Meeting de Ali Benflis à Constantine : «Le serment de Novembre 1954 trahi»

 

«Un morceau d’anthologie politique dont les fondamentaux ont été trahis par les tenants des rênes du pays», dira Ali Benflis à propos de la déclaration du 1er Novembre 1954 dès l’entame de son meeting tenu hier à Constantine, et coïncidant justement avec les célébrations du 63e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération.
De stigmatisation de l’action des derniers gouvernements, le président de Talaie El Hourriyet n’en finira point, dressant un tableau noir de la situation politique, sociale et économique du pays non sans avoir réussi à tenir en haleine les présents pendant plus d’une heure.
Pour lui, le système politique en place s’est arrogé unilatéralement le droit de représentation «du pouvoir lui-même, de l’opposition et de la société civile générant une situation de blocage politique et une vacance au sommet du pouvoir qui déstabilise notre cohésion sociale».
Un système qui feint ignorer, selon lui, les questions importantes engageant le devenir de la nation, mettant en avant des sujets subsidiaires au moment où il cumule les échecs. Et d’échecs, Ali Benflis identifie en premier lieu le système éducatif paralysé par l’absence de dialogue avec les acteurs authentiques du secteur et l’exclusion des compétences à même de lui insuffler «des racines et ailes».
Le même constat est fait pour le système de santé ou encore la justice qui demeure à ses dires otage du pouvoir exécutif.
Sur le plan économique, aucune mesure du gouvernement n’a montré son efficacité depuis l’évènement de la crise économique mondiale en 2014 et la découverte par les Algériens que le Fonds de régulation des recettes a été vidé sans résultats palpables. Aussi, s’interrogera-t-il sur les résultats jamais communiqués des dispositifs préconisés pour dépasser la crise depuis 2014 qu’ont été la mise en conformité fiscale par la bancarisation de l’argent de l’informel, l’emprunt obligataire, ou encore le nouveau modèle de croissance économique «dont on ignore les contours et d’ailleurs remis en cause par l’actuel gouvernement».
En somme, Ali Benflis dénonce l’illégitimité du pouvoir qui prévaudra tant qu’il n’y aura pas d’élections propres. Il ne se fait d’ailleurs pas d’illusions au sujet des joutes du 23 novembre, car de son point de vue, la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) n’est, ni indépendante ni aussi haute mais un appendice de l’administration.

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