Les mystérieuses peintures rupestres du Tassili n’Ajjer, dans

le Sahara Algérien

 

En 1933,une reconnaissance dans une gorge inexplorée du massif montagneux du Tassili. Tout à coup, se détachant sur la toile de fond d’un paysage lunaire, il aperçut des spécimens typiques de peintures rupestres.

N’en croyant pas ses yeux, l’officier sauta de son méhari pour se trouver en présence, au milieu de la masse des roches inertes, d’un monde figuré plein de vitalité : des girafes mangeant les feuilles des arbres, des hippopotames s’ébrouant dans l’eau, des éléphants chargeant la trompe en l’air ! Mais le service est le service, Brenans et ses hommes furent contraints de quitter cette exposition de peinture préhistorique et de continuer leur route. Douze kilomètres plus loin, sous un soleil de feu et dans le grand silence du désert, une autre surprise : de nouvelles peintures rupestres !

L’intérêt du lieutenant Brenans pour ce Louvre antédiluvien découvert inopinément fut partagé par son camarade Henri Lhote. Malheureusement, aucun d’eux n’avait le temps ni les moyens de faire quoi que ce soit de constructif au sujet de cette découverte archéologique.

La seconde guerre mondiale éclata et c’est seulement en 1956 qu’avec quatorze personnes et trente chameaux leur expédition, longtemps retardée, atteignit le Tassili. Les parois rocheuses étaient couvertes de milliers d’habiles esquisses superposées sur douze ou treize couches. D’après ces dessins et les représentations d’animaux disparus, il est visible qu’il y a huit ou dix mille ans la région saharienne était une terre fertile où un peuple de chasseurs menait une existence heureuse.

Ancienne sépulture d’environ 10 000 ans. Photo: Yann Arthus Bertrand

L’histoire elle-même est inscrite sur ces rochers. Des silhouettes féminines à tête d’oiseaux évoquent même la possibilité de relations avec l’Egypte remontant à cinq ou six mille ans.

Sur un site nommé Jabbaren, le professeur Lhote découvrit des représentations du mouton préhistorique mêlées à d’autres figures connues sous le nom de « têtes rondes ». Ces peintures remontent au moins à neuf mille ans. Les silhouettes ont d’énormes têtes sphériques ou allongées, d’étranges colliers, deux yeux mais pas de bouche ni de nez, etc.

Les images étaient si surprenantes que les membres de l’expédition les appelèrent par plaisanterie les Martiens. En langue touareg, Jabbaren signifie le Ravin des Géants. Et, de fait, ces mystérieux Martiens devaient être d’une taille peu commune car quelques-uns d’entre eux mesurent six mètres.

Comme les esquisses d’animaux, hautement artistiques, démontrent une grande précision dans les proportions et les détails, il est seulement logique de supposer que les portraits originaux des Martiens de Jabbaren sont également ressemblants…

Fresque de Jabbaren le «Grand Dieu des martiens»

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