Un baril de pétrole contient 42 gallons US, soit 158,97 litres….Le Cours du baril de pétrole en euros : 43.68 € Le Cours du pétrole Brent en euros : 48.00 € . Prix au litre (1 baril = 159 litres) : 0.274 €.

Un baril de pétrole contient 42 gallons US, soit 158,97 litres. A titre d’exemple, en moyenne à la sortie d’une raffinerie , un baril de pétrole génère les quantités suivantes de produits raffinés :

Produit                                   Litres

carburants                                 73,8
gazole et mazout léger (fioul domestique)  34,8
kérosène (carburéacteur pour l’aviation)   15.2
mazout lourd                                8.7
gaz de pétrole du raffinage                 7.2
autres gaz (éthane, propane, butane)        7.2
coke                                        6.8
asphalte                                    4.9
bases pour la pétrochimie                   4.5
lubrifiants                                 1.9
kérosène (ou pétrole lampant)               0.7
autres (cires, graisses)                    1.1

Pétrole. Les pays producteurs souffrent d’un baril peu cher

  • Depuis un an et demi, le prix du brut s’est effondré. Pour qu’il reprenne des couleurs, il faudrait baisser la production. L’Opep se réunit ce vendredi, à Vienne.
    Depuis un an et demi, le prix du brut s’est effondré. Pour qu’il reprenne des couleurs, il faudrait baisser la production. L’Opep se réunit ce vendredi, à Vienne. 

 

Depuis un an et demi, le prix du brut s’est effondré. Pour qu’il reprenne des couleurs, il faudrait baisser la production. L’Opep se réunit ce vendredi, à Vienne.

C’est un immeuble massif, aux multiples fenêtres. Son adresse ? Helferstorferstrasse 17, à Vienne, en Autriche. Derrière cette façade, relativement quelconque, le siège d’un des cartels les plus puissants du monde. Son nom ? L’Opep. Ou, si vous préférez, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (en anglais, Organization of the Petroleum Exporting Countries).Douze membresL’Opep a été créée le 14 septembre 1960. Pour quoi faire ? Officiellement, pour harmoniser et coordonner les politiques pétrolières de ses États membres ; pour garantir un équilibre des marchés pétroliers, par un prix de vente « juste et stable » pour les pays producteurs et une rentabilité des investissements productifs ; pour garantir une production de pétrole suffisante, régulière, efficace et compétitive pour répondre à la demande énergétique.Tous les pays producteurs de pétrole n’adhèrent pas à l’Opep qui compte aujourd’hui douze membres : l’Algérie, l’Angola, la Libye, le Nigeria, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, l’Iran, le Koweït, le Qatar, l’Équateur, le Venezuela (l’Indonésie et le Gabon en ont fait partie mais l’ont quittée depuis).

Les décisions de l’Opep sont toujours regardées à la loupe par les gouvernements et les entreprises, tant la production de pétrole et le prix du baril peuvent booster l’économie, où la faire vaciller.D’où l’importance de la réunion de l’Opep, demain, à Vienne, dans un climat tendu et incertain.Prix du baril : 18 mois de baisseÇa n’aura échappé à personne : le prix du baril pétrole n’a cessé de baisser depuis 18 mois. Il est passé de 115 à 45 dollars (107 € à 42 €).

Plusieurs raisons expliquent le phénomène : la crise, bien sûr, avec une moindre demande, notamment des pays émergents, de cette si précieuse matière première ; des hivers moins rigoureux ; et, surtout, l’arrivée massive dans les tuyaux de l’économie américaine du pétrole (et du gaz) de schiste qui s’est largement substitué au pétrole qu’importent traditionnellement les États-Unis.

D’où une équation on ne peut plus simple : l’offre des producteurs est trop importante par rapport à la demande ; les prix chutent.

Pour enrayer la chute du prix du baril (159 litres), une solution : baisser la production. Et là, depuis un an, la communauté des producteurs – qu’ils soient membres de l’Opep ou pas – se déchire.On ne baisse pas la productionEn novembre 2014, l’Opep, sous la pression de son membre le plus éminent (l’Arabie saoudite, deuxième producteur mondial derrière les États-Unis et devant la Russie) a renoncé à baisser sa production (un peu plus de 30 millions de barils par jour). Sa stratégie : faire baisser les prix pour rendre moins compétitif le pétrole de schiste américain, moins cher à produire.

Cette décision n’a pas fait l’unanimité. Ni au sein de l’Opep, ni à l’extérieur. Pourquoi ? Parce qu’un baril peu cher remet en cause les fondements économiques des pays producteurs. Surtout les plus pauvres, les plus fragiles, comme l’Algérie, le Venezuela, l’Irak, la Russie…

Les budgets de ces pays sont calculés par rapport au prix du baril. Plus celui-ci est faible, plus les budgets en pâtissent. Et, de facto, les populations.On ne touche à rien ?La réunion de l’Opep, demain, à Vienne, peut-elle inverser la tendance ? Il y a peu de chance, même si, à la veille de sa tenue, bien des rumeurs annoncent… tout et son contraire.

Ce qui est sûr, c’est que les membres les plus fragiles du cartel craignent que le prix du baril ne poursuive sa chute (certains experts parlent d’un baril à 20 dollars, soit 18,7 €).

Ils critiquent de plus en plus la décision, prise il y a un an, par leur organisation et ne partagent pas son avis d’une demande de 1,25 million de barils par jour l’année prochaine. Ils la pensent plus proche d’un million.

Autre certitude, la Russie, l’Irak et l’Iran, pour des raisons différentes (l’Iran, par exemple, revient sur le marché après des années de sanctions internationales) n’ont pas l’intention de baisser leur production.

On peut raisonnablement penser que le prix du baril va poursuivre sa chute.

Certains s’en réjouiront, notamment les pays importateurs (car pétrole peu cher égal entreprises plus performantes, facture de fioul moins cher…).

D’autres s’en alarmeront, notamment les pays producteurs pauvres qui voient leurs ressources chuter davantage

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