Une campagne nationale pour le nettoyage des quartiers et de l’environnement a été lancée jeudi à travers tout le territoire national

NATIONALE POUR LE NETTOYAGE DES QUARTIERS

avec la contribution de plusieurs secteurs et instances concernées ainsi que des entreprises économiques et des organisations de la société civile.
Le coup d’envoi de cette campagne, initiée par le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables, a été donné à la wilaya d’Alger par la première responsable de ce ministère Fatima Zohra Zerouati qui a participé aux opérations de nettoyage auxquelles ont pris part les responsables locaux, plusieurs représentants de la société civile en plus des citoyens.
La délégation s’est d’abord dirigée vers la cité des Eucalyptus dans la commune de Bab El Oued qui connait une situation environnementale lamentable du fait du déversement anarchique des ordures, à l’instar de beaucoup de quartiers de la capitale.
Mme Zerouati a invité les habitants de ce quartier populaire à suivre l’exemple d’un quartier voisin dont les habitants font preuve d’un haut sens de civisme.
Le nettoyage du quartier du 9ème groupe dans le commune de Sidi M’hamed ainsi que de la cité des Palmiers à Bachdjarrah a été également inscrit à l’ordre du jour de cette initiative.
La ministre s’est réjouit de “l’attention accordée à la prise en charge du problème de déversement anarchique des déchets dans la capitale” en soulignant que la préservation de l’environnement ne constituait pas une prérogative exclusive des autorités publiques mais devrait faire l’objet d’une “action collective qui implique le citoyen et qui l’oriente vers un comportement civique permettant de préserver l’environnement et valoriser ses ressources”.
“La volonté politique, les technologies et les enveloppes financières conséquentes destinées aux investissements s’inscrivant dans le cadre des stratégies de protection de l’environnement resteront insuffisantes en l’absence d’une culture environnementale chez la société, avec toutes ses dimensions”, a-t-elle averti.
Interrogée pour savoir si cette campagne avait un lien avec l’épidémie du Choléra enregistrée à travers plusieurs wilayas, la ministre à écarté tout lien entre l’initiative et l’épidémie en assurant qu’il “ne s’git pas d’une démarche conjoncturelle”.

Bagarre générale et agression de l’imam

MOSQUÉE DE RECHAIGA (TIARET) : Bagarre générale et agression de l’imam

La mosquée « Abou-Bakr-Essedik » située dans la commune de Rechaiga, à quelque 80 km du chef-lieu de wilaya de Tiaret, a été le théâtre d’un mouvement de panique, jamais vu auparavant où des fidèles se sont scindés en 2 groupes, l’un du côté de l’imam en le soutenant dans ses prises de positions et l’autre groupe soutenant le mis en cause et le principal accusé qui n’est pas à sa première. En effet, l’un des fidèles a empêché un autre de faire l’appel à la prière du Maghreb, avançant que c’est un bénévole et qui n’est pas nommé ni apte à le faire tout en sollicitant l’imam à usurper une double fonction, celle de Muezzin. Cependant, l’imam a refusé et aurait déclaré que ce fidèle avait une autorisation dûment signée par les services de la direction des wakfs et des affaires religieuses. Cette réponse de l’imam n’a pas été du goût de certains qui s’en ont pris à l’imam, qui à plusieurs occasions a fait appel à la raison et à la sagesse. Cependant, la situation a pris d’autres tournures et les altercations et les échanges d’accusations ont pris le dessus pour aboutir à une bagarre générale entre deux groupes, en dépit des appels à la raison de la majorité des fidèles et le pire a été épargné suite à la vigilante intervention des services de la gendarmerie qui ont apaisé les esprits. Et ce jour, le mis en cause a attendu l’imam à la sortie de son domicile et l’a violemment agressé. Tout à noter que ce mis en cause a déjà un antécédent similaire avec un autre imam. L’imam B.A, âgé de près de 35 ans et père d’enfants a déposé une plainte bien appuyée par un certificat médical dûment signé par le médecin-légiste avec une incapacité de plusieurs jours, ajoute notre source qui indique que la direction des affaires religieuses s’est constituée partie civile.

A.B

Bouteflika dans un service d’oncologie à Genève

Le blog de Brahim Younessi

C’est au 8ème étage, au service d’oncologie de l’hôpital cantonal de Genève que se trouve le chef de l’Etat algérien.

Comme d’habitude, tout l’étage est occupé par sa famille dont évidemment l’inamovible Saïd qui veille au grain, ainsi que par plusieurs de la sécurité du président.

L’hospitalisation dans un service d’oncologie, si bien sûr l’information se confirmait, indiqué que la maladie de Abdelaziz Bouteflika évolue, hélas pour lui et pour ses proches, mal, mais s’aggrave au point où sa candidature que ses partisans l’incitent à déclarer ne serait plus d’actualité.

Selon des milieux proches de l’hôpital cantonal de Genève, un médecin

tunisien et une infirmière marocaine auraient été priés par la direction de l’établissement de changer temporairement de service, le temps de l’hospitalisation du chef de l’Etat algérien.

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Affaire Cocaïne : Quand « Le Boucher » offrait deux appartements au Fils du Générale-Major Boudouaouar !

Ma Revue De Presse DZ

Limogé le 4 juillet, les casseroles rattrapent un des grands soutiens logistiques du Régime Bouteflika.

Il s’agit du désormais ex- Directeur central des finances au ministère de la Défense nationale, le Général-Major Boudouaour Boudjemaâ. Et pour le Général-Major, les casseroles sont plutôt grosses, tant il s’agit d’un lien direct avec K’amel Chkhi dit le Boucher.

Ainsi, le site Dzair Presse rapporte que des sources proches du dossier lui ont confié que « Le Boucher » a offert deux appartement haut standing, dans une de ses promotion Immobilière, au fils du Général-Major Boudouaour Boudjemaâ. Deux appart à 4 milliards chacune. Soit 8 milliards.

Le personnel de Bouteflika c’est aussi, le Général qui connait un Général qui connait un Dealer de drogues !

Selon les informations disponibles, le Général-Major Boudouaour Boudjemaâ était en relation direct avec « Le Boucher » qu’il a connu via un autre officier supérieur limogé récemment, le Général Mokdad Bouziane. Ce dernier fait…

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« L’État profond américain est prêt à sacrifier Israël »

Vladimir Poutine : « L’État profond américain est prêt à sacrifier Israël »

Vladimir Poutine a participé, le 19 juillet 2018, à une réunion d’ambassadeurs et de représentants permanents de la Russie au sein d’organisations et d’associations internationales, où il a exposé les principaux objectifs de la diplomatie russe. Voici une transcription de son discours.

[…] J’aimerais souligner que tous les projets commerciaux que nous mettons en œuvre avec l’Europe, y compris, par exemple, Nord Stream 2, sont uniquement commerciaux et économiquement viables. Ils n’ont aucune teneur politique et aucun agenda caché.

La clé pour assurer la sécurité et la sûreté en Europe consiste à développer la coopération et à restaurer la confiance, et non à déployer de nouvelles bases et infrastructures militaires de l’OTAN près des frontières de la Russie, comme cela se passe actuellement.

Nous réagirons de manière appropriée à ces mesures agressives, qui constituent une menace directe pour la Russie. Nos collègues, qui s’efforcent d’aggraver la situation en cherchant à inclure, entre autres, l’Ukraine et la Géorgie dans l’orbite de l’OTAN, devraient réfléchir aux conséquences possibles d’une politique aussi irresponsable.

Nous avons besoin d’un nouveau programme positif visant à la collaboration et à trouver un terrain d’entente. Bien sûr, j’en ai discuté lors de ma rencontre avec le Président des États-Unis, M. Trump.

Nos points de vue étant différents sur de nombreux dossiers, nous avons convenu que les relations entre la Russie et les États-Unis étaient profondément insatisfaisantes et, à bien des égards, pires que pendant la Guerre froide.

Bien sûr, il serait naïf de croire que des problèmes accumulés durant des années puissent être résolus en quelques heures. Personne ne comptait sur ça. Cependant, je crois que nous sommes sur la voie de changements positifs.

Il est important de noter qu’un sommet à part entière avec la possibilité de parler directement a finalement eu lieu. Il a été couronné de succès et a débouché sur des accords productifs.

Bien sûr, nous devrons attendre pour voir la tournure que prendront les événements, d’autant plus que certaines forces aux États-Unis tentent de minimiser et de désavouer les résultats du sommet d’Helsinki.

Je voudrais faire une petite digression et dire quelques mots sur une note plus personnelle, pour ainsi dire.

Nous voyons qu’il y a des forces aux États-Unis disposées à sacrifier les relations entre la Russie et les États-Unis pour promouvoir leurs ambitions dans le conflit politique interne aux États-Unis. Elles sont prêtes à sacrifier les intérêts de leurs entreprises, qui perdent des contrats de plusieurs millions de dollars et le marché russe en général, ainsi que des emplois aux États-Unis même s’ils ne sont pas si nombreux, mais il existe encore des emplois dans le cadre de la coopération avec la Russie. Nous parlons de dizaines de milliers, voire de centaines de milliers d’emplois.

Ces forces sont prêtes à sacrifier les intérêts de leurs alliés en Europe et au Moyen-Orient, en particulier ceux de l’État d’Israël. Entre autres choses, nous avons parlé de la sécurité sur les hauteurs du Golan pendant l’opération (antiterroriste) en Syrie. Apparemment, personne ne s’y intéresse. Elles sont même prêtes à sacrifier leur propre sécurité.

Je voudrais rappeler que le nouveau traité START expirera en 2021. De manière générale, nous aurions pu nous en passer, même il y a plusieurs années, mais nous avons fait un pas dans la bonne direction en le signant. Si nous ne commençons pas à travailler dès maintenant pour coordonner son prolongement, il cessera d’exister dans un an et demi. Nous n’aurons tout simplement plus ce traité.

Quand j’ai parlé de ces forces, vous savez, cela ne correspond pas à notre philosophie politique, car on nous a toujours enseigné que les responsables travaillant dans l’intérêt de l’État et de la société doivent penser avant tout à ces intérêts fondamentaux et leur donner la priorité. Malheureusement, il existe aux États-Unis des forces qui défendent leurs intérêts étroits de groupe et de parti avant les intérêts nationaux.

Nos célèbres écrivains satiriques ont jadis décrit ces gens-là comme« des misérables gueux ! »Mais ce n’est pas le cas, du moins pas en ce qui concerne cette affaire. Ce ne sont pas des personnes misérables ou gueuses. Non, ce sont des gens puissants et forts qui peuvent faire avaler – pardon pour le mauvais ton – des histoires incroyables et illogiques (l’ingérence russe dans les élections américaines, etc.) à des millions de leurs concitoyens. Oui, ils en sont vraiment capables.

Je ne dis pas cela pour rabaisser ou louer qui que ce soit. Absolument pas. Je dis cela pour que nous le prenions en compte dans notre travail pratique en ce qui concerne les États-Unis. Ce sont les faits de la vie moderne.

Néanmoins, la Russie est ouverte à de nouveaux contacts avec les États-Unis sur une base égale et mutuellement bénéfique. C’est ce dont non seulement notre peuple mais le monde entier ont besoin. En tant que principales puissances nucléaires du monde, nous avons la responsabilité particulière de la stabilité et de la sécurité stratégiques. […]

Quatre cinquièmes des gens normaux sont des psychopathes

«L’éducateur à la tournure d’esprit fonctionnelle voit dans l’enfant l’être vivant et modèle l’environnement de l’enfant en fonction de ses besoins vitaux. L’éducateur mécaniste et mystique voit dans l’enfant une machine mécanique et chimique, le sujet de quelque Etat ou l’objet de quelque religion. Il enserre l’enfant dans un monde qui lui est étranger et appelle ce processus « adaptation » s’il est libéral, « discipline » s’il est autoritaire.» (Wilhelm Reich)

Récemment, des scientifiques français ont réitéré la fameuse expérience de Stanley Milgram(1) élaborée en 1960 consistant, avec la caution d’une autorité scientifique, à inviter des gens normaux à «infliger à un inconnu des décharges électriques de plus en plus élevées». En effet, dans le cadre de ses recherches sur les mécanismes de la soumission à l’autorité, Stanley Milgram a mis en œuvre cette expérimentation. Contre toute attente, l’expérience a démontré des résultats surprenants. Alors que S. Milgram s’attendait à obtenir de la désobéissance, les résultats ont été totalement contre-intuitifs : 65% des sujets de l’expérience ont été jusqu’au bout, en administrant un choc de 450 volts à l’élève.

Ainsi, des sujets ordinaires peuvent donc se comporter en bourreau dès lors qu’ils sont soumis à une autorité.

Cette propension extrême des adultes à la soumission inconditionnelle aux ordres de l’autorité a constitué la découverte majeure de l’étude. Il ressort de cette expérience que l’explication du comportement fortement porté à la soumission se niche dans la relation à l’autorité et non pas dans la prégnance d’instincts agressifs car, en l’absence de toute autorité matérialisée en l’espèce par la présence de la «blouse», les sujets s’abstiennent d’administrer les chocs électriques. On ne peut que s’alarmer de cette étude expérimentale. Voici des individus animés d’aucune haine, d’aucun esprit vindicatif, disposés néanmoins à se muer en bourreau dès qu’ils consentent à devenir rouage d’une structure hiérarchique de la société.

Dans la dernière expérience menée en France, les résultats sont encore extraordinairement étonnants, inquiétants, car «le pourcentage d’obéissants augmente encore : sont prêts à torturer à mort un innocent, non plus les deux tiers, mais les quatre cinquièmes de nos semblables», précise l’étude. Cette expérience scientifique a été menée pour mesurer le degré de déficience mentale notoire qu’on appelle «obéissance». Cette expérience consistait à évaluer l’empathie de l’être humain, le degré du respect de l’altérité, en un mot l’humanité de l’homme.

La normalité humaine s’évalue dans la reconnaissance d’autrui comme des êtres semblables à nous, qu’on doit respecter, aimer et surtout éviter de violenter, agresser. Faire preuve d’un comportement contraire est l’illustration d’un caractère pathologique, la manifestation d’une personnalité psychopathique.

Etant entendu que ce genre d’attitude pathologique ne relève pas de l’hérédité (il n’y a pas de « race » méchante), force est de constater qu’il s’agit là d’un phénomène de dégénérescence acquise. Ce phénomène étant massivement répandu, la conclusion nous oblige à déduire que nous avons affaire là à un fléau social. Exiger l’obéissance d’autrui, c’est dénier son humanité. L’humain adopte un tel comportement avec l’animal, la machine. Envers son semblable, dans ses relations, l’être humain use du respect. L’homme étant doté de la parole, avec son prochain, il doit employer cet outil précieux de communication pour communiquer avec civilité. Agir autrement, c’est rabaisser autrui à l’état animal. C’est lui dénier son humanité. Tout échange entre êtres humains, dans le cadre de la vie quotidienne ou professionnelle, doit s’établir dans le respect mutuel. Tout échange, quoique établi dans le cadre professionnel par une «autorité supérieure», doit s’effectuer dans le respect à l’égard de l’agent «subalterne». Car la subordination professionnelle ne traduit pas une infériorité humaine, mais seulement le positionnement de l’agent dans le classement de l’ordre hiérarchique de l’organigramme. Cela n’accorde nullement au détenteur de cette fonction supérieure le droit de manquer de respect à ses collègues placés à l’échelon inférieur.

Pareillement, dans le cadre de l’éducation nationale, le professeur doit scrupuleusement respecter l’élève. La transmission du savoir doit s’effectuer dans le respect mutuel. Le professeur est un modèle identificatoire pour l’élève. C’est au professeur de donner l’exemple en matière de civilité et d’éducation. L’emploi de la trique est un aveu de faiblesse, un signe de maladie mentale.

Seuls les ignorants ou les psychopathes (car ils projettent sur les autres leurs propres ressentis) sont persuadés de la nature malfaisante de l’homme. Pour ces individus dénués d’humanité, le «mal» est intrinsèque à l’homme. Ils voient le mal partout, car il est surtout ancré en eux. Et pour combattre le mal, ils proposent de le guérir par la contrainte, la violence, la soumission, l’obéissance. Ce remède est pire que la prétendue maladie.

On l’oublie souvent : la contrainte est la mère de la méchanceté et l’obéissance, le père des bourreaux.

Ces enfants de la contrainte violente et de l’obéissance servile, représentant la majorité de la population dite «gens normaux», constitue de futurs bourreaux, pervers narcissiques, disposés à semer la terreur et la mort si quelque autorité l’exige.

Revenons à cette douce expérience scientifique dévoilant l’humanité profonde de nos contemporains. Au cours des décharges électriques, comment expliquer que ces cobayes (cowboys ?) se montrent aussi insensibles aux cris de douleur émis par les personnes en situation de torture ? D’autant que l’expérience inclut un feed-back émotionnel dont on pourrait penser qu’il devrait inciter les sujets de l’expérience à refuser de poursuivre. En fait, en élèves dociles et soumis, ayant intégré les mécanismes de la torture sociétale et de la souffrance pathologique intériorisée, tolérée et acceptée, ces gens agissent en criminels et assassins car ils sont éducativement et socialement « normaux», à l’image de la société autoritaire qui les a façonnés, embrigadés fabriqués en vue de leur obéissance.

«Qui aime bien châtie bien.» «Si je te fais mal, c’est pour ton bien», ou bien : «Tu me remercieras plus tard.» Voici le genre de maximes d’une grande humanité que tout enfant s’entend asséner par ses parents, ses professeurs et autres autorités de substitution. «Qui aime bien châtie bien», aime à répéter le parent à sa progéniture. Alors que la réalité humaine nous prouve que celui qui aime ne châtie pas.

Avec de tels «principes éducatifs» et la souffrance et la torture font alors partie de leur conception de la vie, principes assimilés au «bien». Châtier et supporter les châtiments constituent un mode de fonctionnement normal, psychologique et éducatif de l’homme élevé avec de tels principes éducatifs. Dès lors la frontière entre le bien et le mal est parasitée par des conceptions totalement erronées. La perception du bien et du mal est faussée. Eduqués par de telles conceptions éducatives confuses, il ne faut pas s’étonner que ces hommes soient potentiellement capables de se métamorphoser en criminels, en psychopathes. Des serviteurs zélés des pires régimes, des pires dictatures.

Ce sont ces mêmes «gens normaux» qui sont capables d’appuyer sur le bouton des décharges électriques, sans discontinuer, sans scrupule ni remord.

De toute évidence, cette obéissance, cette déficience mentale est le corollaire de l’autorité. Sans autorité instituée et contraignante, point d’obéissance. Sans apprentissage précoce et intériorisation de la soumission à l’autorité, point d’obéissance. Par son obéissance, l’homme signe sa soumission et reconnaît à l’autre le droit d’exercer son autorité. On récompense l’obéissance au degré élevée de sa soumission à l’autorité. Plus l’obéissance est obéissante, plus la servitude est récompensée.

L’homme n’a rien à apprendre du chien en matière d’obéissance à son maître. D’ailleurs, depuis que le chien est devenu l’ami de l’homme, il a perdu sa liberté. Il a développé un instinct humain d’obéissance remarquable par sa longévité. Et il n’est pas près de s’en défaire, à l’image de son «maître», l’homme, qui porte l’obéissance comme une seconde peau.

Excepté dans les contextes extrêmes de guerre, de colonialisme, d’esclavage, de prise d’otage, l’obéissance s’exécute librement, elle s’offre en toute quiétude à l’autorité. Dès lors, ce n’est pas l’autorité qu’il faut incriminer, mais l’obéissance qu’il faut condamner. Pas d’autorité sans obéissance. Eliminer l’obéissance : l’autorité aussitôt s’effondre, s’éteint. En vérité, il est plus difficile de venir à bout de l’obéissance que de l’autorité. L’obéissance est un cancer qui ronge la société autoritaire.

L’apprentissage de l’obéissance s’exerce principalement au sein de l’éducation nationale. A cet égard, les circulaires de l’éducation nationale sont explicites. Ces écoles-casernes se chargent d’inculquer la discipline. Le conditionnement s’exerce durant au moins une quinzaine d’années pour fabriquer des adultes diplômés ès obéissance. Des adultes prêts à s’engager sous l’autorité d’un patron, d’un haut gradé pour servir dans l’armée, sévir sous toute autorité. Prêts à appuyer sur le bouton des décharges électriques.

De même, le sport, notamment d’équipe, est une autre école de cette violence exercée contre la liberté d’agir et de penser. L’école du sport (qu’il faut différencier du sport pratiqué par plaisir individuellement) se charge également d’enseigner la discipline, l’obéissance, notamment dans les clubs. Il n’est donc pas surprenant que l’école et le plus populaire sport, le football, soient devenus des terrains d’exercice des pires violences. Pas surprenant que la société capitaliste fondée sur l’obéissance à l’autorité ait fait de l’école et du football les lieux privilégiés du conditionnement social, d’embrigadement idéologique.

De surcroît, Il ne faut pas oublier le rôle de la télévision et du cinéma. En effet, ces deux instances médiatiques et filmiques diffusent quotidiennement des émissions et des films où toutes les violences gratuites sont ainsi légitimées. Ces deux médias participent à la banalisation de la violence, à la normalisation des comportements antisociaux par la diffusion de programmes et de films valorisant la violence.

On entend souvent dire que «les prisons sont la meilleure école pour fabriquer des bandits, des psychopathes, des malades mentaux». Mais c’est notre société capitaliste contemporaine moderne qui est la meilleure école pour fabriquer ces spécimens, ces énergumènes, à l’échelle industrielle. Ces bandits et malades mentaux, devenus la norme, capables d’appuyer sans scrupule sur le bouton de décharges électriques sans interruption.

Par l’intériorisation de la maxime hautement éducative «qui aime bien châtie bien» (je te fais du mal pour te faire du bien), la souffrance individuelle intégrée comme une bienfaisante action publique, il n’est pas surprenant que le docile et obéissant enfant se mue à l’âge adulte en potentiel bourreau. Que la majorité de ces adultes figurent parmi les quatre-vingts pour cent des cobayes disposés à appuyer sans scrupule sur le bouton des décharges électriques, avec une joie carnassière et une férocité jubilatoire. L’expérience scientifique s’est déroulée dans une situation normale, au sein d’un laboratoire, avec des personnes innocentes. Qu’adviendrait-il dans un contexte de bellicosité réelle ? Assurément, la férocité de ces personnes se déplorerait et se déchaînerait avec une plus sanglante cruauté.

Cette expérience scientifique dévoile la nature pathologique de la majorité des hommes et femmes de notre société. La férocité dont ils sont capables révèle des personnalités psychopathiques. Ces caractéristiques pathologiques ne sont pas la conséquence de facteurs externes, mais la traduction du fonctionnement même de leur «normalité». Aussi longtemps que l’autorité et l’obéissance constituent des vertus sociales, la société fonctionnera comme une jungle composée d’animaux bipèdes régis par le seul instinct de domination et de meurtre. La vie n’a aucune valeur.

Dans le rapport analysant l’expérience scientifique, il est indiqué que «mieux le sujet était intégré à la société, plus il était susceptible d’obéir à l’ordre de torturer». Ce constat est alarmant. Cela révèle que 80% de gens socialement intégrés, dits «civilisés», sont disposés à torturer, à maltraiter, à massacrer des personnes en cas de nécessité. Par exemple, sévir comme mercenaires au service du terrorisme d’Etat, des bandes criminelles religieuses ou mafieuses, des milices ethniques irrédentistes. Que l’on ne s’étonne pas des récurrents massacres collectifs perpétrés par des jeunes psychopathes au sein des établissements scolaires. Des jeunes psychopathes disposés à se faire exploser au milieu d’une foule. A foncer au volant d’un camion sur des piétons.

Au reste, si 80% acceptent joyeusement d’exécuter des ordres inhumains, cela laisse une grande marge de manœuvre à l’Etat pour puiser une masse moutonnière brute disposée à remplir les basses besognes criminelles et meurtrières pour perpétuer son ordre établi. J’ai toujours pensé que le fascisme se love dans le giron de la démocratie bourgeoise, dans les entrailles du capital. Le fascisme est le frère siamois de la démocratie bourgeoise. Ce sont les deux revers de la même médaille capitaliste.

Dans l’expérience scientifique, il demeure 20% qui n’ont pas exécuté les ordres. Selon le compte rendu du rapport, «les insoumis étaient plutôt les marginaux, des individus mal intégrés». Le salut de l’humanité viendrait-il de sa marge ? Et en marge de l’ordre existant ? Salut porté par cette frange pourvue encore d’humanité, réfractaire à toute obéissance, révoltée congre toute autorité, éprise de principes de liberté et d’égalité, attachée à la fraternité ?

«Tu es malade, petit homme, très malade ! Ce n’est pas ta faute. Mais il ne tient qu’à toi de te débarrasser de ton mal. Tu te serais débarrassé depuis longtemps de tes oppresseurs si tu n’avais toléré et parfois soutenu activement l’oppression. Aucune force de police au monde ne serait assez puissante pour te supprimer s’il y avait, dans ta vie quotidienne, seulement une étincelle de respect de toi-même, si tu avais la conviction intime que sans toi, la vie ne continuerait pas un seul jour.»

«Tu refuses d’être un aigle, petit homme, c’est pourquoi tu es la proie des vautours.» (Wilhelm Reich)

MK

ALGERIE: Il suffit de déambuler un moment dans les rues pour voir des passants, indolents et débonnaires, jeter des ordures dans la rue, l’un un gobelet de café, l’autre un sachet, d’autres des mégots ou carrément des paquets d’immondices.

Y a-t-il encore la loi ?
août 30, 2018 – 7:24 Kenzi Adam 11 Commentaires
Ordures maquis
L’absence de l’Etat est criante dans tous les secteurs. D. R.
Par Akram Chorfi – Il suffit d’aller en profondeur dans les maquis agricoles pour se rendre compte de visu des pratiques criminelles de certains maraîchers qui tirent des tuyaux d’irrigation à partir de ruisseaux d’eaux usées qu’ils ont pratiquement aménagés et structurés pour ce faire.

Il suffit d’aller au square Port-Saïd pour voir violer la loi sur le change avec des dizaines de jeunes exhibant des liasses de dinars et de devises et commerçant librement dans la rue avec les citoyens par l’action et la vente de l’argent ; une activité digne d’une banque agréée.

Il suffit d’aller dans la bouillonnante rue Ferhat-Boussaâd, en plein cœur d’Alger, pour trouver là une faune de jeunes vendeurs à la sauvette qui concurrencent les vitrines du coin, en proposant à des prix compétitifs les produits mêmes que les commerçants officiels, contribuables contraints, proposent un peu plus chers.

Il suffit d’opérer des contrôles et des perquisitions chez les grossistes pour y trouver ces mêmes produits de l’informel venus d’ailleurs, sans factures et en-deçà de toute norme de qualité, pour se poser la question de savoir comment ces produits sont entrés en Algérie.

Il suffit de simuler une action de location de logement un peu partout en Algérie pour se rendre compte des conditions frauduleuses et prohibitives d’accès au marché locatif, nœud gordien de la crise du logement et un des symptômes de la prise d’otage, par les particuliers, de la politique publique de l’Etat, réduite à une fuite en avant sur les chantiers médiocres de la construction.

Il suffit d’aller dans les marchés des fruits et légumes pour se rendre compte à quel point le consensus – fait très rare – entre cette catégorie d’Algériens s’est fait pour affamer et appauvrir davantage le citoyen.

Il suffit de déambuler un moment dans les rues pour voir des passants, indolents et débonnaires, jeter des ordures dans la rue, l’un un gobelet de café, l’autre un sachet, d’autres des mégots ou carrément des paquets d’immondices.

Il suffit de… Mais il semble bien que les responsables, élus et pouvoirs publics confondus soient de cette catégorie qu’on envoie chercher de l’eau dans la mer et qui reviennent bredouilles, prétextant que l’eau de la mer s’est tarie. Comment expliquer autrement la persistance, dans l’impunité et la complaisance, de ces pratiques que la loi réprouve et condamne ?

Y aurait-il une façade de modernité républicaine déclinée à travers les lois écrites et une réalité parallèle qui permet à la machine sociale et économique de tourner, selon des lois non écrites qui ménagent la gabegie locale ?

Il suffit de savoir que c’est le cas pour ne plus revisiter ce genre de questionnement. Pour cela, il suffit qu’on le dise et que cela soit entendu, entre nous, bien sûr.