A lire…

Prisons et camps d’internement en Algérie, de Fatima Besnaci-Lancou

Plongée dans l’univers concentrationnaire français en Algérie

19 AOÛT 2018 À 20 H 53 MIN

C’est un ouvrage dense, froid, même «glaçant et glacial» que vient de commettre la chercheure et docteure en histoire Fatima Besnaci Lancou. Prisons et camps d’internement en Algérie : Les missions du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la guerre d’indépendance 1955-1962, publié en mai dernier aux Editions du Croquant, remet de la lumière dans l’âge sombre de l’univers concentrationnaire et carcéral français en Algérie.

Préfacé par le sociologue, professeur des universités, Aïssa Kadri, l’ouvrage (570 pages), restitue, dans un style dépouillé, étonnamment distancié, l’envers et l’endroit de cette Algérie française qui a fonctionné comme une «vaste prison», où le droit et la justice ont été bafoués : «Si l’on se base sur les statistiques de différentes sources recoupées et comparées, c’est un peu plus de trois millions cinq cent mille Algériens, voire quatre millions de personnes qui ont connu l’univers carcéral, mis systématiquement et méthodiquement en place par les autorités coloniales, soit presque 40% de la population de l’époque, ce qui est considérable dans une situation où le rapport de forces entre les belligérants en présence était incommensurablement inégalitaire».

L’opus, une recherche qui va «compter dans l’historiographie» de la guerre d’Algérie, éclaire «la systématicité de la répression coloniale, son caractère délibéré, pensé et organisé», se veut déjà comme un «révélateur, du côté français, de quelque chose qui a été tu et qui relève d’une mémoire négative où, en demandant de nommer les choses, aux témoins et aux générations, on les retire de leur champ de vision. Et du côté algérien, où on passe pour reprendre les mots de l’historien Denis Peschanski, auteur de La France des camps, de lieux sans mémoires, à des mémoires sans lieux, où la quasi-totalité des camps décrits ici ont sinon disparu, ou reproduit pour certains les logiques de la répression(…)».

L’auteure, pour les besoins de sa recherche, compilera, avidement les archives du CICR (Comité international de la Croix-Rouge) mises à la disposition des chercheurs en 2004, – 10 ans avant le délai réglementaire de 50 ans –, notamment les dossiers du sous-fonds classés dans les cotes B AG (regroupant l’ensemble des archives des initiatives du CICR en mission entre 1951 et 1965, en l’occurrence celles prises lors de la guerre d’Algérie, de 1954 à 1962). La série B AG 251 comporte des documents relatifs aux activités opérationnelles du Comité international. Une série qui réunit quasiment tous les rapports de mission des membres du Comité et des délégués. Les autres dossiers contiennent, entre autres : rapports de mission et bordereaux d’envoi, correspondances et télégrammes reçus et envoyés, procès-verbaux d’entretiens, documents reliés, comptes rendus de réunion, des photographies, cartes, plans, brochures, affichettes, diplômes, dépliants, rapports médicaux, d’enquêtes ou d’activités, lettres d’associations françaises, des autorités françaises, du FLN, de protestations de plusieurs Croix-Rouge et Croissant-Rouge, etc.

… Centres de rééducation des rebelles

En tout, 464 visites de divers lieux de détention effectuées par les délégués du CICR, dont 139 concernent les établissements pénitentiaires, que l’ouvrage passe au crible de «manière très rigoureuse», rendant compte de la diversité des lieux et de leurs statuts, du sordide de la vie carcérale, de ces «conditions souvent infrahumaines» entrecoupées de quelques «moments fugaces d’humanité».
«Une première typologie des établissements d’incarcération est établie. Des centres d’hébergement aux CTT (Centres de triage et de transit) en passant par les CMI (Camps militaires d’internés pour les rebelles capturés les armes à la main, et faisant partie d’une bande armée ou non), Fatima Besnaci-Lancou dresse un panorama tout à fait précis et exhaustif de la situation qui prévaut dans l’année 1955, première mission, jusqu’à l’année 1958, dans un premier temps, où les autorités font un pas dans la prise en considération relative du statut de prisonniers pris les armes à la main (PAM). Ceux-ci, déclarés dangereux, réfractaires à toute récupération, sont internés dans des Camps militaires d’internés, spécialisés (CMIS), soit dans une Section spécialisée du CMI (SS CMI) et également dans des Centres de rééducation des rebelles pris les armes à la main (CDRP) où certains internés sont mis à la disposition des militaires pour des travaux de manœuvre (…).

Sans parler des camps de regroupement où «plus d’un million d’Algériens sont parqués et surveillés par les SAS (Sections administratives spécialisées), les Mokhaznis ou l’armée (…)». Cette typologie recoupe une «spécialisation des centres que l’auteure, transcendant une logique de répression totale, caractérise de manière détaillée à travers une sociographie des catégories de populations dominantes qui y sont internées : Lodi, celui des communistes et syndicalistes (118 Européens internés à partir de 1957), Paul Cazelles qui est celui des militants de la Bataille d’Alger, Tefeschoun avec la création d’une section femmes, Arcole, qualifié centre des irréductibles, Bossuet, celui des agitateurs politiques actifs, Berrouaghia, Djorf, Camp Maréchal, Sidi Chami, Saint Leu, puis plus tard des CMI (14 Centres militaires pour internés) et des CMIS (spécialisés pour les éléments dangereux) Boghar, Ksar Thir, etc.».

Toutes les lois, rappelle le préfacier, qui suivent la radicalisation de la lutte pour l’indépendance (loi du 31 mars 1955 relative à l’état d’urgence et la loi sur les pouvoirs spéciaux de mars 1956) accélèrent et généralisent la répression. «Pendant ce qui a été désigné Bataille d’Alger, le nombre d’arrestations est exceptionnellement important. En quelques mois, de janvier à juin 1957, des milliers de suspects sont arrêtés ; plus de 3000 d’entre eux disparaissent définitivement.

Ces hommes et ces femmes arrêtés par des militaires ne sont pas déférés devant la justice, mais d’abord enfermés dans des camps connus sous différentes appellations : centres de regroupement, centres de transit, centres de tri, camps dits “de triage”, centres de triage et d’hébergement provisoire, centres d’interrogatoire, lieux-dits, connus, de sinistre mémoire comme la ferme Ameziane à Constantine, la ferme Bousselham à Sétif, la villa Sésini à Alger. Il y avait plus de 200 camps, répartis sur tout le territoire algérien, directement rattachés aux 4 corps d’armée (Alger, Constantine, Oran, territoires du Sud). Près d’une trentaine se trouvaient dans l’Algérois et dépendaient du corps d’armée d’Alger, comme celui d’El Biar qu’Henri Alleg nomme centre de tri. Centre de tri dissimulé à la 4e mission du CICR, qui se trouvait à Alger de mai à juillet 1957 ; centre où Larbi Ben M’hidi, Ali Boumedjel, Maurice Audin, torturés, ont disparu (…)».

De camp en camp, la descente aux enfers

Aïssa Kadri (membre avec Delphine Perrin et Hocine Zeghbib du Comité éditorial de la collection Sociologie historique) met en relief la trajectoire «emblématique» de Fatima Besnaci-Lancou, symptomatique des déchirures algériennes nées de la colonisation. «Sa propre famille, déchirée et partagée par les circonstances qui la dépassaient, a été elle-même fracturée et divisée entre nationalistes, indépendantistes et engagés ou supplétifs de l’armée française».

Comme des centaines de milliers de paysans algériens dépossédés, expropriés, refoulés, sa famille a été déplacée en situation coloniale loin de ses terres. «Ses grands-parents maternels ont connu très tôt les camps de regroupement, celui notamment de Gherdous, à douze kilomètres de Novi, actuellement Sidi Ghilès, et ses grands-parents paternels, un déplacement au cœur de Novi où elle a vécu enfant jusqu’à huit ans, avant de connaître les camps du sud de la France. Et son oncle maternel a connu les camps qu’elle décrit dans l’ouvrage, notamment le CTT de Gouraya où il a été torturé et il a fini par rejoindre l’ALN où il est resté au maquis jusqu’à la fin de la guerre et est devenu gendarme dans l’Algérie indépendante. L’histoire de sa famille se confond avec celle des camps : de regroupement, d’internement, ou encore de relégation.

Elle reste elle-même profondément marquée par cette descente aux enfers. De camp en camp, (…)».Fruit d’un travail de recherche universitaire, un «travail qui confine à celui d’entomologiste, du cartographe scrupuleux et rigoureux dans la restitution du fait le plus ténu, et dont la cartographie des camps, avec leurs caractéristiques, leurs spécificités, les catégories de populations qui y passaient, peut être considérée avec le rapport Rocard sur les camps de regroupement comme une référence, rare, dans la connaissance de l’univers concentrationnaire français en Algérie.»

Massacres d’enfants au Yémen : Diversion des Saoudiens contre le Canada. Par Chems Eddine Chitour

Les tombes des enfants massacrés le 9 août. Photo DR

Les tombes des enfants massacrés le 9 août. Photo DR

 

«Un petit peu qui dure, vaut mieux qu’une grande quantité qui, soudain, s’épuise.» Proverbe yéménite.

Encore une fois l’Arabie saoudite joue à la guerre et massacre dans l’impunité la plus totale un petit peuple, déclare la guerre à ses voisins, finance en vain le renversement du pouvoir en Syrie et crée des diversions pour ne pas rendre compte après le dernier massacre des enfants. Ce qui est un atavisme arabe c’est la propension des « forts » à humilier  les  faibles.

Ainsi,  Le Yémen,- l’ancienne Arabie Heureuse-  qui est  présentement le    pays pauvre de la péninsule Arabique, est entré dans la quatrième année d’une guerre meurtrière entre rebelles Houthis,  appuyés par l’Iran, et forces progouvernementales, soutenues par la coalition menée par Riyadh. Le conflit a fait près de 10.000 morts et provoqué «la pire crise humanitaire du monde», selon l’ONU. Depuis le 4 novembre, le Yémen est en proie à un blocus total. Près de 10 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, alertent les ONG. Alors que l’eau potable et la nourriture manquent, des épidémies de choléra et de diphtérie se répandent dans tout le pays». (1)

Après le raid meurtrier du 9 août, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, a admis que des bavures pouvaient se produire lors d’opérations militaires. Les funérailles ont eu lieu lundi. Depuis jeudi, le bilan ne cesse d’être revu à la hausse. Mardi matin, le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) a annoncé que le raid aérien attribué à la coalition menée par l’Arabie saoudite a fait 51 morts, dont 40 enfants, jeudi 9 août dans le nord du Yémen.

Auparavant, nous parlions de 29 enfants. Le nombre des blessés atteint les 79, dont 56 enfants, a précisé le bureau du Cicr à Sanaa. Ce nouveau bilan recoupe celui donné par les rebelles Houthis qui ont dénoncé un «massacre» commis par l’aviation saoudienne. Les cercueils, recouverts de vert avec les portraits des jeunes victimes, ont été alignés par terre pour la prière des morts La foule avait crié auparavant des slogans anti-américains et anti-israéliens et dénoncé un «crime des Saoudiens contre l’enfance yéménite». (2)

Des doutes sur l’enquête saoudienne

 Devant les critiques des organisations de défense des droits de l’homme et de l’ONU, dont le secrétaire général a réclamé une enquête indépendante, l’Arabie saoudite continue à parler d’une «action militaire légitime», qui visait selon un communiqué repris samedi par l’agence SPA des Houthis «responsables du recrutement et de l’entraînement de jeunes enfants». «Le Conseil de sécurité de l’ONU avait appelé à une enquête «crédible», sans toutefois exiger une enquête indépendante. Mais experts et ONG doutent que l’Arabie saoudite, qui dirige la coalition impliquée dans l’attaque, soit capable ou désireuse de la mener à bien.

Pour Sheila Carapico, professeur à l’université de Richmond (USA), «un raid aérien contre un bus d’écoliers semble être une violation flagrante des lois de la guerre. Mais en l’absence d’enquêteurs professionnels et indépendants, on ne saura sans doute jamais». La coalition menée par les Saoudiens a affirmé avoir mené une opération militaire «légitime» dans ce secteur rebelle. Dans le passé, la coalition sous commandement saoudien a été accusée de plusieurs «bavures» contre des civils. La guerre dans ce pays très pauvre de la péninsule Arabique a fait plus de 10.000 morts depuis le lancement de l’intervention de la coalition en mars 2015 et provoqué «la pire crise humanitaire» au monde, selon l’ONU. Jusqu’ici tous les efforts pour mettre fin au conflit ont échoué. De nouveaux pourparlers sont prévus le 6 septembre à Genève sous l’égide de l’ONU» (3).

Les précédents: des bavures en série demeurées impunies

Pour rappel 131 morts dans le bombardement d’une fête de mariage Ce n’est pas la première fois que des fêtes de mariage au Yémen sont touchées par des bombardements imputés à la coalition: 131 personnes avaient ainsi été tuées dans la région de Mokha (sud-ouest) en septembre 2015 et 28 dans la province de Dhamar (centre) en octobre 2015. En octobre 2016, un raid aérien avait fait 140 morts lors d’une cérémonie funéraire dans la capitale Sanaa. La fréquence des attaques contre ce genre de cérémonie soulève des questions…

Dans ce pays, en proie à un blocus total depuis le 4 novembre 2017, près de 10 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, alertent les ONG. Alors que l’eau potable et la nourriture manquent, des épidémies de choléra et de diphtérie se répandent. Les ONG continuent d’alerter sur la situation au Yémen. En proie à une guerre civile depuis 2014 qui a fait plus de 10.000 morts – sur fond de rivalité irano-saoudienne -, ce pays désertique ancré dans le golfe d’Aden fait face à une grave crise humanitaire et sanitaire, qui s’est accentuée depuis l’instauration d’un blocus total par la coalition emmenée par l’Arabie saoudite depuis le 4 novembre.

«La situation empire chaque jour, témoigne au Figaro Liny Suharlim, directrice de l’ONG Acted pour le Yémen. Les pénuries de carburants ont des implications profondes sur les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de la santé et de la sécurité alimentaire en raison de la hausse des coûts de transport. Les gens sont donc dans l’obligation de moins manger, de moins boire et de ne pas se soigner». (3)

La tempête dans un verre d’eau de la quasi-rupture avec le Canada

On sait que le Premier ministre Justin Trudeau dit vouloir améliorer les relations de son gouvernement avec l’Arabie saoudite, mais il ne sacrifiera pas pour autant la position du Canada sur les droits de la personne, a-t-il nuancé. M. Trudeau a fait ces commentaires un peu plus d’une semaine après que l’Arabie saoudite eut suspendu ses relations diplomatiques avec le Canada et expulsé l’ambassadeur canadien, dans la foulée d’une série de micro-messages du gouvernement canadien critiquant l’arrestation de certains militants des droits des femmes dans le royaume. «Nous continuons à faire preuve de diplomatie, mais comme je l’ai dit, le Canada sera toujours très clair dans sa défense des droits de la personne», a déclaré M. Trudeau lundi, lorsqu’il a été questionné sur le litige diplomatique. «Nous veillerons à ce que ce message soit clair en public et en privé. Mais, bien sûr, nous cherchons à améliorer nos relations tout en restant fermes sur nos valeurs.» (4)

La diversion canadienne  pour cacher l’incurie

Revenant sur la diversion saoudienne Jamal Mohsen Aflak énumère tous les manquements saoudiens aux droits de l’homme constamment bafoués. Il écrit: «Quant à la déclaration timide du Canada à propos de ses préoccupations concernant les droits de l’homme en Arabie saoudite, elle ressemble beaucoup à un show raté et insensé. Comme c’est étrange que le Canada s’inquiète aujourd’hui du non-respect des droits de l’homme en Arabie saoudite! Ce monde libre ne voyait-il pas toutes les violations des droits de l’homme les plus basiques en Arabie saoudite? Est-il possible que ce monde ne savait pas qu’une personne en Arabie saoudite pourrait être condamnée à 1 000 coups de fouet et jetée en prison pour un seul vers d’un poème? Il ressort clairement de cette annonce qu’il faut occuper la presse avec une bataille diplomatique que l’Arabie saoudite prétendra avoir gagnée après l’échec de son agression contre le Yémen, malgré les massacres sauvages pratiqués par l’Arabie saoudite en assassinant quotidiennement des enfants » (5)

«  Les images des enfants yéménites déchiquetés ne sont pas parvenues au «monde libre» ni aux professionnels du verbiage humanitaire qui s’inquiètent timidement de la violation des droits de l’homme en Arabie saoudite. Affamer tout un peuple est un crime contre l’humanité qui ne nécessite pas beaucoup de documentation et de recherche pour le prouver. La coalition de l’agression contre le Yémen considère l’assassinat d’enfants comme une victoire, car elle commet ces crimes avec des bombes américaines, israéliennes et françaises et le centre de ses opérations est dirigé par des officiers anglais et américains. Et nous ne serions pas étonnés d’apprendre que des officiers des gangs sionistes mènent cette guerre contre le Yémen et son peuple.» (5)

L’auteur explique comment la couverture médiatique est utilisée comme contre-feux en rameutant tous les pays qui lui sont obligés comme l’Egypte -dollars obligent- et même d’une façon incompréhensible l’Algérie dont on se demande pourquoi s’aligner dans le mal alors que l’Algérie avait eu une position normale en votant contre l’exclusion de la Syrie de la Ligue arabe: «Dans quelle mesure la couverture médiatique de ce simple commentaire canadien est-elle choquante? Dans un tweet, un journaliste arabe a écrit, et je le cite: «L’Égypte envoie un message ferme et énergique au Canada, refusant son ingérence dans les affaires intérieures de l’Arabie saoudite. La Jordanie et le Soudan se joignent à de nombreux États du Golfe qui rejettent l’arrogance canadienne. Ces positions sont un message à l’Occident; à partir de maintenant, la nation ne permettra plus d’interférence dans ses affaires et n’acceptera rien de l’étranger.» (5)

Explicitant dans le détail, l’auteur énumère les travers de la politique erratique de ce pays, notamment en sacrifiant la cause palestinienne: «Et là, nous devons crier haut et fort: de quelle nation parlez-vous? Et qui est cette nation qui ne permettra pas d’ingérence dans ses affaires? Est-ce la même nation qui fait la promotion du ‘deal du siècle » pour mettre fin à la cause palestinienne et annuler le droit au retour et faire des gangs sionistes une réalité à laquelle nous devons adhérer? Est-ce la même nation qui a vendu la Palestine et n’a pas pu empêcher Trump de transférer son ambassade à Jérusalem occupée? N’est-ce pas la même nation qui a approuvé la destruction de l’Irak et la tuerie d’un million d’enfants irakiens? N’est-ce pas cette nation qui a pris la décision historique d’accorder une couverture internationale et légale pour détruire la Libye, tuer son peuple et la diviser? Est-ce la nation, dont parle ce grand journaliste, qui a qualifié la guerre de juillet 2006 d’aventure et a demandé à l’entité sioniste de détruire la force de résistance, a tourné le dos et n’a pas condamné, même avec de simples mots, le massacre de ‘Qana 2 »? » (5)

« Est-ce la même nation qui bénit le meurtre de civils au Yémen et applaudit le succès des avions d’agression en bombardant les écoles et les quartiers populaires? Ou est-ce la nation qui a soumis le dossier syrien au Conseil de sécurité et réclamé le bombardement du peuple syrien et la destruction de la Syrie, alors que c’est cette nation qui a gelé l’adhésion de la Syrie à la Ligue arabe et a essayé de faire de même à l’Organisation de la Conférence islamique, la même nation qui a assiégé Damas et a tenté de tuer la vie en elle, la nation qui a exporté le terrorisme et l’a publiquement financé, alors que leur désaccord n’a porté que sur la «proie», comme l’a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères du Qatar?» (5)

«La préoccupation canadienne ‘théâtrale » conclut l’auteur, arrive trop tard et n’est rien d’autre qu’une bulle médiatique pour que la presse se vante ultérieurement de la victoire de l’Arabie saoudite sur le Canada dans sa bataille diplomatique. Le monde entier sait que l’Arabie saoudite est l’usine du terrorisme et il n’est pas nécessaire d’embellir le tableau. Les Wahhabites ont détourné l’islam, créé Al-Qaïda, Daesh et Al-Nosra et soutenu toutes les organisations terroristes qui protègent les intérêts de l’entité sioniste dans la région.» (5).

Alignement insolite de l’Algérie

L’Algérie vient de prendre position dans la crise diplomatique qui oppose l’Arabie saoudite au Canada. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères rappelle, en effet, que «des relations fraternelles profondes lient l’Algérie et le Royaume d’Arabie saoudite», en guise de conclusion à un appel aux deux pays à «se conformer dans leurs relations étrangères aux principes du droit international et à la Charte des Nations unies, notamment en ce qui concerne le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures». Le message est clairement adressé au Canada, quand bien même il est voilé dans une tournure diplomatique. (…) Pourtant, l’Arabie saoudite, qui nous a exporté son idéologie extrémiste, matrice du terrorisme islamiste qu’elle a financé et entretenu en Algérie, a longtemps penché pour son ancien allié marocain avant de tourner casaque pour des raisons d’intérêts géostratégiques. Riyadh a durant de longues années financé l’armée de Mohammed VI qu’elle a équipée auprès des Etats-Unis.

La position officielle de l’Algérie ne reflète, en tout cas, pas l’opinion de la rue algérienne vis-à-vis du régime des Al-Saoud qui a fait preuve de lâcheté dans le dossier palestinien. L’affaire de la banderole brandie par des supporters à Aïn M’lila et la réaction violente des Saoudiens est encore vivace dans la mémoire des Algériens, qui ont vu dans les plates excuses présentées par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et les sanctions prises contre les supporters, une soumission aux monarques hypocrites du Golfe.» (6)

Nous continuons à nous arrimer à un pays qui n’a apporté au pays que des avanies. Mieux encore on apprend que: «Le ministère de l’Intérieur saoudien a révélé une vaste opération de renvoi des ressortissants étrangers vivant illégalement sur le sol du Royaume wahhabite, Selon les médias saoudiens, pas moins de 9 800 Algériens vivent clandestinement sans papiers de résidence en Arabie saoudite. Cependant, le ministère de l’Intérieur saoudien a révélé que 3000 «sans-papiers» algériens ont été déjà conduits aux frontières et renvoyés dans leur pays, alors que les autres «attendent l’achèvement des procédures de voyage et la récupération de leurs passeports». (…) Une montée de xénophobie s’est emparée du pays après une proposition à la discussion au Majlis Al-Choura par son membre Sadaqa Al-Fadhel, d’une mesure restreignant le travail des étrangers dans le pays (7).

Conclusion

Comment pouvons-nous allier à un pays  qui est responsable indirectement de la décennie noire ? Les rares Algériens qui vivent  dans ce pays sont considérés comme des moins que rien.  Ils ne sont intéressants que par le tourisme religieux qu’ils  génèrent. Un pays comme l’Algérie en contribuant par le hadj et les multiples omra  d’au moins 150.000 personnes pour un viatique de près de   Un milliard  de dollars  au budget d’un pays qui n’arrête pas de nous perturber et mieux encore nous sommes complices en l’alimentant de sa politique désastreuse notamment au  Yemen  C’est d’ailleurs le cas de l’affection de tous les pays du Golfe envers l’Algérie. Le Qatar supprime le visa pour tous les pays occidentaux, mais pas pour les Arabes maghrébins.  Et c’est l’Arabie Saoudite   que nous soutenons contre un pays qui a accueilli plus de 100.000 Algériens! L’hubris de ce pays qui n’a rien prouvé, mais qui terrorise son monde est d’empêcher la paix au Moyen-Orient. Sa bête noire, Damas, fait qu’il a pu exclure ce pays de la Ligue arabe avec la complicité d’Al Sissi qui a fait de cette caisse de résonnance une propriété privée.

Cependant, le mur de la honte se fissure; ainsi on apprend que la Jordanie défie Riyadh et reprend graduellement ses relations avec Damas: «Le président de la Chambre de commerce de la Jordanie a fait part de la participation d’une délégation de 80 hommes d’affaires au Forum économique de Damas. ‘Une délégation économique de 80 hommes d’affaires participera au Forum économique mondial qui se tiendra à Damas le prochain mois »», a affirmé al-Aïn Naël al-Kabariti, président de la Chambre du commerce de la Jordanie..(…) «La Jordanie revêt une importance stratégique cruciale et est considérée comme l’une des voies les plus importantes vers la Syrie. C’est pourquoi on s’attend à ce que ce pays joue un rôle stratégique dans la reconstruction de la Syrie.» (8)

En définitive, tout sera fait pour que l’Arabie Saoudite qui s’est inventée  une expédition punitive avec un slogan L’opération Tempête décisive (  : عملية عاصفة الحزم)  qui rappelle la  « Tempête du désert »  sur le modèle du maitre américain Schwarzkopf , ne rendra pas compte du fait que l’Empire en a décidé ainsi, et même les vassaux –France, Royaume Uni- qui parlent de Droits de l’Homme sont atteints de mutisme, pour ne pas compromettre les contrats de milliards de dollars . Quand à l’ONU, à l’instar des anciens secrétaires généraux comme Koffi Annan  , l’actuel titulaire du poste fait le minimum syndical il proteste mais pas trop, car il a des fonctionnaires à engraisser et les caisses sont vides depuis que le Président  Trump a coupé les vivres pour certains programmes . Les enfants yémenites sont morts deux fois à la fois de la main des assassins mais aussi de l’indifférence des grands et de la lâcheté des potentats  arabes   « Dima ma’a el ouakef », « toujours du côté de celui qui est debout ».

Des touristes algériens arrêtés par l’armée marocaine au large de Tlemcen

Des touristes algériens arrêtés par l’armée marocaine au large de Tlemcen

Maroc touristes

Patrouilleur de la marine royale marocaine. D. R.

 Un groupe de touristes algériens à bord d’un bateau de plaisance a été arrêté par un détachement des forces navales de l’armée marocaine au moment où le bateau, poussé par un puissant courant dû à une brusque tempête, venait de franchir les eaux territoriales marocaines au large de Marsa Ben M’hidi, relevant de la wilaya de Tlemcen.

Selon le quotidien Ennahar qui rapporte l’information, les forces navales et la Protection civile algériennes avaient essayé de retenir le bateau de plaisance sur les eaux territoriales algériennes mais la houle «était trop forte», rapporte la même source. La marine marocaine est immédiatement intervenue pour arraisonner l’embarcation et procéder à l’arrestation de tous les passagers, dont on ne connaît pas encore le nombre, avant de conduire l’embarcation vers une destination inconnue. Selon les dernières informations, les ressortissants algériens ont été soumis à un interrogatoire par des officiers des Forces armées royales.

Cet incident montre à quel point les autorités marocaines sont rancunières vis-à-vis des Algériens et à l’affût du moindre alibi pour tenter de les humilier. Car rien ne justifie ce traitement disproportionné contre des touristes qui se sont retrouvés, malgré eux, au-delà des eaux territoriales algériennes. Une simple vérification auprès des autorités algériennes aurait pu dénouer cette affaire et éviter ainsi toute complication.

Cela se passe au moment où Rabat se plaint auprès des capitales européennes de l’«absence de coordination» avec Alger au sujet de l’immigration clandestine. En voyage en Algérie, début juillet dernier, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska Gomez, a insisté auprès de son homologue algérien, Noureddine Bedoui, sur la nécessité de «renforcer» les dispositifs mis en place par l’Algérie pour faire face à ce fléau qui envahit la rive nord de la Méditerranée, «en durcissant la surveillance des frontières avec le Maroc». Il s’est avéré rapidement que le ministre espagnol exprimait à Alger des doléances qui lui avaient été adressées par le gouvernement marocain lors de sa tournée qui l’avait conduit d’abord au Maroc.

Les responsables marocains avaient alors justifié leur défaillance dans la lutte contre l’immigration clandestine, dont l’afflux ne cesse d’augmenter, par l’attitude «laxiste» de l’Algérie, refusant, selon eux, de coopérer et d’accroître la surveillance des principaux points de passage des migrants aux frontières algéro-marocaines.

R. M.

N’est-il pas temps que ce pape cesse toutes ces machinations qui ne visent qu’à faciliter l’installation du Nouvel Ordre Mondial, duquel il dépend, et de s’occuper de cette « Machine pédérastique », dont le mal touche et invalide depuis des siècles la psychologie et le physique de millions d’êtres humains tous âges confondus ? Ne lui suffit-il pas tous ces millions de musulmans tués depuis leur fameux 9/11 pour fomenter d’autres guerres à venir ? 

Le Complot se dessine !




Le Complot se dessine !

Le Complot se dessine !

Le pape François et le patriarche Tawadros II des coptes orthodoxes

Dans l’article précédent, ayant pour titre Le Pape, les Chrétiens du Moyen-Orient et Un Nouveau Complot qui se dessine, concernant la réunion des patriarches du Moyen-Orient à Bari, il était question d’une réunion à huis-clos pour tisser la trame d’un complot bergoglien. Dans cet article la situation se clarifie : Oui, le complot se dessine un peu plus clairement, quoique cousu de fil blanc.

La rencontre œcuménique à Bari, le 7 juillet 2018, réunie grâce à l’invitation du pape François, sous le thème insipide : « Que la paix soit sur toi. Les chrétiens ensemble pour le Moyen-Orient », les nœuds hermétiquement soudés, commencent à se relâcher… Les représentants des Eglises et confessions du Moyen-Orient, étaient invités à une journée de prière commune pour la paix au Moyen-Orient, dans la ville de Bari, au bord de la mer, où se trouvent les reliques de saint Nicolas de Myre. Notons, en passant, que c’est du port de Bari que les navires partaient pour les Croisades contre les musulmans…

Le décorum ecclésiastique étant indispensable dans toutes ces scènes et mises en scènes pour fomenter un nouveau complot vaticanais, après la vénération des reliques de saint Nicolas dans la crypte de la basilique, le souverain pontife a allumé la lampe dite « uniflamme », symbolisant l’unité des chrétiens, thème d’une importance capitale pour le Vatican, qui ne cesse depuis son fameux Vatican II et ses décrets scandaleux de mener, tambour battant, sa lutte louvoyante pour réaliser l’œcuménisme de toutes ces églises, séparées à des dates variées depuis des siècles, mais dont le nombre atteint de nos jours le chiffre de 349 séparations dogmatiques, – ce qui constituent un vrai travail de titans pour les pacifier, et prouve en même temps que ce christianisme est d’une flexibilité doctrinale et d’une maniabilité extraordinaire surtout s’il y a au programme l’éradication de l’Islam. Raison pour laquelle l’œcuménisme des églises a été inventé.

Au terme de cette prière, François a invité tous les fidèles à réciter le Notre Père, « avec simplicité de cœur et en communion d’esprit » (faute de mieux), chacun des patriarches dans sa langue. Ensuite ils ont béni la foule avant de rejoindre la basilique Saint-Nicolas pour une rencontre à huis clos. Et c’est là que le complot a été tissé dans le silence hermétique des murs.

A la fin de cette rencontre, le pape fit une brève intervention sur le parvis de la cathédrale, suivie du geste insipide d’un lâcher de colombes en signe de paix. « Nous encourageant mutuellement, nous avons dialogué fraternellement, dit le pape. Cela a été un signe que la rencontre et l’unité doivent toujours être recherchées sans peur de la diversité. » Et de certifier impassiblement : « c’est la volonté réelle d’écoute et de dialogue qui apportera la paix ». De quelle paix ose-t-il parler alors que c’est d’un complot malhonnête qu’il s’agit de tisser, surtout que l’expression « sans peur » ne passe pas inaperçue.

Dans un entretien accordé à L’Osservatore Romano le 14 juillet, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, s’exprimait dans ces termes : « Cette journée a véritablement été un événement historique, affirma-t-il, car pour la première fois, tous les responsables des confessions chrétiennes présentes au Moyen-Orient se sont réunis, pour prier et réfléchir ensemble » ! S’il ne s’agissait que de prier et de réfléchir, chacun pouvait le faire chez soi et envoyer les réflexions par mail à son Bergoglio. Mais comme il s’agissait d’un double complot, le huis clos à la lumière d’une lampe uniflamme était indispensable.

Il était nécessaire, de distinguer l’œcuménisme de la « charité » et celui de la « vérité » dit le cardinal Koch. Le premier est celui du quotidien et « avance bien », puisque c’est par charité que le pape pense fondre ensemble ces centaines de différences dogmatiques. Alors que le dialogue de la vérité est de niveau théologique… Celui-ci nécessitant des commissions spécifiques, des pourparlers, des justifications, et surtout de faire miroiter preuves en mains, le spectre menaçant de l’Islam et des Musulmans. C’est pourquoi il s’inscrit dans un temps plus long, puisqu’il faut appeler politique, mensonges et ingérences au secours.

Quant au cardinal irakien Louis-Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, il a répondu aux questions de Gianni Valente, du site italien Vatican Insider, le 19 juillet 2018 avec un peu plus de relaxation. Dans les discussions à huis clos, dit-il, « nous n’avons pas abordé les questions doctrinales, comme s’il était acquis maintenant que nous partageons la même foi ». Phrase qui dénote au moins que les questions doctrinales étaient déjà résolues, que toutes ces différences pour lesquelles les chrétiens, tous groupes confondus, s’entretuèrent avec brutalité et acharnement pendant des siècles, chacun défendant ses dogmes façonnés recette en main, les voilà qui mettent tout de côté pour se consacrer à l’ennemi qu’ils ont pieusement façonné : l’Islam et les musulmans. Mais là une question s’impose : les adeptes de tous ces christianismes sont-ils au courant de cette diabolique réconciliation qui passa inaperçue ?

Comme signe visible à tout le monde de cette fausse unité ou unité camouflée, ils décidèrent de fixer une date commune pour la fête de Pâques. Décision qui a été proposée avec force certes. Puis Le cardinal Sako ajouta, et c’est là la cerise de cette réunion : « nous avons souhaité voir cette rencontre renouvelée à l’avenir et, pour ma part, ouverte aux musulmans et aux juifs d’Orient, car de nombreux chrétiens provenant d’Eglises et de communautés différentes rassemblées, pourraient ainsi être pris en exemple et aider les chiites et les sunnites à surmonter leurs conflits ».

Quel intérêt a-t-il ce pape à se fourrer dans des divergences politico-religieuses, à amalgamer chiites et sunnites, dont la plupart de leurs différents remontent à l’ingérence du Vatican et ses croisades ? Et surtout quel intérêt a-t-il d’y ajouter les juifs d’Orient dans cette marmelade ?

N’est-il pas temps que ce pape cesse toutes ces machinations qui ne visent qu’à faciliter l’installation du Nouvel Ordre Mondial, duquel il dépend, et de s’occuper de cette « Machine pédérastique », dont le mal touche et invalide depuis des siècles la psychologie et le physique de millions d’êtres humains tous âges confondus ? Ne lui suffit-il pas tous ces millions de musulmans tués depuis leur fameux 9/11 pour fomenter d’autres guerres à venir ?

Zeinab Abdelaziz

Je ne peux m’empêcher de penser à vous, le cœur serré, bien plus souvent que vous ne le pensez…

Lettre ouverte d’un père à ses enfants et petits-enfants et à sa famille et amis(e)

20180808_091556

Mes chers enfants et petits-enfants

Je ne peux m’empêcher de penser à vous, le cœur serré, bien plus souvent que vous ne le pensez. Vous comptez à mes yeux bien plus que tout au monde.  J’ai essayé et j’essaie toujours de vous donner ce qu’il y a de mieux en moi. Des fois j’y arrive, des fois pas.Ma génération n’a jamais su exprimer véritablement ses émotions.                                             Je suis désormais là pour vous, pour vous soutenir, vous conseiller, vous faire profiter de mon expérience, mais c’est vous qui devrez faire votre chemin. Vous devrez faire votre vie vous-même.C’est vous qui êtes responsable de vos propres rêves, et surtout de les réaliser. Personne d’autre ne peut réussir cela aussi bien que vous, et personne ne s’y intéressera autant que vous. Si vous voulez vraiment quelque chose dans la vie, vous devez aller le chercher vous-même.Trop de vies ont été perdues à attendre en vain que quelqu’un vienne pour régler les problèmes plutôt que de le faire soi-même.Vous ne devriez pas perdre ce temps précieux de votre vie pour des personnes, des emplois, ou des situations qui ne comptent pas, ou n’ajoutent rien à votre bonheur personnel. Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il est appelé « le présent ».Croyez-moi, je l’ai vécu avant vous :  lorsque vous avez vingt ans, vous êtes inquiet à propos de ce que tout le monde pense de vous; lorsque vous avez quarante ans, vous ne vous souciez plus de ce qu’on pense à vous; lorsque vous avez soixante ans, vous vous rendez compte que personne ne pensait à vous.La dure leçon de tout ceci est qu’essayer de vivre pour le bonheur des autres n’est pas faire preuve de « responsabilité » ou de « devoir ».  Si leur bonheur exige votre sacrifice, ils ne vous aiment pas vraiment parce qu’ils exigent que vous payez le prix de leur satisfaction.Ne soyez pas la réussite d’un autre. Cela aussi je l’ai compris trop tard, mais heureusement que je l’ai tout de même compris enfin à un moment donné, car cela a été la plus grande raison de mon bonheur quotidien depuis.Cela signifie aussi que vous devrez trouver cette lumière qui illumine votre vie. Pour moi, c’est ma paix intérieure et le plaisir simple que j’ai de faire uniquement ce que je veux, quand je le veux, où je le veux, et surtout avec qui je le veux.Le restant de ma vie sera toujours trop court que pour perdre mon temps à ce que je n’aime pas faire, avec des gens qui ne m’intéressent pas.

Ne soyez pas pris en otage par les attentes des autres et de votre famille. Les chaînes forgées par l’amour et l’affection peuvent faire encore plus mal que celles en fer et acier.Autre chose à ce propos. On dit souvent «la vie est difficile ». C’est malheureusement parfois vrai. Mais rarement. Ce qui la rend véritablement et en permanence difficile, ce sont les gens difficiles. Ne perdez pas votre temps avec eux, ils vous entraineront dans leur délire déprimant. La vie est trop courte que pour perdre ne fût-ce qu’une seconde avec des personnes toxiques qui vous tirent vers le bas.N’oubliez jamais dans vos relations personnelles ou dans vos affaires que les gens ne se rappelleront de vos nobles actions ou si vous aviez raison ou pas sur un sujet quelconque. Ils se rappelleront uniquement comment vous les avez traités.Ne croyez pas ceux qui vous disent qu’il n’y a rien à faire. Battez-vous sans relâche contre l’injustice, le racisme, l’ignorance, la bêtise et la médiocrité. Au pire, partez. Ce n’est pas fuir, c’est simplement les dégoutés comme vous qui s’en vont. Laissez les dégoutants nager dans leur médiocrité.Ne partagez jamais les explications faciles du genre c’est la faute aux autres, au gouvernement, à celui-çi ou à l’autres etc. et d’autres mythes encore plus stupides.Ne croyez pas aux recettes faciles données par certains pour régler les problèmes: les seuls qui en profitent, ce sont eux. Faites l’effort d’aller plus loin,  de chercher, de vérifier. Ne laissez pas les erreurs de jugement des autres influencer votre identité, votre estime de soi et votre futur.Partagez  seulement votre bonheur et votre expérience avec votre famille, et tous ceux qui comme vous sont de bonne volonté.Si vous ne croyez pas fondamentalement en votre propre valeur, comment pouvez-vous espérer des autres qu’ils aient foi en vous ou en vos idées?Nos parents ont dû faire des sacrifices énormes en restant unis pour toute la vie pour nous éduquer et nous garder, comme ils nous le répétaient souvent, « soudés comme les doigts de la main ». J’ai essayé vainement de faire la même chose pour vous. Mais les temps et les valeurs ont changé…Malgré les bouleversements de la société qui vous dépassent, malgré le manque apparent de travail ou d’aide, malgré l’incompréhension du monde qui vous juge et qui vous condamne pour la moindre erreur, malgré le manque d’empathie  de votre entourage, malgré toutes ces choses qui vous font souffrir et regarder l’avenir avec morosité et crainte, gardez quand même l’espérance. Vous avez un cœur fait pour aimer et être aimé, c’est ça vôtre richesse et ça personne ne peut vous l’enlever ou vous la donner.La société étant ce qu’elle est, le reflet des valeurs des êtres qui y vivent. Vous ne pouvez rien y faire sauf changer vous-mêmes, votre perception de la société. Et si les gens vivent dans l’égoïsme, la peur de l’avenir, la séparation, les possessions matérielles, la compétition, le jugement, le contrôle, le rejet, la peur du manque, c’est leur choix.Mais si vous qui grandissez et êtes conscients de toutes les lacunes des générations passées, vous avez le choix de choisir d’autres valeurs telles que l’Amour, la compassion, l’écoute de soi et des autres, le pardon, l’estime de soi, le respect de la nature et de l’environnement, la Gratitude envers toutes choses, l’Amour du prochain… Et c’est dans cela que réside votre bonheur et votre avenir.Pour que votre vie ait vraiment un sens, vivez autant que possible dans le temps présent. Et si tout va mal malgré tout ce que vous essayez de faire, demandez-vous : qu’ai-je à apprendre dans cette situation ? Il y a toujours une raison à votre échec ou à votre réussite. Votre cœur vous le dira.Demandez conseil à vos parents ou à vos proches. Ils vous écouteront, vous aideront et vous soutiendrons.  Soyez en sûrs car vos grands parents leurs ont transmis les valeurs d’entraide, et de générosité et d’humanisme. C’est là où réside votre chance car ces nobles valeurs sont en voie de disparition dans une société de plus en plus matérialiste et inhumaine.Tout ce que j’ai appris d’utile, je ne l’ai pas appris à l’université,  je l’ai appris en observant en écoutant et en agissant.Cela dit, j’ai eu des professeurs incroyables. Ils ne sont pas toujours à l’école, cependant : ils sont partout. Ma mère, mon père, mes frères et sœurs, mes grands-parents, mes oncles et tantes, votre mère, vous-mêmes et surtout les échecs. Les professeurs sont partout, si vous avez envie d’apprendre.Apprenez la compassion. Nous commençons la vie avec une perspective très égoïste, nous voulons ce que nous voulons. Mais la compassion consiste à réaliser que nous ne sommes pas plus important que n’importe qui d’autre, et que nous ne sommes pas le centre de l’univers. Quelqu’un vous embête ? Sortez un peu de votre coquille, et essayez de voir comment se passe sa journée. Comment pouvez-vous l’aider à être moins en colère, à moins souffrir ?Ne cessez jamais d’apprendre. Si vous apprenez simplement une petite chose par jour, cela s’accumulera considérablement avec le temps.Soyez à l’aise dans l’inconfort. Éviter l’inconfort est très humain, mais c’est une grosse erreur. Apprendre à être à l’aise avec l’inconfort changera votre vie.Les choses qui vous stressent ne sont pas importantes. Ayez une vision plus large : est-ce que cela comptera dans cinq ans ? Il y a des chances que la réponse soit non. Si la réponse est oui, occupez-vous-en.Savourez la vie. Pas seulement les plaisirs habituels, mais tout et tout le monde. L’étranger que vous rencontrez sur votre route. Le lever de soleil. Le calme matinal.  Les lumières du crépuscule. Le temps passé avec celle ou celui que vous aimez. Et même la solitude.N’ayez pas peur de faire des erreurs. Elles sont parmi les meilleurs professeurs. À la place, apprenez à accepter les erreurs, apprenez à apprendre d’elles, et apprenez à en faire fi pour qu’elles n’affectent pas votre profonde confiance en qui vous êtes.Vous n’avez pas besoin de quelqu’un pour vous rendre heureux ou vous valider. Vous n’avez pas besoin qu’un patron vous dise que vous êtes bon dans ce que vous faites. Vous n’avez pas besoin d’une personne qui vous dit que vous êtes adorable. Vous n’avez pas besoin de l’approbation de vos amis. Avoir des proches et des amis dans votre vie est génial, mais sachez avant tout qui vous êtes.Apprenez à être bon dans le changement. Le changement est une constante dans la vie. Vous souffrirez en essayant de vous accrocher aux choses. Apprenez à lâcher prise, et apprenez à avoir un esprit ouvert. Ne restez pas coincé dans ce qui vous est confortable, ne vous fermez pas à ce qui est nouveau et inconfortable.

Ouvrez votre cœur. Aimez votre famille, vos amis (e), vos collègues, les étrangers, vos frères et sœurs de l’humanité.Telle que notre religion nous le recommande,ainsi que notre prophéte notre modéle… (SAWS) 

Et sachez toujours, quoiqu’il arrive, je suis fier de vous et je serai toujours là pour vous soutenir.tant que je peut.                                                                                                                            Votre pére et grand-pére frére,ami, qui vous aime….                                                                                                                                                                                                                                                                                                   HADJ-Lakhdar Bahlouli Mohamed