Les critères permettant la dissolution d’une organisation sont définis à l’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure1, reprenant l’article 1er de la loi du 10 janvier 1936 : provoquer à des manifestations armées dans la rue ; être de type paramilitaire, c’est-à-dire présenter, par sa forme et son organisation, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ; avoir pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement ; avoir une activité tendant à faire échec aux mesures concernant le rétablissement de la légalité républicaine (après le régime de Vichy) ; avoir pour but soit de rassembler des individus ayant fait l’objet de condamnation du chef de collaboration avec l’ennemi, soit d’exalter cette collaboration ; soit provoquer à, soit propager des idées ou théories tendant à justifier ou encourager la discrimination et le racisme (la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée) ; se livrer, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l’étranger. La dissolution d’une organisation peut donc intervenir pour ses activités, sa forme d’organisation, ou ses buts

À Lille, les identitaires patrouillent dans le métro et sortent de la rame les personnes ayant l’air « sans papier ». Face au retour des groupuscules fascistes,

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