.
Ces menaces, «ce n’est pas un débat, ce n’est pas la liberté d’expression», a aussi estimé Me Eric Morain pour la partie civile, affirmant que Mme Schiappa est «celle qui subit le plus de cyber-harcèlement au gouvernement, depuis des mois et des mois».
«Vous avez dit +consternant+, j’ajoute +lamentable+ et (le prévenu) le pense aussi», a lancé l’avocate de la défense Me Sylvie Sezikeye, en s’adressant au président du tribunal. «Aucune arme» n’a été retrouvée chez lui, a-t-elle cependant souligné, évoquant «quelqu’un de fragile» qui s’est «laissé entraîner».

L’extrême-droite ne s’intéresse jamais à la grande précarité et au quotidien des sans-abri… sauf quand cela permet d’inventer une concurrence fictive avec les migrants. Une instrumentalisation honteuse de la misère déconstruite ici par un chercheur.