Vers une normalisation des relations Arabie saoudite-Israël ? (si ce n’est dejà fait)

Vers une normalisation des relations Arabie saoudite-Israël ?

Ce dernier s’est rendu samedi et dimanche à Ryad ou il a rencontré une cinquantaine de représentants de pays arabes ou musulmans, parmi l’on comptait une quarantaine de chefs d’état et de gouvernement, invités par le roi Salman Ben Abdelaziz Al-Saoud, le monarque de l’Arabie saoudite. Et son discours a été très différent de celui de son prédécesseur : Donald Trump a dénoncé un « axe du mal » qui regrouperait aussi bien le terrorisme djihadiste (incarné par Daesh qui vient de réaliser un nouvel attentat sanglant à Londres) et celui que le président américain dénonce comme leur principal allié, l’Iran ! « Aucune discussion sur l’éradication de cette menace (le terrorisme djihadiste) ne serait complète sans mentionner le gouvernement qui donne(…) aux terroristes : l’abri sûr, le soutien financier et le statut social pour le recrutement, a déclaré Dola Trump à Ryad, c’est un régime qui est responsable de beaucoup d’instabilité dans cette région, je parle, bien sûr de l’Iran ».

Message plus que surprenant du président américain qui nous avait pourtant donné l’habitude de le voir prononcer d’énormes mensonges avec une totale assurance. Car nul n’ignore que l’Iran, allié en la circonstance à la Russie, mène une guerre contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Et que le même Etat islamique a longtemps été financièrement et diplomatiquement soutenu par l’Arabie saoudite. Ce pays regagne donc sa place de principal allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, quitte à en financer avec les monarchies du Golfe une grande partie des futurs projets communs : 380 milliards de dollars sur dix ans.

Après sa visite à Ryad, Donald Trump s’est rendu ensuite à Tel-Aviv où il a été chaleureusement accueilli par Benyamin Nétanyahou et son équipe. Chaleur apparente car la joie affichée par les politiques israéliens semble pour grande partie de pure politesse. Donald Trump souhaite en effet imposer un plan de paix israélo-palestinien, avec une reprise rapide des négociations entre les deux camps, négociations qui ne dureraient pas plus de douze à seize mois et qui déboucheraient sur un réel accord de paix, selon l’entourage du président américain.

Après 69 ans de conflit entre Israël et la Palestine, Donald Trump ne pêche-t-il par optimisme ? Pas tout à fait car la négociation serait à trois partenaires : Israël qui verrait ses frontières actuelles définitivement reconnues par ses partenaires dans les discussion, et la possibilité d’accroître ses relations économiques avec la grande région, l’Autorité palestinienne qui bénéficierait enfin d’un territoire reconnu internationalement, et l’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe qui rentreraient dans cette grande négociation essentiellement comme financiers et partenaires du développement régional.

Mais la question iranienne ressurgit dans le débat : « Trump a confirmé l’existence d’une communauté anti-iranienne, explique Nissim Behar dans Libération, unissant les Etats-Unis, Israël et plusieurs régimes sunnites au premier rang desquels l’Arabie saoudite ». Trump a reconnu l’existence de contacts préparatoires à la reprise des pourparlers de paix en affirmant aux Israéliens « que le roi Salman d’Arabie saoudite veut voir la paix entre vous et les Palestiniens ».

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