Choléra, quelles sont les solutions

Choléra, quelles sont les solutions ?

Après des années d’épidémies cycliques de choléra en Afrique de l’ouest, les règles en matière d’hygiène et d’assainissement de l’eau sont généralement peu respectées dans la plupart des pays touchés. Cependant, dans certaines régions, la lutte contre le choléra est plus efficace que par le passé. IRIN a discuté des solutions nouvelles et classiques existantes en matière de prévention du choléra, avec les organisations humanitaires et les gouvernements concernés.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), fin juin 2012, le choléra avait tué près de 200 personnes en Afrique de l’ouest, et en avait contaminé 10 330 autres. Les chiffres continuent de grimper, notamment dans la région du Sahel où une récente recrudescence de la maladie a tué 60 personnes et en a contaminé 2 800 autres. Le 2 juillet, 34 cas, ainsi que deux décès d’enfants, ont été signalés au nord du Mali, près de Gao, sur les bords du fleuve Niger.

Ailleurs en Afrique de l’ouest, le nombre de cas s’accroît, mais moins qu’en 2011 à la même époque, lorsque le choléra avait contaminé 82 070 personnes, et également moins qu’en 2010 lorsque le choléra avait contaminé 60 000 Africains de l’ouest du bassin du lac Tchad, limitrophe de plusieurs pays : le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun.

Mais c’est seulement le début de la saison des pluies en Afrique de l’ouest, et les pics de choléra se produisent habituellement entre août et décembre.

Le choléra se caractérise par des diarrhées et des vomissements et peut entraîner la mort en quelques heures s’il est particulièrement virulent ou s’il touche des victimes vulnérables comme les enfants.

Les enfants, principales victimes

François Bellet, spécialiste de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) pour l’UNICEF en Afrique de l’ouest, craint que les personnes souffrant de la faim ou de malnutrition à cause de la crise alimentaire qui sévit dans la région, ne soient particulièrement vulnérables à la contamination. La situation au Sahel préoccupe fortement l’UNICEF car la propagation du choléra est favorisée par les déplacements massifs de personnes qui fuient le conflit au nord du Mali.

Dans certaines régions – comme celles en bordure du fleuve Niger – le ministère de la santé signale qu’il y a, cette année, presque trois fois plus de patients atteints de choléra qu’en 2011.

Au Niger, environ 400 000 enfants souffrent de malnutrition sévère cette année. Guido Borghese, conseiller principal de l’UNICEF pour la survie et le développement de l’enfant, a déclaré dans un communiqué : « Un enfant de moins de cinq ans ayant surmonté une malnutrition aiguë sévère devra revenir se faire soigner au bout de quelques jours ou de quelques semaines s’il boit de l’eau contaminée ».

Les poissons, vecteurs de la maladie

Le choléra se propage par les voies d’eau de l’Afrique de l’ouest (régions côtières, rivières et lacs) où la pêche est intensive et les routes commerciales, très fréquentées. La côte peut être considérée « comme une autoroute pour le choléra » a dit M. Bellet, tout comme le sont les voies d’eau principales, à l’image du fleuve Niger qui traverse la Guinée, le Mali, le Niger, le Bénin et le Nigeria.

La bactérie se développe sous les écailles des poissons où souvent elle demeure si les poissons vendus sur les étals des marchés ne sont pas correctement nettoyés.

Compte tenu de leur rôle prépondérant dans le nettoyage, l’écaillage, le fumage et la vente du poisson dans la plupart des régions d’Afrique de l’ouest, les femmes et leurs enfants sont les plus susceptibles d’être contaminés. D’après l’UNICEF, les enfants représentent 80 pour cent des cas dans le district de Port Loko.

L’épidémie en Guinée-Sierra Leone était partie de l’Île de Yeliboya du district de Kambia, en Sierra Leone, avant de se propager aux îles du large de la Guinée et dans la préfecture de Forécariah. Les îles de la préfecture de Boffa sont connues pour leurs services sanitaires précaires et leur commerce intensif ; ce sont des conditions idéales pour la propagation du choléra, a déclaré M. Bellet.

Les vaccins, une nouvelle approche

Selon les médecins, la nature cyclique du choléra et une immunité renforcée après la survenue de grandes épidémies expliquent, entre autres facteurs, que le nombre de cas soit moins élevé cette année.

La prévention du choléra porte ses fruits en Guinée

Au Tchad, pays qui ne compte aucun cas de choléra cette année, contre 5 000 en 2011, les efforts de prévention à grande échelle ont été récompensés. De même, la réaction a été beaucoup plus rapide et mieux coordonnée en Guinée cette année.

De plus, une nouvelle approche a été tentée en Guinée ; pour la première fois en Afrique, Médecins Sans Frontières-Suisse (MSF) a utilisé un vaccin contre le choléra pour enrayer une épidémie qui avait déjà commencé.

Jusqu’à présent, la vaccination a donné de bons résultats. Dans les préfectures guinéennes de Boffa et de Forécariah, 77 pour cent de la population a reçu deux doses et 95 pour cent, une dose simple. Aucun cas n’a été signalé depuis, a affirmé Iza Ciglenecki, coordinatrice d’urgence pour les maladies diarrhéiques à MSF-Suisse. Il est trop tôt pour connaître l’ensemble des résultats, a-t-elle dit, mais lors de son utilisation dans d’autres régions, le vaccin a été efficace à 65-75 pour cent pour endiguer la propagation de la maladie.

Ceci peut constituer une grande avancée mais, à 3,70 dollars les deux doses, le vaccin est cher. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les organisations non gouvernementales (ONG) discutent des directives à appliquer pour réagir aux épidémies futures. « Si nous multiplions ces interventions à l’avenir, nous pourrions même prévoir des stocks régionaux pour faire baisser le prix du vaccin, mais c’est trop tôt pour l’affirmer ; il nous faut d’abord en savoir plus » a déclaré François Verhoustraeten, responsable de programme à MSF-Suisse pour la Guinée.

MSF et les autres organisations concernées soulignent que le vaccin n’est pas une solution pouvant se suffire à elle-même. La vaccination doit être considérée comme un moyen de lutte complémentaire. « Nous concentrons nos efforts sur toutes les stratégies en même temps » a expliqué Mme Ciglenecki à IRIN. Ces stratégies sont : la sensibilisation aux mesures d’hygiène dans les lieux publics, la riposte dans les zones à risque, la mise en place de systèmes d’alerte précoce, et le traitement de l’eau. Des organisations comme MSF, l’UNICEF et Action contre la faim (ACF), une ONG internationale, appliquent ces mesures depuis des années dans les régions d’Afrique de l’ouest où le choléra est endémique.

Feuilles de moringa et pierre d’alun
Les Tchadiens et les Maliens mettent des feuilles de l’arbre de moringa dans l’eau de leurs puits, ce qui tue un certain nombre de pathogènes. Les Touaregs et les pêcheurs d’Afrique de l’ouest utilisent des pierres d’alun pour assainir les eaux troubles. C’est un procédé très efficace mais, pour garantir le résultat à 100 pour cent, l’UNICEF a rappelé que l’eau devait quand même être traitée ou bouillie.

Le personnel humanitaire a expliqué que les découvertes médicales modernes ne devaient pas remplacer les mesures d’hygiène de base, à savoir : se laver les mains après avoir utilisé les toilettes, avant de cuisiner ou de manger, et essayer de purifier l’eau susceptible d’être contaminée. Les méthodes classiques ne doivent pas non plus être négligées car elles sont utiles, a dit M. Bellet.

Rapidité de réaction

La Guinée a réagi rapidement cette année. Les gens ont retenu la leçon des épidémies de 2007 et 2008. Il avait fallu un an et demi d’efforts pour enrayer la dernière épidémie, a déclaré Grant Leaity, responsable des situations d’urgence à l’Unicef pour l’Afrique de l’ouest.

Le chef de secteur à Khounyia sur l’Île de Kaback (Forécariah), a déclaré à IRIN que la souche de choléra était particulièrement virulente cette année (il a connu six épidémies sur l’île). Mais le dispensaire local a pris en charge les patients contaminés en l’espace de quelques heures, et a envoyé des échantillons pour confirmation à Conakry (la capitale située à 35 km), dès le lendemain. Un kit sanitaire complet arrivait sur l’île quatre jours plus tard.

Fin juin, la Guinée a signalé 997 cas de choléras et 41 décès, dont environ 50 cas à Conakry.

La surveillance s’est également améliorée. Six postes de surveillance ont été implantés dans les zones à haut risque de tout le pays afin de déceler des cas possibles de choléra et de réagir rapidement, a expliqué Beatriz Navarro Rubio, directrice de l’ACF en Guinée.

« Si nous pouvions appliquer le cas de la Guinée à toute la région, cela signifierait… quand le choléra surgit, nous pourrions le tuer dans l’œuf »

« En Guinée, nous avons constaté une bonne surveillance ainsi qu’un signalement précoce de la part des autorités. Ceci a permis une action commune rapide qui était encourageante » a dit M. Leaity. « Si nous pouvions appliquer le cas de la Guinée à toute la région, cela signifierait que […] quand le choléra surgit, nous pourrions le tuer dans l’œuf ».

La coordination entre les différents acteurs a été « très bonne » a déclaré Mme Rubio. Des exercices de simulation de situations d’urgence inter-agences avaient été organisés peu de temps avant le début de l’épidémie. Lorsque le choléra a frappé, tout le monde était donc prêt à remplir le rôle qui lui incombait.

Le ministère guinéen de la santé a pris beaucoup d’avance en impliquant les ministères de l’éducation, de l’énergie et des ressources en eau. Ensemble, ils ont décidé de faire passer des messages simples dans tout le pays en les diffusant dans les écoles et sur les ondes de radio locales, a expliqué Guarav Garg, spécialiste en communication à l’UNICEF, en Sierra Leone. Environ un million de personnes, sur les six millions que compte la Guinée, ont pu recevoir ces messages. « La coordination connaît des hauts et des bas mais il [le ministère de la santé] contrôle la situation » a dit M. Garg.

« La plupart des cas ont été traités, ce qui prouve que les mesures de prévention individuelles et collectives que nous avons prises commencent à marcher » a dit le docteur Hawa Touré, directrice nationale du ministère de la santé.

Lenteur de réaction en Sierra Leone

La Sierra Leone a réagi moins efficacement. UNICEF a déclaré que 2 742 cas avaient été signalés depuis février, tout d’abord à Kambia et Port Loko, au nord, puis à Pujehun, au sud.

Le pic du nombre de cas dans la ville de Kambia fin mai a « tiré la sonnette d’alarme », a déclaré M. Garg, car la ville est à seulement deux heures et demie de route de la capitale, Freetown. « Les pluies sont tombées en avance et beaucoup de gens vivent près des cours d’eau et défèquent à l’air libre ; c’est une mauvaise combinaison » a-t-il remarqué.

Le choléra est récent en Afrique
En Inde, on retrouve la trace du choléra dans des textes datant de 2 500 ans mais la maladie est assez récente en Afrique. Les premiers signalements de cas remontent à 1970 et il est probable que le choléra se soit propagé à cause des pèlerins qui revenaient de la Mecque. En 1971, 14 000 Tchadiens étaient contaminés.

Le ministère de la santé dirige les analyses et le traitement des points d’eau au chlore depuis décembre 2011, mais les gens utilisent en majorité des puits privés, donc on ne sait pas si ces derniers sont bien traités au chlore, a déclaré M. Garg à IRIN.

Les innovations en matière de prévention du choléra incluent l’approche participative de l’UNICEF qui privilégie l’initiative communautaire pour un meilleur assainissement. Cette approche a considérablement amélioré l’hygiène dans les lieux publics, dans les endroits des six districts où les mesures sont appliquées. Kambia ne fait pas partie de ces endroits.

M. Garg a déclaré que la Sierra Leone avait deux éléments en sa faveur ; l’amélioration des services WASH qui est un pilier solide de la prochaine stratégie gouvernementale de réduction de la pauvreté, et les élections qui auront lieu en décembre. « Une épidémie de choléra avant les élections serait une catastrophe, il [le gouvernement] a compris qu’au lieu d’agir encore et encore sur les conséquences de la maladie, il pouvait miser sur la prévention » a-t-il commenté.

Les priorités

Les organisations humanitaires affirment que la coordination de la prévention et de la riposte contre le choléra doivent maintenant devenir une priorité, au même titre que l’amélioration de la surveillance, une meilleure connaissance des zones à risque et la rapidité du gouvernement à déclarer l’épidémie, dans une région qui connaît des échanges commerciaux transfrontaliers intensifs ainsi que d’importants mouvements de population.

En Côte d’Ivoire par exemple, l’épidémie actuelle est venue du Ghana ; en 2011, le choléra s’est propagé du Nigeria au Tchad avant d’atteindre le Cameroun ; le choléra se propage régulièrement de part et d’autre de la frontière entre la Guinée et la Guinée-Bissau.

Selon l’UNICEF, les gouvernements de Sierra Leone et de Guinée doivent éradiquer la propagation transfrontalière en instaurant des quarantaines et en créant un ‘bouclier protecteur’ dans la zone boisée qui sépare les deux pays.

De même, tous les pays concernés doivent effectuer des exercices de simulation transfrontaliers, comme cela a été fait dans le bassin du lac Tchad, afin que les organisations puissent déterminer leurs rôles respectifs dès qu’une épidémie survient.

L’Algérie a besoin d’un véritable plan Marshall,Un nettOyage à grande echelle de la gouvernance au plus petit fonctionnaire…

 

L’Etat premier responsable de la propagation de l’épidémie de choléra

saleté

Les villes algériennes sont parmi les plus sales au monde. New Press

Par Lina S. – Doit-on s’étonner que des cas de choléra se soient déclarés à Alger, Blida, Tipasa, Bouira et certainement dans d’autres régions du pays, alors que tout indiquait qu’une catastrophe sanitaire allait arriver un jour ou l’autre ? Toutes les mises en garde des médias et des citoyens désabusés à travers les réseaux sociaux n’ont pas servi à alerter les autorités publiques sur la gravité de la situation.

Toutes les villes du pays croulent sous les immondices. La saleté est partout et aucun responsable n’a levé le petit doigt pour changer les choses. Impuissante devant l’étendue du drame, la ministre de l’Environnement a lancé une ridicule campagne de nettoyage dans quelques rues d’Alger, une capitale considérée comme l’une des villes les plus insalubres de la planète.

Des alertes ont été lancées mais aucune n’a trouvé un écho favorable à ce jour. Préoccupé par les questions d’ordre politique, le pouvoir s’est complètement détourné de ce problème de santé publique qui, pourtant, est aussi dangereux que le terrorisme ou l’insécurité ambiante.

Rien, pas même l’image de trois diplomates étrangers en train de nettoyer une plage algéroise, n’a provoqué un sursaut d’orgueil.

Etat et citoyens se rejettent la responsabilité. Le premier menant des campagnes de sensibilisation obsolètes faute de perspicacité, les seconds accusant les entreprises en charge du ramassage des ordures de salir plus qu’elles nettoient. «Il n’y a qu’à voir l’état des camions de Netcom et d’Extranet à Alger, par exemple. Ils sont d’une saleté repoussante. Comment voulez-vous que nos rues soient entretenues lorsque les entités qui sont chargées de ramasser les ordures ménagères sont incapables d’entretenir leur propre parc roulant ?», s’emporte un citoyen interrogé par Algériepatriotique. Et un autre, universitaire de son état, de renchérir : «Les Algériens ont malheureusement adopté la saleté.»

Le directeur de l’institut Pasteur est catégorique : «Les cas de choléra signalés sont dus à l’absence d’hygiène.»

Les responsables de ce drame seront-ils sanctionnés ? Mais, en fait, qui sont-ils, ces responsables ?

Le choléra, fléau des pays pauvres…dont l’Algerie fait parti….


Le choléra, fléau des pays pauvres

 Cette maladie, hautement contagieuse, peut être fatale en quelques heures. Si elle est détectée à temps, elle peut toutefois être traitée rapidement, principalement grâce à une réhydratation intensive.

Qu’est-ce que le choléra ?

«Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae. La durée d’incubation est courte, de quelques heures à cinq jours», explique l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur son site Internet. La maladie débute brutalement par de violentes diarrhées vidant littéralement l’organisme de son eau. En l’absence de soins immédiats, cette déperdition gravissime de liquides (un malade peut perdre 10% de son poids en quatre heures) est fatale. Les personnes les plus exposées sont les plus âgées, les plus jeunes ou les plus fragiles.

Quels sont les soins à donner pour éviter d’en mourir ?

Le traitement consiste essentiellement à compenser les pertes digestives d’eau. La réhydratation est assurée par voie orale ou intraveineuse, selon le degré de déshydratation. L’amélioration est perceptible au bout de quelques heures et la guérison, sans séquelle, peut être obtenue en quelques jours. Dans certains cas graves, une prise d’antibiotiques est également conseillée.

Cette infection n’est-elle pas d’un autre âge ?

Non, selon l’OMS, le nombre des cas de choléra répertoriés ne cesse de croître, avec une augmentation de 24% du nombre de décès entre 2004 et 2008, par rapport à la période 2000-2004. Entre 3 et 5 millions de personnes sont touchées tous les ans, et 100 à 120.000 en meurent.

Est-ce très contagieux ?

La bactérie se transmet par voie orale, par ingestion d’eau, de boissons ou d’aliments souillés par des déjections cholériques, ou bien à cause de mains sales ou de matériel de soins contaminé. Elle peut également subsister dans les eaux saumâtres des rivières ou les eaux côtières. La maladie peut donc se propager très rapidement dans les régions où les eaux usées et les eaux pour la consommation humaine ne sont pas convenablement traitées.

Quelles sont les origines de cette maladie et où y est-on confronté ?

Originaire d’Asie, le choléra a atteint à partir du XIXe siècle l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. Elle persiste à l’état latent dans une centaine de pays.

Selon l’Institut Pasteur, c’est en Afrique que la situation est la plus préoccupante actuellement. Nombre de pays sont touchés régulièrement par des flambées dévastatrices de cette maladie, comme actuellement le Zimbabwe. Outre la mauvais traitement de l’eau, les conflits et les mouvements de masse de réfugiés favorisent les épidémies : on estime que le choléra a tué 23.800 personnes en quelques semaines

Les conditions d’hygiène insuffisantes qui favorisent les épidémies de choléra surviennent souvent après les catastrophes naturelles,

 

Les vaccins sont-ils efficaces …..

L’efficacité des vaccins disponibles est loin d’être absolue et ne dispense pas de respecter les précautions d’hygiène, comme de se laver les mains, et avoir accès à une eau propre. La bataille contre l’épidémie déclarée passe aussi par le dépistage des malades et la mise en place de véritables cordons sanitaires pour tenter de juguler la propagation de l’infection de régions en régions, et de pays en pays……

Le choléra est causé par la bactérie Vibrio choléra et a été utilisé comme arme de guerre comme actuellement au Yemen…

Choléra

biologique

La guerre biologique.Le choléra est une infection intestinale aiguë due à une bactérie appelée Vibrio cholerae.

Le choléra est causé par la bactérie Vibrio choléra et a été utilisé comme arme de guerre par les États-Unis, le Japon (en seconde guerre mondiale), l’Afrique du Sud (sous l’apartheid), l’Irak (sous Saddam) et d’autres États.

Pour être plus efficace, le choléra doit être répandu dans les réserves d’eau. C’est ce qui se passe au Yémen maintenant.

 

 

Lorsque le traitement du choléra n’est pas disponible ou impossible, cette maladie peut être mortel en quelques jours.

Étant donné que la réhydratation du corps est essentiel pour le traitement du choléra, cette maladie est très efficacement déployé dans un pays comme le Yémen où les systèmes d’eau et d’égout ont été bombardés.

Maintenant, 124 pays sont États Parties de la Cour pénale internationale (CPI). Cette cour a compétence sur les crimes internationaux y compris les crimes d’agression, de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.

Les États-Unis ne font pas partie des États membres, après avoir signé le traité original et ont ensuite retiré leur signature. Soudan, Israël et la Russie ont également signé le traité original, puis se sont retirés.

 

Le choléra est une maladie diarrhéique sévère non fébrile, qui se contracte par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Elle peut s’éviter par des mesures d’hygiène et dans la grande majorité des cas se soigne avec des traitements simples (sels de réhydratation). Elle reste mortelle dans 25 à 50% des cas en l’absence de soins.

Le choléra est une maladie intestinale aiguë, qui se transmet par voie oro-fécale lors de l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés, ou lorsque les mains salles sont portées à la bouche.

Dans une grande majorité des cas, l’infection est asymptomatique même si le sujet reste contagieux pour son entourage. 80 % des personnes cliniquement malades développent des symptômes digestifs  modérés. Pour les autres l’infection donne lieu à des diarrhées aqueuses profuses d’apparition brutale, plus ou moins accompagnées de vomissements, engendrant une déshydratation rapide pouvant conduire au décès en quelques heures en l’absence de traitement.

La maladie résulte de l’ingestion d’aliments et d’eau contaminés, directement ou indirectement, par des excréments ou des vomissures de personnes contaminées.

Le choléra n’affecte que l’être humain. Il n’existe pas d’insecte vecteur ni d’hôte réservoir animal.Les risques pour les voyageursLe risque est très faible pour la plupart des voyageurs, y compris dans les pays où la maladie donne lieu à des épidémies récurrentes, car elle s’évite par des mesures d’hygiène simples (consommation d’eau potable, lavage des mains, épluchage des fruit, consommation d’aliments chauds et cuits … ).

Le personnel humanitaire peut être exposé dans les zones sinistrées et les camps de réfugiés. Pour cette catégorie de voyageurs, la vaccination peut être envisagée.

2. Géographie

Le choléra est grandement lié à la gestion de l’environnement. Il touche donc surtout les pays pauvres où les services d’assainissement et l’approvisionnement en eau potable sont insuffisants, ainsi que les pays en guerre dont les infrastructures peuvent être détruites.

De nombreux pays en voie de développement sont touchés, notamment en Afrique et en Asie, mais aussi en Amérique centrale et australe.

cholera 2010-2015

3. Prévention et traitement

Hygiène

Une prévention efficace est assurée par des règles d’hygiène simples appliquées à l’alimentation. C’est le mode de prévention prioritaire.

Pour les résidents des pays endémiques, la prévention du choléra réside à long terme dans la mise en œuvre d’activités d’assainissement, dans l’accès à l’eau potable pour tous, dans le développement économique et l’accès aux soins.

La vaccination

La vaccination anticholérique chez les voyageurs n’est recommandée que pour les personnes devant intervenir auprès de malades en situation d’épidémie. Elle ne doit cependant jamais se substituer aux mesures d’hygiènes citées précédemment.

Le vaccin est bien toléré et protège à près de 90 % dans les 6 mois suivant la vaccination puis à 50 % dans les 3 ans suivants.

Deux doses administrées par voie orale à 1 semaine d’intervalle pour les adultes et enfants de plus de 6 ans. Trois doses sont nécessaires pour les enfants entre 2 et 6 ans. Rappel à 2 ans si besoin pour les adultes, à 6 mois pour les enfants entre 2 et 6 ans.

D’après les études portant sur les voyageurs à destination de pays ou zones qui signalent des flambées de choléra, ce vaccin confère également une protection à court terme de 50 % environ contre la diarrhée due à Escherichia coli entérotoxinogène (ETEC).

A noter que le vaccin n’est actuellement pas disponible en raison d’une pénurie de stocks à l’échelle mondiale.

Le traitement

Le traitement du choléra est simple mais doit être administré dans un délai très bref après l’apparition des symptômes. Il consiste essentiellement à réhydrater rapidement le malade à l’aide de sels de réhydratation administrés par voie orale. Dans les cas plus sévères la réhydratation se fait par voie intraveineuse.

L’administration systématique d’antibiotiques n’est pas recommandée car elle est inefficace sur la propagation des épidémies et contribue à renforcer les résistances. Elle n’est adaptée que dans les formes sévères afin de raccourcir la durée des épisodes diarrhéiques et de diminuer l’importance des soins de réhydratation.

Sources : OMS

Procédures opérationnelles standard pour Épidémie de choléra

 


Détection, la confirmation et de la gestion des épidémies de choléra

Le choléra est une maladie bactérienne aiguë caractérisée par l’apparition soudaine et brutale de
selles liquides profuses, avec ou sans vomissements. Les selles de malades atteints de choléra
deviennent typiquement un liquide clair avec du mucus blanc, connu comme « selles d’aspect
eau de riz ». Il est généralement inodore ou présente une légère odeur de poisson. Vomissements,
qui peuvent être graves, et des crampes aux jambes douloureuses sont des symptômes communs. Si non traitée, il peut mener à la déshydratation, l’acidose rapide, un collapsus vasculaire
,l’hypoglycémie et insuffisance rénale et la mort s’ensuit. Ce manuel standard d’opération est destiné à aider les agents de santé au niveau périphérique
ainsi que les officiers de santé publique et servira comme guide standard dans la détection et la
confirmation de l’épidémie de cholera ainsi que pour des mesures a prendre dans le contrôle et la
prévention de celle-ci en milieu endémique. 2. objectif
2.1. Objectif général
L’objectif général de cette «procédure opératoire standard (POS) est de détecter rapidement, confirmer et répondre adéquatement aux flambées de l’épidémie de choléra causé par Vibrio
cholerae.
2.2. objectif spécifique
• Collecter et analyser systématiquement des données épidémiologiques sur les cas suspects et
faciliter la détection précoce et la confirmation d’épidémie de choléra; • Effectuer une confirmation rapide en laboratoire de l’agents pathogène causal; pour répondre
adéquatement à l’épidémie de choléra . 3. épidémiologie
3.1. Agent infectieux
Vibrio cholerae sérogroupe O1 et sérogroupe O139 sont connus pour provoquer des épidémies
de choléra. Le plus souvent signalés en Afrique est le sérogroupe 01. Vibrio cholerae O1 a deux
biotypes – classique et El Tor. Chaque biotype a deux sérotypes Ogawa et Inaba. La plupart des
récentes épidémies de choléra ont été causés par le biotype El Tor. La période d’incubation est
généralement de 1 à 3 jours mais peut varier de plusieurs heures à 5 jours. L’expérience a montré
que l’introduction du choléra dans un pays ne peut être empêché, sa propagation à l’intérieur d’un
pays, cependant, peuvent être contenues par des mesures de contrôle appropriées.
3.2. Fardeau de la maladie
La maladie a été maintes fois l’une des epidemies les plus redoutées de l’histoire, car capable de
se propager rapidement à un grand nombre de personnes, avec un taux de létalité élevé (CFR).
Sept pandémies de choléra ont été enregistrées depuis le début du XIXe siècle.
Chaque année il ya une épidémie de choléra sporadiques au Rwanda principalement dans les
régions bordant le lac Kivu. L’utilisation d’eau non potable constitue le facteur de risque majeur.
3.3. Réservoir et mode de transmission
Le mode prédominant de transmission est par voie oro-fecale. La transmission de la maladie
augmente avec une mauvaise hygiène, l’eau potable contaminée, un assainissement inadéquat et
une mauvaise gestion des déchets humains. Les principaux réservoirs de V. cholerae sont les
humains et les milieux aquatiques (eaux saumâtres et les estuaires, souvent associée à des
proliférations d’algues). Des études récentes indiquent que le réchauffement climatique crée un
environnement favorable pour les bactéries.
4. Facteur de risque épidémique
Les facteurs suivants sont associés à la propagation accrue et de la mort lors d’une épidémie de
choléra:
• Agent: peut devenir plus virulent ou plus résistantes aux antibiotiques disponibles;
• Environnement: la surpopulation, des installations sanitaires inadéquates et la
contamination des sources d’eau facilitent la transmission rapide de V. cholerae
• Hôte: mauvaises pratiques d’hygiène (personnelle, domestique et environnementale), un
mauvais état nutritionnel, faible immunité du patient avant l’infection peut favoriser la
transmission rapide.
4. Détection et confirmation d’un foyer
4.1. d’alerte précoce
Un système de surveillance de base fondée sur les rapports simples des nombres de cas et des
décès due a une »diarrhée aqueuse aiguë » chez toute personne âgée de 5 ou plus en utilisant une
définition de cas standardisée et recueillies sur une base hebdomadaire représentera le minimum
de données nécessaires pour monitorer la surveillance et alerter précocement d’une épidémie
imminente du choléra. Un formulaire standard pour la surveillance des rapports de cas de choléra
est annexé Réf IDSR TG)
4.2. Définition Standardisée de Cas
Cas suspect: Tout patient(e) âge(e) de 5 ans ou plus, avec une déshydratation sévère ou décède
d’une diarrhée aqueuse aiguë. S’il ya une épidémie de choléra, un cas suspect chez toute personne
âgée de 5 ans ou plus souffrant de diarrhée aqueuse aiguë, avec ou sans vomissements. Cas confirmé: Isolement de Vibrio cholerae O1 ou O139 dans les selles du cas suspect.
.La détection de foyer suspect
Une épidémie de choléra doit être soupçonné lorsque:
Il ya une augmentation soudaine ou inhabituelle du nombre de patients et / ou la mort suite a une
diarrhée aqueuse aiguë dans un endroit sur une période de temps,
Afin de repérer tout regroupement de cas, les patients peuvent avoir des points communs
suivants: – Ils ont des symptômes cliniques similaires (diarrhée aqueuse)
– Ils vivent dans la même zone ou emplacement; – Ils partagent même source d’eau; – Il ya une épidémie de choléra dans une communauté voisine.
Un formulaire de liste linéaire sera utilise pour lanotification des cas de choléra est à l’annexe-2
4.3. Seuil d’alerte pour une épidémie encours
Une seuil d’alerte est atteint lorsque :
• Le système de surveillance des maladies rapporte plus de cas que prévu ou de décès d’une
diarrhée aqueuse aiguë à un endroit donné et dans un temps donne, ou
• Il ya un regroupement des moins-3 à 5 personnes ou plus liées cas de diarrhée liquidienne
aiguë notamment dans les camps des réfugiés ou des personnes déplacées internes (PDI) ou dans
le même village, ou
• Il ya doublement des cas de « diarrhée aqueuse aiguë » dans deux semaines consécutives;
4.4. Seuil épidémique
Quand une seule souche de Vibrio cholerae a été isolé
4.5. Confirmation et de réponse aux épidémies
Chaque fois que le seuil d’alerte est atteint, une enquête rapide sur le terrain doivent être menées
en vue de:
• Confirmer l’apparition d’un foyer
• Vérifier le diagnostique en examinant les signes et symptômes cliniques et la collecte
d’échantillons pour confirmation au laboratoire.
• Identifier de nouveaux cas et d’assurer un traitement approprié
• Déterminer l’ampleur et les tendances de l’épidémie, si elle est confirmée.
• Estimer le potentiel de propagation, et
• Recommander des mesures de contrôle efficaces pour arrêter la transmission
5. L’investigation des flambées: Referez-vous au Guide technique SIMR
(I) la collecte des données: Une enquête rapide sur le terrain (de préférence par une équipe
formée d’intervention rapide) doit être effectuées dans un lieu particulier( camp / regroupement)
ainsi que dans ses environs immédiats où une alerte d’épidémie a été annoncee. L’équipe de
l’investigation se concentrera dans la collecte des informations suivantes:
• détection active de cas a risque: Une investigation rapide des cas sera effectuées sur tous les cas
suspects en utilisant un formulaire standardisé demandant des précisions sur des cas et des décès,
soit de l’hôpital / registres cliniques ou de la communauté (heure / date d’apparition, placez /
localisation des cas et des caractéristiques individuelles telles que l’âge / sexe, etc (Un formulaire
d’enquête de l’échantillon de cas pour être poursuivi pour enquêter sur les cas de choléra
suspectés est jointe en annexe-3)
• Collecte des échantillons pour le laboratoire: Des échantillons de selles seront
systématiquement collectés (Annexe-4 se réfère à la collecte et le transport d’échantillons de
selles en utilisant Carry Blair transport moyen) de moins-10-20 présumés «non traités» des cas
spécialement de ces cas qui sont conformes aux critères suivants: – Début de la maladie inférieure à quatre jours avant le prélèvement; – Actuellement avoir une diarrhée aqueuse; – N’ont pas reçu de traitement antibiotique pour cette maladie;
• Évaluation des besoins: capacité en ressources humaine et matérielles locale (où des cas
suspects ont été détectés) (disponibilité des médicaments, la formation et de prestataires
qualifiés, etc) seraient évalués pour le contrôle et la gestion de l’épidémie;
• Le protocole de traitement : le suivi de protocole de prise en charge sera évalué.
(ii) l’analyse des données: Après achèvement de l’enquête de terrain, les données doivent être
analysées localement et rapidement afin de déterminer l’étendue de l’épidémie et de la population
à risque. L’analyse comprennent:
– Distribution des cas en termes de temps: Construction d’une courbe de l’épidémie de montrer la
répartition des cas au fil du temps depuis le premier cas a été signalé, le nombre de cas et taux
d’attaque par semaine, par groupe d’âge et par zone géographique (unité administrative, le secteur
/ localité).
– Distributio des cas en termes de lieu: où les premiers cas / cluster a eu lieu; nombre de cas et
taux d’attaque par zones géographiques; est la propagation de l’épidémie à d’autres domaines, la
cartographie des cas;
– Distributio des cas en termes de personne: quelle est la répartition par âge des cas (pourcentage
de cas par groupe d’âge), ce sont les groupes d’âge les plus touchées (taux d’attaque par groupe
d’âge), ce groupe d’âge présente le ratio le plus élevé de létalité.
– Actualisation des hausses saisonnières de l’incidence: Comparaison des / mois semaine en cours
le taux d’attaque avec des taux d’attaque / semaine précédente mois (ou de comparaison par zone
géographique) en fournissant des informations sur le passé les tendances saisonnières et laïque
mieux présenté sous forme de graphiques en ligne;
– Nombre de décès: nombre de décès et taux de létalité;
Le diagnostique laboratoire -: Nombre d’échantillons de selles prélevés et le pourcentage de cas
confirmés en laboratoire (y compris les agents pathogènes circulant et la sensibilité aux
antimicrobiens);
– Résultat: la classification des données agrégées par classe (suspects / confirmés, amélioré,
morts, etc)
(iii)Identification de la source (: Si besoin est, une enquête plus poussée / études
épidémiologiques doivent être menées pour clarifier le mode de transmission, une meilleure
définition des facteurs de risque de maladie et les groupes à risque.
(iv) La confirmation en laboratoire: une épidémie de choléra confirmées en cas d’isolement en
laboratoire des agents pathogènes responsables (Vibrio cholerae) et ceci à partir d’un maximum
de 10 à 20 échantillons de selles bien collectes.
(V) la vérification épidémies: deux éléments a considérer. L’existence d’une épidémie de
choléra dans un camp / village/regroupement des personnes déplacées serait confirmée,suite à
une enquête épidémiologique:
i. Les données épidémiologiques collectées prouvent la présence d’une incidence plus élevée de
« diarrhée aqueuse aiguë » dans un campde refugies / ou regroupement des personnes depalcees /
village qui est prouvé être exceptionnellement élevé ou inattendu pour le lieu et le temps, même
après l’actualisation de la hausse saisonnière, et est soutenu par:
ii. L’isolement du laboratoire de Vibrio cholerae à partir d’un maximum de 10 à 20
soigneusement collectées d’échantillons de selles de patients.
6. Étapes de la détection et la confirmation d’une épidémie de choléra
Y a t-il augmentation soudaine des cas
comme rapporté par le système de
surveillance, ce qui est inhabituel au cours
même période de temps et place?
Oui
Non
Ce ci est une épidémie?
1. Il ya un nombre inhabituel de cas ou de
décès d’une diarrhée aqueuse aiguë plus
importante que prévu
2. Il ya regroupement de 3-5 ou plus des cas
liés
3. Il ya dedoublement des cas en deux
semaines consécutives;
4. Vibrio cholerae isolées dans l’un des
échantillons de selles dans une
communauté
1.les données épidémiologiques vérifient t- elles la
présence d’une incidence plus élevée des cas, même
après la hausse saisonnière de l’incidence?
2.Les échantillons de selles recueillies auprès de 10-20
des patients »non traitée »confirment-elles la présence
de Vibrio cholerae comme agent pathogène
Existence d’une épidémie de choléra
exclu (investigation complémentaire
peut être nécessaire pour identifier la
cause)
Investigation rapide sur terrain pour vérifier
l’occurrence de l’épidémie
Confirmation de
l’epidemie de
cholera etablie
Non Oui
Suspicion d’une epidemie
evolutive ecartee?
Confirmation de l’épidémie
7. Réponse de santé publique et les stratégies de contrôle pour la gestion des épidémies de
choléra
7.1. Gestion des patients atteints de choléra
Tous les cas de choléra devraient être identifiés rapidement, de sorte que le traitement approprié
soit initié sans délai.
Centre de traitement temporaire spécialises doivent être mis en place et du personnel
supplémentaire recruté pour faire face à l’afflux de patients pendant les flambées épidémiques
importantes. En particulier:
• Les patients atteint diarrhée sanglante doivent être triés et orientés vers des endroits précis
(«pupilles de diarrhée» ou «coins diarrhée») afin qu’ils soient séparés des autres patients; • l’hygiène de base et des mesures de désinfection doivent être appliquées afin de réduire les
risques de propagation des infections à Shigella. • Des mesures de désinfection appropriées devraient également être pratiquée par toutes les
personnes en contact avec les patients diarrhée sanglante (personnel de santé et des proches
prenant soin des patients)
7.2. Réhydratation
Réhydratation avec remplacement des électrolytes perdus est le pilier du traitement du choléra.
Selon le stade de déshydratation (A, B, C), le patient doit recevoir une thérapie de réhydratation
différentes (liquides par voie orale ou intraveineuse). Solution réhydratation orale (SRO) doivent
être utilisés pendant et après la thérapie IV. Surveillance du patient est cruciale pendant les
premiers stades du traitement.
Tableau
Stade de déshydratation Symptomes Traitement
sévère Léthargique, inconscient, de
disquettes, les yeux très
enfoncés, boit peu, incapable
de boire, de la bouche pincée
très sèche la peau, remonte
très lentement, pas de larmes
(seulement pour les enfants)
Thérapie IV +
Antibiotiques (Réf IDSR TG
ou locales ATB sensibilité) +
SRO
Modérée
Agité et irritable, yeux
enfoncés, la bouche sèche,
soif, boit avidement, pli cutané
s’efface lentement
Pas de larmes (seulement pour
les enfants)
SRO +
Très proche de surveillance
Pas de déshydratation Aucun des signes ci-dessus SRO à la maison
7.3. Thérapie intraveineuse pour les cas graves
Ringer lactate en Intraveineuse est préféré .Normal saline (0,9%) ou semi-normale avec du
glucose à 5% peut également être utilisé, une solution de glucose ordinaire n’est pas efficace dans
rehydratating malades du choléra.
Lorsque rehydratation par voie intraveineuse n’est pas possible et que le patient ne peut pas
boire, la solution de SRO peut être donnés par sonde nasogastrique. Toutefois, les tubes naso- gastrique ne doit pas être utilisé pour les patients qui sont inconscients.
7.4. Antibiotiques (dépend de la sensibilité locale aux ATB)
Ils doivent être donnés que dans les cas graves, à réduire la durée des symptômes et de transport
de l’agent pathogène.
La résistance aux antimicrobiens est en augmentation. Dans la plupart des pays, Vibrio cholerae
est résistant à la co-trimoxazole, dans certains endroits, il a également développé une résistance à
la tétracycline. Le laboratoire devrait être posées sur des profils de résistance de la souche au
début de l’épidémie et pendant: sensibilite aux antibiotiques peut revenir après une certaine
période.
La chimioprophylaxie de masse n’est pas efficace pour contrôler une épidémie de choléra.
Cependant, il peut être utile quand une épidémie de choléra survient dans une population fermée
d’une telle prison.
7.5. Hygiène personnelle
L’amélioration de l’hygiène personnelle, y compris l’élimination adéquate des déchets humains,
se laver les mains avec de l’eau et du savon détient la clé pour réduire la transmission du choléra.
Lavage des mains est particulièrement important: – Après la défécation, – Après le nettoyage d’un enfant qui a déféqué,
– Après l’élimination des selles d’un enfant,
Manipulation des aliments (préparation, etc) et avant de manger -. Si de l’eau pour le lavage des possibles doivent être stockée séparément de l’eau potable. Si le
savon n’est pas disponible, de cendre ou de terre peut être utilisé pour frotter les mains. Se laver
les mains ne doivent pas être séchés avec des chiffons sales. Une toilette ou des latrines doivent
toujours être utilisées pour la défécation et les toilettes devraient être maintenus propres et
couvertes. 7.6. Eau potable
La stratégie visant à assurer l’eau potable pour le contrôle de l’épidémie de choléra comprendra
des mesures suivantes:
(i) l’accessibilité et la disponibilité de l’eau potable: Tous les gens devraient avoir un accès sûr et
équitable à une quantité suffisante d’eau propre pour boire, cuisiner, l’hygiène personnelle et
domestique. Points d’eau publics doivent être suffisamment proches pour les abris pour permettre
l’utilisation de l’exigence minimale de l’eau: – Un minimum de 20 litres d’eau par personne et par jour devrait être disponible; – Il devrait y avoir au moins 1 point d’eau (du robinet courante ou pompe à main) pour chaque
250 personnes et la distance maximale séparant tout foyer du point d’eau le plus proche ne doit
pas être plus de 500 mètres.
(ii) d’installations de points d’adduction de l’eau: La population devraient avoir des installations
adéquates et de fournitures pour collecter, stocker et utiliser des quantités suffisantes d’eau pour
boire, cuisiner et l’hygiène personnelle, et de s’assurer que l’eau potable demeure sûre jusqu’à ce
qu’elle soit consommée. Les paramètres clés afin de s’assurer que les gens disposent des
installations adéquates pour l’utilisation de quantités suffisantes d’eau comprennent les suivants:
– Chaque ménage devrait avoir au moins-deux récipients propres pour collecter de 10-20 litres,
plus au moins un récipient de 20 litres pour le stockage de l’eau;
– La population devraient avoir accès à au moins 250 g de savon par personne et par mois pour
l’hygiène personnelle et domestique;
(iii)Qualité de l’eau: En vue d’assurer la sécurité de l’eau potable, la qualité de
l’approvisionnement en eau de la Communauté doivent être conformes aux normes de sécurité
microbienne ainsi que d’autres valeurs en eau potable d’orientation: – Objectif de « zéro » E-coli par 100 ml d’eau devrait être l’objectif pour tous les types
d’approvisionnement en eau et de la communauté devraient être la cible même dans toute
situation d’urgence. Lorsque l’eau de la collectivité est désinfectée par les services centraux, un
désinfectant résiduel adéquat (par exemple, le chlore) doit être maintenue dans l’eau du système
de distribution publics d’approvisionnement telles que la concentration de chlore objectif
minimum pour se maintenir au point de livraison doit être au- au moins 0,5 mg / litre. – Quand il ya une préoccupation au sujet de la qualité de l’eau potable qui ne peuvent pas être
traitées par les services centraux, le traitement à domicile, comme apportant de l’eau à ébullition
et le refroidissement avant leur consommation doit être encouragée. Ajout de sodium ou une
solution d’hypochlorite de calcium tels que eau de javel dans un seau d’eau, mélanger
soigneusement et lui permettant de reposer pendant 30 minutes avant la consommation pourrait
également être considérée comme une alternative à l’ébullition. L’eau potable bouillie ou chlorée
doit être stockée dans un récipient propre avec une petite ouverture ou une couverture et ne doit
pas être utilisé pour plus de 24 heures.
7.7. Assainissement
Mesures visant à améliorer l’assainissement pour le contrôle de l’épidémie seront les suivants:
• élimination sûre des déchets humains en encourageant l’utilisation d’une latrine à fosse. Des
dispositions devraient être faits pour établir au moins une toilette pour un maximum de
20persons. Alternativement, une toilette sans eau par 25 femmes et un sans eau et un urinoir pour
35 hommes peuvent être installé. (Idéalement, une toilette pour chaque famille doit être
installée). Les toilettes devraient être établies au plus 50 mètres des habitations et à moins 30
mètres de toute source d’eau souterraine
• L’élimination sécuritaire des selles des enfants dans les latrines ou par enfouissement dans le
sol;
• Veiller à la bonne utilisation des latrines, en gardant les latrines propres et la désinfection
quotidienne de la terre des structures existantes ou nouvelles avec une solution chlorée à 0,2%.
• Désigner des stations de lavage des mains avec du savon et de l’eau adéquates pour se laver la
main près des latrines (kandagira ukarabe).
7.8. La désinfection
La désinfection rapide et approfondie des vêtements du patient, article personnel et
l’environnement immédiat aidera à contrôler la propagation de l’infection au sein d’une famille.
Désinfection, convenablement fait et ciblé, permet de contrôler la propagation de l’infection au
sein d’une famille dans un court laps de temps si ce n’est que:
1. Les vêtements sont lavés au savon et à l’eau et ensuite bouillis ou trempés dans une solution de
désinfection. Le séchage au soleil des nappes est également utile.
2. Les ustensiles sont lavés à l’eau bouillante ou une solution désinfectante.
3. Le lavage des articles contaminés, notamment des vêtements, dans des lieux de sources d’eau
potable sont interdits.
4. Les funérailles des personnes qui meurent du choléra sont tenues rapidement.
5. Les rassemblements de masse devraient être abolis. 7.9. Éducation à la santé
Éducation à la santé sera la clé de la sensibilisation du public et la coopération. Éducateurs de la
santé expérimentés jouent un rôle important dans la lutte contre les épidémies. Les groupes
communautaires et organismes de service peut également aider en diffusant des messages à
travers leurs programmes. Des objectifs spécifiques pour l’éducation sanitaire au cours d’une
épidémie de choléra doit comprendre:
• dépistage actif des cas (en encourageant toutes les personnes qui développent une diarrhée
aqueuse à signaler immédiatement à l’établissement de santé).
• Organiser de multiples équipes de mobilisation sociale afin de couvrir toute la zone touchée par
l’épidémie.
• Diffuser l’information au public comment l’infection par le vibrion cholérique se propage et
comment elle peut être prévenue;
Les messages doivent donc se concentrer sur l’utilisation sécuritaire de l’eau, l’hygiène
personnelle (utilisation des latrines, le lavage des mains, la manipulation des aliments) et les
pratiques de désinfection. En particulier:
• Les messages doivent être transmis par des visites à domicile, établissements de santé, les
écoles, les chefs religieux et les médias de masse.
• Les messages doivent être soigneusement préparé, simple et ciblée, en tenant compte de la
terminologie locale, sensibilités culturelles, traditions et croyances.
• L’équipe chargée de mener des séances d’éducation sanitaire doit inclure au moins un membre
de la communauté, un personnel paramédical, des éducateurs de santé, le personnel charge
d’hygiène et de l’assainissement et d’agents de santé communautaires.
7.10. La sécurité alimentaire
Source de nourriture contaminée peut aussi être un risque pour la poursuite de l’épidémie de
choléra. Sans un bon approvisionnement en sécurité alimentaire, la simple amélioration de
l’assainissement et à l’approvisionnement en eau potable ne peuvent arrêter la transmission de
l’épidémie.
Par conséquent, les aliments doivent être bien cuits, réchauffée, épluchés et lavés avant de les
consommer car la contamination peut toujours se faire a tout le niveau de la chaine alimentaire. 7.11. La surveillance épidémiologique et de laboratoire
La surveillance doit être poursuivie afin d’assurer l’efficacité des mesures de contrôle effectuées,
au cours de l’épidémie, afin de freiner la transmission de la maladie.
Une fois l’épidémie de choléra confirmé, la surveillance en laboratoire devraient viser à
la collecte systématique d’échantillons de selles 20 à 30 patients de la collectivité où l’épidémie
est survenue dans le but de vérifier si Vibrio cholerae pathogènes circulent.

Choléra : dispositif de lutte et de prévention

Choléra : dispositif de lutte et de prévention mondial de lutte contre le choléra dans le but de fournir un appui aux États Membres pour réduire la
morbidité et la mortalité associées à cette maladie et en diminuer les conséquences sociales et
économiques ;
Reconnaissant que le choléra ne fait pas l’objet d’une attention suffisante bien que sa forme
épidémique soit répandue à la fois dans les zones d’endémie et de non-endémie, engendrant des
souffrances chez des millions de personnes, particulièrement au sein des populations vulnérables, avec
une charge de morbidité estimée entre 3 et 5 millions de cas et 100 000 à 130 000 décès par an ;1
Réaffirmant que la propagation du choléra est une conséquence de catastrophes naturelles, d’un
approvisionnement insuffisant en eau potable sans risque sanitaire, d’un assainissement déficient,
d’une mauvaise hygiène, de la contamination des aliments, d’établissements humains sauvages,
notamment dans les zones urbaines, de l’absence de systèmes de santé efficaces et de soins de santé
adaptés, ainsi que de la pauvreté ;
Consciente que les interventions de santé publique efficaces, telles qu’une prise en charge des
cas correcte et rapide, une meilleure gestion de l’environnement, un meilleur comportement en matière
d’hygiène et d’assainissement, un accès aux vaccins anticholériques et une utilisation appropriée de
ces vaccins, dépendent toutes d’un solide système de surveillance et de prestation de soins ainsi que
d’une approche programmatique et plurisectorielle coordonnée comportant l’accès à des soins de santé
adaptés, une eau non contaminée et des moyens d’assainissement adéquats, la participation des
communautés, l’échange d’informations épidémiologiques dans l’ouverture et la transparence et un
dialogue politique continu ;
Consciente de l’importance que revêtent la planification de la préparation aux situations
d’urgence, le renforcement de la surveillance, une riposte rapide et le respect des normes pertinentes
définies dans le cadre des activités du projet Sphère dans les situations d’urgence ;
Notant que, dans les crises sanitaires et les situations d’urgence menaçant les conditions
sanitaires, l’action de l’OMS à la tête du groupe de responsabilité sectorielle Santé dans l’action
humanitaire nécessite une coopération étroite avec les responsabilités de l’UNICEF à la tête du
« groupe WASH » (eau, assainissement et hygiène) ;
Affirmant que les progrès faits pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement
liés à la santé et en particulier l’accès à une eau de boisson sans risque sanitaire et à des moyens
d’assainissement conformes à l’objectif 7 (Assurer un environnement durable) réduiront la survenue et
la propagation du choléra, et que l’amélioration de la prévention du choléra et de la lutte aura un effet
positif sur les autres maladies diarrhéiques ;

1
Relevé épidémiologique hebdomadaire, 85(13) : 117-128.
A64/63 (Projet)
7
Reconnaissant que la lutte contre le choléra entre aujourd’hui dans une nouvelle phase, avec la
mise au point de vaccins anticholériques oraux sûrs, efficaces et d’un coût potentiellement abordable,
et que cette approche est complémentaire des mesures efficaces de prévention et de lutte actuellement
en place, fondées sur un meilleur accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, et ne doit pas
s’y substituer ;
1. INVITE INSTAMMENT tous les États Membres :1
1) à envisager les questions liées à la santé, à l’hygiène, à l’eau, à l’assainissement et à
l’environnement comme des parties intégrantes et interdépendantes des politiques et plans de
développement, à allouer des ressources en conséquence et à prendre des mesures, notamment
en matière d’éducation pour la santé et l’hygiène et d’information du public, afin de prévenir ou
de diminuer les risques de voir survenir des épidémies de choléra, en accordant l’attention
voulue à la situation et aux besoins des groupes de population les plus exposés ;
2) à renforcer les activités de surveillance et de notification du choléra, conformément au
Règlement sanitaire international (2005), et à intégrer effectivement la surveillance de cette
maladie dans les systèmes de surveillance généraux en développant les capacités locales de
collecte et d’analyse des données et en y incluant des informations sur les déterminants
essentiels, comme les sources d’eau, la couverture par les services d’assainissement, les
conditions environnementales et les pratiques culturelles ;
3) à s’efforcer de mobiliser des ressources techniques et financières suffisantes pour que des
mesures coordonnées et plurisectorielles de préparation, de prévention et de lutte soient prises
concernant le choléra et d’autres maladies diarrhéiques à la fois dans les situations d’endémie et
d’épidémie, dans le cadre du renforcement des systèmes de santé et d’approches sectorielles et
dans un esprit de solidarité internationale ;
4) à associer la communauté et à renforcer les mesures de sensibilisation en raison du
caractère intersectoriel de la maladie ;
5) à s’abstenir d’imposer aux pays touchés ou exposés des restrictions au commerce ou à la
libre circulation qui ne peuvent être justifiées par des préoccupations de santé publique,
conformément à l’article 43 du Règlement sanitaire international (2005) ;
6) à envisager, après avoir entrepris des activités de planification, d’administrer des vaccins,
le cas échéant, en même temps que d’autres méthodes recommandées de prévention et de lutte
complémentaires qui ne s’y substitueraient pas ;
2. PRIE le Directeur général :
1) de renforcer et d’intensifier les mesures destinées à assurer que l’Organisation continue
de répondre rapidement et efficacement aux besoins des pays touchés par des flambées de
choléra ou exposés ;

1
Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale.
A64/63 (Projet)
8
2) de redynamiser le Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra et de renforcer
l’action de l’OMS dans ce domaine, notamment par l’amélioration de la collaboration et de la
coordination entre les départements de l’OMS et les autres acteurs concernés ;
3) de renforcer la coordination de l’aide internationale pendant les épidémies de choléra en
ce qui concerne le matériel et les ressources humaines et financières afin d’assurer une riposte
rapide et efficace, et de considérer comme prioritaire la collaboration étroite avec d’autres
groupes de responsabilité sectorielle, notamment mais pas exclusivement le groupe et la
logistique « WASH » afin que l’action humanitaire multilatérale dans son ensemble ait un
maximum d’efficacité ;
4) de fournir un appui technique aux pays pour qu’ils puissent renforcer leurs capacités à
prendre des mesures efficaces de lutte et de prévention, y compris concernant la surveillance,
l’alerte et la riposte rapides, les capacités de laboratoire, l’évaluation des risques, la prise en
charge des cas, la collecte et le suivi des données et le déploiement efficace des vaccins ;
5) de promouvoir plus avant la recherche sur l’émergence de variants modifiés et de souches
de Vibrio cholerae pharmacorésistantes et d’encourager la surveillance dans ce domaine ainsi
que d’envisager des innovations sûres et efficaces en thérapie de réhydratation orale
susceptibles d’améliorer les résultats des traitements ;
6) de promouvoir les interventions en cours visant à modifier les comportements et les
mesures de sécurité sanitaire des aliments et de l’eau, y compris les programmes de formation et
de sensibilisation, afin d’améliorer les habitudes sanitaires et l’hygiène, éléments essentiels de
la lutte contre le choléra et de la prévention ;
7) de continuer à favoriser la recherche sur des vaccins anticholériques sûrs, efficaces et
d’un coût abordable, et de promouvoir le transfert des technologies de fabrication des vaccins
appropriés vers les pays touchés par le choléra ou exposés, afin de renforcer les capacités de
production locale de vaccins anticholériques ;
8) de mettre au point des lignes directrices actualisées et pratiques reposant sur des données
factuelles, qui évaluent l’utilisation appropriée et économique des vaccins anticholériques oraux
dans les pays à faible revenu, en indiquant la faisabilité et en définissant les groupes cibles ;
9) de nouer des contacts avec les organismes internationaux de financement appropriés en
vue d’un appui éventuel à l’introduction de vaccins anticholériques efficaces dans les pays à
faible revenu ;
10) de faire rapport à la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, par
l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur la situation mondiale du choléra et d’évaluer les efforts
déployés en matière de méthodes de prévention et de lutte.