ALGERIE : LE TRAIN RAPIDE LE PLUS LENT DU MONDE

Pas de commentaire

206727-le-ministre-des-transports-a-procede-hier-aux-premiers-essais

La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) n’a d’autre choix que d’étoffer et de moderniser son réseau et son matériel pour donner corps à son ambition de prendre la place qui lui revient et dans le transport de voyageurs et dans le convoyage de marchandises dans une économie en pleine mutation. C’est l’idée qui se dégageait des propos de Yacine Bendjaballah, le patron de la SNTF, sur la Chaîne 3 de la Radio nationale, hier.
Le programme de modernisation de la SNTF a commencé, en fait, en 2015 et de nouveaux trains sont venus graduellement remplacer les anciennes machines jusqu’à la réception des 17 trains intercités Coradia d’Alstom, dont le premier sera réceptionné ce week-end pour être mis en exploitation avec un voyage inaugural prévu pour le 2 mars prochain et le premier voyage commercial le lendemain. C’est en quelque sorte l’aboutissement d’un travail de longue haleine mené pour mettre à niveau la SNTF qui, doit-on le rappeler, est passée par des heures très pénibles.
«L’entreprise n’est plus déficitaire. Depuis 2017, la SNTF est de nouveau solvable et est désormais en mesure de rembourser ses dettes et, notamment, de répondre aux échéances bancaires dans les délais», a assuré Yacine Bendjaballah qui, à l’occasion, a mis en exergue le soutien des pouvoirs publics à travers, entre autres, les facilitations fiscales et autres avantages accordés par le Conseil de l’investissement. En tous les cas, l’équilibre d’exploitation, la SNTF compte l’atteindre à l’horizon 2020 au moment où l’ensemble de ses produits couvriront les charges «et même dégager un petit bénéfice». Pour atteindre cet objectif, Yacine Bendjaballah a confié que son entreprise devra transporter 60 millions de voyageurs et convoyer 17 millions de tonnes de marchandises. La réception des Coradia s’inscrit dans cet objectif, avec l’augmentation du nombre de trains et de la qualité de service.
Evidemment, la question du premier train à grande vitesse est revenue dans l’intervention du DG de la SNTF qui s’est fait un point d’honneur de rappeler que la vitesse ne dépend pas uniquement du matériel roulant. «On est conditionnés par l’état des infrastructures», a-t-il précisé avant de confier : «Pour le Coradia, nous sommes en discussions avec l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) pour nous libérer, d’ici le mois de mars prochain, quelques lignes pour permettre à nos trains de rouler à des vitesses supérieures à 100-120 km/h» pour ensuite assurer que «c’est un début, on commencera à augmenter crescendo nos vitesses commerciales jusqu’à atteindre nos prévisions, c’est-à-dire 160 km/h dans les années à venir». Ceci pour parler du train à grande vitesse, c’est l’objectif, dira t-il. Un objectif qui, toutefois, nécessite des préalables à mettre en place pour espérer aller au-delà de 120 km/h, notamment la suppression des passages à niveau et éviter les constructions à proximité de la voie. «Techniquement, le Coradia peut rouler à 160, mais un grand travail de sensibilisation doit être mené», a recommandé le DG de la SNTF pour annoncer, juste après, que le trajet Alger-Oran sera bientôt effectué par ces nouveaux trains pouvant rouler à une vitesse de 160 km/h, pour, dans un second temps, voir la capitale reliée à Constantine et Annaba par le biais du même type de trains.
En parallèle à la dotation de la SNTF d’un parc de trains des nouvelles générations, l’entreprise s’est, d’un autre côté, attelée à la réhabilitation de son ancien matériel dans ses propres ateliers. C’est ainsi que des voitures retapées complètement à neuf ont été remises en service, et des gares reçoivent en ce moment même un toilettage qui leur redonnera vie comme cela semble le cas de la stratégique entreprise que constitue la SNTF dont les usagers auront bientôt le plaisir de reprendre le train de nuit Alger-Oran. Par ailleurs, comme c’est le sujet de prédilection du moment de millions d’usagers des transports publics à travers le pays, Yacine Bendjaballah a démenti ce qui est colporté ici et là depuis quelques jours quant à l’augmentation des tarifs des titres de voyage. Ce qui a été fait, c’est juste que la SNTF a appliqué un réajustement de 10 dinars pour une distance minimale parcourue de 5 kilomètres, et s’aligner ainsi sur les prix des autres transporteurs urbains, en attendant l’avènement du ticket commun.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s