En souvenir d’un Amour que le Vatican et ses Frères Aînés (judeo-chrétien) continuent à exercer et imposer au monde et surtout en Palestine.

La BIBLE et L’AMOUR …

Ecrit il y a juste dix ans, cet article que je soumets ici pour la première fois, en souvenir d’un Amour que le Vatican et ses Frères Aînés(judeo-chrétien) continuent à exercer et imposer au monde et surtout en Palestine.


La BIBLE et L’AMOUR …

La BIBLE et L’AMOUR … 

Parler de l’Amour dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament, c’est aborder un sujet qui, malgré la variété des thèmes traités, mène à une grande déception, pour ne pas dire malaise ou désillusion. Que ce soit dans l’une ou l’autre de ses deux composantes, la Bible déçoit dans le thème de l’amour malgré cet énoncé judéo-chrétien traditionnel disant que leur « Dieu est amour”. 

Elle déçoit par la débauche, par le débordement, le dérèglement, les soûleries qui frisent ou dépassent le scandale, dans l’ancien Testament ; et elle déçoit à force de voir à quel point ce thème de l’amour a été instrumentalisé dans le nouveau Testament. Instrumentalisé de sorte à accréditer et maintenir l’histoire d’une légende maniée et remaniée durant des siècles – surtout si l’on continue à croire, tel que l’Eglise l’impose, que ce sont des paroles divines, ou même, après rectification au Concile Vatican II, qui décréta : Dieu n’est plus l’auteur, ce sont des paroles dictées aux apôtres par les bons soins de l’Esprit Saint ! Et d’ajouter, comme plus d’explicitation, que chacun des apôtres a écrit de mémoire ses propres réminiscences, d’où cette richesse de différences parmi les évangiles, pour ne pas dire tout simplement : d’où tant de contradictions puisqu’aucun d’entre eux n’a été témoin direct des évènements relatés. 

L’Ancien Testament : 
Avant de parler de l’Amour dans l’Ancien Testament, il serait peut-être utile de rappeler l’aspect abominable et épouvantable de la discipline guerrière divine, pour saisir l’aspect bouleversant de la représentation féminine et celle de l’Amour. Les quelques conseils parsemés le long du texte, desquels sont relevées les bribes suivantes, sont fort édifiants et n’ont de barrière ou de pendant que la limite du dérèglement et de la débauche. 

C’est un texte dans lequel des expressions comme « Aussitôt le peuple monta vers la ville, chacun devant soi, et ils s’emparèrent de la ville. Ils dévouèrent à l’anathème tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes, les passant au fil de l’épée » (Josué 6 : 20-21) ; ou « On brûla la ville et tout ce qu’elle contenait, sauf l’argent, l’or et les objets de bronze et de fer qu’on livra au trésor de la maison de Yahvé » ! (Josué 6 :24) ; ou « Maintenant, va, frappe Amaleq, voue-le à l’anathème avec tout ce qu’il possède, sois sans pitié pour lui, tue hommes et femmes, enfants et nourrissants, bœufs et brebis, chameaux et ânes » (1° Livre de Samuel 15 : 3) ; « Parcourez la ville à sa suite et frappez. N’ayez pas un regard de pitié, n’épargnez pas, vieillards, jeunes gens, vierges, enfants, femmes, tuez et exterminez tout le monde » (Ezéchiel 9 :5). « Tuez donc tous les enfants mâles. Tuez aussi toutes les femmes qui ont connu un homme en partageant sa couche. Ne laissez la vie qu’aux petites filles qui n’ont pas partagé la couche d’un homme, et qu’elles soient à vous » ! (Les Nombres 31 : 17-18). « Tous ceux qu’on trouvera seront transpercés, tous ceux qu’on prendra tomberont par l’épée. Leurs jeunes enfants seront écrasés sous leurs yeux, leurs maisons saccagées, leurs filles violées » (Isaïe 13 : 15-16). On est effarouché d’apprendre que c’est un Dieu qui parle et conseille. Mais là au moins on comprend d’où vient ce que les sionistes, envahisseurs de la Palestine, pratiquent contre les palestiniens, et ce que les mercenaires des GI’S mènent en Afghanistan en Iraq et ailleurs… 

A ce tableau sanguinaire et révoltant, par sa barbare cruauté, correspond celui de l’amour, un amour où l’obscénité, l’outrage à la pudeur et l’indécence priment grossièrement, surtout lorsqu’on nous impose que ce sont des textes révélés, que Dieu en est l’auteur. Sous le titre « Reprise du discours paternel », on est choqué de lire ce critère de morale dans les Proverbes : « Viens ! Enivrons-nous d’amour jusqu’au matin ! Jouissons dans la volupté ! Car il n’y a point de mari à la maison : il est parti pour un long voyage… » (7 : 18-20). Comme mentalité édifiante ou éducation cela étouffe tout commentaire, bien avant la pornographie officielle du XXe siècle, qui puisa dans ces textes sa source première ! 

Le respect dû à la famille, bien que l’on puisse relever quelques rares bons exemples, il suffit de lire ce qui suit pour saisir à quel point il est dégradé, dans un style jargon, digne des bas-fonds d’une société qui semble ne vivre que de dérèglements : « Tu es bien la fille de ta mère qui détestait son mari et ses enfants ; tu es bien la sœur de tes sœurs qui ont détesté leur mari et leurs enfants » (Ezéchiel, 16 : 45). Et nous passons surtout en silence la lascivité libertine d’une Ohola et sa sœur Oholiba, qui souligne à l’excès l’aspect peu sacralisant de ces textes… 

Dans « L’Ecclésiaste », rien que par son titre, le lecteur se prépare ou espère trouver quelques compensations, mais hélas, l’auteur trouvant qu’ ”il y a un temps pour aimer et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre et un temps pour la paix » (3 : 8), avance que tout s’équivaut dans cette société plongeant dans l’abus, où tout se confond, où tout s’égale impunément : « l’homme ne connaît ni l’amour ni la haine, tous deux sont devant lui vanité. Ainsi, tous ont un même sort, le juste et le méchant, le bon et le mauvais, le pur et l’impur, celui qui sacrifie et celui qui ne sacrifie pas » (9 : 1). Ce qui doit donner un désespoir peu enchantant non seulement aux adeptes ! 

Sensé être la personne la plus apte à donner conseil de bonne volonté et de critère, on ne trouve dans Livre de l’Ecclésiaste que trois titres concernant la Femme. Il commence par « la femme adultère », puis passe aux « femmes » tout court, dans une tirade de 14 doublets, où il est question de méchanceté, de malheur, d’adversité, l’accablant d’être un objet de colère, de reproche et de honte, pour aboutir à une condamnation claire et nette : « C’est par la femme que le péché a commencé et c’est à cause d’elle que tous nous mourons » (24 : 24) ! Inutile d’ajouter que cette phrase a servi de donnée première pour la formation d’un dogme dit « Le péché originel”. 

Non satisfait de tout ce dont il affubla la femme, il termine son recueil avec ces trois doublets, qui résument un parti pris qui servira d’arrière fond à la condamnation de la femme et de l’amour. Condamnation qui plane dans le Nouveau Testament, tissant toute sa doctrine sur les points de repère qu’il puisa dans l’Ancien, pour se donner une certaine historicité, quitte à se contredire. Et l’Ecclésiaste de résumer sa théorie féminine en assurant : « Devant qui que ce soit ne t’arrête pas à la beauté et ne t’assieds pas avec les femmes. Car du vêtement sort la teigne et de la femme une malice de femme. Mieux vaut la malice d’un homme que la bonté d’une femme : une femme cause la honte et les reproches » (42 : 12-14). 

Le Nouveau Testament : 
Le thème de l’Amour dans le Nouveau Testament est présenté un peu plus clairement sous les titres suivants : l’amour de Dieu ; l’amour réciproque du Père et du fils ; l’amour de Dieu pour les adeptes ; l’amour du Christ pour ses adeptes ; l’amour envers Dieu ; l’amour envers le prochain. Tel qu’on le voit, toutes ces désignations sont brodées de sorte à mettre en relief une certaine optique tournant dans le cadre Père-Fils, pour étoffer une planification bien déterminée. 

L’amour de Dieu se trouve résumé dans ce long passage de l’Évangile selon saint Jean « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour est Dieu et que quiconque aime est né et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu car Dieu est amour. En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimé et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres » (J, I épître : 7-11). Où placer les centaines de milliers décimés par l’Inquisition, dans cet amour divin, pour ne rien dire des centaines de millions de décapités ou brûlés vifs pour implanter le christianisme dans le nouveau monde ? 

De même, l’amour réciproque du Père et du Fils, se trouve chanté dans plus d’un passage, dans les trois synoptiques, à ne citer particulièrement que la suite du baptême de Jésus : « Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta des eaux, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur » (Mt., 3 : 16-17). Dire « mon Fils bien-aimé » cela ne désigne-t-il pas que Dieu en a d’autres qui ne sont pas des bien-aimés ? 

Tandis que Marc présente autrement la même scène : Et aussitôt, remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit comme une colombe descendre vers lui, et une voix vint des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as ma faveur ». A noter, dans le passage de Mathieu, l’Esprit parle à l’assistance, – si jamais assistance il y eu. Pour Marc, l’apostrophe de l’Esprit est faite directement à Jésus. 

Luc, quoique traitant du même sujet, le présente différemment : « Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s’ouvrit et l’Esprit Saint descendit sur lui sous forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : « Tu es mon Fils ; moi, aujourd’hui je t’ai engendré »… Et avant cela, Jésus n’était-il pas le fils de ce Dieu ? Même si l’apostrophe est faite directement à Jésus, ici il ne reçoit pas la faveur de Dieu, puisque la colombe ne vient pas se placer sur ses épaules, comme chez les deux autres Apôtres, mais on se trouve face à un problème : « Dieu vient de l’engendrer » ! 

Bien plus, inutile de dire à quel point ce verbe choque, car engendrer veut dire procréer, donner la vie en parlant d’une femme et d’un l’homme ! Engendrer quelqu’un qui a déjà 30 ans provoque un double étonnement, pour ne pas aller plus loin… 

L’évangile selon saint Jean, parlant du même thème de l’amour réciproque du Père et du Fils, dit : « Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main » (3 : 35) ; « Car le père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci à vous stupéfier » (5 :20) ; puis met sur la langue de Jésus : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour » (5 : 9-10). Aimer Jésus pour demeurer en lui ; et qu’en est-il du Père ? 
« L’amour de Dieu pour nous » est un autre titre, que l’évangile de saint Jean expose clairement : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (3 : 16-17). Un peu plus loin il ajoute : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et je l’aimerai et je me manifesterai à lui » (24 : 21). 

Outre cet amour tripartite très conditionné, il faut aimer Jésus pour être aimé du Père, pour que Jésus non seulement rende cet amour, mais pour qu’il se manifeste à lui. Là une certaine déception s’impose car on n’a jamais entendu parler d’une manifestation quelconque de Jésus. Ce n’est que la Vierge qu’on fait paraître, un peu partout dans le monde, selon les circonstances politiques, les moyens médiatiques ou digitales à manœuvrer pour faciliter l’évangélisation des peuples, mais de Jésus, il n’a jamais été question. Ce qui mène à dire que personne parmi les adeptes ne semble avoir aimé Jésus, que le Père n’a aimé personne, et que Jésus, comme résultante de cet amour manqué, n’a aimé personne puisqu’il ne s’est manifesté à personne, à part la Madeleine et les deux voyageurs au temps de Jésus. . . 

Et pourtant demeure toujours l’espérance d’aimer et d’être aimé. C’est ce que saint Paul assure aux Romains, en disant : « Et l’espérance ne déçoit point, par ce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous fut donné » (5 : 5), et d’ajouter un peu plus loin : « mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (5 :8). Phrase qui se veut surmonter toutes les difficultés de ce qui précède pour clore ce chapitre de l’amour par la mort du Christ. 

Tel qu’on le voit, toute la trame de l’amour dans les évangiles est tissée pour maintenir cette légende dorée d’un Père qui donne son Fils, par geste expiatoire, à la mort la plus ignominieuse à l’époque : celle d’être accroché sur un poteau de bois ou sur un arbre. Selon le Deutéronome, source du christianisme : « Si un homme, coupable d’un crime capital, a été mis à mort et que tu aies pendu à un arbre, son cadavre ne pourra être laissé la nuit sur l’arbre » (21 : 22-23). 

Mais les manipulateurs des Textes ont fait dire à saint Paul, fondateur du christianisme dit : « Le Christ nous a racheté de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet » (ép. Aux Galates, 3 :13). La même phrase, citée trois autres fois dans les anciens manuscrits des Actes des Apôtres, ont subis le même changement : l’arbre a été transformé en gibet : (5 : 30), (10 : 39), (10 : 39), et quelques petits siècles plus tard, cet arbre fit pousser la fameuse Croix ! 

D’un autre côté, ces phrases prouvent incontestablement que Jésus a été suspendu sur un arbre, selon l’usage à l’époque et point sur une croix. 

Demeure toutefois la célèbre phrase de Jésus condensant tout le thème de l’Amour, ou celui de l’amour pour le prochain, disant qui te frappe sur la joue droite offre lui le côté gauche… Phrase qui ne cadre point hélas avec un autre point d’orgue qui, non seulement l’expédie à jamais, mais qui lie Jésus, d’après ces textes bibliques, source première du carnage génocidaire et de la pornographie, à cette ancienne tradition sanguinaire de ses « frères aînés » : les sionistes, qui continuent à décimer les Palestiniens, pour se joindre à eux dans une brutale cruauté, puisqu’il vocifère, selon saint Luc : 

« Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence » (19 : 27) ! Phrase que le Vatican met et mettra encore en pratique pour imposer ladite évangélisation du monde… 

Zeinab Abdelaziz 

Les Algeriens(e). Ils veulent des appartements gratuits….pas de paiements de loyers…ils ne veulent pas payer le gaz,l’electricité…pas d’impots…çà pleurent pour la haussse des prix?etc…

LOYER DES LOGEMENTS SOCIAUX : 7 jours de délai pour les mauvais payeurs

Selon le site El Bilad, les mauvais payeurs du loyer de logements sociaux à travers plusieurs wilayas, sont sommés de régler leurs créances dans un délai de 7 jours, ou bien ils seront poursuivis en justice pour défaut de payement de redevances de loyer.

LOYER DES LOGEMENTS SOCIAUX : 7 jours de délai pour les mauvais payeurs

En effet, ces derniers ont reçu leurs dernière sommation de régulariser leurs situations financières, et ce à travers des mises en demeure, les contraignant à s’acquitter de leurs dettes, dans un délai de 07 jours. Dans ce sens, les services des OPGI, affirment, que le cumul des impayés a atteint des montants astronomiques, et ce malgré que le loyer exigé ne dépasse pas les 2500 DA. Dans le même sillage, les rapports des OPGI de certaines wilayas, rapportent que des milliers de bénéficiaires, n’ont à ce jour, pas versé aucun centime de leurs redevances. Et ce malgré les dispositions de facilitations, mises en place, telle que la présence des services de l’OPGI, dans pratiquement, chaque pole de logement, et la possibilité de payer avec un échéancier de paiement. De leur coté, les bénéficiaires dénoncent, la présence d’un traitement à deux poids, deux mesures. Ils expliquent que les bénéficiaires issus de l’habitat précaire n’ont reçu aucune mise en demeure, et ce depuis, la réception de leurs logements. Alors que les bénéficiaires des autres catégories, ont commencé à recevoir des sommations, dés que leurs dettes dépassait les 15 000 DA.

Acharnement de l’état français sur Georges Abdallah, ce libanais qui n’a fait aucun mal aux Français. 35 ans de prison. Une honte pour ceux qui tournent la tête pour ne pas le voir.

Déficience auditive…?

QUELS TRAITEMENTS AUJOURD’HUI ?

Conception : Antoine Lorenzi Marie Camilleri Benjamin Chaix 

 Facebook  Twitter  Google+

Le dépistage consiste à rechercher au sein d’une population, les individus présentant une déficience auditive. Pour cela, différents tests sont pratiqués nécessitant ou non l’intervention du sujet. L’intérêt de ces investigations est de préciser rapidement un diagnostic, c’est-à-dire l’identification d’une maladie. Par la suite, il est ainsi possible d’adapter une réhabilitation en fonction de la déficience auditive, l’âge ou encore d’éventuels troubles associés.

LE DÉPISTAGE EN FONCTION DE L’ÂGE

Le dépistage en fonction de l'âge

Dès la naissance, la recherche d’un déficit auditif peut être effectuée de manière rapide, indolore et automatisée pour repérer les enfants à risque de déficience auditive.

Certains pays européens pratiquent même un dépistage systématique à la naissance !

A l’école, la médecine scolaire est habilitée, lors des visites obligatoires, à détecter des troubles auditifs. Parallèlement, les parents et médecins entourant l’enfant sont à même de déceler un éventuel déficit auditif par l’attention qu’ils portent aux comportements de leur enfant.
 
 Enfin chez l’adulte, le dépistage des troubles auditifs va être proposé dès l’âge de 45-50 ans dans le cadre de la médecine du travail, plus précocément et régulièrement dans les situations à risque (travail en milieu bruyant, militaires, …) ; il interviendra aussi à la demande lors d’une consultation ORL. Chez les adultes atteints de troubles cognitifs, le traitement précoce des déficiences auditives pourrait retarder l’évolution de la maladie neurologique…

LES MOYENS UTILISÉS POUR ÉTUDIER LA FONCTION AUDITIVE

Lorsque le dépistage décèle un risque de déficience auditive, des tests réalisés dans un cadre plus spécialisé permettent de définir les caractères de la surdité, si surdité il y a, et de déterminer la réhabilitation la plus adaptée.
 Chacun des tests décrits ci-dessous renseigne de manière différente sur l’état des capacités auditives. Par conséquent, ils sont fréquemment associés par le médecin afin de poser le diagnostic le plus prècis possible.

Les oto-émissions acoustiques (OEA)

Premier test de dépistage (voir image ci-dessus) utilisé dès la naissance, ce test est rapide et indolore. Une sonde, de la taille d’un écouteur, placée dans le conduit auditif, recueille des informations reflétant l’état de certaines cellules sensorielles fondamentales pour l’audition. Une réponse négative à ce test doit être confirmée pour permettre le diagnostic d’une déficience auditive, et surtout pour en apprécier la sévérité. Pour en savoir plus

Les Potentiels évoqués auditifs (PEA)

Des électrodes placées sur la tête du patient permettent d’enregistrer l’activité électrique du cerveau suite à l’émission d’un son dans l’oreille. En étudiant les caractéristiques de cette activité on peut définir un état de l’audition. 

Les Potentiels évoqués auditifs (PEA)

Sur l’image sont représentés un PEA normal (courbe bleue) et anormal (courbe rouge) dénotant une surdité.
Ces tests peuvent être analysés sur un mode automatisé dans le cadre d’un dépistage, ou manuellement pour réaliser un diagnostic précis du type et de la sévérité de la déficience auditive. Pour en savoir plus

L’audiométrie tonale

L’audiométrie tonale constitue le test le plus courant de dépistage. Couramment, les fréquences étudiées varient de 125Hz (graves) à 8000Hz (aiguës).

L'audiométrie tonale

L’audiogramme tonal ci-dessus (courbe rouge) traduit une audition normale dans les fréquences graves et moyennes [125 à 2000]Hz car la courbe est proche du zéro de référence. En revanche, on observe une chute brutale dans les fréquences aiguës, au-delà de 4000Hz ; ce qui marque une perte auditive importante (surdité sévère) sur ces fréquences.

L’audiométrie tonale est largement utilisée comme test de dépistage, dans le cadre de la médecine scolaire ou la médecine du travail. 
– Chez l’enfant en bas âge, elle peut être utilisée dans le cadre du diagnostic en recherchant des réactions réflexes (clignements de paupières, arrêt de succion, arrêt des pleurs, sourire) ou des réflexes d’orientation (tourner la tête vers une source), à la perception d’un bruit fort soudain. Un peu plus tard, des conditionnements plus complexes peuvent être réalisés, comme demander à l’enfant d’appuyer sur un bouton lorsqu’il entend le son. 
– Chez l’adulte et l’enfant de plus de cinq ans, elle peut être pratiquée de manière plus exhaustive et précise car le sujet est plus apte à comprendre et se concentrer sur la consigne qui est d’indiquer s’il entend ou non le son.

L’audiométrie vocale

Cet examen permet d’évaluer la compréhension. Pour cela, la consigne donnée au sujet est de répéter correctement des mots simples et courants. Cet outil de diagnostic renseigne sur l’importance mais également la nature de la déficience auditive.

L’audiométrie vocale

Sur le graphe ci-dessus, la courbe bleue représente l’audiogramme vocal d’un sujet normo-entendant. La courbe rouge présente l’audiogramme d’un sujet malentendant : il ne commence à entendre qu’à partir de 65 dB (on tient compte de l’intensité à laquelle il obtient 50% d’intelligibilité). De plus, la courbe n’atteint pas les 100% d’intelligibilité, même lorsqu’on augmente l’intensité, ce qui traduit d’importantes difficultés de compréhension.

LES DEGRÉS DE SURDITÉ

Les tests de dépistages (dont les plus courants viennent d’être décrits) permettent de caractériser le type de surdité (voir  » Qu’est ce qu’une surdité« ) et également son importance ou degré.

Selon le bureau international d’audiophonologie, le degré de surdité correspond à la moyenne des seuils en dB , obtenus en audiométrie tonale, pour les fréquences 500, 1000, 2000, 4000 Hz . Par exemple, le degré de surdité du patient dont le seuil est celui représenté dans la partie audiométrie tonale est : (0+5+10+70)/4=21,25dB ; soit une surdité légère.

Les degrès de surdité
  • Surdité légère : La parole est perçue à voix normale, mais la gêne apparaît à voix basse ou lorsque le locuteur s’éloigne. La plupart des bruits familiers sont perçus.
  • Surdité moyenne : La parole est perçue si on élève la voix. La personne malentendante comprend mieux en regardant le locuteur. Quelques bruits familiers sont encore perçus.
  • Surdité sévère : La parole est perçue à voix forte près de l’oreille. Seuls les bruits forts sont perçus.
  • Surdité profonde : Aucune perception de la parole. Seuls les bruits très puissants sont perçus.
  • Surdité totale (cophose) : La perte moyenne est de 120 dB. Aucun son n’est perçu.

Notons qu’une surdité ne se mesure jamais en % mais en dB de pertes ! Dire : j’ai une surdité de 50%, ne signifie strictement rien ; on doit dire : j’ai 50dB de perte auditive.

En outre, il est important de préciser que le degré de surdité ne peut se limiter à cette mesure arithmétique, il doit tenir compte du handicap et de la gêne ressentis par le patient et son entourage.

Vous entendez jusqu’à combien ??

CHAMP AUDITIF HUMAIN


Notre oreille est sensible à une gamme spécifique de fréquences (sons graves et aigus) et d’intensités (sons faibles et forts) définissant le champ auditif humain. Toutes les vibrations acoustiques qui sortent de ces limites ne sont plus considérées comme « sons » pour notre oreille. 

FRÉQUENCES PERÇUES PAR L’OREILLE HUMAINE ET CELLE DE QUELQUES AUTRES MAMMIFÈRES

Fréquences perçues par l'homme et quelques espèces animales

graphe S. Blatrix

L’oreille humaine entend des fréquences comprises entre 20 Hz (fréquence la plus grave) et 20 000 Hz (fréquence la plus aiguë). Par rapport à l’audition humaine, nous qualifions d’infrasons les sons dont la fréquence est inférieure à 20 Hz. Nous ne pouvons pas les entendre, mais certains animaux (la taupe ou l’éléphant par exemple) sont capables de les capter ; ils peuvent ainsi capter les prémices de tremblements de terre de quelques Hertz. De même, nous qualifions d’ultrasons, les sons inaudibles pour nous et dont la fréquence est supérieure à 20 000 Hz. Un chien ou un chat entendent jusqu’à 40 000 Hz (soit 1 octave plus haut que nous) et une chauve-souris ou un dauphin, jusqu’à 160 000 Hz (soit 3 octaves au dessus!).

INTENSITÉS DES SONS PERÇUS PAR L’OREILLE HUMAINE

jauge_simpl_fr

graphe S. Blatrix

L’oreille humaine capte des niveaux d’intensité acoustique compris entre 0 et 120 dB. Pour qu’un son pur de fréquence 1000 Hz soit perceptible par l’oreille humaine, il faut qu’il soit au dessus de 0 dB. A cette même fréquence, 120 dB est le niveau d’intensité acoustique le plus fort qui puisse être supporté par l’oreille humaine. Au delà, les sons sont nocifs et peuvent détruire de manière irréversible les structures de l’oreille interne (Voir aussi chapitre  » Bruit : attention! Danger !« ).

COURBES D’AUDIBILITÉ HUMAINE

Les précisions données ci-dessus peuvent se résumer sur un graphique représentant le champ auditif humain (vert). La zone conversationnelle (vert foncé)

audiogra

graphe P. Minary

La courbe inférieure représente la courbe des seuils de perception de l’oreille humaine en parfait état. Pour chaque fréquence, le seuil de perception est différent : les fréquences les mieux perçues (la courbe avoisine le 0 dB) se situent dans la gamme moyenne entre 1 et 3 kHz. C’est aussi dans cette gamme que la dynamique de sensation est la plus grande (de 0 à 130 dB). La courbe supérieure représente la limite des intensités perceptibles. Notons qu’au delà de cette courbe* il y a danger pour l’oreille interne (cochlée). 
La zone conversationnelle définit les sons utilisés pour la communication par la voix humaine : ce n’est que lorsque cette zone est affectée que le handicap auditif apparaît vraiment.

*NB On parle souvent, à tort, de « seuil de la douleur » (>120 dB), mais il n’y a de douleur que s’il y a rupture du tympan, ce qui en soi n’est pas gravissime. Par contre, n’attendons pas d’avoir mal pour protéger notre oreille interne des sons nocifs !