L’intérêt général est l’aune à laquelle se mesure la valeur intrinsèque des authentiques et véritables commis de l’État.

Que reste-t-il de « hibet adawla »

Dans toutes les sociétés développées, le mérite, qualité perçue sous l’unique prisme de l’effort fourni exclusivement au profit de l’intérêt général est l’aune à laquelle se mesure la valeur intrinsèque des authentiques et véritables commis de l’État. Chez nous au contraire, notre société désabusée est habituée à voir à la tête de bon nombre de nos institutions, le parachutage d’individus cooptés par leurs mentors. Ces opportunistes sont aux aguets de la moindre occasion à saisir, alors qu’ils ne disposent que de la capacité de se mouvoir à la lisière des centres de décisions…

Si nous en sommes arrivés à cette situation marquée fortement par une dévaluation alarmante de nos institutions qui porte atteinte à l’image de notre pays au plan interne et externe et inquiète à juste titre nos concitoyennes et concitoyens, c’est que bon nombre de cadres sont nommés aux hautes fonctions de l’État sans qu’aucune connaissance ne soit requise dans le domaine de compétence et le cœur de métier de la structure concernée. Nous sommes là, au chapitre de la moralisation de la vie politique et de l’injustice commise à l’égard des nombreux valeureux commis de l’État marginalisés et discriminés qui observent impuissants, le moral au plus bas, l’ascension sociale fulgurante des moins méritantes et méritants qu’eux, à tous les niveaux de la fonction publique.

Pour être édifié sur cette question lamentable qui porte atteinte au bon fonctionnement de notre administration centrale, mais aussi régionale et locale, une étude gagnerait à être engagée et réalisée de façon objective et avec toute la rigueur scientifique nécessaire sur les profils de ces cadres promus à des fonctions supérieures au cours des quinze dernières années, pour mesurer toute l’ampleur des dégâts causés ainsi que le degré de déliquescence atteint à tous les niveaux, et pas seulement qu’administratif…

Oui ! C’est là certainement, un acte de salubrité publique. C’est aussi, un excellent sujet de recherche en droit administratif, en science politique et en droit constitutionnel pour qui voudrait se rendre utile en apportant un éclairage sur cette question fondamentale, déterminante pour l’émergence d’un État de droit juste, respectueux de l’égalité des chances sur la base de règles et de normes claires. C’est d’abord par là, que devrait passer l’esprit de transparence et de bonne gouvernance !

Oui ! Chez-nous, comble de ce ridicule qui blesse les âmes sensibles et ne fait point rougir ceux qui sont à l’origine de la culture des passe-droits, du népotisme et du clientélisme, le vrai méritant parce que craint et jalousé, est laissé pour compte et marginalisé ! Il n’est bien souvent sollicité par sa hiérarchie que comme un « kounta-kinté » de labour quand il n’est pas carrément mis au « frigo » par les « canassons » de notre néo-administration. Leur réaction provient de cette peur maladive qu’ils ont de ces « étalons » à la généalogie et au pédigrée avérés. Ces « purs sangs » qui ne sont pas à leurs premiers coups de sabots reçus de la part de ces « tire au flancs » incompétents et parachutés, ont pour habitude de prendre de la hauteur, en serviteurs fidèles de la chose publique tout en s’attirant l’animosité et la ségrégation de ceux qui les craignent.

Ils finissent toutes et tous par sombrer dans l’oubli, comme si leur existence n’a été que virtuelle ou que notre pays pourtant bien en retard par rapport à d’autres États, pouvait se permettre le luxe de se passer de leurs services, leurs compétences et leurs expériences avérés, après avoir ignoré superbement celles et ceux qu’on a fait fuir ou qu’on n’a pas su protéger et garder. Honte à vous, fossoyeurs de ce pays si merveilleux, victime de votre indigence, de votre vision courtermiste et de votre mépris à l’égard des commis de l’État compétents, intègres et fidèles à la chose publique. C’est en hommage à tous ces cadres méritants que je me devais d’écrire cet article par devoir de mémoire, de reconnaissance et par soutien appuyé à cette Algérie utile, étant convaincu que sans la continuité de ses efforts, la perversité, la dangerosité et l’esprit de nuisance des « canassons » qui peuplent nos institutions seraient d’un effet beaucoup plus dévastateur qu’ils ne le sont aujourd’hui.

Oui ! Il me plaît de dire à haute voix que tous ces hommes et femmes d’honneur qui ont le sens de l’État chevillé au corps, veillent avec beaucoup d’abnégation et de courage au bien-être de notre population médusée, inquiète et déboussolée. C’est là certainement, un acte majeur de résistance à saluer parce que de la sorte, ils atténuent quelque peu, les coups de boutoir portés aux institutions de la République par tous les membres de la « planète des fakakirs » qui se sont succédés à la tête d’un État devenu orphelin et de surcroît humilié de par leurs bourdes à répétition et leurs attitudes clownesques… Gloire à vous, cadres intègres et patriotes sincères portant l’Algérie dans votre cœur sans ambition autre que celle de la servir avec abnégation, loyauté et en toute humilité … Ce qu’il faut déplorer à titre de manque à gagner pour l’État et la société, est que ces cadres compétents à la probité éprouvée ne font généralement pas long feu aux côtés de ceux qui viennent en villégiature pour se servir, prendre encore et encore, à ce pays déjà dépecé, ruiné par une faune de prédateurs, charognards voraces et boulimiques. Oui ! L’héritage est bien lourd et la restauration de l’édifice institutionnel est bien difficile à entreprendre.

Quand nous aurions appris à nous comporter selon les règles avérées de la civilité et de la convivialité qui régissent le vivre-ensemble en société solidaire comme aboutissement d’une nation évoluée, il sera alors possible de mieux éduquer nos enfants, en leur inculquant la valeur de l’effort individuel comme ça se faisait par le passé, à l’école de l’excellence de : « mabin atanaouiet », en cette époque où l’Algérie n’avait même pas de quoi payer deux bateaux de blé, tout en ayant du « nif » à en revendre et une monnaie plus forte que le franc ! C’est là, une condition de réussite scolaire et un peu plus tard, de réussite sociale. Mais pauvre de nous, comment pourrions-nous atteindre cet objectif dans l’état actuel de déliquescence et d’impéritie de l’État régalien ?

Pour l’instant, nos institutions sont prises d’assaut par des « bourdons » sans compétence ni talent mais toujours fortement intéressés, agitant leurs ailes et brassant de l’air à la veille de chaque rendez-vous électoral dans l’attente d’un retour promis, d’ascenseur. Alors, il est bien évident qu’on oublie toujours l’instant d’une distribution des prébendes en signe de récompenses, les simples « abeilles » compétentes et travailleuses parce qu’occupées continuellement à butiner pour faire du miel pour toute la « maison Algérie », sans aucune contrepartie légitimement attendue, si ce n’est celle de la reconnaissance du travail qu’elles accomplissent du mieux qu’elles peuvent dans un environnement qui pourtant ne prête pas à garder le moral au beau fixe et l’esprit à la besogne. C’est à cela que se mesure leur courage !

Et puis, ce qui devait arriver, arriva ! La nomination cette fois-ci d’un « ministrillon » éphémère de trois jours d’existence administrative jusque là sans emploi effectif et productif, semble avoir choqué la « classe politique » pourtant jusque là toujours conciliante, sinon muette quant au choix des hommes depuis bien des lustres. Mais que peut-on reprocher à ce jeune homme rompu aux luttes d’appareils, lui qui a fait ses classes au sein des organisations estudiantines ? Rien, somme toute ! Même s’il est vrai qu’il est difficile de trouver en lui, l’étoffe d’un ministrable au sens propre et figuré, son seul tort n’a été pourtant que d’avoir eu l’outrecuidance de croire en ses chances, lui l’embusqué qui sait parfaitement comment fonctionne le système du rapport de force et de la cooptation. Alors ! Est-ce là une raison suffisante pour être considéré comme un imposteur dans une « République » pourtant très ouverte aux « tamaïne » et « khoubzistes » pendant que nous y sommes ?

Bien sûr que cette affaire a de quoi laisser médusée et pantois, bien plus que notre société qui a perdu depuis bien longtemps espoir en ses institutions ébranlées dans leurs fondements parce que gérées dans l’opacité la plus totale et devenant de moins en moins crédibles ! Bien sûr qu’il est certain que cela porte atteinte à l’image d’un État raillé et montré du doigt non seulement par sa population, mais aussi et c’est le pire, à l’international ! Mais aussi déplorable soit-il, ce flop n’est certainement pas à considérer comme un acte insolite et isolé qui prête à l’étonnement par hypocrisie d’esprits outrés et choqués par l’évènement ! Ô que non ! On sait par ailleurs que c’est là, le cas aussi de bon nombre de cadres faussaires connus ou inconnus qui sont passés par là, pour entrer in finie, par infraction dans les institutions de l’État.

Ils sont maintenus à leurs postes sans aucune évaluation sérieuse par oubli ou par complaisance et c’est là le plus grave me semble-t-il, tant que les portes d’accès de la haute administration restent ouvertes à tous ces « courants d’air » violents qui entrainent la casse et le désordre sur leur passage. Alors, oui ! S’il fallait chercher une explication objective au fort taux d’abstention aux dernières élections législatives du 4 mai 2017, en voilà une pour ceux qui font l’impasse sur une vraie lecture parce que n’étant pas habitués à tirés toutes les leçons de leurs nombreux échecs. Ainsi va la « République » de « kheir men walou » ! Si nos compatriotes n’ont pas votés massivement, c’est qu’ils n’admettent ni ne tolèrent plus cette insulte d’être représentés par des femmes et des hommes quelque soit leur appartenance « partisane » puisés dans un vivier qui à défaut de compétence est composé de gens capables de montrer « patte blanche », excellent plutôt dans le maniement des sabres, dans les bagarres sur les places publiques ou dans les hôtels où se déroulent des réunions et dans la pratique de la « chkara », pour se mettre en pole position et accéder ainsi, aux hautes fonctions de l’État ou de partis …

Non messieurs les puristes ! Toute cette histoire n’est que l’arbre qui cache la forêt ! Alors, pourquoi voulez-vous que celui qui maîtrise les arcanes du pouvoir et sait comment fonctionne réellement le pays, comment participer à la grande bousculade pour accéder aux postes politico-administratifs offerts à ses courtisans et à la pléiade d’opportunistes sans compétence ni talent, ne puisse pas lui aussi croire en sa bonne étoile en tentant sa chance pour arriver au « koursi » enivrant qui fait tourner la boussole ? Si être ministre c’est posséder des aptitudes managériales quant au traitement des dossiers de son secteur et présenter des qualités de moralité et de commandement d’une équipe de technocrates tout aussi compétente et solidaire pour réaliser les objectifs tracés, force est de constater que moins on connaît et plus on dure dans le poste. Dans cette débâcle née d’une gestion inappropriée de la ressource humaine qui relève du fait du prince, les compétences requises sont devenues malheureusement un peu celles des présentateurs vedettes de télé, qui arrivent sur un plateau pour présenter une émission préparée et conçue par d’autres.

C’est comme au théâtre du « garagouz » ! Il y a le marionnettiste qui peut être dans ce cas une personne physique ou morale, et la marionnette qui s’agite au-devant de la scène pour occuper l’esprit d’un peuple infantilisé à l’extrême, parce que supposé être correctement nourri grâce aux subventions de l’État providence… De par cette pratique dans l’état d’esprit légué sans jamais faire la part des responsabilités en l’absence de bilans des résultats connus de toutes et de tous, tout laisse à croire que ce qui est attendu du ministre c’est d’être tout simplement qu’un bon présentateur, en quelque sorte un acteur improvisé jouant une pièce qu’il n’a nullement écrite ou conçue et devant être capable de faire semblant de connaître les dialogues, car dans tous les cas, les « souffleurs » sont là pour le corriger afin qu’il ne puisse sortir du scénario qui lui a été tracé.

Oui ! Tout un chacun sait qu’il suffit d’être beau parleur pour ne pas dire bonimenteur, surtout si on maîtrise un peu la langue de Naguib Mahfoud que la citoyenne ou le citoyen ne saurait comprendre, mais sans pour autant être nobélisé comme lui. Juste un petit « ch’wia » de vocabulaire de circonstance ou à défaut, paraître comme un habile récitateur pour créer l’illusion d’un bon ministre et plaire au peuple qui vote, qui dira de lui sans avoir rien compris à son laïus : « Voilà quelqu’un qui sait parler ! » C’est-à-dire, celui qui a su apprendre rapidement son texte et sa leçon en y mettant bien souvent de l’excès de zèle en signes de messages envoyés, sachant pertinemment qu’il est observé et évalué à distance … Mais est-ce que le souci du paraître compétent juste par le parler correct et pour quelques uns par la prose en guise de « cerise sur le gâteau », est en mesure de faire avancer le pays et de résoudre la multitude de problèmes posés ?

Dans le contexte d’un État menacé par une crise économique et multiforme, la chose récitée doit impérativement laisser la place aux véritables débats d’idées, aux bonnes techniques managériales, à l’ingénierie nationale, à la bonne gouvernance, à l’éthique morale, à la probité, à l’honneur de servir son pays avec abnégation et à l’amour à sa patrie… Le reste n’est que leurre et poudre aux yeux, comme celui qu’ont fait paraître par exemple, certains journalistes nommés à cette fonction supérieure et bien d’autres prédicateurs de la langue de bois, même s’ils n’ont laissé aucune action majeure qui puisse les rappeler à la mémoire de leurs concitoyennes et concitoyens, eux qui les ont vu passer telles des étoiles filantes et des OVNI ne laissant derrière eux aucune trace tangible, sinon que de mauvais souvenirs qui portent atteinte à l’image d’un État crédible et sérieux.

Alors ! Qui faut-il « lyncher » dans ce cas ? Qui est fautif et qui ne l’est pas ? À trop vouloir tester à la tête de certains départements ministériels des cadres aux profils hétéroclites très souvent inadaptés et incapables de répondre aux importantes missions qui leurs sont confiées, l’on s’est empêtré dans une sorte de verbiage sans effet sur la dynamique de développement des secteurs en question. C’est pourquoi, le secteur agricole par exemple, reste à ce jour très loin de l’objectif de sécurité alimentaire au plus haut niveau possible ! Celui du tourisme aussi, a toujours eu pour programme, que cette lapalissade tournée en boucle : « nous avons un beau pays » ! La solidarité ne tourne pour l’essentiel, qu’autour du « couffin de ramadhan » ou du « Iftar el djama’e ». De même, au moment où l’environnement mobilise toute notre planète par rapport à la question du réchauffement climatique, l’on n’arrive même pas à faire de nos villes et villages des établissements humains propres où il fait bon vivre et d’y travailler. C’est dire que la mission de ce secteur n’est pas qu’une affaire de sachets noirs pleins d’ordures qui encombrent les trottoirs !

Que dire aussi de l’aménagement du territoire, ce secteur alibi de la bonne conscience, dont on ne se rappelle qu’épisodiquement sans jamais lui avoir trouvé une domiciliation appropriée. S’il n’est perçu que comme concept philosophique sans obligation de résultats en termes d’équité territoriale, c’est parce qu’il est détaché de son socle et de sa mission de planification stratégique qui n’a jamais été assumée comme priorité de premier degré dans le contexte d’un pays pourtant en crise … Ceux ne sont là bien sûr que quelques exemples, car il y a bien des choses à dire pour tout le reste des secteurs. À souligner aussi, que l’instabilité due au nomadisme institutionnel a pour conséquence, la perte des riches dossiers et des archives techniques importantes que des générations de véritables commis de l’État ont progressivement et avec compétence constitués pour le bien du développement du pays. Se posent également les problèmes de la gestion des ressources humaines, des personnels administratifs et techniques avec leur corolaire les difficultés que vivent un grand nombre pour constituer leurs dossiers d’admission à leurs retraites…

À croire que nous avons eu tout faux ! Tout est à revoir et/ou à refaire, non pas pour espérer rattraper le retard que nous avons pris sur les autres pays, mais tout juste dans un premier temps, pour retrouver le sérieux de cette Algérie des années 1960/ 1970, celle où les premiers cadres algériens dont la majorité d’ailleurs étaient autodidactes, ont tracé avec brio le sillon du développement au service de toutes les algériennes et algériens. S’ils ont su concevoir la renaissance du patriotisme économique, développer une expérience administrative et économique par laquelle ils ont été au devant de la scène de l’Algérie d’après, c’est qu’ils ont su faire de leurs réussites individuelles, celle de leur pays. Il me plaît aussi de rappeler aux jeunes générations que ces authentiques commis de l’État dont bon nombre étaient plus jeunes encore que l’actuel Président français Emmanuel Macron qui fait en Europe des envieux, ont apporté la preuve de leurs enthousiasmes, de leurs sacrifices, de leurs talents, de leurs performances et de leur vrai patriotisme avec sur tous les fronts de la construction et du développement du pays, beaucoup de naïveté et une honnêteté intellectuelle extraordinaire à toute épreuve sur le terrain.

En effet, tout le monde s’accorde à reconnaitre à cette génération, les gros efforts consentis pour conduire la réalisation du développement national durant cette période. Rapidement après le départ des français, ils ont su faire fonctionner les institutions, les sites pétroliers, gaziers, miniers, créer des sociétés nationales et des outils d’études et de réalisation pour rétablir l’économie. De même, les terres agricoles furent récupérées et prises en charge par notre paysannerie. Il importe qu’on se souvienne de cette première expérience et des premiers pas effectués pour mettre en place le processus du développement national qui fut des plus difficiles de l’histoire de l’Algérie indépendante, car il s’agissait particulièrement de l’engagement d’une génération postindépendance de haute valeur humaine qui a hérité d’un pays où la pauvreté, la misère, l’analphabétisme et le sous-développement étaient dominants. Elle a payé le prix fort de sa jeunesse en travaillant sans répit, sans confort, sans revendications salariales ni grèves et dans la précarité sociale en général. Durant cette période, la norme de travail dépassait le plus souvent les douze heures /jour avec des salaires mensuels dérisoires qui se situaient en moyenne entre 500 et 3000 DA/mois, sans les entendre dire comme aujourd’hui : « Akraht ya kôo ! » et « on ne me paye pas assez, donc je fais le minimum », tout en cherchant à arrondir les fins de mois par du travail au noir… Que de regrets de cette belle époque!

A.K….Professeur

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