REPONSE :aux bou khnounas qui osent critiquer »LE PRESIDENT BOUMEDIENNE »

Sallam,ce matin en parcourant FB,je suis déçu par le comportement d’une certaine personne …pour qui j’avais une estime…vue ces positions….sa soit-disante expérience dans le monde des affaires,ses deboires avec la bureaucratie,etc mais j’avais un doute et tant mieux Jusqu’à present .je respect les positions politique de chacun ,mais là face a ce qu’il a vomi sur le president Boumedienne…je lui repond avant de le bloquer….
Rarement je sors de mes gonds pour verser dans l’impolitesse mais devant des energumenes de ton espece point n’est besoin de prendre des gants , car sans Boumedienne ,Tu serai alnaphabéte….un gueux…un vendeur à la sauvette….etc
l’anémie actuelle du pays de plus dans un environnement de plus en plus chaotique marqué par l’errance des pays arabes:
Laissez-moi vous rappeller ce qu’était l’Algérie en 1965. Après la période euphorique de l’Indépendance, où le pouvoir se croyait tout permis en usant et en abusant de la démagogie le pays était plus exsangue que jamais. Que faire? Pas d’argent! Pas de cadres! Pas de système éducatif! Un pays profondément meurtri et déstructuré! Un environnement international sans pitié. Il est vrai que l’aura de la Révolution faisait que l’Algérie avait suscité un respect et une admiration réels. Je vous rappelle que l’embryon d’industrie algérienne était tourné, avant l’Indépendance, vers « la Métropole », l’Algérie c’était surtout le vin et dans les dernières années de la colonisation, le pétrole. La révolution industrielle, ce que l’on appelait les «industries industrialisantes», a permis la création de dizaines d’entreprises nationales, de dizaines de milliers d’emplois. On me dit qu’elles ont disparu! Disparue la Sonitex avec le plus grand complexe d’Afrique qu’était Draâ Ben Khedda, disparue la Snvi qui fabriquait les cars-camions, disparue la Sonacome! Vendu El Hadjar! Dans quel monde vivons-nous où nous sacrifions nos défenses immunitaires pour l’inconnu et le bazar où l’affairisme le dispute au népotisme! Nous ne savons plus rien faire par nous-mêmes. Nous payons avec les dernières gouttes de pétrole. Nous avons, en fait, basculé vers la métropole moyen-orientale dans ce qu’elle a de moins glorieux, le farniente, la fatalité et en définitive l’installation dans les temps morts par rapport aux changements spectaculaires que je constate dans les pays développés. (1)

«Kararna ta´emime el mahroukate» (Nous avons décidé la nationalisation des hydrocarbures)! Par cette phrase, Boumediene annonçait à la face du monde que l´Algérie tenait en main son destin énergétique. En fait, écrit Luiz Martinez, ces critiques avaient peu de poids au regard de la dynamique du régime de Boumediene. Le succès de la nationalisation du secteur des hydrocarbures en 1970-1971 octroyait au régime les moyens financiers d’asseoir sa politique de développement. Ainsi, tout au long de la décennie 1970, le taux de croissance avoisinait les 7% et le taux d’investissement brut dépassait les 35%! Cette croissance exceptionnelle faisait apparaître l’Algérie comme un «dragon» en Méditerranée…Dans la mémoire collective, cette décennie fait figure d’un âge d’or, d’une période où le devenir de l’Algérie était celui de l’émergence d’une puissance régionale, fondée sur un État fort et respecté, et d’une économie prospère tirée par le succès des «industries industrialisantes». (2)

Le visionnaire et les mutations du monde

Il est incontestable que vers la fin de son règne, Boumediene avait été gagné au goût de l´action diplomatique. Il voulait donner à l´Algérie une place qu´elle n´avait jamais occupée auparavant sur la scène internationale. Le Sommet des Non-Alignés de 1973 a constitué une étape fondamentale qui a servi de tremplin. L´apothéose de ce redéploiement diplomatique fut, incontestablement, la participation de Boumediene, en avril 1974, à la session spéciale de l’Assemblée générale de l´ONU où il a prononcé un discours mémorable sur le Nouvel ordre économique international. Dans son fameux discours, il avertissait.

Le nouvel ordre économique qu’avait appelé de ses voeux le président Boumediene à la tribune de l’ONU est toujours d’actualité. Il avais mis en garde, en vain, le «Nord» contre ce déséquilibre qui, s’il n’était pas résorbé, devait amener des cohortes de gens du Sud vers le Nord. L’Occident- même englué dans sa crise- est plus arrogant que jamais, un monde plus juste est pour le moment encore une utopie. «Les peuples, disait Boumediene, qui ont faim, ont besoin de pain, les peuples ignorants de savoir, les peuples malades d´hôpitaux.» Cette phrase de Boumediene à la Conférence des Etats islamiques à Lahore en 1974 est profondément subversive pour les potentats arabes et les musulmans.

Boumediene ne se faisait pas d’illusion sur le Monde arabe. «J’ai moi-même découvert avec étonnement et consternation que les Égyptiens et par extension les peuples du Machrek et leurs dirigeants ne connaissaient ni le Maghreb ni les Maghrébins. Lorsqu’ils en parlaient ou lorsqu’ils les rencontraient, ces gens traitaient les Maghrébins avec condescendance et même avec mépris.» Il est vrai que, depuis, nous avons, de fait, basculé vers la métropole moyen-orientale dans ce qu’elle a de moins glorieux, le farniente, la fatalité et en définitive l’installation dans les temps morts par rapport aux changements spectaculaires constatés dans les pays développés.

Souvenons nous ! Boumediene avait milité très tôt pour un Nouvel Ordre Economique Mondial en 1974 avec un discours phare à la tribune des Nations Unis ? L’Editorial du Journal Le Monde lui rend hommage : «Boumediene a été un des premiers à comprendre que le principal conflit du dernier quart du vingtième siècle ne serait plus celui opposant l’Est à l’Ouest mais le Nord au Sud, les peuples riches aux peuples pauvres, les États industrialisés aux pays sous-développés. Aux autres, il offrait le prestige extérieur et les desseins ambitieux particulièrement séduisants pour ce peuple plein de fierté. Il semblait vouloir faire de l’Algérie la Prusse de l’Afrique, voire du Monde arabe… Énigmatique silhouette drapée d’un burnous noir, il aura disparu avant de réaliser ce rêve. Et, surtout, avant d’avoir réussi dans son pays ce total et harmonieux développement qu’il tenait, pourtant, pour essentiel. Editorial, «Un héritage important» (3)

Que devons nous retenir de Boumediene ? «Boumediene, écrit Mohamed Chafik Mesbah, continue de réveiller chez le peuple algérien un profond sentiment de fierté nationale. Il continue de symboliser les aspirations populaires à la justice sociale et au progrès économique. Le peuple algérien respecte l’intégrité de Boumediene, lequel ayant adopté un mode de vie confinant à l’ascétisme, est resté à l’abri des tentations mercantiles auxquelles n’ont pas résisté bien d’autres responsables de son époque. (…) Sur le plan du mode de gouvernance et des choix politiques sur lesquels il repose, soulignons que Boumediene aurait consacré l’intégralité des recettes pétrolières à l’investissement productif. Jamais il n’aurait toléré les dépenses dispendieuses d’aujourd’hui ni d’ailleurs ces placements inconsidérés en bons du Trésor américain. Boumediene, par ailleurs, est un nationaliste ombrageux et déterminé. Il n’aurait jamais admis – fâcheux précédent au demeurant – que son chef du gouvernement, sans argument essentiel, se déplace à la résidence de l’ambassadeur de France pour déjeuner avec un secrétaire d’Etat français de second rang. De même, il n’aurait jamais autorisé son ministre des Affaires étrangères – comme s’il devait aller à Canossa – se faire auditionner, à Paris, par des députés de l’Assemblée nationale française. (…) C’est, sans doute, cette capacité à agir, pragmatiquement, qui explique que, nonobstant ses positions tranchées de politique étrangère, Boumediene ait pu entretenir des relations économiques solides, mutuellement profitables, avec les Etats-Unis(4).

Si Boumediene était parmi nous, il ne permettrait pas que la dignité algérienne soit sous-traitée avec la Turquie qui nous défend pour le génocide car nous sommes incapables de le faire nous-mêmes. Où en sommes-nous en 2018? Le vent de la révolte souffle sur les pays arabes, nous nous croyons immunisés car «nous avons déjà payé». Fragile certitude, car nous ne sommes plus seuls à décider de notre destin, nous rentrons dans le cadre d’un mouvement mondial. Pour n’avoir pas encouragé la science, le savoir, les débats d’idées à titre d’exemple, il n’existe qu’un seul centre de réflexion think thank alors qu’il en existe des milliers ailleurs.

Notre diplomatie, malgré nos efforts, est évanescente, elle n’est pas basée sur des analyses fines, sur la recherche opérationnelle, sur les analyses mathématiques des situations qui mettent en oeuvre des modèles de simulation, mais sur l’empirisme avec toujours la certitude que le Chef ne se trompe pas. Il n’est que de voir le retour d’écoute de nos ambassades à l’étranger qui elles aussi se sont installées confortablement dans les temps morts.

Le pays des miracles

Au moment où de par le monde on élabore des stratégies sur l’avenir, nous, nous sommes spectateurs de notre destin, à telle enseigne que nous sommes une variable de négoce entre la Turquie et la France. Mieux, nos partis politiques, qu’ils soient dans le pouvoir ou à côté s’agitent frénétiquement en prévision de la prochaine répartition des prébendes législatives et presidentielle sans naturellement, sans aucune perspective digne d’emporter l’adhésion des jeunes. Leur programme se résume globalement à trois incantations. L’Algérie est forte, c’est le pays des miracles, elle est défendue par sa famille révolutionnaire, seule légitime sachant bien que la Jeunesse est depuis bien longtemps allergique à ce discours. L’Algérie est un pays musulman et l’Islam est la solution. Enfin, il faut aller vers la démocratie quand bien même elle serait exogène et aéroportée… Qu’avons-nous fait de pérenne si ce n’est donner l’illusion à l’Algérien qu’il était «arrivé» en lui permettant de convertir des barils de pétrole en 4×4, en appareils portables, vissés à l’oreille sans aucune création de richesse! On peut sans doute reprocher beaucoup de choses à Boumediene, mais c’était un Homme d’Etat au sens de la définition suivante. « Un homme politique pense aux prochaines élections, un homme d’Etat pense aux prochaines générations». Tout est dit Et toi qui ose le critiquer qu’a tu fait pour l’Algerie qui te permet de voyager de te soigner de frimer avec tes selfies de l’etranger fringuer comme un mannequin avec les euros que tu a detournés regarde-toi d’abord dans un miroir avant de critiquer un disparu..j’arrete là allez je vous souhaite une bonne journée en ce dimanche amicalement votre frére M.L.B

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