Attention, les hackers israéliens surveillent votre ordinateur ! 

Attention, les hackers israéliens surveillent votre ordinateur !

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Comme le terrorisme, la cybercriminalité n’a pas de frontières.

 H .A– Comme le terrorisme, la cybercriminalité n’a pas de frontières. Elle peut partir de n’importe où pour frapper n’importe où. Un des points de départ de ces agissements criminels se trouve en Israël et les médias de l’entité sioniste semblent en tirer fierté dans leurs commentaires sur un livre consacré aux fuites massives de données, intitulé Armes de déstabilisation massive (Fayard), écrit par Pierre Gastineau et Philippe Vasset, deux spécialistes du renseignement pour le site Intelligence Online.

Israël partage cette mauvaise réputation avec l’Inde. C’est ce que nous apprend un des auteurs du livre, Philippe Vasset, dans une interview qu’il a accordée au quotidien français Le Parisien : «Israéliens et Indiens ont fait le choix de développer des filières informatiques très offensives, de former des hackers, de les intégrer dans leurs services de renseignement, puis de les laisser partir pour vendre leur savoir-faire, tout en maintenant un lien avec eux – en clair, qu’ils n’agissent jamais contre les intérêts de leur propre pays. C’est un choix d’Etat pour compenser une faiblesse stratégique.»

L’auteur précise qu’il ne s’agit plus des «hackers désintéressés qui agissaient sous l’égide de principes» ; les hackers israéliens sont des «mercenaires payés et servant toute sorte d’intérêts». Selon Philippe Vasset, «ce n’est plus le village enchanté du hacking des années 1990, c’est une place de marché sur le darknet, une plateforme d’appel d’offres».

Il y a deux ans, des hackers israéliens ont été arrêtés pour une affaire liée à une des plus importantes escroqueries informatiques de l’histoire, avec l’infiltration de plus de 80 millions de comptes de la banque américaine JPMorgan Chase. Ils étaient poursuivis par la justice américaine pour «blanchiment d’argent», «manipulation de cours de Bourse» et «opérations illégales liées à la monnaie virtuelle bitcoin». Leur intrusion illégale, menée à l’été 2014 dans le système informatique de la première banque américaine en termes d’actifs, avait touché 76 millions de ménages et 7 millions de PME. L’escroquerie avait rapporté aux hackers israéliens des millions de dollars versés dans des comptes bancaires domiciliés à Chypre, Hong Kong et en Europe de l’Est.

Plus récemment, il y a un an, le hacker franco-israélien Ulcan, de son vrai nom Grégory Chelli, a diffusé des noms, mails et numéros de téléphones d’une centaine de personnes piratées sur le site de l’essayiste Alain Soral. Le hacker avait affirmé posséder une base de données de 80 000 noms. Il est connu pour pirater des lignes téléphoniques et mener des «actions punitives» contre ceux qui, en France, critiquent Israël. Pour s’attaquer aux militants antisionistes, une de ses techniques consiste à usurper l’identité d’une personne et son numéro de téléphone.

Mais Israël aussi n’est pas à l’abri de cyberattaques. Des médias israéliens ont rapporté, il y a quelques mois, qu’un groupe de hackers libanais affiliés au Hezbollah a réussi à pénétrer un réseau de caméras de sécurité israélien. Le groupe, nommé «Nous arrivons» («Qadimon» en arabe), a dit détenir des photos filmées par ces caméras de sécurité et avoir également piraté des centaines de sites internet.

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