Des constructeurs américains en course pour s’installer en Algérie

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Une importante délégation d’hommes d’affaires américains est attendue en Algérie dans les prochains jours, a annoncé hier mercredi M. Smail Chikhoune, président du conseil d’affaires algéro-américain, qui a reconnu une baisse importante des investissements américains en Algérie.

Dans une intervention à la radio nationale, M. Chikhoune a indiqué que cette mission américaine, attendue début octobre prochain, est composée de compagnies spécialisées dans l’agriculture, le recyclage des équipements et appareils électroniques, des déchets, des textiles, des équipements agricoles, ainsi que ‘’des cabinets d’affaires pour qu’ils fassent la promotion de l’Algérie auprès de leurs clients ». Les secteurs concernés par cette mission d’affaires sont l’énergie, le commerce, la santé et l’industrie. «On espère à travers cette mission qu’il y ait la signature de deux partenariats dans le secteur de l’industrie». M. Chikhoune a également annoncé une visite de patrons algériens aux Etats-Unis en janvier prochain. Le président du Conseil d’affaires algéro-américain a affirmé également que des discussions sont actuellement en cours pour l’installation d’un constructeur automobile américain en Algérie l’année prochaine. Trois marques sont en course, l’une d’elles devrait s’installer en Algérie, selon M. Chikhoune qui n’a pas voulu révéler le nom de ces trois constructeurs américains, soulignant seulement qu’ «il n’y a pas de raison pour que des constructeurs européens s’installent en Algérie et pas des américains. «Il viendront», a-t-il affirmé.

D’autre part, M. Chikhoune a indiqué qu’il y aura, en matière de coopération scientifique avec l’Algérie, la mise en place de clusters, dont un dans le secteur de la santé à Alger, ensuite dans les autres wilayas en fonction de leurs spécificités économiques. Il y aura donc un cluster pour l’électronique à Bordj Bou-Arréridj et Sétif, un pour la pièce détachée et l’automobile à Oran, l’agroalimentaire à Béjaïa…» Il s’agit d’«inviter les promoteurs, tous les acteurs de ce projet, les ministères concernés, les chercheurs, l’université, l’incubateur de Sidi Abdallah, Saïdal et l’université de Boston». M. Chikhoune a ainsi annoncé la venue en Algérie dans le cadre de ce cluster du recteur de l’université du Massachusetts, le professeur algéro-américain Nouredine Brekchi, une référence aux Etats-Unis, le groupe américain Pharma et le groupe Alpi, Jil FCE et une société savante dans les biotechnologies. «L’objectif est la recherche-développement et orienter les jeunes selon la spécificité de la wilaya et créer les synergies entre les acteurs des clusters», estime le président du Conseil d’affaires algéro-américain, car «l’intérêt est d’attirer plus d’investissements américains dans le secteur de la santé en Algérie». «Nous voulons attirer en Algérie une partie des investissements en matière de santé dans le monde», a-t-il précisé.

Pour autant, ce tableau idyllique de la coopération algéro-américaine est altéré par la baisse des investissements américains en Algérie, en particulier dans le secteur de l’énergie, depuis presque dix ans. De 19 milliards de dollars en 2008, les importations US sont passées à seulement 3,2 milliards de dollars en 2016. M. Smail Chikhoune refuse de voir dans cette baisse des échanges économiques entre les deux pays un désinvestissement US. «C’est relatif à une récession mondiale, et une baisse des investissements dans les hydrocarbures, mais ce n’est pas propre à l’Algérie», a-t-il estimé. Mais, il a reconnu, avec le passage des USA d’importateur net d’hydrocarbures à un statut d’exportateur, que «oui, il y a une baisse des investissements américains, et c’est à l’Algérie d’intéresser plus de compagnies à venir, avec un assouplissement de la fiscalité». Pour M. Smail Chikhoune, «il faut intéresser les compagnies par une baisse de la fiscalité dans le secteur de l’énergie, l’Algérie doit suivre ce qui se passe dans le monde pour être plus compétitive». L’Algérie a importé des Etats-Unis en 2016 pour une valeur de 2,1 milliards de dollars en blé, fruits secs, appareils de forage et machines industriels, avions et équipements, contre des exportations de 3,2 milliards de dollars, essentiellement des hydrocarbures, des produits chimiques et des fertilisants.

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