Les terroristes se refugient chez les sionistes….Arrivés à dos d’ânes, des blessés s’en remettent aux médecins israéliens

Que l’on aime ou que l’on aime pas, ce n’est pas cela le problème. L’essentiel est de savoir écouter les vérités brutales qui nous arrivent d’en face car cela donne beaucoup à réfléchir et à méditer sur notre pays qui se vide lentement de sa sève.

Les images qu’on a tous vues en ce 29 octobre à travers Facebook m’ont refroidi avec le buzz qu’elles ont produit en Algérie et hors de ses frontières . Elles m’ont laissé sans voix. Elles m’ont presque figé. Elles ne pouvaient laisser personne indifférent surtout à deux journées de la date d’anniversaire du 1er Novembre 1954. Essayons d’imaginer ce que faisaient en ces jours-ci Ben M’hidi, Didouche et Benboulaid, pour ne citer que ces héros, en cette veille du déclenchement de la révolution. Ils rêvaient sans doute beaucoup pour nous et pour la destinée de notre pays.

Nos martyrs aspiraient à nous tracer un autre avenir que celui de la servitude et l’avilissement. Ils ne pensaient point que leurs descendants souhaiteraient vivre sous d’autres cieux. ’université algérienne est en train de former une élite pour… l’étranger », a déclaré le professeur, soulignant que l’élite du pays est très convoitée, notamment par les universités européennes et américaines.Nos héros voulaient juste l’indépendance du pays du joug colonialiste et bâtir un pays qui survivra aux hommes dans lequel la justice, l’ordre et l’état de droit régneront. Ils ne pensaient pas qu’une fois les yeux fermés, les gouvernants post-indépendance allaient dévier de ces valeurs de la liberté. Ils ne pensaient pas qu’un jour leurs arrières-petits enfants allaient prendre la fuite pour espérer atterrir au nord puisque la terre qui devrait leur revenir de droit leur semble inaccessible sauf aux promis, aux pistonnés et aux enfants du premier collège.

Au fur et à mesure que ces photos de la catastrophe défilaient sur mon fil d’actualités qu’elles me donnaient envie de vomir tellement la nausée me prenait à travers la gorge. Je ne voulais pas regarder le résultat des politiques suivies aveuglément par nos gouvernants et leur fuite en avant sans l’écoute d’aucune autre voie raisonnable mais seulement suivre leurs néfastes instincts comme s’ils étaient des messagers envoyés sur cette terre généreuse et que seules leurs décisions prophétiques prônaient au détriment des intérêts suprêmes du pays.

Ils se voient narcissiquement, à travers les échos de chaînes de télévision à leurs bottes et des médias caressant dans le sens du poil, que tout le pays les acclamait. Ils oublient que les jeunes d’aujourd’hui ont décidé de leurs sorts. C’est de serrer la ceinture en faisant des économies pour juste déguerpir et ne plus retourner derrière soi. Ils sentent que le déluge est plus proche avec ces derniers temps de discours pas du tout apaisant surtout qu’ils ont perdu confiance en ces dirigeants. Ils ont abandonné l’idée que la solution des problèmes pourrait y jaillir. Ils ne croient plus du tout qu’ils vont faire sortir le pays de la crise avec des caisses presque vides alors qu’ils ont englouti 1000 milliards de dollars en presque deux décennies pour ne pas dire la plupart volatilisés à travers des comptes off-shore et des résidences acquises dans les quartiers chics de Neuilly-sur Seine et les plages dorées de la côte sud ibérique.

Comment ceux qui souffrent dans le pays allaient-ils les croire en leurs étoiles ? Alors qu’ils seront les premiers à prendre la valise si jamais le pays tomberait en cessation de paiement. Leurs enfants sont déjà planqués à l’abri là-bas. Les parents viennent souvent les voir et se détendre en leur compagnie durant les week-ends ou pendant les hospitalisations et contrôles médicaux dans les cliniques parisiennes. En attendant, ils restent dans le pays où il y a toujours quelque chose à gratter. Ils ne lâcheront pas ce pays tant que l’odeur de la tune se sent à un mètre à la ronde.

Lorsque j’entends quelques responsables dire que ces étudiants sont avides du savoir et ne veulent n’acquérir que plus de connaissances, soit je me dis qu’ils sont aveuglés par les postes qu’ils occupent et sont très loin des préoccupations du peuple, soit ils ne veulent pas regarder leurs visages dans un miroir. A ma connaissance, on peut trouver toutes les spécialités dans les universités et les grandes écoles algériennes surtout avec le système LMD sauf si on veut reconnaître que la formation universitaire est des plus épouvantables. La preuve, on veut maintenant instituer un décret pour permettre aux doctorants de soutenir leurs thèses sans passer par l’exigence d’une publication scientifique dans un journal côté.

Si ces étudiants n’ont pas trouvé chaussures à leurs pieds en Algérie où l’acquisition des diplômes est garantie par la médiocre criarde, comment vont-ils faire pour les obtenir en France ? Surtout que l’enseignement est dispensé en langue française dont ils éprouvent d’énormes difficultés à l’apprendre sauf s’ils veulent revenir au point zéro avec un formatage intégral à la source. Peut-être aussi, l’essentiel est de passer de l’autre côté de la barrière par ces temps où l’avenir est ici des plus incertains. Ce qui me semble le cas pour la majorité d’entre-eux.

Je serais bien curieux de connaître les statistiques officiels du retour de ces étudiants une fois leurs études supérieures accomplies. Les autorités chargées de la gouvernance de notre pays ne vont quand-même pas naviguer à contre-courant de leurs allégations. Selon une étude faite par une équipe de recherche algérienne en 2015, elle nous apprend avec stupéfaction que 268000 migrants algériens qualifiés ont préféré faire un aller sans retour à l’étranger, dont 75% en France, le reste au Canada (11%) et au Royaume-Uni (4%) (*). L’abattement est encore plus grand lorsqu’on découvre que 10000 médecins exercent en France ! Un vrai massacre pour l’Algérie.

Enfin, je termine ce mince papier par un humoriste algérien installé en France et qui a assurément vécu cette amère expérience de campus-France, en l’occurrence Réda Seddiki, et qui nous donne un petit aperçu sur le parcours du combattant de ces étudiants algériens à partir de leur point de départ. Je vous donne juste quelques bribes de son sketch (**):

« A partir de la phrase « baghi na3tiha (je veux me sauver) », commence le parcours de l’étudiant algérien en France ! ça fait rêver, ça fait rêver, et là tout s’enchaîne, on a une motivation jamais vue chez l’Algérien. On est capable de passer une nuit blanche pour constituer son dossier campus-France, une nuit blanche pour rédiger une lettre de motivation. Mais, pour ses cours « Walou (rien) »! C’est fou ! Quand même pour la motivation qu’on a et cet enthousiasme pour la France, nous Algériens, enfin pour une inconnue, pour un pays qu’on ne connaît pas, juste, on le voit de loin… ».

Algerie:Les premiers couacs de la campagne

Les premiers couacs de la campagne

A peine une semaine de la campagne électorale queles premiers dépassement sont déjà été enregistrés. Des affiches placardéessauvagement et desaltercations entre candidats ont éclaté danscertaines localités.

Ainsi, des candidats à Sétif et Bordj-Bou-Arreridj se sont distingués par des violences verbales entre eux. Les rivaux entre FLN et RND se livrent à un combat de coqs où chacun tente de justifier sa suprématie.

Dans une localité de Tiaret, une kasma FLN a été incendiée sans que l’on connaisse les auteurs de cet acte. Certains candidats aux dires d’un président de parti (FND) « achètent des sièges à 10 millions pour récupérer des milliards une fois élu ». L’intrusion de l’argent sale durant les campagnes électorales a été toujours dénoncée. Cette fois, c’est Moussa Touati président du FNA qui a révélé lors d’un meeting à l’est du pays que « beaucoup ont leur coffre de voiture bourré d’argent qu’ils distribuent dans les villes et villages laissant entendre que des candidats tentent d’acheter des voix ».

Une révélation de cette taille nuit forcément à la crédibilité du scrutin sauf que Moussa Touati ne fournit aucune preuve sur ces déclarations. Pour ce qui est de l’affichage public des candidats, des entorses à la loi ont été relevées. Une certaine anarchie fait que l’affichage « sauvage » des photos de candidats est devenu légion. Dans certains endroits prés dépôts des mosquées et des écoles, des affiches assez grandes sont placardés dans lesmurs. D’autres sont arrachées ou barréspar une encre spéciale.C’est d’ailleurs, ce qui a poussé le présidentde la HIISE Abdelwahab Derbal asouligne que 300 notifications ont été adressées aux différents partis.

Ce qu’on constate, c’est que les posturesdans candidats dans ces photos sont sansattrait.Les visages fermes, les couleurs fades et les slogans se ressemblent tous. L’autre remarque est celle des bureaux de campagne des partis qui louent des locaux commerciaux et garages désaffectés pour drainer le public.Or, il y a presque ou pas d’électeurs intéressés à se présenter dans ces lieuxqui sont vides sauf le préposé. On signale aussi que les salles pour animer les meetings sont totalement vides alors que ceux des partis en vuecomme le FLN, RND et le MSP arrivent à drainer la foule de leurs électeurspotentiels sans plus.

Des transports par bus sont en effetorganisés par ces partis dans des wilayasqui disposent de gros moyens contrairementaux autres formations qui surfentsur le creux de la vague.Il faudra probablement attendre ladeuxième semaine pour voir la tournured’une campagne qui a fait des ratages àces débuts.

 Paradise Papers  Le nouveau scandale planétaire des comptes offshores 

 


Lyas Hallas
Une nouvelle fuite de documents a permis au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) d’explorer les abysses du système financier offshore. Ce sont 13,4 millions de documents qui viennent accentuer la lumière déjà jetée par les «Panama Papers», il y a près de deux ans. Ils révèlent les intérêts offshores de plus de 120 politiques à travers le monde ainsi que d’autres personnes exposées politiquement, parmi lesquelles des Algériens, mais aussi le pillage fiscal des multinationales et les deals secrets de leurs facilitateurs d’affaires.
Les documents fuités proviennent de deux firmes de services offshores, Appleby et Asiaciti Trust, fondées respectivement aux Bermudes et à Singapour mais aussi, de dix-neuf administrations du Registre de commerce d’Etats insulaires qui, à l’ombre de l’économie globalisée, servent d’escales aux capitaux. Ils ont été obtenus par le journal allemand Süddeutsche Zeitung qui les a partagés avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) dont Le Soir d’Algérie est partenaire, un réseau fort de 380 journalistes exerçant dans près de 70 pays.
Ces documents montrent comment se chevauchent les intérêts des hommes politiques, des riches de ce monde et les compagnies multinationales et comment s’ingénient leurs comptables et gestionnaires de fortunes afin de les faire payer moins d’impôts. «L’industrie de la finance offshore rend les pauvres plus pauvres et accentue les inégalités», a estimé Broocke Harrington, gestionnaire de fortunes et accessoirement professeure à l’école de commerce de Copenhague et auteure de «Capital sans frontières : Les gestionnaires de fortunes et le 1%». «Il y a un petit groupe de personnes qui ne sont pas soumises aux mêmes lois que le reste du monde, et c’est à dessein», a-t-elle ajouté. Et de souligner : «Ces gens vivent le rêve de jouir des avantages de la société sans pour autant être assujettis à ses contraintes.»
En effet, les documents fuités élargissent considérablement l’horizon des révélations faites par l’ICIJ et ses partenaires dans le cadre des «Panama Papers» en jetant la lumière sur des paradis fiscaux inexplorés jusque-là.

Les Américains et les résidents aux Etats-Unis 
Le gros des documents fuités provient de Appleby, un cabinet d’avocats et le fournisseur de compagnies offshores Estera, deux sociétés qui ont opéré ensemble jusqu’à 2016 sous le nom de Appleby avant que Estera ne devienne une entité indépendante. Près de 7 millions de documents de Appleby et ses démembrements qui couvrent la période allant de 1950 à 2016 ont fuité. Ce sont des mails, des conventions de prêts à coups de milliards de dollars et des relevés bancaires d’environ 25 000 entités économiques impliquant des personnes dans 180 pays.
Au moins 31 000 personnes physiques et morales citées dans les archives de Appleby sont des citoyens américains ou des résidents aux Etats-Unis – les Américains sont les premiers clients de Appleby, même si elle compte de gros clients britanniques, chinois ou autres canadiens –. Ces documents dévoilent, entre autres, le business offshore de plus d’une douzaine de conseillers et de collaborateurs du Président américain Donald Trump. L’une des pistes offshores mène vers son secrétaire au Commerce, le magnat du capital-investissement Wilbur Ross, lequel est partie prenante dans une compagnie de transport maritime qui a engrangé 68 millions USD de revenus depuis 2014 dans son business avec une compagnie énergétique russe codétenue par le gendre du Président russe Vladimir Poutine.
Parmi les résidents aux Etats-Unis, l’on compte le héros de la Bataille d’Alger : Yacef Saâdi. Les documents nous apprennent que le chef de l’organisation militaire du FLN à Alger de septembre 1955 à septembre 1957, loge une partie de sa fortune aux îles Caïman où il détient un «trust» administré par Appleby dans lequel il est associé avec sa fille Zaphira, une artiste plasticienne résidente aux Etats-Unis. Un trust ? Selon le glossaire financier du journal français Les Echos, «c’est une entité juridique constituée par des personnes physiques ou des sociétés qui lui apportent soit des actifs soit des liquidités à charge pour le trust de les gérer en suivant les consignes qui lui ont été données par les créateurs du trust.»
Dans ce contexte, il convient de rappeler que Yacef Saâdi est déjà apparu dans le listing de la filiale suisse de HSBC, révélé par ICIJ en 2015. Il dispose d’un compte qui, en 2006-2007, était pourvu de 400 000 dollars américains. Désigné comme membre du Conseil de la nation au titre du tiers présidentiel en 2001 pour un mandat de six ans renouvelé deux fois, Yacef Saâdi n’a pas d’activités lucratives connues en Algérie. Il a fondé au lendemain de l’indépendance la boîte de production cinématographique Casbah Films qui a produit un seul film, La Bataille d’Alger, où Yacef Saâdi joue son propre rôle pendant la guerre de Libération nationale, celui de chef militaire de la Zone autonome d’Alger. Ce film a été projeté aux Etats-Unis dans les années 2000 et, selon les déclarations de son entourage après l’éclatement du scandale connu désormais par les «SwissLeaks», il lui a rapporté 200 000 dollars au titre des droits d’auteur. Yacef Saâdi bénéficie d’une pension de moudjahid, touche une indemnité de sénateur et loue des biens immobiliers qu’il possède à Alger. Fondée aux Bermudes, Appleby dispose de bureaux à Hong Kong, à Shanghai, aux îles Vierges britanniques, aux îles Caïman et nombre d’autres places offshores. Elle est membre du «Offshore Magic Circle», un club informel des principaux praticiens du droit offshore dans le monde. La firme jouit d’une bonne réputation qui, grâce à un mode de fonctionnement très coûteux, mariant discrétion et diligence poussée des clients, n’a, depuis sa création il y a maintenant 100 ans, jamais été égratignée.
Mais, contrairement à l’illusion de cette image éclatante, les documents révèlent qu’elle a fourni des services à des clients à haut risque, des Russes, des Iraniens et des Libyens qui, d’ailleurs, ont été omis par les audits des autorités financières des Bermudes. Et, si ces contrôles, qui ont mis au point des lacunes dans les procédures de prévention contre le blanchiment d’argent, ont valu des sanctions à Appleby, ils n’ont pas fait de vagues. Elle s’en est acquittée dans le secret absolu.
Appleby n’a pas répondu dans le détail aux questions de l’ICIJ mais, elle a anticipé le scandale en diffusant la semaine dernière un communiqué arguant qu’«elle a investigué les sujets faisant l’objet de la requête de l’ICIJ», se félicitant au passage qu’«elle n’a rien découvert de compromettant». Les rédacteurs du communiqué ont ajouté que «le cabinet est régulièrement audité par les autorités de régulation et il est déterminé à se conformer toujours aux standards exigés».
La fuite contient aussi plus d’un demi-million de documents provenant de Asiaciti Trust, un spécialiste des fortunes familiales basé à Singapour et qui dispose de deux bureaux satellites, à Samoa dans le Pacifique-Sud et à Nevis dans les Caraïbes. Elle contient également des documents provenant des administrations du registre de commerce de dix-neuf juridictions, soit un cinquième des paradis fiscaux qui pullulent des Caraïbes au Pacifique en passant par l’Europe et le Moyen-Orient : Liban, Antigua-et-Barbuda, îles Cook, îles Marshall, Saint-Kitts-et-Nevis, pour ne citer que ceux-là. Considérés, faut-il le souligner, comme les bastions les plus discrets du système financier offshore, six sur ces dix-neuf registres n’ont pas de portail web ; les registres de certaines de ces juridictions sont disponibles en ligne mais, ne permettent pas les recherches par noms ; d’autres, comme celui de la Barbade, ont des sites qui sont constamment en panne ; ou encore celui des îles Cayman qui facture à plus de 30 dollars une page ne contenant que des informations basiques. Bref, on trouve dans les documents fuités les noms des compagnies offshores et les noms de leurs gérants ainsi que leurs propriétaires.

La reine Elisabeth n’est pas en reste…
Les documents obtenus par l’ICIJ révèlent le montage offshore construit au profit des Emirats arabes unis pour l’achat d’avions espions, les deals secrets du collecteur de fonds du Premier ministre canadien Justin Trudeau et le paravent bermudien de feu Marcial Marciel Degollado, l’influent prêtre mexicain fondateur des Légionnaires du Christ dont l’héritage philosophique a été entaché par des suspicions d’abus sexuel sur des enfants.
Ils révèlent aussi que Appleby gère une compagnie domiciliée aux îles Caïman, «Little Cayman East 91A 177» pour le compte de Yassine Rebrab, fils du patron du groupe Cevital, et que Réda Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, utilise une coquille singapourienne administrée par Asiaciti, Redbed Holdings Pte. Ltd, pour la gestion d’un compte suisse domicilié dans une agence genevoise de la banque Mirabaux&Cie. Réda Bedjaoui, qui a tenté une carrière d’avocat avant de créer avec son frère Farid Bédex Agrofood Interational et Mexicafé, deux sociétés spécialisées dans le négoce des produits agroalimentaires lesquelles ont été dissoutes il y a près de sept ans, se présente désormais comme analyste financier.
Or, c’est à travers Ryan Asset Management FZ, domiciliée à Dubaï, fondée par son frère Farid et qui a bénéficié d’un dépôt de Sonatrach, qu’il s’est lancé dans des activités d’ingénierie financière. Il est installé au Québec où il est propriétaire de plusieurs biens immobiliers et vit entre Montréal et Dubaï où il réside au 2201, Burj Dubai Residence Tower. Sa dernière acquisition en date : un luxueux appartement sis Place Ramezay, à Montréal, acheté pour 1,8 million dollars canadiens. Trois mois plus tôt, il a acquis en copropriété la société montréalaise Appartements Acadia inc. Le luxueux appartement qui vient avec les parts de cette copropriété indivise sise en face du Ritz-Carlton –
les frais de condos sont de 47 148 dollars canadiens par an –, a été mis en vente chez l’agence Sotheby pour 3,5 de dollars canadiens, a précisé Le Journal de Montréal l’été dernier.
Cité par des protagonistes dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest au même titre que son frère Farid, poursuivi actuellement par la justice italienne dans l’affaire Sonatrach/Saipem et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, Réda Bedjaoui a été épargné par les procédures judiciaires. Nous avons approché Réda Bedjaoui par le biais de ses avocats canadiens, Mes Jeffrey Boro et Jonathan Gordon, pour en savoir plus sur sa coquille singapourienne mais le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères n’a pas répondu à nos questions.
Parmi les politiques, souverains et membres de leurs familles qu’on peut également citer, il y a la reine d’Angleterre Elisabeth II, la reine Noor de Jordanie, bénéficiaire de deux trusts domiciliés à Jersey dont l’un d’eux est le propriétaire de son immense domaine britannique ; le ministre ougandais des Affaires étrangères qui a présidé la 69e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies, Sam Kutesa, lequel a domicilié le trust qui gère sa fortune aux Seychelles ; Henrique De Campos Meirelles, ministre brésilien des Finances, qui a créé une fondation d’«œuvres caritatives» aux Bermudes ; et Antana Guoga, un Lituanien membre du Parlement européen et joueur professionnel de poker qui détient une participation dans une société de jeux basée à l’île de Man dont l’un des actionnaires est un magnat qui a été poursuivi aux Etats-Unis. Les documents dévoilent aussi le business du général d’armée (quatre étoiles) à la retraite Wesley Clark, ancien chef suprême des forces de l’OTAN en Europe qui fut, à un moment, un potentiel candidat démocrate aux présidentielles américaines, lequel gérait une société de jeux online qui détient plusieurs filiales offshores.
Les documents d’Appleby montrent que la reine Elisabeth II a investi plusieurs millions de dollars américains dans des sociétés fournissant des soins médicaux et des sociétés de crédits à la consommation.
Les archives montrent que le domaine personnel de la reine a investi en 2007 dans un fonds domicilié aux îles Caïman lequel détient des parts dans une compagnie de capital-investissement qui, au Royaume-Uni, contrôle BrightHouse, une agence de location-vente objet de critiques de la part des consommateurs et de nombreux parlementaires pour avoir vendu aux Britanniques insolvables des biens immobiliers avec des échéanciers basés sur des taux d’intérêt aussi excessifs que 99,9%. Si le duché de Lancaster, domaine personnel de la reine, fournit quelques détails sur ses investissements immobiliers au Royaume-Uni, comme les centres commerciaux disséminés à travers le sud d’Angleterre, il n’a jamais indiqué l’existence de ces investissements offshores.
Un porte-parole de la reine Elisabeth a indiqué à notre partenaire The Guardian que «le duché détient un portefeuille permanent dans le fonds des îles Caïman mais n’était pas au courant des investissements dans BrightHouse». Et de souligner que «la reine paie volontairement ses impôts sur le revenu du duché ainsi que sur ses investissements». La reine Noor de Jordanie a déclaré à l’ICIJ que «tout ce que lui avait légué feu le roi Hussein ainsi qu’à ses enfants a toujours été géré suivant les standards éthiques, légaux et réglementaires les plus exigeants». Le ministre brésilien des Finances, Meirelles, lui, a déclaré que «la fondation ne lui bénéficie pas personnellement mais, elle est destinée à financer des œuvres d’éducation après sa mort». Guoga a indiqué que ses investissements ont été déclarés aux autorités de l’île de Man et ses dernières parts dans la compagnie en question ont été vendues en 2014. Kutesa et Clark n’ont pas répondu aux sollicitations de l’ICIJ.

Multinationales : le pillage fiscal 
Le Burkina Faso, en Afrique de l’Ouest, est le pays le plus pauvre de la planète. En moyenne, un Burkinabé gagne moins de ce que paie le propriétaire d’une compagnie offshore comme droits d’enregistrement aux Bermudes. A propos, le pillage fiscal auquel s’adonnent les multinationales est l’une des causes de l’appauvrissement de beaucoup de pays, notamment en Afrique. Comme l’a relevé le Burundais Léonce Ndikumana, professeur d’économie à l’Université du Massachusetts, dans une contribution publiée par Le Soir d’Algérie en octobre dernier : «L’essentiel des flux financiers illicites provient des flux commerciaux traditionnels. C’est le fruit de manipulations effectuées par des multinationales pour ne pas payer aux pays les impôts correspondants à leurs activités sur place.» Il a expliqué que «le plus souvent, les multinationales transfèrent leurs profits vers des pays où la fiscalité est peu élevée, aux dépens de celui où elles produisent en réalité».
Il s’agit d’un phénomène mondial, certes. Mais, a insisté le professeur Ndikumana, l’impact pour les pays en voie de développement, en particulier en Afrique, est nettement plus dévastateur car, ces impôts non payés ont un coût humain gigantesque : «Ce sont autant de financements en moins pour les infrastructures, des programmes d’éducation, de santé, d’alimentation, de protection des droits des femmes ou de préservation de l’environnement.» «Avant même les détournements des entreprises, leurs recettes fiscales sont faibles. En Afrique, le niveau moyen des prélèvements ne dépasse pas 17%, contre environ 35% dans les pays riches. Les administrations ne disposent pas des ressources nécessaires pour déjouer les stratégies de plus en plus sophistiquées et agressives des multinationales pour échapper à l’impôt. Sans même parler de la corruption qui achète la complaisance de certains décideurs locaux», a-t-il regretté.
Ainsi, Glencore, le plus grand négociant de matière première au monde et 16e plus grande multinationale au monde, a vu les 29 millions de dollars de taxes et pénalités que lui avait réclamés l’administration fiscale burkinabaise réduits à 1,5 million. «Aider les riches à devenir plus riches à travers des manœuvres offshores n’est pas un avantage bénin», dixit la professeure Harrington de l’école de commerce de Copenhague. «Quand le riche devient plus riche, le pauvre devient plus pauvre, parce que les riches ne paient pas leur juste part d’impôts», a-t-elle expliqué. Et, a-t-elle conclu, «les gestionnaires de fortunes ne doivent pas perdre de vue que nous avons atteint les niveaux d’inégalité et d’injustice d’avant la Révolution française».
En effet, Glencore est l’un des plus gros clients de Appleby. Les documents fuités contiennent des décennies de transactions, de mails et des prêts multimillionnaires à des facilitateurs d’affaires en Russie, en Amérique latine, en Afrique et en Australie. Glencore était un si important client qu’il avait sa propre salle dans les bureaux de Appleby aux Bermudes. Ainsi, les procès-verbaux des réunions du conseil d’administration de Katanga Mining – une société dans laquelle Glencore détenait des intérêts et qu’elle contrôle actuellement à hauteur de 80% – révèlent comment ses représentants ont utilisé les relations haut placées au Congo (RDC) du businessman israélien Daniel Gertler pour conclure un accord sur une prometteuse mine de cuivre. Glencore a prêté des millions de dollars américains à une compagnie appartenant à Gertler et décrite par le Département de la Justice des Etats-Unis comme un étui de pots-de-vin – Glencore et Gertler ne sont pas cités dans l’affaire en question. Glencore a déclaré que «ses vérifications au sujet de Gertler ont été larges et approfondies». L’avocat de Gertler a noté que «les investigations du Département de la Justice des Etats-Unis ne prouvent rien contre lui». Il a récusé toute allégation d’acte répréhensible ou criminel de la part de son client. Et de conclure : «Aucun de ses prêts ne relève d’un usage inapproprié.»

Glencore opère toujours au Sahara occidental 
Les documents fuités indiquent également que Appleby administre la filiale de Glencore qui explore illégalement l’offshore des territoires occupés du Sahara occidental à la recherche d’hydrocarbures : Glencore Exploration & Production (Morocco) LTD.
Glencore a exploré deux zones, à savoir Foum Ognit et Boujdour Shallow. Une activité qui n’a valu qu’ennuis et pertes financières à la multinationale à cause de la pression des ONG internationales, scandinaves notamment, appuyant l’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental (WSRW) qui ne cesse de dénoncer l’exploitation du domaine minier sahraoui par l’occupant marocain et ses partenaires. C’est l’opposition aux activités de Glencore au Sahara occidental qui a amené le fonds de pension norvégien KLP à céder ses parts dans le groupe pour 24 millions de dollars américains en décembre 2015. Et, c’est la pression du Parlement suisse qui a poussé Glencore à céder ses actions dans le bloc de Foum Ognit à son associé New Age Energy en février dernier.
Dans sa réponse à l’ICIJ, Glencore a indiqué qu’«elle est en discussion avec Onhym (l’Office national des hydrocarbures et des mines/Maroc, Ndlr) pour abandonner le bloc Boujdour Offshore Shallow où elle détient 38,25% des actions».
Ce qu’il faut néanmoins retenir est que Glencore s’est engagée dans l’exploration de l’offshore sahraoui en sachant que cela est illégal. Plusieurs avis juridiques ont été émis par des instances internationales bien avant cet investissement. L’on peut citer la lettre adressée au président du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) par le secrétaire général adjoint aux affaires juridiques, Hans Corell. Il y a émis un avis sur la légalité de deux contrats conclus en octobre 2001 par l’Office national de recherches et d’exploitations pétrolières du Maroc (Onarep) – l’Onhym est l’organisme né de la fusion de l’Onarep et le Bureau des recherches et des participations minières (BRPM) –, l’un avec la société pétrolière américaine Kerr McGee du Maroc Ltd. et l’autre avec la société pétrolière française TotalFinaElf E&P Maroc, portant sur des activités de reconnaissance pétrolière et d’évaluation au large des côtes du Sahara occidental. L’on peut citer aussi la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne qui a estimé récemment que l’accord d’association de l’Union européenne avec le Maroc ne s’applique pas au Sahara occidental.
En Afrique, ce n’est pas uniquement le Burkina Faso qui endure le pillage fiscal. Madagascar Oil SA, qui exploite les hydrocabures dans la Grande île, est détenue par la société mauricienne «Madagascar Oil Limited» elle-même détenue par «Madagascar Oil Limited» domiciliée aux Bermudes et cotée à la Bourse de Londres. Inutile de rappeler qu’une grande partie de la plus-value réalisée à Madagascar s’évapore aux îles Maurice et aux Bermudes.
Les documents fuités nous apprennent, par ailleurs, que l’ancien ministre algérien de l’Energie Nordine Aït Laoussine (1991-1992) et actuel président de la société de consulting suisse Nacolsa SA, a été actionnaire dans la compagnie Madagascar Oil Limited via les îles Maurice. Il détenait 2405 actions, soit 0,2% du capital de la compagnie, aux côtés de trois fonds d’investissement nord-américains, à savoir Rab Special Situations Master Fund (73,8%) Millennium Global Natural Ressources Fund (18,7%), et Airlie Opportunity Master Fund (4,5%). Joint par téléphone, Aït Laoussine a précisé qu’«il avait acquis ces actions gratuitement quand il était membre du conseil d’administration de cette compagnie». «Ces actions faisaient partie de ma rémunération. Mais, je les ai vendues à un prix dérisoire, 180 dollars pour être précis, juste après ma démission il y a quatre ou cinq ans», a-t-il ajouté. Le président de Nacolsa SA, qui «met au point des formules de coopération entre parties intéressées par les questions touchant à l’exploration, la production et à l’approvisionnement du pétrole et du gaz», est également membre du conseil d’orientation de la compagnie émiratie Dana Gas PJSC.
Aït Laoussine est l’un des consultants énergétiques algériens les plus connus à l’international mais, il n’a conseillé que rarement les compagnies pétrolières opérant en Algérie. Aït Laoussine a ainsi été la courroie de transmission entre Technip, devenue TechnipFMC au début 2017 après avoir fusionné avec l’américain FMC et le gouvernement algérien dans la perspective de résoudre le conflit qui a opposé la compagnie française à Sonatrach en 1992 en raison des retards accusés dans la construction des usines de Asmidal, filiale de Sonatrach spécialisée dans les engrais et les produits phytosanitaires. Cette dernière a d’ailleurs opté pour un arbitrage international qu’elle a finalement perdu. «J’étais conseiller spécial du chef du gouvernement Bélaïd Abdeslam et c’est lui qui m’avait chargé de trouver un arrangement avec Technip», a encore précisé Aït Laoussine.
En effet, quand Total a obtenu le permis d’exploitation des gisements gaziers de Hamra, elle a voulu amener Technip pour la construction de l’usine de traitement du gaz. Or, Sonatrach a refusé à cause de la procédure d’arbitrage en cours. L’émissaire Aït Laoussine a proposé un arrangement à l’amiable où Sonatrach paie un franc symbolique. Bélaïd Abdeslam, chef du gouvernement de l’époque, lui, a été d’accord pour que Technip paie ce franc symbolique afin d’arranger les choses. Mais, sur conseil de Mohamed Bedjaoui qui était arbitre, la procédure d’arbitrage a été maintenue. Bedjaoui a convaincu Abdessalam que Sonatrach allait avoir gain de cause. Et, au final, elle a été condamnée à verser 360 millions de dollars à Technip à un moment où le pays affrontait une crise financière aiguë.

Novembre de l’éternelle jeunesse

 


Ahmed Halli

Bien que ce soit devenu une constante nationale, surtout en zones urbaines, il est difficile de s’habituer à ce qu’on est forcé d’appeler une mode, celle des enterrements à la va-vite. Il va falloir donc se résoudre désormais à lire dans la même annonce l’enterrement et le décès de quelqu’un. Ce quelqu’un peut être un ami très cher, un proche, ou une personnalité de premier plan, voire une personne détestée dont on voudrait s’assurer, avec certitude et directement, du trépas. On peut comprendre qu’un défunt anonyme soit hâtivement mis en terre le jour même de sa mort, sur décision de la famille ou des voisins, mais que dire d’un personnage de notre histoire ? Au reste, le wahhabisme qui régente notre vie et nous suit jusqu’au cimetière ne s’applique pas avec une égale rigueur à tous les décédés mais fixe l’ordonnancement des adieux, au cas par cas. Il y a quatre ans, lors d’une conférence sur l’Histoire justement, un monsieur d’un certain âge, probablement un voisin, annonçait le décès de Nassima Hablal(1), secrétaire d’Abane Ramdane. Interrogé par l’assistance sur la date et le lieu de l’enterrement, le monsieur, visiblement ému, précisa qu’elle était morte et enterrée la veille, privée de l’hommage qu’elle méritait. Pour ceux qui ne le savent pas, Nassima Heblal était l’amie de Baya Al-Kahla, l’héroïne de la Wilaya IV, qui vient de nous quitter.
Compte tenu de ce qui précède et des non-dits, un conseil aux futurs partants qui appréhendent un enterrement au pas de charge : évitez de réciter la profession de foi après minuit. Ceci nonobstant la volonté divine qui prime, en dernier ressort, décide de l’heure de la mort, mais n’intervient pas dans la décision finale concernant le moment de la mise au tombeau. Ce point étant précisé, surtout prenez bien garde à certaines périodes défavorables, où l’impatience des proches, ravivée autant que nécessaire par l’imam voisin, ou par des amis altruistes pour l’occasion, est comme stimulée. Veillez ainsi, autant que possible, à ne pas rendre votre dernier soupir lors des ponts accompagnant les grandes fêtes nationales, comme celle du 1er Novembre. Ceci se voulait juste être un témoignage de grande admiration, de déférence, et un hommage à notre courageuse combattante de la guerre de Libération nationale, Baya Al-Kahla. La disparition de cette grande dame, à la dignité sans pareille, coïncidait donc avec les célébrations du 1er Novembre 1954, la seule date que les peuples nous envient. Une date, sans doute le plus grand moment de notre histoire, qui doit nous rappeler, outre les acteurs de cette épopée, que nous n’étions pas seuls dans notre combat et que d’autres étaient avec nous.
C’est le cas de l’Égypte, que ce soit celle de Djamal Abdenasser, aves ses ambitions et ses calculs panarabistes, ou celle d’artistes et de cinéastes, tels que Mohamed Fawzi(2) et Youssef Chahine. C’est avec plaisir et non sans quelque fierté que j’ai découvert sur le site égyptien Misr2.com un article assez naïf et un tantinet exagéré sur le tournage du film Djamila(3), de Youssef Chahine. L’article relate comment l’actrice égyptienne Magda (86 ans aujourd’hui) a été engagée pour jouer le rôle de Djamila Bouhired et l’audience considérable que le film a obtenue. La titraille en elle-même est éloquente : «Ses cheveux ont sauvé une Algérienne de l’exécution et provoqué des manifestations dans une majorité d’Etats dans le monde. Comment l’artiste Magda a retourné l’opinion contre la France.» L’actrice, Magda Al-Sabahi de son nom complet, était consciente de l’importance de ce film, et en a accepté les contraintes en conséquence, rapporte l’auteur Nasser Ibrahim. C’est ainsi que le réalisateur exigea, pour plus de réalisme, que Magda se coupe les cheveux, tout comme Djamila Bouhired tondue par les soldats français. «Tu dois te couper les cheveux à zéro, avant le début du tournage, pour plus de réalisme, ensuite tu pourras t’enfermer chez toi jusqu’à ce que tes cheveux repoussent», dit Chahine à l’actrice, d’abord assez réticente.
L’article est illustré par des photos de l’actrice dans le rôle de Djamila, l’héroïne soumise à la torture par les paras et par leur chef Bigeard en personne, ainsi qu’une scène représentant Nasser, serrant la main de Djamila Bouhired. A l’instar de Magda, de nombreux autres artistes égyptiens et arabes se mobilisèrent pour la cause algérienne, et l’une d’elles, Chadia, est décédée hier. L’idole des foules comme on l’a surnommée, dans sa période faste, a brusquement mis fin à sa carrière en 1984, alors qu’elle n’avait que cinquante ans. Bien sûr, des islamistes ont intégré sa retraite dans le cycle de «repentirs» suivis du port du voile, que traverse l’Égypte depuis quarante ans. En réalité, et plus honnête que celles qui prétendent avoir rêvé du tombeau du Prophète, elle voulait simplement ne plus jouer des rôles de mère, voire de grand-mère. Voici comment elle a annoncé sa retraite : «Parce que je suis à l’apogée de ma gloire, j’ai pensé à me retirer, je n’ai pas envie que les lumières m’abandonnent, après m’avoir délaissée peu à peu. Je ne veux pas jouer, à l’avenir, le rôle des vieilles mamans, alors que les gens se sont habitués à me voir jeune et belle. Je ne veux pas que les gens voient des rides sur mon visage, et qu’ils comparent les images de la jeune femme avec celles de la vieille qu’ils verront désormais. Je voudrais que les gens gardent toujours la meilleure image qu’ils ont de moi, et c’est pourquoi je n’attendrai pas que les lumières m’abandonnent. C’est pourquoi je vais me retirer en temps voulu, avant que mon image ne se ternisse dans l’esprit des gens.» Comme on le voit, il n’est pas question de regrets, ni de repentir, et d’abjuration, mais les récupérateurs n’ont jamais lâché Chadia, jusqu’à son dernier voyage.
A. H.

 Transparence électorale et processus démocratique 

 

Le système électoral, tant par sa transparence que par ses modalités de contrôle, peut jouer un rôle fondamental dans le processus démocratique.
Les mécanismes du scrutin sont exposés à une multitude de pratiques de corruption et les résultats peuvent être faussés de plusieurs façons : l’électeur peut être intimidé ou empêché de voter ; l’agent d’un bureau de vote peut changer le vote d’un handicapé qu’il est censé aider ; les bulletins peuvent être échangés par d’autres favorisant un candidat en particulier ; le décompte des voix peut être frauduleux, etc.
Le renforcement du contrôle et de la transparence est d’autant plus crucial que «l’achat» de voix et d’autres formes de corruption sont entrés dans les mœurs électorales. La corruption des hommes politiques et des élus en particulier est à l’origine d’un phénomène appelé «nomadisme ou transhumance politique».
Il arrive ainsi que des parlementaires changent de parti en cours de législature. Cette pratique, qui trahit la confiance des électeurs et encourage la corruption, constitue une entrave grave au développement du processus démocratique. Les règles de la démocratie exigent d’assurer l’équilibre entre les candidats aux élections par le plafonnement des dépenses électorales à un niveau compatible avec les ressources du pays. L’instauration d’une telle règle est de nature à limiter le recours à des sources de financement occultes. La sanction du non-respect du plafond des dépenses par l’invalidation du mandat de l’élu en cause peut dissuader les éventuels contrevenants.
Dans les phases de transition démocratique en particulier, il est nécessaire de rallier la confiance des électeurs en mettant en place un système électoral fiable et transparent. Le choix du mode de scrutin et le découpage électoral doivent faire l’objet d’un large débat et d’un consensus national.
En effet l’expérience montre que, trop souvent, les pouvoirs exclusifs reconnus au ministère de l’Intérieur dans ce domaine finissent par altérer le processus et parfois même faire douter de l’utilité des consultations. Il est par conséquent recommandé que les opérations électorales soient placées sous la supervision et le contrôle d’une commission neutre et indépendante.

Un bon citoyen ne distingue pas ses intérêts de ceux de la patrie.

 


«Un bon citoyen ne distingue pas ses intérêts de ceux de la patrie.»

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas El-Hamel, une petite agglomération du pays profond, voici une sommaire description qui en est faite par une encyclopédie électronique : «El-Hamel est une petite ville du nord de l’Algérie. Elle se situe à quelque 10 km au sud-ouest de Bou Saâda, sur la route nationale 89 reliant celle-ci à Aïn-el-Melh, dans la wilaya de M’sila, à 780 m d’altitude.
Elle abrite une célèbre zaouïa de la confrérie Rahmaniya. El-Hamel fut bâtie au XIe siècle sur deux collines au pied du mont Omrane ; entourée de montagnes de tous les côtés, la cité ressemble à une citadelle moyenâgeuse en bas de laquelle coule le Grand Oued. Le village de type saharien, sur une colline, tandis que la zaouïa dont l’aspect ressemble à une forteresse (ribât) s’élève sur la seconde.
Grâce aux eaux de ce oued nourri de plusieurs sources, et malgré l’étroitesse des surfaces disponibles, des centaines de jardins de grenadiers, de figuiers, d’abricotiers et de mûriers ont été développés, constituant ainsi une source de revenus importante pour une grande partie de la population. Ils descendent des hedjadjs d’El-Hamel (les pèlerins d’El-Hamel) qui, revenant des Lieux Saints de l’Islam après avoir accompli le devoir du pèlerinage imposé à tout musulman, ont choisi cette terre pour y vivre à jamais. Ces premiers habitants d’El-Hamel sont les enfants du noble Sidi Bouzid Ben Ali Ach’Charif Al-Hassani, duquel descendent tous les charifs (descendants de Mohamed) du Maghreb du Centre (Algérie actuelle).
Le vieux village d’El-Hamel, bâti autour de Aïn-Et’Touta (la Fontaine du Mûrier) est un ksar dont les bâtisses rappellent celles de La Casbah d’Alger et des ksour de Ghardaïa et de la vieille Bou-Saâda. Les maisons y sont juxtaposées. Elles communiquent entre elles par le biais de belles sakifates ; sorte de ruelles étroites traversées çà et là par des ghorfates ou vérandas suspendues qui reposent sur de vieux troncs d’arbres, formant ainsi de petits tunnels qui apportent abri, charme et fraîcheur… Tout témoigne l’attachement de l’homme à la terre ; les formes, les couleurs et les senteurs… malheureusement, toute cette harmonie et toute cette splendeur commencent à céder, sous la pression du fer et du ciment sur le lieu.
La zaouïa d’El-Hamel est l’une des plus renommées du pays. Bâtie sur la rive gauche de l’oued Bou-Saâda, sa masse imposante dont l’aspect est celui d’une forteresse semble veiller sur le village situé en contrebas. La création de la zaouïa remonte au XIXe siècle, fondée par Sidi Mohammed Ben Belgacem né en 1823 dans les environs de Hassi Bahbah dans la wilaya de Djelfa. A sa mort en 1897, c’est sa fille Lalla Zeineb qui lui succéda jusqu’en 1904. La zaouïa est constituée d’une mosquée, d’une école coranique et du mausolée où reposent le fondateur et ses successeurs». Fin de citation.
En cette matinée automnale du mercredi 1er novembre 2017, El-Hamel est en effervescence. Les oriflammes des couleurs nationales claquent au vent. Une foule nombreuse s’est agglutinée dès le matin au beau milieu du boulevard principal à l’entrée de la place des Martyrs. Les jeunes scouts, en uniforme, étaient piqués çà et là comme des soldats de plomb. Les enfants, parés de leurs plus beaux atours, piaillaient d’impatience.
La sono délivrait dans une cacophonie festive des chants patriotiques. L’événement, en dehors de toute commémoration officielle, revêtait une charge symbolique que tout citoyen en sentait l’importance et quel qu’en était l’organisateur. Il s’agissait de rendre l’hommage appuyé à ces hommes, jeunes pour la plupart, qui ont consenti le sacrifice suprême pour que vivent leurs coreligionnaires dans la dignité retrouvée.
Cette commémoration se fait depuis quatre années consécutives au sanctuaire dédié aux combattants de la liberté morts pour la patrie subjuguée par le plus hideux des faits coloniaux du XIXe siècle fait de spoliation et de répression. Le sanctuaire dénommé «Complexe du Djihad», œuvre mémorielle civilisationnelle majeure, est le fait du moudjahid El Hadj Adedaïm Abdedaïm, ancien officier en Wilayas VI et IV historiques. Blessé, il est fait prisonnier de guerre et torturé par les hordes du sinistre Bigeard et dont l’évasion spectaculaire de la prison de Blida en compagnie de M’Hamed Dira fit date en ce 30 janvier 1962. Condamné à deux reprises à la peine capitale, il en réchappe miraculeusement. Dans un témoignage poignant, il livre à Ghania Mouffok (Livenet.fr) ce que des multitudes ont subi : «Comme tous les Algériens torturés, j’ai essayé d’oublier et de refaire ma vie au moment de l’indépendance : c’était comme après un divorce. Ils m’ont arrêté en mai 1960. J’avais 22 ans. Surpris en plein sommeil, j’ai pris une balle dans le bras. J’étais responsable politico-militaire, chargé des liaisons et du renseignement, après deux ans de maquis dans le djebel de Bou Saâda. Ils m’ont transporté à Bou Saâda même. Il y avait un colonel et un commandant, je ne me souviens pas de leur nom, ils m’ont d’abord soigné le bras. Le premier interrogatoire s’est déroulé dans la cave de l’hôtel (Le Caïd). C’est une honte pour moi de dire que j’étais nu. Toute la nuit, j’ai subi la «gégène» pour rien. Ils voulaient connaître nos caches d’armes, notre état d’esprit, nos effectifs, je me suis très vite rendu compte qu’ils en savaient plus que moi. Quelques heures plus tard, voyage en hélico jusqu’à la caserne de Djelfa. Je suis reçu par des coups de pied, des gifles, des insultes, un transit par le deuxième bureau, puis direction le détachement opérationnel de protection-DOP.»
Quelques anciens compagnons venus d’Alger, de Chlef, de Biskra et d’ailleurs ont tenu à fêter l’évènement avec leur frère d’armes d’hier. Le commandant Lakhdar Bouregaâ, toujours en verve, tiendra l’affiche de cette journée mémorielle par une intervention très attendue. Les anonymes, trop nombreux pour être comptés, constituaient le gros de l’assistance.
Moudjahid ou moussebel, tous membres de cette grande famille, chacun d’eux voulait marquer par sa présence le respect qu’il voue à ses compagnons tombés pas loin de lui lors d’une maâraka (accrochage). Voutés par l’usure du temps, l’œil souvent imprécis, ils se congratulaient chaleureusement et se prenant par la main, ils cherchaient un siège pour s’affaler dedans et continuer leurs effusions complices. L’un d’entre eux, autant affecté par l’âge que par la maladie, était en chaise roulante.
L’histoire que porte chacun en lui, peut constituer une saga à elle seule. D’horizons divers et venant parfois de loin, ils formèrent pour plusieurs années, un mur solidaire sur lequel se brisèrent les velléitaires tentatives de pacification, de guerre psychologique et de division. Amoindris, éparpillés, ils retrouvaient, souvent, le ressort pour déjouer les chausse-trappes d’un combat inégal.
L’histoire de cet inconnu venu du pays des Chaouia en est l’exemple le plus illustratif. Omar Namouchi, premier martyr de la région, mort au combat en décembre 1955 à la bataille de Dermel conduite par Achour Ziane, fut enterré par ses congénères au cimetière du village. Une oraison funèbre lui fut dédiée à cette époque par Cheikh Mostefa El-Kacimi El-Hassani et déclamée par le futur prisonnier politique Si Khalil El-Kacimi. Ses restes funéraires étaient le premier jalon du sanctuaire réalisé en 1981. Si Abdedaïm se rappelle que le colonel Amar Oumrane, le colonel Si Hassan (Youcef Khatib) et le commandant Tayeb Seddiki faisaient partie des convives de l’époque évoquée.
Les restes de chouhada, au nombre de cinquante, étaient ramenés de M’harga, N’senissa, Zerga, Grine Kebch, Djebel Thameur. La ville reconnaissante d’El-Hamel recueillait en son sein ses enfants morts pour la patrie. Ne s’arrêtant pas là, le chef d’entreprise qu’est devenu plus tard Si Abdedaïm Abdedaïm, décide d’offrir à ses anciens compagnons d’armes disparus, une parure mémorielle aussi digne que prestigieuse. C’est ainsi qu’il lance, dès le mois de mai 2011, sur les lieux mêmes de l’ancien cimetière, les travaux d’un complexe historique comprenant trois parties distinctes : le mausolée, le musée du Djihad flanqué d’une salle de conférences et l’esplanade des martyrs.
Inauguré au mois de février 2013, l’imposant mémorial abrite soixante sépultures, intégrant, toutefois, deux exceptions historiques. Il s’agit des cas de Sebti Louzzani et Hadj Mazari, anciennement professeur d’histoire et proviseur de lycée. La qualité de moudjahid de la première heure du premier, ce digne fils des Aurès qui s’est établi après l’indépendance dans l’attachante zaouïa, et le sacrifice du second, assassiné en 1994 sous le regard ahuri de ses élèves par les tueurs de l’esprit à la veille de la commémoration du 40e anniversaire du 1er Novembre à laquelle il se préparait pour animer une conférence, ont fait qu’ils intègrent, tous deux, la «Raoudha». Le mausolée qui s’étend sur une superficie de plus de 500 m2 n’a rien à envier à ceux qui ont fait le prestige de l’architecture arabo-musulmane d’Andalousie. Œuvre du jeune bureau d’études «El Assila» du cru, ce joyau se dresse fièrement au milieu de la place. Surmonté de 4 dômes secondaires entourant une principale, toutes de couleur émeraude, il se détache majestueusement dans l’espace lumineux. Arceaux ogivés et vitraux ouvragés s’enchevêtrent harmonieusement pour former d’immenses baies. Les plafonds finement ciselés par une main-d’œuvre marocaine, constituent à eux seuls une œuvre d’art qu’on ne se lasse pas d’admirer. Les quatre planches intérieures, finement gravées à l’enluminure islamique, comportent toutes des versets coraniques en rapport avec le combat libérateur. Les sépultures, toutes de marbre, sont noyées dans un parquet luisant de céramique.
Le blanc et les cambrures des coupoles donnent à la structure un air de majesté religieuse qui sied à la mystique du site de la célèbre zaouïa hassanite d’El-Hamel.
La seconde tranche, inaugurée en mars 2016, comporte le musée du Djihad et l’esplanade des Martyrs. Le premier d’une superficie de 694 m2, est constitué d’ une salle de conférences de 132 sièges, d’une salle multimédia de 30 sièges, d’une galerie d’exposition, d’une bibliothèque et d’un hall central. L’esplanade des Martyrs, d’une superficie de 2 800 m2, porte la superficie totale de ce complexe historico-mémoriel à 3 963 m2. Le promoteur, conscient de l’enjeu en matière de préservation et d’entretien du site, l’a mis sous la tutelle d’une association culturelle dénommée «Association de fidélité au serment».
Après avoir observé un moment de recueillement par la récitation de la «Fatiha», l’assistance s’est dirigée vers la salle de conférences contiguë. La capacité de la salle de conférences équipée de tous les moyens didactiques fut vite comblée par le nombre de présents. A part les deux premières rangées occupées par les vieux convives, le reste des sièges était occupé par des jeunes dont beaucoup d’universitaires. Les jeunes scouts durent ramener des chaises supplémentaires pour en garnir les travées bondées. A la tribune, modérée par Si El-Mahdi Kacimi El-Hassani, prenait place Si Bouregaâ entouré de Si Mohamed Benachour et Si Mohamed Aïssa Bey, ses anciens compagnons de lutte. L’orateur dont le calme légendaire surprenait plus d’un, entama son intervention par un hommage rendu aux maquisards de la Wilaya VI qui, dit-il, ont eu fort affaire avec trois adversaires impitoyables que sont : la nature dénudée et hostile du terrain, les hordes bellounistes et enfin l’armée d’occupation.
Des voix s’élèvent, aujourd’hui, pour réclamer la réhabilitation de ce suppôt du colonialisme arguant qu’il livrait le même combat libérateur que le FLN/ALN. Nous disons à ces nouveaux prophètes que les traîtres de la trempe de Bellounis et de Kobus (Belhadj) ont été plus meurtriers pour l’ALN et la population que les troupes d’occupation elles-mêmes. D’ailleurs, leurs actions étaient toutes appuyées par la logistique militaire des forces coloniales que ce soit le transport de troupes, les blindés ou l’aviation. Quant au sinistre Belhadj, c’est Miliani, son propre fils, qui ramena sa tête en guise d’allégeance à l’Armée de libération nationale. Notre révolution, dira-t-il, l’une des plus importantes du XXe siècle, est une révolution populaire par excellence.
Plaçant la guerre de Libération dans son contexte international de l’époque, il ne manquera pas d’étriller, au passage, ceux qui rapportent au général de Gaulle l’initiative indépendantiste.
C’est avec la venue de De Gaulle que la lutte armée a connu ses pires moments où toutes les armes furent utilisées y compris celles prohibées par les instances internationales dira, en substance, l’orateur. Dans le contexte actuel, c’est plutôt la guerre technologique et économique qui est menée contre les quelques pays qui résistent encore ; notre pays est particulièrement visé.
Le conférencier rappellera à l’assistance les deux ou trois ouvrages de Nixon, le défunt Président des États-Unis qui parlaient déjà du morcellement du monde arabo-musulman par le seul fait de leurs divergences idéologiques. Il est dénombré, dit-il, plus de 90 identités ethniques qui ne demandent qu’à être exacerbées dans leurs différences. Après de brefs rappels historiques, la parole fut donnée à l’assistance.
Deux ou trois intervenants axeront leur propos sur l’écriture de l’Histoire reprochant à beaucoup de moudjahidine leur silence sur certains événements majeurs ayant émaillé le cours de la Révolution ou sur l’élaboration d’un texte de loi en guise de réplique à la loi française de 2005 qui glorifie les bienfaits du colonialisme. Dans sa réponse, la commandant Bouregaâ avouera la difficulté, pour les non-initiés, d’écrire le récit national en dehors de l’enceinte académique.
Ceux qui ont écrit jusqu’à maintenant se sont contentés de mémoires, dont les miennes et pour lesquelles je me permets de dire que c’est une sorte de parasitage au travail scientifique dont la rigueur est le maître mot. A propos de ces mémoires, les lectures peuvent être divergentes sinon totalement opposées. Pour l’anecdote, le Président Bouteflika, rencontré lors d’une occasion comme celle-ci, me faisait remarquer qu’à sa lecture de l’ouvrage, il a constaté que je n’avais pas épargné le défunt Si Boumediène. Comprenant parfaitement sa lecture, je lui répondais en ces termes : «Si Abdelkader… en ce qui me concerne personnellement, je ne faisais pas de l’opposition pour l’opposition.
Je me suis opposé, par exemple, à la révolution agraire en dépit de mon extraction paysanne et sans terre. Le résultat est connu, aujourd’hui, par tout le monde. Présentement, je souhaiterais qu’il y ait un ‘’Boumediene par wilaya !’’». L’évènement rehaussé par la présence de Cheikh Mohamed Mamoun El-Kacimi El-Hassani chef de la confrérie, fut parachevé par une intervention de haute facture de celui-ci. Il rappellera que le combat libérateur a été mené par des jeunes dont beaucoup issus des zaouïas. Aussi la construction du pays n’incombera qu’aux jeunes. Il préviendra des effets néfastes des schismes idéologiques menant à la «fitna». La cérémonie de clôture consista en une remise de distinctions à quelques moudjahine et chercheurs-enseignants en histoire.
Les authentiques enfants de ce pays, à l’instar de Si Abdedaïm, conscients du risque mortel du gommage mémoriel, rappellent à ceux qui veulent bien leur prêter leur attention sensorielle, que bon sang ne saurait mentir. Ils se réapproprient, factuellement, le legs patrimonial pour le restituer encore à leur tour aux jeunes générations.
F. Z.

l’impossible se produit : la mission échoue et toute l’équipe de terroriste est éliminée….

https://youtu.be/f7Kz_TD140A

Daech reflue vers l’Egypte : Israël menace de bombarder le Sinaï

israël Sinaï

Israël mettra-t-il sa menace à exécution ? D. R.

Par Houari Achouri – Les officines du renseignement israélien prévoient un afflux massif des terroristes de Daech vers l’Egypte et une concentration dans le Sinaï, notamment. A partir d’une information toute récente relayée par le journal Jerusalem Post, Mediapart révèle les craintes des officiels du renseignement israélien à propos du risque que les terroristes de Daech migrent vers la péninsule du Sinaï, en Egypte. Cette crainte est expliquée par le fait qu’il y a déjà une présence d’un groupe terroriste qui opère depuis 2014 dans le nord-est de l’Egypte avec «une efficacité redoutable», lit-on dans ce média français. A l’appui, Mediapart rappelle, dans une sorte de bilan, la série d’actions criminelles commises par ce groupe terroriste ces dernières années.

Si la menace se précise, l’armée israélienne interviendra, avertit une source israélienne, citée par Mediapart. Un autre officiel affirme qu’en juillet 2016, l’armée israélienne avait frappé, à l’aide de drones, des positions de groupes terroristes dans la péninsule du Sinaï, «avec le consentement du gouvernement égyptien», précise Mediapart, citant la même source.

La thèse d’un afflux de terroristes de Daech vers la péninsule du Sinaï, brandie comme menace par les services de renseignement israéliens, est battue en brèche par un chercheur de l’Institut des études pour la sécurité nationale de l’Université de Tel-Aviv, dont les propos sont rapportés par Mediapart. Il juge «peu probable» que cette menace se réalise pour une raison qui tient de la géographie des lieux, c’est-à-dire les difficultés que comprend le parcours de la Syrie vers le Sinaï, en Egypte.

Par où passeraient ces terroristes ? Ils seront obligés, explique ce spécialiste, de faire un long détour par la Libye à moins d’emprunter la voie maritime qui est sous surveillance de l’armée israélienne. Le chercheur évoque un autre élément pour réfuter la thèse d’une ruée de Daech sur le Sinaï en provenance de la Syrie : la majorité des terroristes qui sont dans les rangs de cette organisation terroriste opérant dans ce pays sont des «locaux».

Selon un autre spécialiste israélien également cité par Mediapart, le danger pourrait venir plutôt d’un regain d’activités terroristes en Egypte, parce que Daech, terrassé et mis en échec en Syrie et en Irak, voudra montrer que malgré sa défaite cuisante, il est très actif. Pour cela, le groupe terroriste a besoin d’actions d’éclat avec un très large impact médiatique, comme il l’a fait dans plusieurs capitales et villes d’Europe et des Etats-Unis.

Les cibles privilégiées de Daech en Egypte seraient alors évidemment prises dans la communauté copte (minorité religieuse implantée dans ce pays de très longue date) qui a déjà été victime d’attaques particulièrement meurtrières. On se souvient, en effet, qu’en avril dernier, le jour du dimanche des Rameaux pour les chrétiens, deux attentats ont frappé des églises en Egypte, l’une à Alexandrie, l’autre au nord du Caire. Des explosions avaient été provoquées par deux terroristes-kamikazes. Daech avait alors promis de nouvelles attaques visant des chrétiens. Le bilan avait été particulièrement lourd.

Un peu plus d’un mois après, nouveau massacre de coptes qui se rendaient à un monastère à bord d’un bus. Ces dernières années, des dizaines d’églises, d’écoles, de maisons et de commerces appartenant à des coptes ont été incendiés par les groupes terroristes en Egypte.

Qui saccage les bureaux des partis politiques en Kabylie ?

ferhat RND

Le mouvement séparatiste de Ferhat Mehenni serait-il derrière ces sabotages ? D. R.

Le bureau du RND à Mekla à une vingtaine de kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou a été incendié dans la nuit de dimanche à Lundi. Rien n’a pu être sauvé. Cet acte de violence vivement dénoncé par le parti d’Ahmed Ouyahia, et plus particulièrement par le bureau régional du RND, n’est pas le premier du genre. Depuis le début de la campagne électorale la semaine dernière, plusieurs actes de violence contre les candidats de certains partis ont été signalés dans cette wilaya.

A Tigzirt, un candidat sur la liste APW d’une autre formation politique, accompagné de personnes en état d’ébriété apparent, ont agressé physiquement un militant du FFS et violé son domicile en pleine nuit. A Tadmaït, en pleine nuit, des individus non identifiés ont saccagé la devanture de la permanence de campagne. A Aït Abdelmoumen, dans la commune de Tizi N’tleta, des individus non identifiés ont tenté durant la nuit de saccager le siège local de la campagne du parti. Des actes qui suscitent de l’inquiétude chez les candidats et qui provoquent la colère du FFS.

Le FFS, qui est le plus vieux parti de l’opposition, a eu à dénoncer le saccage de plusieurs de ses bureaux dans cette wilaya. Dans une déclaration signée par le premier secrétaire fédéral par intérim, Lyes Laguel, le FFS s’interroge sur «les motivations des auteurs et commanditaires de ces agressions au moment où le parti enregistre, durant cette première semaine de campagne, une forte dynamique et une adhésion citoyenne remarquable». Il réaffirme qu’il ne cédera jamais devant le langage de la violence auquel il opposera toujours la vigilance citoyenne en faveur de l’action politique pacifique.

Y a-t-il un lien entre les agressions dont ont été victimes les candidats et les structures locales du FFS et celles du RND ? Qui est, ou qui sont, derrière ces violences et actes criminels contre deux partis politiques ? Une chose est sûre ; le FFS et le RND ont un point en commun : ils sont tous les deux contre le mouvement séparatiste dirigé de l’étranger par Ferhat Mehenni.

Certains observateurs soupçonnent d’ailleurs des «entités séparatistes» qui chercheraient à mettre le feu aux poudres dans cette région à la veille d’une échéance électorale importante.H.A