A la mémoire du Professeur Aicha Ouissat.

L’Algérie se dote d’une Carte des donneurs d’organes… Après votre fric, ils veulent vos organes !

Bonne nouvelle pour les « Fils de… ». L’Algérie veut cartographier les organes sur son territoire.

C’est ce que rapporte le site Algérie Direct dans son édition de ce dimanche 30 septembre.

Du coup, si Ould Abbes ou Sidi Said a besoin d’un rein, il pourra savoir qu’à la Rue Tripoli à Hussein Dey, il  y a le cordonnier, Amar, qui est compatible. Et il enverra ses préleveurs privés pour le lui rapporter. Idem pour le fils de Tahkout,  la fille de Haddad et tous les autres !

Bref, après s’être accaparé du fric de ce pays… Ils veulent vivre le plus longtemps possible et évidemment garantir de la pièce de rechanges pour eux et leurs enfants. Et quoi de plus pratique que de savoir où trouver l’organe compatible qu’une Carte qui définie qui a l’organe compatible avec son adresse et son numéro de téléphone.

Après le trafic de sang… Le trafic d’organes

En 2015, le quotidien Le Matin rapportait la révélation du quotidien Echourouq sur l’existence d’un trafic de poches de sang. Le quotidien avait alors pu recenser pas moins de 700 poches transférées d’Algérie vers la Tunisie.

Ainsi des malades Algériens ayant les moyens étaient transférés vers des cliniques VIP Tunisiennes. Et le sang utilisé pour leur transfusion était transféré d’Algérie vers ces cliniques. Un business juteux sur le dos des donneurs de sang.

Avec une carte de donneurs d’organes on saura tout sur tout sur l’état de vos organes. Du coup, si un nanti compatible a une défaillance cardiaque, il saura tout de suite où trouver un cœur de rechange !

Tant que la gestion de cette Carte ne sera pas confiée à des professionnels, Français, Suisse, ou Canadiens, il faudra rester prudent. Donner à gérer vos organes avec vos coordonnés à des gens qui soignent des malades par « MAARIFA » dans des hôpitaux chez eux, n’est pas la chose la plus sensée que vous aurez fait dans votre vie.

A la mémoire du Professeur Aicha Ouissat.

La modestie douée dans une rigueur légale n’est plus un choix, ni une option volontaire, c’est une exigence de la bonne gouvernance.

Lettre à messieurs les walis

E.D

Cette lettre n’a sûrement de caractère officiel que la description des destinataires. Comme un cri venant des entrailles de tout citoyen, elle ne constitue qu’une matrice d’où doivent émaner toutes vos inspirations. Si l’inspiration, à contrario de l’instruction, vous en dira quelque chose. C’est son contenu qui importe le plus. Car, il est en toute évidence disposé à être partagé par l’ensemble de vos administrés. Il n’y a là ni ce faux honneur, amorce à toutes les lettres ni ce faux vouloir d’agréer ces fausses salutations dites parfaites ou distinguées, constituant leur terminaison.

C’est vous dire, messieurs, qu’en plaçant en vos personnes sa confiance, du moins en vos noms et prénoms, le président de la République croit attendre votre ferme engagement à aller vers la vérité, la légalité et l’égalité. Et non vers le despotisme et l’autoritarisme vains et inutiles. C’est moi en finalité et mon compatriote citoyen qui devront être dans «toutes vos préoccupations», n’est-ce pas ? Je forme le «défi», lui s’occupe de «l’enjeu».

Votre nomination n’est pas seulement une promotion, elle est une mission et une longue feuille de route ! C’est le devoir de servir le citoyen qui justifie votre existence. Vous devez être le meilleur vis-à-vis de la société, car si vous êtes les représentants du gouvernement, vous êtes aussi l’Etat local ! Vous avez toute latitude d’être une source de bonheur ou une calamité personnifiée.

Evitez l’état des lieux, faites-en cependant un cahier des charges, un programme de travail. C’est justement votre affectation là où vous êtes qui argumente que beaucoup de choses doivent être améliorées. Ne cherchez pas à plaire, vous n’êtes pas élus ! Convainquez et ne séduisez pas ! Agissez ! Vous êtes dans l’obligation de croire que l’Etat dépasse la simple notion d’une simple administration. Faites la part des choses publiques ; il y a le bureau, mais aussi la réalité. La loi et le bon sens. Vous connaîtrez en plein pouvoir des moments de solitude où l’incertitude et l’imprécision d’en haut vous hanteront et blanchiront vos longues nuits. Ne prenez pas, s’il vous plait, votre rang actuel pour un sabre à agiter sur tous les avis qui seront contraire au vôtre. Ayez cette faculté d’écouter, d’observer en silence et en toute modestie ceux pour qui vous êtes là. Faites l’impossible pour combattre l’ego qui peut habiter certains d’entre vous et pensez à ce jour où vous serez, comme tant d’autres, débarqués. Si vous vivez là une tranche de carrière, croyez également que celle-ci n’est que dérisoire, précaire et révocable à tout moment. Rêve ou cauchemar, c’est à vous seuls d’en faire l’un ou l’autre.

Ce sont maintenant l’économie et la croissance qui sont vous nouveaux challenges. Faites un effort aux dépens de vos flashs publicitaires et évitez ces scènes télévisuelles où vous auriez à malmener un maire par-ci, un citoyen par-là. Ce n’est pas de cette manière inconvenante et parfois comique que l’on croit faire dire que l’on se trouve en présence d’un wali fort et rigoureux. Toute la force vous la puiserez de votre juste vision des choses et la rigueur de votre haut sens du devoir.

Toutes vos compétitions s’attendent à la réussite du développement de vos territoires. Les «défis» sont majeurs et si importants que vous êtes sommés de fonctionner à l’heure de leurs «enjeux». La modestie douée dans une rigueur légale n’est plus un choix, ni une option volontaire, c’est une exigence de la bonne gouvernance.Et surtout avant de faire des videos  « choufouni  »  pensez à consulter le cahiers des charges avant ….pendant et apres….illu_rediger-correctement-un-cahier-des-charges

La nature a horreur du vide

Mouwatana

Les membres fondateurs du mouvement Mouwatana. D. R.

Par Aziz Ghedia – Première remarque qui vient à l’esprit avant de s’attaquer point par point à ce qu’un certain H. B. avance comme accusations dans son article sur le mouvement Mouwatana et le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali. Qui est d’abord ce H.B.Parmi les commentateurs dudit article – et ils sont nombreux –, apparemment personne ne le connaît. Personne ne semble en avoir ne serait-ce qu’une petite idée. Pourtant, de nos jours, l’anonymat est devenu presque un mythe. Rien n’échappe à Google et autres moteurs de recherche. Bon, laissons tomber cette question de l’anonymat, chacun de nous étant libre de signer de son vrai nom ou d’un simple pseudonyme son article sur Algériepatriotique ou ailleurs. Mais, toujours est-il que ce procédé, s’il n’est pas quelque peu malhonnête, dénote tout de même d’un manque flagrant de courage politique de la part de celui qui y a recours. Ainsi donc, convenons-en, l’auteur de cet article qui signe H. B., contrairement à ceux qu’il critique, n’a pas une once de courage d’assumer son acte. Les militants de Jil Jadid, à leur tête Soufiane Djilali, par contre si. Ils assument. Dès le départ, dès la création puis l’officialisation de leur parti politique en 2012, ils ne se sont pas dérobés à la responsabilité qui est la leur : dire haut et fort que la crise politique qui secoue le pays depuis une vingtaine d’années a assez duré. A Jil Jadid, nous sommes conséquents avec nous-mêmes et nous assumons nos actes. La dernière réunion à laquelle faisait certainement allusion Monsieur l’anonyme (appelons-le comme ça, c’est mieux que de donner des initiales) n’était pas motivé par une quelconque «fête d’anniversaire du parti». Et encore moins la dixième année.

Jil Jadid n’a que quelques années d’existence officielle et, apparemment, il commence à déranger en haut lieu. Il commence à damer le pion à certaines formations politiques qui ont pratiquement l’âge de l’indépendance du pays. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a justement une vision politique et non des «slogans vides de sens». Monsieur l’anonyme aurait dû demander le programme politique de Jil Jadid avant d’écrire son papier et de dire n’importe quoi. En fait, il est à se demander s’il ne le fait pas sciemment afin d’induire en erreur les lecteurs d’Algeriepatriotique.

En effet, quand on avance un peu dans la lecture de son article, on se rend compte qu’involontairement peut-être, celui-ci reconnaît, même du bout des lèvres, le rôle joué par Jil Jadid au sein de la CNLTD. De là donc découle le fait que Monsieur l’anonyme n’est ni naïf ni bête. Il a la maîtrise de l’art de la propagande politique et il est, à coup sûr, quelqu’un du système ou commandité par le système pour diffamer et, par conséquent, nuire à Jil Jadid. La technique est vieille comme le monde : la meilleure défense est l’attaque.

Par ailleurs, Monsieur l’anonyme devrait savoir que la nature a horreur du vide. Le départ de ce système auquel on appelle de tous nos vœux à Jil Jadid, et depuis quelques semaines maintenant à Mouwatana, ce nouveau mouvement politique à la naissance duquel a contribué largement Jil Jadid, ne laissera aucun vide. Beaucoup d’Algériens d’ici et de la diaspora, bardés de diplômes de haut niveau dans tous les domaines et ayant le patriotisme chevillé au corps, n’attendent que ce départ pour venir en masse prendre les destinées de la IIe République. Ainsi sera créé un véritable Etat de droit ; Etat dans lequel, au moins, la corruption à grande échelle n’existera plus.                                                                                                                                                                                                                     Réponse la nature a horreur du vide …Lorsque que l’on s’acquoquine avec n’importe quel énerguméne…c’est pas sérieux c’est mettre en danger l’Algerie…vous faites parti des bouffons qui dirigent actuellement notre pays…on veut un vrai changement…..point-barretéléchargement (11)

La France nous prépare une seconde guerre d’Algérie

«La France nous prépare une seconde guerre d’Algérie ?» (I)

guerre contribution

Le président français Emmanuel Macron au Sanctuaire du martyr à Alger. D. R.

 K. N– C’est le commentaire d’un lecteur concernant une contribution à peine publiée (1). Comme quoi, il ne faut pas être «expert» en géostratégie pour comprendre la réalité ; il suffit de raisonner de manière logique, sans préjugés, en ayant en vue les seuls intérêts du peuple.

Des faits concrets à méditer

Proposons donc aux lectrices et aux lecteurs les faits suivants, les invitant à réfléchir de manière personnelle.

Une contribution intitulée «Les harkis et l’Algérie : aucune conciliation envisageable ?» (2) est parue un jour après celle titrée «Pour en finir avec les harkis de la France coloniale». Coïncidence ? Dans le texte parlant de «conciliation», il semble que l’auteure n’a pas lu la seconde contribution, ou l’a estimée sans intérêt. Pourtant, cette dernière envisageait non pas une «conciliation» mais une considération concernant les harkis : qu’ils reconnaissent publiquement leurs crimes et s’en repentent auprès des familles de leurs victimes. Or, voilà que l’auteure parlant de «conciliation» présente aux lecteurs les mêmes «arguments» déjà répétés par d’autres, désormais éculés : en substance, les harkis auraient été en majorité uniquement de pauvres bougres, économiquement démunis et culturellement dépourvus, trompés ou contraints par les autorités coloniales à devenir les bourreaux de leur peuple. Soit ! Il reste, alors, à répondre à deux questions. La première : si c’était ainsi, qu’attendent encore ces harkis pour le déclarer publiquement et, encore une fois, exprimer un sincère repentir ? Seconde question : comment expliquer que d’autres «pauvres bougres», se trouvant dans les mêmes conditions économiques et culturelles ont, eux, opté pour le contraire : combattre avec leur peuple, au risque de la torture et de l’assassinat par l’armée coloniale ?

Le problème des harkis a connu ultérieurement une mise en avant médiatique de la part, soulignons-le, des autorités françaises actuelles, sinon des organes de (dés)information de masse que les membres de l’oligarchie contrôlent. Pourtant, l’Etat algérien avait clairement déclaré, depuis longtemps, que la question des harkis n’était qu’un problème franco-français.

On a lu que parmi les terroristes djihadistes se trouvaient un nombre consistant d’enfants de harkis. Or, seuls les ignorants et les naïfs ignorent que les djihadistes sont la créature directe des services secrets britannique (MI6) et états-uniens (CIA). Version néocoloniale du harkisme de la période coloniale française en Algérie. Ecartons un éventuel malentendu. Cette observation ne vise à culpabiliser en aucune manière les enfants de harkis, mais simplement à fournir un fait objectif sur lequel méditer et chercher quelle conclusion logique en tirer.

Quelques rappels historiques. Au Liban, en Irak, dans l’ex-Yougoslavie, en Albanie, en Syrie, les troubles sociaux ont toujours commencé par l’apparition de clivages d’ordre religieux (chrétiens contre musulmans, sunnites contre chiites, Serbes chrétiens contre Croates musulmans) ou ethniques (Druzes contre Arabes, Arabes contre Kurdes, Serbes contre Croates, etc.) Là aussi, seuls les ignorants et les naïfs ignorent que les minorités ethniques ou religieuses étaient manipulées, toutes, sans exception, par les mêmes MI6 et CIA.

Algérie, domaine religieux. Tout le monde constate l’action de la minorité de salafistes contre la majorité des Algériens, jugés par les premiers comme «mécréants». Or, ces salafistes sont formés et financés par l’oligarchie saoudienne et qatarie. Et celles-ci sont l’organisation étatique harkie de l’oligarchie états-unienne, puis devenues les «amies» de l’oligarchie sioniste israélienne.

Encore Algérie, cette fois-ci dans le domaine ethnique. Au sein du MAK sont nées et se manifestent des expressions de sympathie et de soutien pour le sionisme, accompagnées de mépris pour les Palestiniens, accusés d’être des «Arabes bédouins», en rappelant avec insistance qu’un mufti palestinien des années 1940 fut un sympathisant nazi. Ajoutons que le leader du MAK s’est rendu en Israël, non pas pour rendre visite aux Palestiniens, mais aux représentants de l’Etat colonial sioniste.

Autre rappel historique. Suite aux accords de «paix» entre les Etats israélien et égyptien s’était constitué ce qu’on appela le «Front du refus» contre cette abdication au détriment de la lutte de libération nationale du peuple palestinien. Faisaient partie de ce front l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Algérie. Que s’est-il passé ensuite ? Les deux premiers Etats ont été éliminés, leurs chefs assassinés, leur pays occupé, leurs ressources naturelles accaparées. Par qui ? Par les oligarchies gérant les nations suivantes : Etats-Unis, Grande-Bretagne, France. Autrement dit, une oligarchie impérialiste et deux oligarchies ex-coloniales, à prétention néocoloniale. Conclusion : du Front du refus, le troisième pays, la Syrie, à la surprise des trois oligarchies mentionnées, résiste, avec l’aide, certes, de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Et reste le quatrième et dernier pays qui n’a pas encore été ouvertement agressé par les trois oligarchies évoquées : l’Algérie.

Autre rappel historique. Durant la décennie sanglante, l’armée algérienne avait demandé le concours des services satellitaires des Etats-Unis pour contrôler les mouvements des groupes terroristes algériens. No! fut la réponse du gouvernement des Etats-Unis. Quant au gouvernement britannique, il constituait la base de propagande, de préparation et de repli pour les terroristes algériens. Et le gouvernement français ne brilla pas par une collaboration avec l’effort de guerre algérien contre le terrorisme intérieur.

Le gouvernement des Etats-Unis, après le refus de collaboration signalé ci-dessus, dernièrement, demanda à l’Etat algérien, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, de l’autoriser à établir une base militaire et de surveillance à Tamanrasset. Les responsables étatiques algériens ont refusé. La base états-unienne fut construite dans le nord du Niger, à environ trois cents kilomètres de la frontière algérienne méridionale. Et la surface couverte par le dispositif de surveillance états-unien englobe une partie consistante du Sud algérien.

Les autorités françaises ont tout fait pour impliquer l’armée algérienne dans son action au sud du Sahara, sous prétexte, là encore, de combattre le «terrorisme». Cependant, les responsables algériens ne sont pas tombés dans le piège de consentir à l’armée algérienne de jouer les supplétifs (harka) de l’armée française d’occupation.

Le mouvement migratoire provenant d’Afrique subsaharienne va en masse en Algérie mais relativement très peu au Maroc et en Tunisie. Pure coïncidence ?

K. N.

Discours du ministre des Affaires étrangères à la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU

Messahel ONU

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à l’ONU. D. R.

Nous publions le texte du discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, à l’ONU.

«Madame la Présidente de l’Assemblée générale,

Monsieur le Secrétaire général,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

(…) Ce n’est pas sans regret que nous constatons que le monde dans son ensemble continue de vivre au rythme d’une crise multiforme d’une rare intensité. Une crise à propos de laquelle M. António Guterres était parfaitement fondé de s’alarmer.

Il faisait très justement remarquer que les conflits se sont aggravés et de nouveaux dangers ont émergé ; que les inquiétudes mondiales au sujet des armes nucléaires n’ont jamais été plus fortes depuis la Guerre froide ; que les changements climatiques évoluent plus vite que nos réponses ; que les inégalités s’accroissent ; que nous observons des violations inacceptables des droits de l’Homme et que le nationalisme et la xénophobie s’exacerbent.

Dans un environnement de mondialisation avancée, voire irréversible, la gravité de ces défis colossaux, anciens et nouveaux, se voit accentuée par les effets pervers d’une crise économique et financière qui tend à s’installer dans la durée malgré la timide hausse de la croissance économique mondiale.

Face à ce constat, rendu plus alarmant encore par l’apparition récente de velléités unilatéralistes et protectionnistes, il nous faut avoir le courage de reconnaître l’inadéquation, pour ne pas dire l’inanité, de nombre de politiques conjoncturelles suivies jusqu’ici du fait, essentiellement, des déficiences structurelles d’une architecture de gouvernance mondiale de plus en plus dangereusement anachronique.

Déjà, alors qu’il accédait à la présidence de la 29e Session de l’Assemblée générale, le Président Abdelaziz Bouteflika avait prévenu qu’«il ne suffit pas de conquérir une place au sein de l’ONU pour être assuré contre la faim et l’insécurité».

Pour nous, aujourd’hui, il n’est plus possible de nous accommoder de la perpétuation d’un ordre international qui ne favorise plus la promotion et la concrétisation des valeurs universelles de la paix, de la justice, de l’égalité et du développement et où les progrès de la science et des technologies au lieu de contribuer à l’élévation et à l’amélioration des conditions de vie favorisent la concentration massive des ressources économiques et financières entre les mains d’une minorité et élargit ainsi dangereusement le fossé déjà abyssal qui sépare les pays et les peuples les plus riches des plus pauvres. Le triste constat que nous devons nous résoudre à faire est que nous sommes face à une véritable crise morale.

C’est dire, Madame la Présidente, combien motivé et judicieux est le choix du thème de notre présente session. En effet, aujourd’hui, plus que jamais depuis sa création, l’ONU se doit de trouver les voies et moyens à même de lui permettre de jouer pleinement le rôle que ses pères fondateurs lui ont assigné au sortir d’une conflagration planétaire dévastatrice.

La concrétisation d’un tel dessein vital pour la communauté internationale tout entière ne saurait toutefois se concevoir sans un engagement collectif renouvelé en faveur d’un multilatéralisme efficace, effectif et en harmonie avec les principes édictés par la Charte des Nations unies ; engagement auquel le défunt Kofi Annan, en digne fils de l’Afrique et en citoyen engagé du monde, a associé son nom et consacré sa vie.

Si l’Organisation des Nations unies demeure l’enceinte par excellence du dialogue et de la coopération entre toutes les nations du monde, elle se doit également d’être porteuse des changements nécessaires à cet effet.

A nos yeux, le changement majeur prioritaire auquel nous devons aspirer en y consacrant tous les efforts et les moyens voulus concerne la réforme de l’ONU elle-même. Impérative, cette réforme doit porter tant sur les structures que sur les modes de fonctionnement de l’Organisation et plus particulièrement du Conseil de sécurité en veillant surtout à réparer l’injustice historique faite au continent africain en termes de sous-représentation dans les deux catégories de membres de cet organe. La réforme doit également porter sur la revitalisation de l’Assemblée Générale, aussi bien que le renforcement de son autorité ; une nécessité autour de laquelle il existe fort heureusement un consensus de plus en plus large.

Madame la Présidente,

Consciente des responsabilités et de la contribution qui sont les siennes en matière de préservation de la paix et de la sécurité internationales, et dans le plein respect des principes cardinaux bien connus de sa politique extérieure, l’Algérie suit avec un intérêt particulier les conflits et les crises qui secouent les pays de l’aire géographique à laquelle elle appartient.

Tout en continuant à assumer pleinement son rôle dans toute la mesure de ses moyens, elle n’aura de cesse de réitérer sa conviction, tirée des enseignements de son expérience propre, que dans la quête de règlement durable des conflits, il n’y a pas meilleure approche que celle favorisant les solutions politiques à travers l’appropriation par les parties concernées et le dialogue inclusif qui place les intérêts nationaux suprêmes au-dessus de toute autre considération et préserve ainsi la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale des Etats.

Qu’il s’agisse des situations au Mali et en Libye ou encore en Syrie et au Yémen, seule une telle approche pourrait permettre à ces pays frères de renouer avec la paix et la stabilité pour qu’ensuite puisse s’engager l’œuvre de la reconstruction.

Concernant la question du Sahara Occidental qui, en tant que problème de décolonisation, relève de la responsabilité première des Nations unies, l’Algérie considère que son règlement ne peut être trouvé qu’à travers l’exercice par le peuple du Sahara Occidental de son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination.

Mon pays, qui réitère son ferme soutien aux efforts du Secrétaire Général des Nations unies et de son Envoyé personnel pour le Sahara Occidental, forme, à cet égard, le vœu que leur action puisse contribuer, avec l’apport de l’Union africaine, à la reprise des négociations sans préconditions et de bonne foi entre les deux parties, le royaume du Maroc et le Front Polisario pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable assurant l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental.

De la même manière, l’Algérie est convaincue que seule une solution fondée sur la légalité internationale et la reconnaissance des droits nationaux imprescriptibles du peuple palestinien y compris son droit à l’établissement d’un Etat indépendant avec El-Qods e’charîf comme capitale pourra mettre un terme définitif au conflit qui déchire, depuis sept décennies, le Moyen-Orient.

Madame la Présidente,

Le terrorisme dont l’Algérie a été la toute première cible au tournant du siècle passé est devenu aujourd’hui l’un des fléaux planétaires les plus destructeurs. Au prix de lourds sacrifices, mon pays a pu y faire face, seul, en adoptant une approche et des moyens qui ont prouvé leur efficacité. Cette expérience, que nous sommes disposés à partager, s’est fondée sur la conviction que toute stratégie de lutte doit impérativement s’attaquer aux causes profondes de cette plaie des temps modernes et qu’elle doit s’accompagner d’une politique de lutte résolue contre la radicalisation et l’extrémisme violent.

La communauté internationale est singulièrement interpellée pour faire en sorte que le combat qui est livré à ce fléau s’accompagne tout à la fois de mesures de déradicalisation et d’une véritable promotion de politiques prônant le «vivre-ensemble».

Il me plaît de rappeler, dans ce contexte, que la résolution des Nations unies déclarant le 16 mai «Journée internationale du vivre-ensemble en paix», initiée par l’Algérie, s’inscrit dans le cadre des efforts destinés à promouvoir les principes du dialogue inclusif devant présider à la recherche de solutions aux défis de la stabilité tant au plan national qu’international.

Nous en tirons une légitime fierté tant les valeurs et principes du vivre-ensemble en paix ont constitué le socle de la politique de concorde civile et de réconciliation nationale, mise en œuvre avec détermination par le président de la République Abdelaziz Bouteflika pour mettre fin définitivement à la tragédie nationale et réconcilier les Algériens entre eux. Ces idéaux rassembleurs constituent, au demeurant, le substrat commun aux stratégies, politiques et programmes mis en œuvre dans les différents domaines d’activité économique, sociale, éducative, culturelle et cultuelle.

Ces mêmes principes guident avec constance l’action de la politique extérieure de mon pays dans son voisinage immédiat comme dans son interaction avec le reste du monde.

Madame la Présidente,

L’Agenda 2030 pour le développement durable ainsi que le programme d’Addis-Abeba pour le financement du développement sont des acquis remarquables qui nécessitent une mobilisation conséquente tant des moyens que des  énergies pour leur mise en œuvre.

Nous émettons le vœu que la réunion de Haut niveau sur le financement du programme de développement durable à l’horizon 2030, organisée par le Secrétaire général de l’ONU, le 24 de ce mois, puisse jeter les fondements solides d’une action concertée entre le système des Nations unies et les Etats membres, en faveur du développement conformément aux aspirations des pays en développement telles que plaidées par le G77.

L’Algérie, qui a participé activement à l’élaboration de l’Agenda 2030, est sur le point de finaliser un rapport national d’étape (2016-2018) sur la réalisation des ODD, pour sa présentation volontaire à l’ECOSOC en juillet 2019.

Cet exercice s’inscrit dans le nouveau modèle de croissance adopté par l’Algérie en 2016 ; une politique qui ambitionne de l’ancrer structurellement, à l’horizon 2035, sur la voie de l’émergence, de la diversification et de la transformation de l’économie à travers la relance et la consolidation d’une croissance économique profitable à tous ses enfants mais également à l’ensemble des pays de la région.

Je ne terminerai pas sans souligner l’important effort consenti par les autorités nationales, à la faveur de la dernière révision constitutionnelle, en faveur de toutes les franges de la population comme c’est le cas notamment pour les droits de la femme et son autonomisation et la jeunesse en vue de leur intégration effective dans le processus de développement économique et social du pays.

Ces efforts ont valu à notre pays la reconnaissance de la communauté internationale tant en matière de promotion des droits de l’Homme qu’en matière de stabilité et de sécurité, qui nous honore et nous conforte dans notre démarche globale.

Madame la Présidente,

Le rejet des politiques de puissance et de leur logique dangereuse exige la recherche permanente, par le dialogue et le consensus, du renforcement de l’action multilatérale. C’est à nos yeux la meilleure voie pour répondre aux défis globaux de sécurité et de développement qui se posent à l’ensemble des nations et des citoyens du monde.

L’ONU a bien sûr un rôle central dans cette entreprise de conquête du respect que tous lui doivent, et par la démonstration de l’efficacité et de l’effectivité que tous attendent d’elle.

Son succès sera le succès de tous, et elle ne peut être le lieu où s’expriment seulement nos divergences, mais le lieu où ces divergences doivent être réglées et où se construisent des partenariats. Nous avons été particulièrement encouragés par l’acceptation unanime par cette Assemblée du concept du vivre-ensemble en paix.

L’Algérie est convaincue qu’il n’y a pas de fatalité à l’échec comme il ne peut y avoir de place à une quelconque accoutumance aux malheurs, aux conflits, aux drames humains, au terrorisme et aux dégâts environnementaux précisément parce qu’il n’y a pas de «destin isolé» pour reprendre une expression chère au Président Bouteflika.

Il nous appartient grâce à une volonté politique sincère de faire de l’ONU l’instrument irremplaçable qu’elle est au service de sociétés réellement pacifiques et durables.

L’Algérie sera en tous cas, par la force de ses convictions et la démarche empreinte de clarté, un partenaire fidèle et engagé pour la paix et le développement.»

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