Des politiciens américains persuadés que « l’attaque chimique » en Syrie, est un canular.


Certains hommes et femmes politiques américains se sont démarqués de leurs confrères, critiquant avec virulence le président américain Donald Trump pour avoir ordonné une frappe contre la Syrie, tout en mettant en doute que le président syrien Bachar al-Assad ait pu lancer la présumée attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoune.
« Quiconque prétendait que Trump était d’une loyauté aveugle a eu un avertissement aujourd’hui », a déclaré Mike Cernovich, l’un des leaders du mouvement « Alt-Right », qui a accusé le président d’avoir abandonné ses positions électorales isolationnistes, dans une campagne sur les réseaux sociaux portée par le hashtag #Syriahoax (« canular syrien »).

« Nous savons tous qu’Assad n’empoisonnerait pas son propre peuple », a poursuivi ce spécialiste qui dévoile les complots américains et occidentaux dans une vidéo mise en ligne vendredi, avançant l’idée que « l’Etat profond » (le « deep state », terme vague mais désignant les cercles et les lobbys influents sur la politique américaine) « veut une guerre avec la Russie ». « Ils utilisent l’attaque au gaz de la Syrie, qui est un canular, pour déclencher la Troisième Guerre mondiale ».

alex_jonesSelon l’AFP, alors que certains partisans nient l’attaque chimique, d’autres rejettent l’opinion selon laquelle elle a été ordonnée par le président syrien Bachar al-Assad, blâmant une fausse attaque montée pour faire croire à une action de Damas.
« Pourquoi Assad ferait-il cela alors qu’il est en train de gagner ? », s’est ainsi interrogé Alex Jones, responsable du site « Infowars », qui est hostile à la politique belliqueuse des Occidentaux.
M. Jones soutient l’idée que l’attaque était une ruse pour forcer Donald Trump à s’aligner sur les conservateurs traditionnels. Il estime que si le président « cède à ce front anti-Syrie pour prouver qu’il n’est pas une marionnette russe, ils ne vont pas s’arrêter ».

ann-coulter« Trump a fait campagne pour ne pas s’impliquer dans le Moyen-Orient, car cela aide toujours nos ennemis et crée plus de réfugiés (…) Puis il a vu une photo à la télévision », a pour sa part noté la polémiste républicaine Anne Coulter. Celle-ci a rappelé que M. Trump était opposé en 2013 à une participation militaire américaine au Moyen-Orient.

L’ex-sénateur républicain américain Ron Paul a quant à lui qualifie « de mise en scène fabriquée de toute pièce » ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun.

« Avant la présumée attaque chimique, tout se passait bien et le président Trump disait que c’est au peuple syrien de décider lui-même qui dirigera le pays… Je crois que certains n’ont pas apprécié cela et il fallait qu’il se passe quelque chose », a-t-il indiqué.

ron_paul1M. Paul a rappelé l’histoire des lignes rouges que l’ex-président Barack Obama avait fixées, et l’attaque chimique qui s’en est suivie dans la Ghouta orientale et qui a été attribuée au régime syrien, « alors que rien n’a été prouvé ».

« A quoi rime que le président Assad ait recours aux gaz toxiques dans ces circonstances. Ce n’est pas dut tout plausible qu’il l’a fait volontairement », a-t-il conclu.

tulsi_gabbardLa sénatrice démocrate Tulsi Gabbard a elle aussi émis ses doutes quant à l’attribution de la tragédie de Khan Cheikhoun au pouvoir Syrien, tout en critiquant la frappe américaine contre la base aérienne d’Al-Chaayrate.

Selon elle, les preuves que l’administration américaine a dit détenir auraient du être présentées au Congrès et aux Américains.

Mme Gabbard qui a été la première sénatrice à rencontrer le numéro un syrien, le mois de janvier dernier, a souligné « qu’il ne faut plus continuer dans cette voie destructrice en voulant changer les régimes ».

Elle a exprimé sa colère que le président Trump ait écouté les conseils du camp des durs ce qui a exacerbé « cette guerre illégitime qui vise à renverser le pouvoir syrien et le gouvernement syrien », selon ses termes.

A la question de savoir à qui reproche-t-elle la mort de civils innocents elle a répondu : « on peut accuser beaucoup là-bas mais il est nécessaire de trouver une solution à ce conflit ».

Selon le journal Al-Akhbar, Mme Gabbard avait même transmis un message du président américain au son homologue syrien, lors de son voyage syrien.

steve_bannon1En outre, il est question aussi que l’ancien stratège en chef du président américain, Steve Bannon, s’opposait lui aussi à l’intervention militaire américaine contre la Syrie.

«Cette opposition est due non pas à sa légitimité problématique, mais au fait qu’elle ne fait pas partie de la priorité de la doctrine des États-Unis de Trump», a rapporté Tasnim News, citant deux proches de M. Bannon.

L ‘un d’entre eux est revenu sur les récentes frappes US sur la base aérienne d’al-chaayrate en disant :
« Bannon a perdu sa place à cause des hommes qui sont présents à la Maison-Blanche, dont Jared Kushner [le gendre juif de Donald Trump, NDLR], qui estimait que Trump devait punir le régime d’Assad », a-t-il indiqué.

M. Bannon a été démis de son poste au Conseil de sécurité national le mercredi 5 avril dernie

Catégories :H.B.Lakhdar

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