Belledejour ‏ @Oracledor y a 5 heures Je ne lui ai jamais rien demandé c’est la seule de mon immeuble à avoir eu cette attitude gratuite.

https://twitter.com/Oracledor/status/1028259782745096192

Abdelaziz Bouteflika : « un otage consentant » ?

Le blog de Brahim Younessi

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Le 9 août, je posais la question de savoir si Abdelaziz Bouteflika avait la conscience de soi et du monde. https://brahimyounessi1.wordpress.com/2018/08/09/abdelaziz-bouteflika-a-t-il-conscience-de-soi-et-du-monde/#more-7346. L’adjectif « consentant » [« un otage consentant »] employé par le mouvement dit « Mouwatana », laisse penser que le chef de l’Etat aurait conscience d’avoir conscience et conscience de sa ou de ses responsabilités.

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Zakharova révèle qui pousse Washington à sanctionner d’autres pays 

Zakharova révèle qui pousse Washington à sanctionner d’autres pays 

Zakharova révèle qui pousse Washington à sanctionner d’autres pays

La nécessité d’adopter des sanctions à l’encontre de la Russie et d’autres pays s’explique par le manque de ressources pour le futur développement des États-Unis, estime la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova. Selon elle, Washington n’a d’autre solution que de procéder à une expansion politique et économique.

Les États-Unis imposent des sanctions contre la Russie et d’autres pays, dont l’Iran et la Corée du Nord, parce qu’ils manquent des ressources nécessaires pour leur futur développement, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, lors de son déplacement à Belgrade. Elle a ajouté que Moscou préparait une riposte «symétrique» envers Washington.

«Les États-Unis comprennent qu’ils perdent les ressources pour leur futur développement, ces ressources dont ils manquent afin de sortir des crises régulières auxquelles le monde est confronté en réalité», a-t-elle lancé.

Mme Zakharova a expliqué que cette situation poussait Washington à procéder à une expansion tous azimuts.

«Ils ont besoin de l’expansion réelle politique, financière et économique que nous observons», a-t-elle indiqué.

Selon elle, Moscou est en train de préparer une riposte aux nouvelles mesures restrictives américaines.

«Ces mesures [de riposte, ndlr] sont en train d’être élaborées. Nous avons déclaré que, malheureusement, nous avions été à nouveau obligés de répondre de manière symétrique au lieu de réfléchir à comment nous pourrions améliorer nos relations et sortir de l’impasse», a-t-elle déploré.

Washington a annoncé mercredi l’imposition de nouvelles sanctions contre Moscou en raison de l’utilisation présumée par la Russie d’armes chimiques dans la ville britannique de Salisbury. Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les projets de la Maison-Blanche d’introduire de nouvelles sanctions de «collusion entre les États-Unis et le Royaume-Uni» et a promis une réponse symétrique.

Les nouvelles sanctions du fait de «l’utilisation par la Russie d’armes chimiques à Salisbury» entreront en vigueur le 22 août 2018, a annoncé mercredi le Département d’État américain.

Les nouvelles mesures restrictives seront divisées en deux parties. La première tranche des mesures prévoit l’interdiction des exportations en direction de la Russie d’appareils électroniques et de composants à usage civil et militaire. Le second paquet de sanctions, prévu pour l’automne, pourrait prévoir des limitations importantes des importations et des exportations, la baisse du niveau des relations diplomatiques et l’interdiction des vols de la compagnie Aeroflot aux États-Unis.

Histoire: Livrée pieds et poings liés à ses créanciers extérieurs, la régence de Tunis perdra son autonomie pour devenir un protectorat français.

La dette, l’arme française de la conquête de la Tunisie

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la Tunisie a expérimenté à son détriment le mécanisme de la dette extérieure comme instrument de domination et d’aliénation de la souveraineté d’un État. Livrée pieds et poings liés à ses créanciers extérieurs, la régence de Tunis perdra son autonomie pour devenir un protectorat français.

Avant 1881, date de sa conquête par la France qui la transforme en protectorat, la régence de Tunis, province de l’empire ottoman, disposait d’une importante autonomie sous l’autorité d’un bey. Jusqu’en 1863, elle n’emprunte pas à l’étranger : la production agricole assure bon an mal an l’indépendance alimentaire du pays. Mais avec l’accession au trône de Mohammed el-Sadik Bey (Sadok Bey) en 1859, l’influence des puissances européennes, en particulier de leurs banquiers, grandit. Le premier emprunt de la Tunisie à l’étranger cette année-là constituera une véritable arnaque qui débouchera dix-huit ans plus tard sur la conquête de la Tunisie par la France.

Les banquiers parisiens, comme leurs collègues londoniens, disposent de liquidités abondantes et cherchent des placements à l’étranger plus rémunérateurs que chez eux. Quand, début 1863, le bey fait savoir qu’il souhaite emprunter 25 millions de francs, plusieurs banquiers et courtiers de Londres et de Paris proposent leurs services. Finalement, c’est Émile Erlanger qui emporte le « contrat ». Selon le consul britannique, il lui aurait proposé 500 000 francs afin d’obtenir son soutien. Erlanger, associé à d’autres, obtient également l’autorisation du gouvernement français de vendre à la bourse de Paris des titres tunisiens.

UNE ESCROQUERIE À GRANDE ÉCHELLE

Selon un rapport établi en 1872-1873 par Victor Villet, un inspecteur français des finances, l’emprunt est une pure escroquerie. D’après le banquier Erlanger, 78 692 obligations tunisiennes sont émises, chacune d’une valeur nominale de 500 francs. L’emprunteur (la Tunisie) doit recevoir environ 37,7 millions de francs (78 692 obligations vendues à 480 francs, soit 37,77 millions) et rembourser à terme 65,1 millions. Selon l’enquête de Villet, Erlanger a prélevé un peu plus de 5 millions de francs de commission (soit environ 13 % du total), plus 2,7 millions détournés, certainement par le premier ministre du bey et le banquier. Donc, pour disposer de 30 millions, le gouvernement tunisien s’engage à rembourser plus du double (65,1 millions).

Cet emprunt extérieur doit servir à restructurer la dette interne évaluée à l’équivalent de 30 millions de francs français. Il s’agit concrètement de rembourser les bons du trésor beylical ou « teskérés », ce qui est fait, mais les autorités en émettent de nouveau pour un montant équivalent. Victor Villet raconte : « En même temps que dans les bureaux du représentant de la maison Erlanger à Tunis on remboursait les anciens titres…, un courtier du gouvernement (M. Guttierez) installé dans le voisinage reprenait du public l’argent que celui-ci venait de recevoir, en échange de nouveaux teskérés émis au taux de 91 %. À la faveur de cette comédie de remboursement, la dette se trouva simplement… augmentée de 15 millions à peu près ».

En moins d’un an, l’emprunt est dilapidé. Dans le même temps, l’État se retrouve, pour la première fois de son histoire, endetté vis-à-vis de l’étranger pour un montant très élevé. La dette interne qui aurait dû être remboursée par l’emprunt extérieur a été multipliée par deux. Le bey choisit, sous la pression de ses créanciers, de transférer la facture vers le peuple en augmentant de 100 % la mejba, l’impôt personnel.

DES PROFITS JUTEUX GRÂCE AUX « VALEURS À TURBAN »

La mesure provoque en 1864 une rébellion générale. Les insurgés accusent le gouvernement d’avoir vendu le pays aux Français. Le bey tente par la force d’extorquer un maximum d’impôts et d’amendes à la population. Son échec l’oblige à monter avec le banquier Erlanger un nouvel emprunt en mars 1865 d’un montant de 36,78 millions de francs à des conditions encore plus mauvaises et scandaleuses qu’en 1863. Cette fois, un titre de 500 francs vendu 480 francs en 1863 ne l’est plus qu’à 380 francs, à peine 76 % de sa valeur faciale. Résultat, l’emprunteur s’endette pour 36,78 millions, cependant il ne reçoit qu’un peu moins de 20 millions. Les frais de courtage et les commissions prélevées par le banquier Erlanger et ses associés Morpurgo-Oppenheim s’élèvent à 18 %, plus près de 3 millions détournés directement par moitié par les banquiers et par moitié par le premier ministre et ses associés. La somme à rembourser en 15 ans s’élève à 75,4 millions de francs.

Les banquiers ont réalisé une très bonne affaire : ils ont prélevé à l’émission environ 6,5 millions de francs sous forme de commissions, de frais de courtage et de vol pur et simple. Tous les titres ont été vendus en quelques jours. Il règne à Paris une euphorie à propos des titres des pays musulmans (Tunisie, empire ottoman, Égypte), désignés comme les « valeurs à turban », les banquiers payant la presse pour publier des informations rassurantes sur les réalités locales.

À LA MERCI DES CRÉANCIERS

Les nouvelles dettes accumulées au cours des années 1863-1865 mettent la Tunisie à la merci de ses créanciers extérieurs ainsi que de la France. Il lui est tout simplement impossible de rembourser les échéances. L’année 1867 est une très mauvaise année agricole. Pressé de se procurer des devises, le bey privilégie l’exportation des produits agricoles au détriment du marché intérieur, avec à la clef d’abord la disette dans plusieurs provinces de la régence, puis une épidémie de choléra.

En avril 1868, sous la dictée des représentants de la France, le bey établit la Commission internationale financière. Le texte du décret du 5 juillet 1869 constitue un véritable acte de soumission aux créanciers. L’article 9, particulièrement important, indique très clairement que la Commission percevra tous les revenus de l’État sans exception. L’article 10, décisif pour les banquiers, prévoit qu’ils y auront deux représentants. L’une des tâches principales de la commission — la plus urgente — est de restructurer la dette. Aucune réduction de dette n’est accordée à la Tunisie. Au contraire, les banquiers obtiennent qu’elle soit portée à 125 millions de francs. C’est une victoire totale pour ces derniers, représentés par les délégués d’Alphonse Pinard et d’Émile Erlanger qui ont racheté en bourse des obligations de 1863 ou de 1865 à 135 ou 150 francs. Ils obtiennent grâce à la restructuration de 1870 un échange de titres quasiment au prix de 500 francs.

Les autorités tunisiennes sont complices de ce pillage. Le premier ministre Mustapha Khaznadar, d’autres dignitaires du régime — sans oublier d’autres Tunisiens fortunés qui détenaient également des titres de la dette interne —font d’énormes profits lors de la restructuration.

Indemnisés et largement satisfaits, Pinard et Erlanger se retirent alors de Tunisie. Émile Erlanger construit un empire financier, notamment grâce à ses opérations tunisiennes, met la main sur le Crédit mobilier de Paris et, quelques années plus tard, sur la grande agence de presse Havas. De son côté, Alphonse Pinard poursuit ses activités en France et dans le monde, participe à la création de la Société générale (l’une des trois principales banques françaises aujourd’hui) ainsi qu’à une autre banque qui s’est transformée au cours du temps en BNP Paribas (la principale banque française actuelle).

MISE SOUS TUTELLE

Depuis la conquête de l’Algérie à partir de 1830, Paris considère que la France a plus qu’un droit de regard sur la Tunisie. Encore faut-il trouver le prétexte et le moment opportun. Dans la région, l’Égypte a la priorité pour des raisons géostratégiques : la possibilité d’avoir un accès direct à l’Asie avec l’ouverture du canal de Suez entre la Méditerranée et la mer Rouge en 1869 ; l’accès à l’Afrique noire par le Nil ; la proximité de l’Orient par voie terrestre ; le potentiel agricole de l’Égypte ; la concurrence entre le Royaume-Uni et la France (celui des deux pays qui contrôlera l’Égypte aura un avantage stratégique sur l’autre).

Lors du Congrès de Berlin en juin 1878 qui partage l’Afrique, tant l’Allemagne que l’Angleterre abandonnent à la France la Tunisie — qui ne présente aucun attrait pour l’Allemagne. Pour le chancelier allemand Otto von Bismarck, si la France se concentre sur la conquête de la Tunisie avec son accord, elle sera moins encline à récupérer l’Alsace-Lorraine. Le Royaume-Uni, qui donne la priorité à la Méditerranée orientale (Chypre, Égypte, Syrie…), voit aussi d’un bon œil que la France soit occupée à l’ouest en Tunisie.

La diplomatie française n’a de cesse de provoquer un incident ou de trouver un prétexte qui justifie une intervention de la France. Le conflit entre la tribu algérienne des Ouled Nahd et les Kroumirs tunisiens est l’occasion de lancer une intervention militaire française de grande ampleur. Vingt-quatre mille soldats sont envoyés contre les Kroumirs. Le traité du 12 mai 1881 signé entre le bey de Tunis et le gouvernement français instaure un protectorat français en Tunisie. La leçon ne doit pas être oubliée.

 

L’affaire de l’assassinat d’un jeune à Béjaïa prend une tournure régionaliste celà prend une tournure grave….

L’affaire de l’assassinat d’un jeune à Béjaïa prend une tournure régionaliste

El-Oued assassinat parking Béjaïa

Manifestation à El-Oued pour demander que justice soit faite. D. R.

 K.M. – Le rassemblement de citoyens à El-Oued, d’où est originaire le citoyen assassiné par des gardiens de parkings à Béjaïa, et la façon dont l’événement a été couvert par certains médias dégage des relents de régionalisme. L’initiative des citoyens de cette localité du Sud du pays est d’autant moins compréhensible que le crime abject dont se sont rendus coupables des voyous dénoncés par l’ensemble des Algériens est loin d’être une affaire de région.

Ce glissement est d’autant plus dangereux qu’il intervient dans un contexte marqué par une vague de contestations dans plusieurs wilayas du Sud, lesquels sont marqués par un retour inquiétant des extrémistes religieux qui tentent de récupérer le mouvement et de pousser à l’embrasement général.

L’assassinat du jeune estivant issu d’El-Oued était dû à une altercation avec des gardiens de parking auto-proclamés et hors-la-loi. Sa mort a provoqué une vague d’indignation et de colère à travers tout le pays ; une colère dirigée avant tout vers les autorités qui font preuve, depuis de longues années, d’un laxisme inexpliqué face au phénomène de racket qui se propage et dont sont victimes les citoyens sans que les services de sécurité interviennent pour y mettre fin, eux-mêmes bridés par des responsables politiques échaudés par le «printemps arabe».

Les citoyens de Béjaïa ont été les premiers à dénoncer ce crime abject et à revendiquer une sanction exemplaire à l’égard des assassins. De nombreux habitants de cette région ont fait part à Algeriepatriotique de leur dégoût face à «l’absence totale de l’Etat», si bien que cette coquette ville côtière, jadis chantée par les plus grands poètes, est devenue une décharge à ciel ouvert, la saleté jonchant ses rues et les voyous y régnant en maîtres absolus.

La mort du concitoyen d’El-Oued a été le révélateur d’un sentiment d’impunité dont profite une nouvelle catégorie de gens qui brave l’autorité depuis que cette dernière a capitulé devant ces vauriens.

Qui sera le sauveur pour nous sortir de cette impasse? Il faut un homme fort respecté et amoureux de son pays et voulant du bien à ces concitoyens pour réussir à fonder un vrai état ,aucun de ces opposants opportunistes de circonstance ne s’inscrit dans la perspective historique de l’édification de la nation algérienne….

 L’opposition au cinquième mandat : l’esbroufe de trop !

opposition mandat

Les partis politiques font plus dans la gesticulation que l’opposition. 

Tous ceux et celles qui sont relégués en marge du système, qui, à un moment donné, avaient choisi l’«opposition», se sont retrouvés périodiquement et systématiquement parmi les opposants aux 3e, 4e et – maintenant – 5e mandats. Comme si s’opposer à la candidature d’un homme, en l’occurrence Abdelaziz Bouteflika, c’est faire de la politique et prétendre innover dans la gestion du domaine public.

S’opposer à un homme, fût-il la partie visible du système de pouvoir, peut, certes, être considéré comme un acte politique. Encore qu’il faille dénoncer cet état de fait et faire une proposition pour mettre fin à cette pratique antidémocratique.

Or, ces opposants manquent cruellement de courage politique pour oser franchir ce pas décisif et se constituer en véritable contre-pouvoir qui leur permettra de traiter d’égal à égal envers le système et de proposer un contre-projet de société pouvant séduire le peuple, voire l’institution militaire elle-même et les services, qui trouveront dans leur proposition une voie crédible pour la renaissance de la République et le salut de la patrie.

Mais s’acharner sur un homme qui ne représente que lui-même, à savoir un exécutant de circonstance, c’est prêcher par faiblesse, par opportunisme car s’attaquer de front au système, c’est se condamner soi-même à ne plus pouvoir faire de l’opposition, à ne plus exister sur l’orbite de la prédation.

Alors, on gesticule, on surfe sur l’aliénation des électeurs dans les structures mentales patriarcales, le mythe religieux, le repli identitaire, tout ce qui caractérise la conscience pré-politique de la masse des électeurs ; en somme, on se gave de populisme. Et pour orner ce vicieux discours démagogique, on n’hésite pas à recourir aux formules choc : la déliquescence de l’Etat, la corruption généralisée, le népotisme, la fraude électorale, enfin, faire les poubelles de la rue en se ruant sur tout ce qui fait écho aux lamentations du peuple, loin des théories politiques progressistes, modernistes, prospectives et pragmatiques.

A l’évidence, aucun de ces opposants de circonstance ne s’inscrit dans la perspective historique de l’édification de la nation algérienne, qui a vu sa dynamique s’interrompre violemment au tournant de l’indépendance nationale. Car, si la Révolution avait réussi à restituer la souveraineté nationale, il lui faudra encore restituer la souveraineté de l’Etat, la souveraineté populaire et la souveraineté des individus.

Faire de la politique, c’est s’engager dans le respect du politique, qui ne peut advenir que dans un Etat souverain, désaliéné de toute intrusion qui lui est extérieure – le militaire, le religieux, l’identitaire – pour ne laisser place qu’a la citoyenneté où tout Algérien et toute Algérienne seront respectés dans leurs convictions religieuses, identitaires, sexuelles et tout ce qui constitue la souveraineté des individus.

A défaut de l’avènement et de l’émergence pour l’heure d’hommes et de femmes doués de cette conscience révolutionnaire pour le parachèvement de l’édification de la nation, place à l’opportunisme, à la gesticulation et à l’esbroufe.

L’Arablis yahoudite refuse l’entrée a ces deux musulmans qui ont parcourus plus de mille kilométre a pied pour accomplir le pelerinage