La meilleure raison qu’ont les peuples de ne pas aimer la police est l’emploi abusif de certaines manoeuvres de force connues sous le nom de passage à tabac.

Combien l’avez-vous payé….. Pas terrible le jeu d’acteur et les dialogues BFMTV FAKE-NEWS

Gaïd-Salah éloigné d’Alger pendant la visite de Mohamed Ben Salmane

Le blog de Brahim Younessi

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L’absence du vice-ministre de la Défense nationale pendant le séjour que le vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense d’Arabie saoudite entame à partir de demain à Alger, surprend tous les observateurs de la politique algérienne.

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Ces artistes qui soutiennent Israël

 Ces artistes qui soutiennent Israël

Le Top de la honte : ces artistes qui soutiennent Israël

 ces artistes qui soutiennent Israël »

L’armée israélienne vient de se retirer de la bande de Gaza après avoir offert au monde entier le spectacle affligeant d’une barbarie sans limites qui a vu le massacre de prés de 2000 gazaouis.

C’est le moment de dresser un premier bilan. On a vu d’un côté une armée d’occupation bombarder et réduire en miettes des quartiers entiers y compris des écoles et des hôpitaux et de l’autre des résistants se défendre en s’attaquant à des cibles militaires (Il n’y eu en tout et pour tout que 3 victimes civiles côté israélien).

Pour tout être doué de raison, il est désormais clair que les israéliens sont de véritables fous furieux….. La machine à propagande ne fonctionne plus, de plus en plus de gens désirent boycotter un état raciste et colonialiste qui pratique une politique de nettoyage ethnique.

En France,  si les médias tentent de tempérer l’ampleur du rejet en censurant la majorité des commentaires, sur les réseaux sociaux plus personne n’est dupe, Israël pourrait bien être mis au ban des nations.

Pour les vedettes du show-bizz qui ont affiché ouvertement un soutien inconditionnel envers Israël, c’est aussi le moment d’en payer le prix.  Le premier a avoir senti le vent tourner est Patrick Bruel. Mis en cause pour avoir soutenu l’armée Israélienne, celui qui par le passé a défendu les bombardements sur Gaza, s’est repositionné en partisan de la paix entre les 2 peuples et incidemment a sauvé sa carrière et les contrats mirobolants qui vont avec.

Il y a fort à parier que d’autres artistes sionistes fassent la même chose ou du moins adoptent un profil bas le temps que l’opinion publique oublie cet épisode peu glorieux de l’Histoire.

Si aujourd’hui ils se taisent il faut bien garder en tête qu’hier ils n’hésitaient pas à défendre Israël becs et ongles et que demain à la première occasion ils pourraient recommencer.

Le but ici n’est pas de dresser des listes ni de désigner des noms à la vindicte. Tous ceux qui sont évoqués sont très probablement de braves types dont le bon fond a été instrumentalisé afin de servir la machine à propagande sioniste mais qui pour l’instant se gardent bien de dénoncer le comportement barbare de l’armée israélienne. D’ailleurs, on pourrait faire le même reproche aux autres artistes qui contrairement à leurs homologues d’autres pays se sont bien gardés de dénoncer quoi que ce soit ayant un rapport avec Israel. Comme le dit le vieil adage « qui ne dit mot, consent ».

Le premier de la classe : Enrico Macias

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Il chantait « le mendiant de l’amour », il a été nommé « messager de paix » par l’ONU, mais cela fait quelques années qu’Enrico Macias a tombé le masque et s’est montré sous le jour d’un féroce supporter de l’entité sioniste et de Tsahal.

Il a ainsi déclaré « vouloir être à Gaza aux cotés des soldats de Tsahal et mourir pour eux » et soutenir les bombardements à 10 000% !

Aujourd’hui, le brave Enrico est ruiné, certains de ses concerts sont annulés et il annoncé vouloir faire son alyah. Bon débarras !

 Le bouffon : Gad El maleh

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L’humoriste maroco-monégasque ne cache par qu’il est un fervent partisan d’Israël et de son armée et à ce titre il a participé à une campagne promotionnelle pour Tsahal d’où est extraite la photo sur le côté ( il ne s’agirait pas de lui).

La goy de service Véronique Genest :

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On ne présente plus Véronique Genest islamophobe assumée habituée à tous les dérapages et qui  s’est même risqué à la politique en tant que suppléante du fondateur du site JSS news.

À la différence des autres artistes qui supportent activement le sionisme, celle qui se présente comme un « étron libre » n’est pas juive mais tout porte à croire qu’à 58 ans l’ex héroïne de Julie Lescaut pourrait se recycler en porte parole de la droite dure israélienne auprès des français.

Le bluffeur : Patrick Bruel

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Après le désastre que représente le bombardement de Gaza, Patriiiick Bruel a senti le vent tourner et s’est reconverti en apôtre de la paix et ça a marché… quelques heures, le temps qu’un membre pas très futé de la LDJ le balance sur Facebook. Désormais, il passe pour un menteur auprès de son public. Heureusement, il lui reste le poker pour se refaire.  

Patrick Bruel est un lâche et un menteur

L’idiot du village : Johnny Hallyday

johnny

L’idole des jeunes a vendu des dizaines de millions de disques en 50 ans de carrière, pourtant ce n’est qu’a une époque récente qu’il a pu s’offrir une villa. Johnny n’est pas très futé, Johnny est trop gentil et pendant des années il a habité chez des amis. Au moment de la guerre des 6 jours, son pote qui l’hébergeait était un juif sioniste et le brave Johnny n’écoutant que son grand cœur a failli s’envoler pour Israël et s’enrôler dans Tsahal. Heureusement, comme il l’explique lui même, le temps qu’il arrive c’était fini !Pour sa première visite en IsraëlJohnny Hallyday a confié lundi qu’il avait « failli » venir soutenir l’Etat hébreu au moment de la Guerre des Six Jours en juin 1967, mais que le temps qu’il arrive, le conflit était fini. « J’ai beaucoup d’amis ici. J’ai failli venir au moment de la Guerre des Six jours, mais c’était fini avant que j’arrive », a raconté le rockeur français à la chaîne privée 10, à la veille de son premier et unique concert en Israël.

« L’état d’urgence, quelles conséquences sur les politiques publiques ? »

« L’état d’urgence, quelles conséquences sur les politiques publiques 

Au‑delà de l’état d’urgence et des mesures sécuritaires les plus visiblesQuel impact sur les politiques publiques de manière générale ?H

1L’objectif de ce débat est d’ouvrir une réflexion collective sur les conséquences que la vague d’attentats qui a déferlé sur la France métropolitaine depuis janvier 2015 a pu avoir sur les politiques publiques et, partant, sur l’organisation de la vie sociale. On n’interrogera donc pas ici d’autres conséquences – plus fréquemment évoquées dans le débat public – que ces attentats ont pu avoir par ailleurs sur les opinions des citoyens, sur la vie politique ou encore sur la politique étrangère de la France.

Au‑delà de l’état d’urgence et des mesures sécuritaires les plus visibles

2Décrété par le Président de la République et le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres le 13 novembre 2015, et renouvelé cinq fois depuis, l’état d’urgence constitue un régime juridique autorisant l’État (localement les préfets) à prendre des mesures restreignant exceptionnellement les libertés (à commencer par la liberté d’aller et de venir, limitée par les mesures de couvre‑feux, d’assignation à résidence et d’interdiction de séjour ou de paraître dans certains lieux, mais également la liberté de se réunir, de manifester ou d’organiser des spectacles et autres manifestations publiques) en s’affranchissant d’un certain nombre de principes généraux du droit (en particulier en donnant des moyens d’action exceptionnels à la police, principalement en matière de perquisitions, sous contrôle du juge administratif et non du juge judiciaire).

  • 1 . Cette mesure exceptionnelle avait été utilisée auparavant à trois reprises depuis la Seconde Guer (…)
  • 2 . Voir par exemple Jérôme Hourdeaux, « Neuf associations demandent le retrait du projet de loi anti (…)

3Cet état d’urgence est toujours en vigueur au moment où nous écrivons ces lignes en juillet 2017, sur la totalité du territoire national1. À la suite des élections présidentielles puis législatives de mai et juin 2017, le nouvel exécutif a en effet proposé lors d’un Conseil des ministres (22 juin 2017) deux nouvelles lois qui, pour l’une prolongera pour la sixième fois l’état d’urgence jusqu’en novembre 2017 (c’est la loi du 11 juillet 2017), pour l’autre intégrera une partie de ces dispositions jusqu’alors exceptionnelles dans le droit commun (ce qui est vivement contesté par de nombreuses associations, quantité de juristes et d’intellectuels 2).

  • 3 . Georges Fenech et Sébastien Pietrasanta, Rapport fait au nom de la commission d’enquête relative (…)
  • 4 . Par exemple : « L’urgence d’en sortir. Analyse approfondie du régime juridique de l’état d’urgenc (…)

4Les principales données disponibles, relatives au déroulement et au bilan de cet état d’urgence, sont celles produites par la Commission des lois de l’Assemblée nationale et par une commission d’enquête parlementaire3. Elles doivent être complétées par les plaintes reçues par le Défenseur des Droits, les témoignages recueillis par de nombreuses associations et les critiques globales émises par de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) et association de défenses des libertés publiques à l’encontre de ce régime dérogatoire au droit commun4.

  • 5 . Dans un livre qui a défrayé la chronique sur certains sujets comme les jugements portés sur les p (…)

5L’état d’urgence a ainsi accaparé les esprits et les débats. Certes, il a été spectaculaire à certains égards (les opérations policières, certaines assignations à résidence durant la COP 21 et durant les manifestations contre la « loi travail » en 20165). Mais, en réalité, son bilan direct est faible (c’est un bilan policier, profitable à tous en matière de police judiciaire, beaucoup plus contestable en matière de maintien de l’ordre) et sa contribution à la lutte contre le terrorisme est plus que limitée (passées les deux ou trois premières semaines, les perquisitions visaient en réalité des criminels de droit commun, les policiers profitant de l’aubaine pour faciliter leurs enquêtes habituelles). Là n’est donc sans doute pas l’essentiel.

Quel impact sur les politiques publiques de manière générale ?

6Comment sociologiser plus largement le contexte sécuritaire post‑attentat ? Comment analyser les représentations sociales et les logiques d’action des dirigeants de l’État confrontés à une situation de crise ? Comment rechercher, derrière la scène politico‑médiatique, les évolutions affectant plus durablement l’organisation des services de l’État et des collectivités territoriales, ainsi que l’évolution des politiques publiques en matière de police et de justice mais aussi dans d’autres domaines ? Comment évaluer l’impact de cette crise au‑delà des mesures annoncées par leurs auteurs comme en découlant directement ? Pour nourrir cette réflexion collective, la revue Sociologiepropose aujourd’hui trois contributions.

7Christian Mouhanna revient en détail sur l’application de l’état d’urgence et y décèle clairement une tentative par le pouvoir politique de l’époque de restaurer son image très dégradée dans l’opinion publique. Il montre ensuite que, loin de n’être qu’un moment de crise, ce moment politique et institutionnel a perduré et que le gouvernement a, en fin de compte, entériné une évolution plus ancienne, « celle de la pénalisation et de la criminalisation d’un nombre croissant d’actes sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, celle d’un renforcement des sanctions et celle de la restriction des possibilités de réinsertion ». C’est ainsi que la loi du 3 juin 2016 « renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale »a en partie banalisé des mesures autorisées de manière seulement exceptionnelle par l’état d’urgence. Enfin et peut‑être surtout, après avoir analysé la façon dont les corps policiers ont finalement très mal vécu cette période, l’auteur s’interroge sur les conséquences de cette crise sécuritaire sur l’emploi ordinaire des forces de sécurité. Il montre alors à quel point la gestion politique de la crise a « exacerbé les travers classiques de la police nationale française », à savoir « une stratégie de “gestion du public” fondée sur le recours à la peur et à la contrainte ». La gestion politico‑policière des manifestations contre la « loi travail » en 2016 lui semble même constituer une rupture et un retour en arrière par rapport à plusieurs décennies de constitution d’un savoir‑faire policier en matière de maintien de l’ordre, fondé notamment sur l’évitement maximal de la violence. De même, on constate l’ouverture d’une véritable course à l’armement tant dans les polices nationales que municipales. Au final, c’est donc la question centrale de l’amélioration des relations entre police et population qui, bien loin des promesses politiques régulièrement renouvelées à ce sujet, a connu au mieux un coup d’arrêt, au pire une régression.

8Françoise Lorcerie et Benjamin Moignard examinent ensuite l’impact du contexte post‑attentat dans l’éducation nationale. Ils relèvent bien une accumulation de textes juridiques visant à « sécuriser » davantage l’école par le « contrôle des flux et des espaces scolaires », le développement de « protocoles de gestion de crise » et le renforcement de « partenariats interinstitutionnels », notamment avec les forces de police. Toutefois, ils montrent surtout, d’une part, que le contexte apparu après janvier 2015 a « été saisi par le ministère comme une fenêtre d’opportunité pour accélérer la mise au point des décisions en gestation, en comptant sur la conjoncture pour forcer leur légitimation », et d’autre part, que le cœur de ces réformes en préparation ne portait pas sur la sécurité mais bien plutôt sur la laïcité. Sous l’impulsion de la ministre d’alors (Najat Vallaud‑Belkacem), c’est une conception « inclusive » de la dite laïcité qui a dominé, cherchant à « favoriser la diffusion dans les établissements de pratiques génératrices de nouveaux rapports entre personnels et élèves sur la question du partage des valeurs ». Cette tentative, souvent improvisée dans la pratique, semble toutefois avoir au moins en partie échoué dans la mesure où elle « a creusé une forme de malentendu entre les équipes pédagogiques et les élèves, ces derniers regrettant le caractère injonctif de temps de débats et d’échanges qui ont cristallisé les tensions ».

  • 6 . Décret no 2016‑1460 du 28 octobre 2016 « autorisant la création d’un traitement de données à cara (…)

9François Pellegrini et André Vitalis examinent quant à eux la genèse du dernier né des fichiers visant à centraliser les données biométriques de la population française : le fichier baptisé « Titres électroniques sécurisés » (TES). Ils montrent à leur tour que la genèse de cet outil sécuritaire précède la phase d’attentats. Même si la logique du contrôle de la population est omniprésente, cette genèse procède d’abord d’une décision de type technocratique, une volonté de moderniser et de sécuriser la délivrance des passeports et des cartes d’identité, motivée également par la recherche d’économie de moyens humains (le projet de loi de finances d’octobre 2015 prévoyait ainsi de pouvoir supprimer quelques 1 300 postes administratifs dans les préfectures en réduisant ainsi les démarches faites aux guichets par des procédures « papier »). Toutefois, un tel fichage généralisé de la population ne va pas sans questionner singulièrement les droits et les libertés de l’individu. Raison pour laquelle le Conseil d’État puis la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), saisis pour avis, avaient préconisé le recours à la loi afin de permettre un contrôle parlementaire et un débat public. Profitant du contexte post‑attentat, le gouvernement a pourtant choisi de faire passer cette réforme majeure par simple décret6. Là encore, le contexte en question n’est donc pas à l’origine d’une évolution sécuritaire importante, il en a en revanche grandement facilité son acceptation politique et son institutionnalisation.

  • 7 . Parmi les nombreuses réflexions à ce sujet, citons au moins : David Lyon, Surveillance after Sept (…)

10En fin de compte, cette première série de réflexions sur les conséquences de la gestion politico‑institutionnelle de la crise terroriste est inquiétante à bien des égards. Elle n’est toutefois guère surprenante compte tenu des situations comparables déjà observées dans le monde occidental. On pense en particulier à la façon dont la « guerre au terrorisme », décrétée aux États‑Unis mais aussi dans de nombreux autres pays après le 11 septembre 2001, a eu pour effet le plus patent non pas de réduire la menace terroriste (ni, a fortiori, les désordres du monde) mais de fragiliser la démocratie et les libertés publiques en renforçant notamment de façon plus ou moins drastique le contrôle étatique de l’ensemble de la population7.

La Ligue de défense juive,n’est pas loin….

L’Algérie est perçue comme «un obstacle à la mondialisation économique libérale et mafieuse» et la chute des prix du pétrole, voulue par l’Arabie Saoudite ce qui explique la visite de  » bsm « (Cette opposition à la visite de MBS,est également partagée par beaucoup d’Algériens sur les réseaux sociaux.)

Où en est l’Algérie de tout ce magma ? Alger est en train de payer pour ses positions de principe,  et devient gênant pour les néoconservateurs américains. L’Algérie est perçue comme «un obstacle à la mondialisation économique libérale et mafieuse» et la chute des prix du pétrole, voulue par l’Arabie Saoudite, fait partie de cet arsenal répressif de ses ennemis. Le crime de l’Algérie est surtout de ne pas s’aligner sur l’axe américano-israélien et de défendre nostalgiquement ce concept du nationalisme arabe et la cause palestinienne contrairement à beaucoup de pays arabes qui ont cessé de s’intéresser à la Mosquée d’El-Qods. Des ennemis qui ne cachent pas la haine qu’ils vouent au peuple algérien, mais force est de reconnaître que si le pays est perçu comme un rempart contre cette libéralisation forcée et sauvage, on est en train de dérouler le tapis rouge à une caste d’affairistes prédateurs qui s’ingénie à tout rafler, aides et contrats publics, au détriment d’une économie nationale affaiblie. Les ennemis de l’Algérie sont nombreux , il ya ceux de l’extérieur – sans surprise- qu’ils soient voisins ,  ‘’frères’’ arabes , ou occidentaux , la France en tête ( j’entends la France officielle , du CAC 40 et du CRIF ) leurs objectifs sont les mêmes : la déstabilisation de l’Algérie son dépeçage territorial , l’ingérence , le chaos ( scénario du printemps arabe en cours ) il ya aussi les ennemis de l’intérieur ..ceux là sont les plus coriaces, les plus redoutables, les plus durs à abattre..car ils sont parmi nous, (comme hier, les harkis…) inidentifiables, sauf peut être les petits dealers : sinon comment expliquer ces quantités astronomiques de stups et drogues diverses qui transitent par notre pays sans qu’on ait pu mettre fin, comment expliquer la saignée du carburant ou les trafics du cheptel vers les pays voisins ? Le crime économique doit être sévèrement réprimé au même titre que le terrorisme.

Il veut nous mettre dans le giron de la politique américaine….

Le prince héritier saoudien à Alger: Une visite et des interrogations

MW Le prince héritier saoudien sera à partir d’aujourd’hui et pour deux jours à Alger pour une visite annoncée par Riyad à travers un communiqué du cabinet royal qui a indiqué que Mohammed Ben Salmane (MBS) se rendra, sur « instruction » de son père, le roi Salmane, dans « six pays arabes frères», parmi lesquels l’Algérie. 

«Le roi est soucieux de renforcer les relations du royaume aux niveaux régional et international et de poursuivre la coopération et les contacts avec les pays frères dans l’ensemble des domaines», précisait la même source. 

Après Abu Dhabi, Manama, Le Caire et Tunis, où il n’est resté que deux heures, MBS est attendu, aujourd’hui, à Alger où il devra rencontrer les hautes autorités du pays. En absence de communication officielle du gouvernement algérien, les observateurs ne sont appelés qu’à supputer sur cette visite. Même si les relations bilatérales ont connu, ces derniers mois, un léger mieux, on ne peut pas dire que c’est le grand amour entre Alger et Riyad du fait du passif relationnel entre les deux pays. La guerre au Yémen, le conflit en Syrie, la question sahraouie ou le dossier du Hezbollah libanais ne sont que quelques exemples des relations conflictuelles entre les deux capitales. L’absence de communication officielle sur cette visite donne également le sentiment qu’elle n’était déjà pas inscrite sur l’agenda des responsables algériens, mais qu’elle a été, quelque part, improvisée à la demande de Riyad, soucieuse de redorer l’image du prince héritier éclaboussée par l’affaire Khashoggi. Une visite marquée, malgré tout, par une vive polémique soulevée sur les réseaux sociaux, dénonçant l’arrivée de MBS et l’attaque franche de la porte-parole du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, qui a fait part de sa grande indignation suite à cette annonce, allant jusqu’à la qualifier de « blague de mauvais goût » et de « grosse provocation ». Lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti à El Harrach, elle avait dénoncé un régime barbare, « bourreau du peuple yéménite » et « protecteur des sionistes ». Hanoune l’accusant de saborder le consensus au sein de l’Opep sur la baisse de la production de pétrole sur l’instigation de Trump. Après l’annonce saoudienne de cette tournée, un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères avait pris fait et cause avec la version de la justice saoudienne qui dégageait toute responsabilité du prince héritier à propos du meurtre de Khashoggi tout en condamnant son assassinat. Pour la porte-parole du PT, ce document « n’engage que son auteur », refusant catégoriquement qu’il ne soit attribué à l’État et au peuple algérien. Alger sait qu’elle ne peut pas se permettre d’avoir Riyad constamment sur le dos et compte profiter de la brouille entre le Maroc et l’Arabie Saoudite pour se replacer sur l’échiquier régional. Elle a aussi intérêt à composer avec un régime qui développe un nouveau discours sur l’islamisme loin de la vision rigoriste des prédécesseurs du roi Salmane. Au plan économique, même si les relations bilatérales ne sont pas très importantes, Alger cherche à les développer et attirer des capitaux saoudiens. Le 9 juillet dernier, s’était d’ailleurs tenue à Riyad une journée de promotion des investissements en Algérie, organisée par l’Autorité générale de l’investissement saoudienne (Sagia) et l’Agence nationale de développement de l’investissement algérienne (ANDI). A l’occasion, l’Algérie et l’Arabie Saoudite avaient affiché l’ambition de porter le volume de leurs échanges et celui des investissements à près de 15 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. Une ambition assortie d’une « volonté d’améliorer le climat des affaires de part et d’autre ». Pourtant, Alger cherche toujours à garder les équilibres régionaux, en sa qualité de partenaire incontournable, et la dernière visite « surprise » d’un haut dirigeant iranien, à quelques jours de la venue de MBS, en est une preuve supplémentaire.