le Yennayer semble bénéficier d’une attention particulière, seule fête païenne…si je l’ai souhaité sur mes pages et sites, c’est par respect… tout comme pour le noel ou jour de l’an du calendrier grégorien…..mais il est temps de clarifier la chose….

LES FÊTES D’ORIGINE PAÏENNE

 

Parmi les fêtes populaires célébrées dans l’Afrique du nord aujourd’hui, le Yennayer semble bénéficier d’une attention particulière, seule fête païenne qui continue à être fêtée avec assiduité depuis des millénaires dans toute l’Afrique du nord.

 

Avec toutes les variantes orthographiques yennayer, yennar, ennayer, naïr, ce terme est attesté aussi bien parmi les divers parlers amazighs qu’en arabe vernaculaire nord-africain, du Tell jusqu’au territoire touareg aux confins sahariens, il marque le nouvel an agraire et coïncide avec le solstice d’hiver.

Le calendrier berbère est une survivance du calendrier julien

Il est admis chez les scientifiques que le calendrier julien fut adopté par tous les cultivateurs du Nord de l’Afrique car il offrait un cadre commode dans lequel s’inscrivaient les grandes étapes du cycle annuel de la végétation, ce calendrier a conservé, déformé par les parlers locaux, les noms latins des mois, Yennayer correspond au mois d’Ianiarius (janvier), Yebrir à Aprilis (avril), c’est omber à september (septembre) ou Jamber à December (décembre).

Le calendrier julien est introduit par Jules César en -46 pour remplacer le calendrier romain. L’année julienne compte 365,25 jours lesquels se décomposent en 12 mois de 28, 30 et 31 jours, ainsi qu’un jour intercalaire tous les 4 ans (année bissextile).

Il constitue la base de ce qui est aujourd’hui connu comme « calendrier universel » ou « calendrier grégorien », né d’une réforme de ce calendrier julien par le pape Gregoire XIII, le 4 octobre 1582.

Le calendrier berbère et le roi Chachnaq

Nous accueillerons dans quelques jours l’année 2968du calendrier berbère, elle correspond à l’année 2018, mais pourquoi cette référence de plus de 950 ans ? Cette question a fait l’objet de moult spéculations.

Si le calendrier amazigh paraît plus ancien que le calendrier universel, sa création n’en est pas moins récente, elle remonte à l’année 1980 et on la doit au grand militant chaoui Ammar Negadi. À l’image de l’ère chrétienne qui commence à partir de la naissance du Christ et le calendrier musulman (de l’hégire) qui a pour point de départ l’exil du prophète de la Mecque vers l’oasis de Médine, il fallait au concepteur du calendrier amazigh trouver un évènement marquant dans l’histoire du peuple amazigh, un fait historique incontestable pour en faire le point zéro du calendrier, son choix est porté tout naturellement sur l’an 950 avant Jésus-Christ et qui correspond à la date où le roi berbère Chachnaq 1er (orthographié également Chichnaq, Chichneq, Sheshonq …) fût intronisé pharaon d’Egypte et fonda la XXIIème dynastie qui régna sur l’Égypte jusqu’à l’an 715 av. J-C . Ce roi berbère avait réussit à unifier l’Egypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue par-là-même, la première date de l’histoire berbère sur un support écrit.

Après avoir trouvé la date/repère de l’ère berbère, Ammar Negadi s’attaqua à la conception du calendrier qu’il publiera en 1980 par son association Tediut n Aghrif Amazigh (Union du Peuple Amazigh -UPA-), il écrira : « Le calendrier, très simple et très modeste, à la mesure de nos moyens à ce moment-là, se présentait de la façon suivante : il était à la fois manuscrit et dactylographié, au format 30 x 42 cm, en son centre, sur les ¾ du haut il représentait un Tergui prêt à dégainer son glaive, l’écriture et le dessin étaient en bleu indigo».

Yannayer, la fête païenne qui a vaincu le clergé chrétien et musulman

Excepté Jean Servier qui voyait dans le calendrier berbère une influence copte, tous les autres spécialistes sont presque unanimes pour faire le lien entre Yannayer et le « Ianiarius » romain, mois dédié au dieu Janus, divinité des seuils, Ianiarius symbolise le renouveau, cette fête du Nouvel An romain est également appelée « calendes de Janvier’’.

Il existe plusieurs preuves attestant que cette fête des « calendes de Janvier’’ était célébré dans l’Afrique du nord au grand dam des hommes de religion aussi bien chrétiens que musulmans qui l’ont combattue sans relâche. Le premier à le faire fut Tertullien (env. 150 – env. 230) de souche africaine né et mort à Carthage, ce rigoureux Père de l’Eglise s’indigna contre les réjouissances qui ont lieu chaque année à Carthage pour célébrer les calendes de Janvier, la plupart des Chrétiens écrit-il, ’’se sont persuadé qu’il était pardonnable d’agir comme les païens (…) Etait-ce en célébrant les saturnales et les kalendes de janvier qu’il [l’Apôtre] plaisait aux hommes? (…) [Il] est interdit de suivre les superstitions païennes…’’. Un siècle et demi plus tard c’est Saint Augustin d’Hippone (354-430) qui fustigera le Ianiarius dans son célèbre ‘’ De Civitate Dei contra paganos’’ (La Cité de Dieu contre les païens).

Après les admonestations des prédicateurs chrétiens qui n’eurent qu’un médiocre succès auprès de leurs ouailles, au Moyen-âge c’est autour des prédicateurs musulmans d’interdire aux fidèles de participer à cette fête des « polythéistes » (moch’rikin), Muhammad ibn Waddah al-Qurtubi (mort en 900 à Cordoue) fut le premier auteur à condamner la pratique des célébrations du Nouvel An comme contraire à l’Islam dans son ouvrage Al-Bida’ wa’l-Nahiy ‘anhaa, premier livre spécifiquement écrit par un savant musulman contre la bid’a (hérésie, l’innovation en religion). Un autre le docteur religieux malekite Abu Bakr Muhammad al Turtusi (1059-1126), citera Yennayer dans un ouvrage contre les nouveautés et les innovations en religion intitulé Kitab al hawadit wa-l bida .

Le Mouloud pour concurrencer Yennayer

En 1250 un cadi musulman Abu al Abbas al-Azafi et son fils fondèrent une brève émirat dans la ville de Ceuta (nord du Maroc actuel), à l’aide d’un ouvrage ‘’Adurr ’’ils mirent en garde leur sujet contre les ‘’nouveautés » (muhdathat al-umur) qui font sortir les Musulmans d’Afrique du Nord du sentier tracé par « les pieux anciens » (salaf al-muslimin), à savoir le prophète Muhammad et ses compagnons, qu’il convient d’imiter en tous points. Parmi ces dernières, les al-Azafi distinguent tout particulièrement « l’anniversaire de Jésus [Noël] (…) et al- Yannayr, sept jours plus tard », Al Azafi et son fils allèrent jusqu’à introduire une nouvelle fête en Afrique du Nord, une fête musulmane qui serait certes une innovation, mais non blâmable : la célébration de l’anniversaire du prophète Muhammad, dite « Mouloud ». Al Azafi pense qu’en célébrant le Mouloud, les Musulmans pourront assouvir leurs désirs de rituels festifs sans déroger aux principes de la religion islamique. Cette fête, déjà connue à l’époque en Syrie et en Egypte, ne semblait pas pratiquée en Afrique du Nord.

Les Berbères ont adopté depuis la fête du Mouloud sans pour autant renoncer à leur Yennayer qu’ils ont continué à fêter chaque année avec une assiduité sans cesse renouvelée que ni les prêtres de l’église, encore moins les docteurs musulmans ont réussi à les en détourné, prouvant ainsi leur attachement viscéral à leur identité qu’ils ont réussi à préserver à travers les siècles malgré toutes les invasions et les influences.

 

 

 

 UNE FÊTE PAÏENNE.

Dans plusieurs régions d’Algérie, “Ennayer” est fétée copieusement le 12 janvier de chaque année, et quelques jours suivants, avec des manifestations et des rites d’origine paienne, dit-on. C’est donc une féte antérieure à l’avènement de l’Islam, et qui était célébrée dans les royaumes berbères du Maghreb, pendant la civilisation lybico-punique (environ 596 ans avant J-C) pour commémorer, selon certains, la victoire du roi berbère “Chechnak” sur l’armée des pharaons d’Egypte venue agresser les terres algériennes.L’année grégorienne 2018, correspond à l’an  du calendrier berbère. Par ailleurs, le 07 décembre 2010, a débuté l’année hégirienne musulmane 1432. L’an 1 du calendrier musulman a commencé le premier jour de l’Hégire, le 1-er- Mouharram, qui correspond au 16 juillet 622 de l’ère chrétienne, marquant ainsi le jour du départ et d’exil du prophète Mohammed (QSSDSL) et de ses compagnons, à partir de la Mecque vers Médine, en se réfugiant auparavant dans la grotte de Hiraa,pour échapper à leurs poursuivants qoraichites qui voulaient les tuer.

Les cérémonies de la féte “Ennayer” consistent surtout à préparer et consommer un repas copieux, une sorte de ragout à base de poulet, berkoukess et hrira harra bien épicée, avec des mets et des friandises inhabituels, tels les galettes aux oeufs, les crèpes et les beignets de toutes sortes, et une collation composée principalement de fruits secs, tels les noix, noisettes, figues sèches, marrons, amandes, cacaouettes, dattes, oranges, pommes, pistaches et autres fruits exotiques. Beaucoup de gens refusent de célébrer cette féte, affirmant qu’elle n’a aucune relation avec les autres fétes religieuses, mais aussi et surtout, qu’elle fait saigner la bourse du pauvre. C’est sùr qu’il y a dans cette féte, quelque chose d’attirant et un moment d’exception, qui permet de sortir pour un temps, de la morosité du traintrain habituel. Mais parfois cela devient synonyme d’excès, de mascarade et de perte de toute retenue, alors la féte dérape sur d’autres considérations qui échappent à l’ambiance festive normale. Mais n’est-ce pas là, le coté recherché par ceux qui pronent “la folie dans la féte”, au nom de la liberté, de la jouissance et de la démesure? Alors s’agit-il de revenir à des rites et moeurs paiens ?

 

 

C’est la fête indo-européenne du solsticed’hiver. Chez les Germains,Jul c’est plus que le 25 décembre : c’est l’époque qui va de fin no­vembre à début janvier. Jul signifieroue. C’est en effet à ce mo­ment que l’année tourne, bascule. En allemand, Noël c’est Weinachten. Le mot est au pluriel car il désigne les 12 nuits sacrées (du 25 décembre au 6 janvier). Suivant la tradition germanique, Wotan(Odin) parcourt les bois et les champs avec son armée de morts pendant ces 12 nuits. Les Slaves ont une tradition comparable.

Wotan rassemble ses guerriers et les entraîne à la rencontre des démons. Le dieu veille au déchaînement des forces et à l’ordre du monde. Il attire sur lui les puissances chtoniennes et démoniaques qui rôdent dans la nuit et lorsque les sonnailles de l’armée infernale s’élèvent dans les nuits d’hiver, les hommes savent qu’il est là qui chasse sans fin dans les tempêtes du vieux monde. Alors, rassurés, ils songent aux saisons à venir, àl’année qui commence, aux glaces qui vont fondre, à la fertilité des femmes et des champs.

Ce thème se retrouve dans le mythe de la chasse sauvage. Elle est le plussouvent à la poursuite d’uncerf. Le cerf est dans la tradition européenne un animal sacerdotal, le cheval un animal guerrier et le porc un animal producteur. La personnification de ces animaux se re­trouve dans le langage. Ainsi on parle de pied de porc, de biche etc

La période du Solstice d’hivers c’est la grande pause créatrice : on ne travaille pas. Tout ce qui tourne s’arrête. C’est la paix de Jul, la Julfriede. Les chrétiens l’ont reprise en instaurent la trêve de Noël. On trouve une première mention de l’arbre de Noël à la fin du XV° siècle en Alsace. Il va se répandre progressivement en Allemagne, en Autriche, en France, en Belgique etc … L’origine remonte vraisem­blablement à la nuit des temps païens.

L’arbre est important dans la religiosité indo-européenne.

Ainsi, selon la mythologie nordique un arbre puissant serait à l’ori­gine de la vie. Ses racines embrassent la terre et ses rameaux sup­portent la voûte céleste : c’est Yggdrasill le frêne du monde. L’Eglise va réagir contre le sapin de Noël. En 1933, 1’Osservatore romano (journal du Vatican) le considère, avec raison d’ailleurs, comme une coutume païenne.

Le Père Noël a une origine incontestablement païenne. Pour certains, il s’agirait du dieu celte solaire BELEN, pour d’autres de Wotan. Les rennes font penser à Sleipnir, le cheval à huit pattes d’Odin/Wotan.

La distribution de cadeaux renverrait à un ancien rite de fertilité et de fécondité.

TOUT SAVOIR SUR NOROUZ, LE NOUVEL AN PERSAN

Tout savoir sur Norouz, le Nouvel an persan

Norouz ou le nouvel an iranien est le premier jour de l’année selon le calendrier persan. Depuis près de 3000 ans, les Iraniens fêtent ce jour qui correspond au premier jour du printemps, normalement le 21 mars.

Les préparations

Les festivités de Norouz commencent normalement par la soirée de Chârshanbeh Sûri (fête du mercredi)ou la fête du feu, où les gens sautent pardessus le feu à la veille du dernier mercredi de l’année.

A l’occasion de la renaissance de la nature, ils font aussi un grand «nettoyage de printemps» (ou Khâneh Tékani) dans leurs maisons, s’achètent de nouveaux vêtements et des fleurs (notamment la jacinthe et la tulipe). Un personnage appelé Hâji-Firouz, habillé en rouge, annonce l’arrivée du printemps en chantant et en dansant dans les rues.

 

La fête est à son paroxysme lors du changement de l’année, un moment très précis qui est calculé au secondes et qui varie chaque année. Cela peut arriver à 13 heures aussi bien que vers 2 heures du matin.

En attendant ce moment (qui s’appelle Sâl-e Tahvil), les familles se réunissent autour d’une nappe ou une table sur laquelle elles ont déjà mis leurs “Haft-Sîn”, soit 7 objets dont le nom commence par un “S” en persan et qui symbolisent chacun quelque chose ,de la santé à la beauté et la sagesse.

La fête se poursuit après la diffusion du bruit du tir de canon à la télévision et la radio en signe du changement de l’année et les gens se font des voeux du nouvel an.

Les vacances

Ils commencent ensuite à se recevoir, entre familles et amis, et partent souvent en voyage.

Les longues vacances de Norouz durent deux semaines et se termine au jour de Sizdah-bédar (littéralement “le 13 dehors”). Celui-ci correspond au treizième jour du printemps où tout le monde sort pour un pique-nique dans la nature afin de chasser le malheur du chiffre maudis.

(C’est aussi le jour où l’on jette à l’eau le“Sabzeh” ou les jeunes pousses de blé ou de lentille qui faisait partie des Haft-sîn (les 7 objets), signe de la fin des fêtes.)

Norouz en dans le monde

La fête de Norouz est célébrée non seulement en Iran, en Afghanistan et au Tadjikstan (qui sont les principaux pays persanophones), mais aussi au Kurdistan (en Iran, Irak, Turquie et syrien), en République d’Azerbaïdjan, au Pakistan, aux pays de l’Asie centrale et dans certains pays de l’Europe de l’Est.

(Dans plusieurs pays d’Asie centrale comme le Turkménistan, Norouz est fêté non pas comme le premier jour de l’année, mais comme le premier jour du printemps.)

La diaspora iranienne en Europe et aux Etats-Unis fêtent aussi Norouz avec des programmes de musique et danse.

ّLes interdictions

Issue des traditions profanes pré-islamiques, Norouz se fait parfois l’objet de l’interdiction dans certains pays. Cette année, certains religieux afghans ont lancé une fatwa (ordre islamique) selon laquelle Norouz est “haram” (religieusement interdit). Le Président turc a également interdit Norouz dans les provinces kurdes de son pays. Mais ces prohibitions n’ont eu presque aucun impact sur la célébration de la fête de Norouz en Afghanistan et en Turquie.

 

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