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La planche à billets par le gouvernement algérien

Le Dr. Paul Craig Roberts nous répond à propos du recours à la planche à billets par le gouvernement algérien

 Mohsen Abdelmoumen

Le Dr. Paul Craig Roberts nous répond à propos du recours à la planche à billets par le gouvernement algérien

Dans l’optique d’éclairer le peuple algérien sur le moyen proposé par le gouvernement algérien pour « contrer » la crise économique que vit l’Algérie et pour lever toute ambiguïté sur l’utilisation de la planche à billets, j’ai contacté l’éminent économiste, le Dr. Paul Craig Roberts qui était conseiller économique du président Reagan et sous-secrétaire du Trésor dans l’administration Reagan au début des années1980, et qui s’est fait connaître comme l’un des pères fondateurs de la Reaganomics notamment par sa contribution à la réforme de la « Tax Act » de 1981. Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a déclaré récemment que l’Algérie allait recourir à la planche à billets pour « pallier » à la crise économique aigüe que vit l‘Algérie suite à l’effondrement du prix du baril de pétrole, n’hésitant pas à se hasarder sur un sujet qu’il ne maîtrise pas en donnant l’exemple des USA et du Japon. J’ai donc sollicité à chaud et rapidement l’avis du Dr. Roberts concernant l’option de la planche à billets. Le Dr. Roberts, qui sait de quoi il parle, m’a avoué que bien qu’il ne connaît pas l’économie de l’Algérie  « Malheureusement, je ne connais pas l’économie algérienne et je ne peux pas évaluer quel serait le résultat », m’explique : « Ainsi, la réponse à votre question est que cela dépend d’un certain nombre de facteurs ».

Le Dr. Roberts a tenu à me dire que ce procédé a effectivement été utilisé aux États Unis. En effet, il m’a déclaré : « L’effet de l’impression de l’argent semble dépendre de ce qui est fait avec cet argent et de la façon dont il entre dans l’économie. Les États-Unis, par exemple, ont imprimé une énorme somme d’argent au cours des 10 dernières années. Au lieu d’entrer dans l’économie de consommation et d’augmenter les prix, l’argent est entré dans des instruments financiers, ce qui augmente les prix des obligations et des stocks. Si un pays a des ressources, il peut créer de l’argent pour développer les ressources et ne pas compter sur des prêts étrangers. Si la monnaie du pays est négociée à l’échelle internationale, le pays risque de créer de l’argent, ce qui entraînerait des marchés spéculant contre la monnaie du pays et réduisant sa valeur d’échange. Ce serait très coûteux si le pays dépend des importations ».

Déjà en comparant « l’économie » algérienne totalement dépendante des hydrocarbures et des importations et qui ne produit rien, avec les économies américaine et japonaise, le Premier ministre Ouyahia se trompe totalement. On pourrait même dire qu’il commet un blasphème. Le recours à la planche à billets risque d’être une aventure périlleuse pour l’Algérie car de l’avis même du Dr. Roberts, les pays dépendant des importations ne peuvent s’attendre qu’à de gros problèmes. Le premier ministre Ouyahia a donc choisi la solution de la facilité et la planche à billets ne constitue aucunement un moyen qui règlera les problèmes économiques que vit l’Algérie. Bien au contraire, cela risque de couler le pays qui traverse les pires moments de son histoire.

Mohsen Abdelmoumen

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H.B.Lakhdar

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