ALLAH YA RAHMOU…..Hommage à ce jeune soldat Aimed Hemaïssiya,originaire de Souk Ahras,tombé hier lors de l’accrochage à Djebel Metlili.

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ALGÉRIE: 5 MARINS PÊCHEURS SECOURUS PAR UN HÉLICOPTÈRE DE L’ANP

ALGÉRIE: 5 MARINS PÊCHEURS SECOURUS PAR UN HÉLICOPTÈRE DE L’ANP (VIDÉO)

Cinq marins pêcheurs ont été secourues aujourd’hui, samedi 29 avril, par les des unités de recherche et de sauvetage relevant des Forces Navales Algériennes, au Nord de la côte de Ouled Benaid, wilaya de Ain Témouchent.

Suite à un appel de détresse, un hélicoptère de type (LS-15) relevant des Forces Navales Algériennes a été dépêché pour porter secours à cinq (05) marins pêcheurs qui étaient coincés à bord de leur navire en panne, à (23) miles nautiques au Nord de la côte de Ouled Benaid, wilaya de Ain Témouchent/2° RM.

En attente de confirmation….

Algérie : Le passé trouble de Mourad Medelci

L’actuel président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, est né le 30 avril 1943 à Tlemcen, à l’Ouest algérien. Il est issu d’une très ancienne famille juive de Tlemcen. Les investigations de CNP news n’ayant pas suffisamment de sources, ne permettent pas d’affirmer avec certitude si la famille Medelci fait partie des juifs dont l’arrivée en Afrique du Nord remonte à l’antiquité ou ceux faisant partie du premier exode d’Espagne vers 1391.

A l’instar de beaucoup de juifs algériens, les Medelci ont modifié leur nom d’origine pour l’adapter à la culture locale. Selon nos sources, le nom originel des Medelci fut Medelkhey, en arabe, مدلخاي

La biographie de Mourad Medelci publiée par ses propres soins à Wikipédia, reprend son parcours professionnel. On apprend qu’il a été notamment en charge du portefeuille du commerce en 1988, qu’il a occupé jusqu’en 1989 avant d’être délégué au Budget puis mis au placard jusqu’à l’avènement de Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier va d’abord le réintégrer à son poste de ministre du commerce avant de le promouvoir ministre des finances en 2001 pour culminer ministre des affaires étrangères en 2007, portefeuille qu’il gardera jusqu’à sa nomination en 2013 à la tête du Conseil constitutionnel.

MOURAD MEDELCI, PROCHAIN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Les observateurs avisés soutiennent que la nomination de Medelci à la tête du Conseil constitutionnel est loin d’être fortuite. Ils postulent que le clan au pouvoir,  prévoyant un 4ème mandat pour Abdelaziz Bouteflika en 2014, il ne pouvait trouver plus loyal haut fonctionnaire pour valider les candidatures, garantir la régularité de l’élection, et examiner les réclamations et les proclamations des résultats. C’est en tout cas le rôle définit par la Constitution algérienne pour le président du Conseil constitutionnel. D’autres analystes vont plus loin, pour eux, cette nomination est une manœuvre rusée pour préparer Mourad Medelci à son intronisation à la tête de l’état. Comme d’habitude, le clan au pouvoir passera outre la Constitution algérienne qui exclut le président du Conseil constitutionnel de quelconque aspiration présidentielle.

Alors que les faiseurs d’opinions, experts et opposants, pointent du doigt une liste de successeurs potentiels au chef de l’état, Chekib Khalil, Ali Benflis, Saïd Bouteflika, Ahmed Gaid-Salah, et même l’idiot du village Ali Haddad, n’ont pas vu venir la salade tlémcénienne qui était en train de se cuisiner ailleurs en concertation avec des chefs couronnés de certains pays frères et des grands pointures de ce monde. La configuration Medelci alias Medelkhey est bel et bien la plus plausible.

Des signes qui ne trompent pas ? Oui diront les plus aguerries, ils jettent même un pavé dans la marre pour troubler davantage une situation naguère tranquille. Récemment, le septuagénaire a concocté un faux – vrai divorce de sa première épouse, juive tlémcénienne qui vit depuis un certain temps entre Tlémcen et Genève, pour contracter en toute légitimé un mariage avec une jeune femme originaire de l’Est algérien, de Ain M’lila pour être précis.

QUE CACHE MOURAD MEDELCI À GENÈVE ?

Cette interrogation a vu naître une réaction pour le moins curieuse de la part des plus éclairés depuis qu’un juriste établi en France, a interpelé Medelci avec un ton presque menaçant sur ses antécédents genevois et plus largement, sa responsabilité dans l’état de vacance du pouvoir due à un président finissant, donné apte pour un 4ème mandat. Certains lui reprochent aussi son rôle dans le renforcement des relations entre Abdelaziz Bouteflika et l’état hébreux au temps où il arborait la casquette de chef de la diplomatie algérienne.

Il faut dire que le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, a une double vie.  cela ne brise pas certes le secret de polichinelle mais ce que l’on ignore, c’est qu’il n’a pas divorcé de sa première épouse de confession juive et mère de leurs trois enfants à qui elle a transmis sa religion comme l’y oblige le Talmud. Ils vivent tous à Genève depuis un bail. En ce sens, des Algériens aiment à raconter une anecdote malheureuse sur la fille de Medelci, médecin et chercheuse dans un hôpital universitaire à Genève. Elle aurait malencontreusement perdu un œil en manipulant des produits chimiques dans son laboratoire.

POURQUOI MOURAD MEDELCI A ÉPOUSÉ RÉCEMMENT UNE JEUNE FEMME DES AURÈS ?

Être bigame, vivant entre Alger et Genève avec une deuxième épouse musulmane originaire de Ain M’lila, et une première épouse juive originaire de Tlemcen basée à Genève, est-il incompatible ? Légalement certainement pas, puisque l’Islam, religion de l’état, permet aux algériens d’être même polygames en contactant jusqu’à quatre mariages religieux ou civils ou les deux à la fois. Mais la gravité de cette bigamie est d’ordre politique: c’est faire taire les Chawis par cette alliance contre nature pour les balayer définitivement du pouvoir, civil et militaire. Ce qui est sûr, c’est qu’avec ces plans machiavéliques, échafaudés concertation avec le Mekhzen d’une part et certaines grandes puissances d’autre part, mettront à terre le pays pour bien des décennies.

La nomination de Mourad Medelci aux affaires étrangères puis au Conseil constitutionnel, n’est pas une sérendipité, elle fait partie d’un long processus d’émiettement de l’Algérie, lancé par Abdelaziz Bouteflika dès 1999 voire bien avant. L’Algérie, ce pays qui dérangeait les voisins les plus proches et les puissances les plus éloignés, est devenue le pays qui arrange tous azimuts. L’œuvre destructrice des Bouteflika aura ruiné l’état, leur plan déprédateur aura ravagé tout ce qui bouge, homme, faune et flore,

voiçi le premier de la liste des algeriens de haute couture d’origine juive .
En l’occurence : mourad medelci .
La suite au fur à mesure .
Image

nom :
MEDELCI
prénom :
Mourad
date et lieu de naissance
30 Avril 1943 à Tlemcen

Formation et Diplômes :
1962 : Baccalauréat série math élémentaires
1966: Licence en Sciences économiques (Université d’Alger)
1968 : D.E.S en Sciences économiques (Université d’Alger)
1969-1970 : Stage d’une année à l’INSEE Paris (Division des Programmes)

Expérience professionnelle :
En Entreprises (1970 – 1980) – Attaché à la Direction Financière de la Société Nationale de l’Electricité et du Gaz (SONELGAZ)
– Directeur Adjoint des Finances à l’organisme Franco-Algérien de Coopération Industrielle (OCI)
– Directeur Financier de la Société d’Etudes et de Réalisation Industrielles (SN ERIE)
– Président Directeur Général de la société Algéro-Suisse d’Etudes et de Réalisation Industrielles (SOMERI)
– Directeur Général de la Société Nationale des Tabacs et Allumettes (S.N.T.A.)
Fonction Publique –
(1980 – 1988) Secrétaire Général du Ministère du Commerce
(1988) – Président du Fonds de Participation des Industries

Fonctions politiques, parlementaires et ministérielles :
(1988 – 1989) — Ministre du Commerce
(1990 – 1991) – Ministre Délégué au Budget
(1999 – 2001) – Ministre du Commerce
(2001 – 2002) — Ministre des Finances
(2002 – l’ Mai 2005) – Conseiller de M. le Président de la République
(2003 à 2005) – Membre du PANEL des Éminentes Personnalités Africaines chargées de superviser le Mécanisme d’Evaluation par les Pairs M.A.E.P.
(02 Mai 2005) – Ministre des Finances
04 Juin 2007 – Mnistre d’État, ministre des Affaires étrangères

La Russie prête à déployer des troupes au sol

Les forces spéciales russes prêtes à partir en Syrie (Archives)
Les forces spéciales russes prêtes à partir en Syrie 

Alors que les États-Unis, la Jordanie et Israël s’apprêtent à lancer une offensive contre le sud de la Syrie et que les forces spéciales US se trouvent déjà positionnées à Raqqa et à Deir ez-Zor, des informations font état de l’intention de la Russie d’envoyer des contingents terrestres en Syrie ». 

Le pays qui détient déjà une base navale à Tartous et une base aérienne à Lattaquié, n’écarte plus la possibilité d’expédier des troupes au sol en Syrie, cible désormais d’une possible invasion terrestre des États-Unis par armée israélienne et jordanienne interposées.

Selon le journal Al Quds al Arabi, Moscou a informé Damas de « sa disponibilité à déployer ses troupes au sol en Syrie » si le gouvernement syrien en fait la demande. Cité par le journal, le ministère russe de la Défense a annoncé être « totalement » prêt  à  » expédier des forces spéciales terrestres en Syrie » pour qu’elles participent aux combats face aux terroristes et « réduire ainsi la pression sur l’armée syrienne et ses alliés .

Il va sans dire que cette annonce s’inscrit dans le droit file d’une nouvelle configuration de force qui irait s’installer en Syrie « si les États-Unis, la Jordanie et Israël intervenaient militairement dans le sud du pays ».

Le ministère russe de la Défense a également fait part de sa « parfaite disposition » à « transférer forces, armes et munitions en Syrie » aussitôt après que l’ordre en serait émis par le président Poutine, commandant en chef des forces armées russes.

La présence militaire russe s’est réduite jusqu’ici au niveau des officiers et des conseillers militaires.

Parallèlement au journal arabe, le journal israélien Yediot Aharonot a repris cette information et y a jouté quelques éléments : ainsi outre les forces russes, « les forces terrestres iraniennes seraient elles aussi prêtes à s’engager en Syrie ». Cette information n’a été confirmée d’aucune source officielle en Iran.

Suite à une dispute, ils envoient les gendarmes chez un musulman,

Suite à une dispute, ils envoient les gendarmes chez un musulman, braqué et agressé avec sa famille, comme des terroristes

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Le témoignage de ce frère fait froid dans le dos et prouve à quel point nous sommes devenus vulnérable. Les mesures post attentats mises en place par le gouvernement ont ouvert la boîte de Pandore, le citoyen lambda peut désormais se substituer à la justice et accuser qui bon lui semble tant que celui-ci arbore sur le torse « l’étoile verte » du musulman.

Nul citoyen de confession musulmane n’est plus à l’abri de la mauvaise humeur d’un voisin, d’un collègue ou même d’une simple relation. Une dispute, une moquerie ou un simple accrochage en voiture peuvent vous valoir tous les ennuis du monde.
Du jour au lendemain votre quotidien peut virer au cauchemar et vous retrouver sous le coup d’une accusation de terrorisme.
Un frère qui habite à Persan (Val d’Oise) a écrit à notre rédaction pour raconter sa mésaventure. Au départ il s’agissait d’une simple dispute concernant une histoire d’incivilité. Un couple franco-français reproche à Mohamed (nom d’emprunt) de s’être garé sur une place qui ne lui appartient pas, très vite le ton monte et le couple finit par partir en le menaçant toutefois de faire appel à la police.
Quelques heures plus tard, une quinzaine de policiers de la brigade anti-terroriste débarque au domicile du musulman muni d’un bélier, d’armes et tout le toutim. Démolition de la porte, l’homme est mis en joue et jeté au sol ainsi que sa femme et tout cela devant son petit garçon de 3 ans, les policiers perquisitionnent le domicile à l’aide de chiens, ils emportent avec eux quelques objets « compromettants », un Coran et quelques livres traitant de l’Islam.

Mohamed finit par apprendre que le couple l’a accusé d’être un militaire islamiste qui s’apprêtait à «  faire tout péter  ».
Voilà comment une simple dispute a dégénéré et fait de ce musulman, un salafiste, terroriste, intégriste et extrémiste…
Imaginez que cela vous arrive et maintenant regardez autour de vous les objets qui pourraient vous compromettre et servir à faire de vous un potentiel terroriste. Un Coran, un livre sur l’Islam, un tapis de prière, un tajine, de la menthe fraîche, de l’encens, un qamis, ou pire une parabole, autant d’ « armes » qui pourraient vous conduire à la case prison.

Nous avons bien entendu demandé au frère de se rapprocher du CCIF.

Voici l’intégrité de son effarante histoire :

«  Salam voila mon histoire. Jeudi 20 avril à 9h du matin, je déplace ma voiture en bas de chez moi à Persan pour y travailler dessus (vidange boite de vitesse). A ce moment un homme se gare à coté de moi et me dit que c’est une incivilité ce que j’ai fait. Je ne comprends pas, je lui demande des explications. Il me dit que cela n’est pas bien de prendre la place d’un autre, c’est une incivilité. Je lui demande ou cela est notifié dans la loi française. mais le monsieur insiste pendant au moins 5 minutes.

Je lui fait comprendre que je suis pas un mauvais garçon : je suis fonctionnaire et j’ai été militaire, mais je craque et je lui demande pourquoi il s’acharne sur moi. Je lui dit alors que s’il voulait la bagarre j’étais partant.
Sa femme me menace et me dit que je vais voir comment elle s’appelle. Elle passe un coup de fil à la gendarmerie et dit qu’un militaire islamiste allait tout faire péter. Vendredi vers 15h à mon retour de la mosquée, je suis dans la salle de bain, et d’un coup, en 2 coups de bélier, la gendarmerie défonce notre porte. Ils bondissent sur moi et ma femme arabophone.Ils me plaquent violemment sur le sol et m’explose la tête dessus, un genou sur ma tête, ils me tordent le bras derrière et me menottent.
Ils braquent ma femme : 1 mitraillette sur le crane et 1 autre sur le ventre. j’ai eu peur qu’ils écrasent mon petit garçon rayane de 3 ans.

Ils sont environ 15 dans la maison. Moi je suis sonné et je n’y crois pas. Je n’arrive limite plus à respirer. Il y 3 gendarmes qui cherchent la bagarre. Un me dit pourquoi je le regarde de travers ; pourquoi j’ai la haine. Je lui répond que évidemment je suis sur les nerfs ils défoncent chez moi font peur à ma famille et retourne tout. Ils me demandent s’il y a quelque chose dans la maison et je leur dis qu’ils ne trouveront rien qu’un couteau pour la fête de aïd et une matraque télescopique. Je coopère avec eux et reste calme. J’essaie de rassurer ma femme et le gendarme me dit tais-toi à chaque fois parce que je lui parle en arabe. Ils ont fait entrer 2 chiens : 1 pour l’explosif et 1 pour les stupéfiants. Mais Allah est avec nous. Ils salissent tout avec leur chiens et leur chaussures. Ils mettent le bordel dans la cuisine et le cagibi, mais rien.
Je leur indique où sont le couteau et la matraque. Ma femme est terrorisée et demande si j’ai fait quelque chose mais je la rassure malgré la pression des gendarmes. Ils jettent le coran sur ma table sans respect et jettent par terre des livres d’Islam comme si c’était rien. 1h30 plus tard on m’ emmène en garde à vue pour 24 heures.
Là bas 1 bourricot des service de sécurité intérieur me demande si je suis salafi et pourquoi je lis les livres de savants saoudiens. Je lui fout la honte car il se prétend spécialiste de l’Islam et n’arrive pas à répondre à mes questions.
J’ai eu droit à des questions idiotes genre : est-ce que je prie à l’heure, vais-je à la mosquée, pourquoi je lis des livres de savants saoudiens, c’est quoi le salafisme, qui m’a guidé à l’Islam, qui est salafi dans ma famille,…tout cela pour le mensonge d’1 dame. Ils m’ont saisi mes 2 smartphones et un téléphone ancien hs.

J’ai eu droit à un plat dégueulasse et un verre d’eau en 24 heures. J’ai demandé un médecin samedi matin que je n’ai jamais vu. Toute ma famille est traumatisée. J’ai eu une confrontation avec le couple où la dame a reconnu avoir mal compris mes propos. Beaucoup de mensonges ont été dit. Ils ont eu peur de moi apparemment. Après enquête de voisinage, il s’avère que ce couple a fait des problèmes à beaucoup d’arabes dans le quartier. Un homme s’est vu infligé des amendes et un autre à une garde à vue aussi.
Ma femme ne dort plus la nuit car elle a peur. Elle prend des somnifères. Elle a eu gros choc émotionnel. Elle a perdu au moins 3 kilos en une semaine. J’ai eu mal à la tête 4 jours avec de grosse migraines.
J’ai appelé des amis pour leur dire de ne plus m’appeler de peur que l’état leur fasse du mal. Je ne veux plus rien faire et je passe mon temps devant les dessins animés…
Je suis super calme et ne parle plus. Ma femme est encore choquée et ne veut plus voir d’armes à feu ou entendre police et ce même si c’est à la télé.
J’ai pris rdv avec mon médecin traitant et dois aller voir un psychologue. Je pars en dépression et n’ai plus aucune motivation ; je ne lis plus et je ne fais rien de mes journées. Mon fils qui était la me braque avec ses mains pour imiter les gendarmes.
J’ai déposé plainte contre la dame par lettre recommandée car les gendarmes n’ont pas voulu le faire.

le vrai peuple algérien, exploité, opprimé, laminé par tant de tourments, assiste en spectateur à sa déchéance. Sans nulle volonté politique de s’affranchir de sa torpeur.

Au-delà des polémiques sur la légitimité de l’existence du MAK, de son projet politique séparatiste, de ses liens avec les puissances étrangères, telles que le Maroc, Israël et la France, la question fondamentale que pose l’émergence de ce nouvel avatar sur la scène politique algérienne est la suivante : comment analyser et expliquer que la «nation algérienne», en moins de 50 ans d’existence, ait connu l’apparition d’une multitude de forces centrifuges en lutte contre le régime installé au pouvoir depuis l’indépendance ?

En effet, au lendemain seulement de la libération du pays, la première force opposionnelle et insurrectionnelle à ouvrir le baptême du feu contre le pouvoir fut le FFS. Sans revenir dans le détail sur ces tragiques événements, on sait que toute une région, en l’occurrence la Kabylie, s’est soulevée militairement contre le régime de Ben Bella.

Moins de trois décennies plus tard, à la suite de l’annulation des élections remportées par le FIS, ce fut au tour des islamistes de monter au maquis pour combattre le pouvoir, afin d’instaurer un Etat islamiste, au-delà de (et contre) l’Algérie, dans le cadre d’une ou’ma englobant tous les pays musulmans.

A peine le projet islamiste d’édification d’une société théocratique fondée sur la charia a-t-il été neutralisé, éradiqué, qu’une énième force politique centrifuge, l’organisation sécessionniste du MAK, s’est lancée à son tour dans une revendication irrédentiste en vue de créer un Etat kabyle indépendant.

Que traduisent ces multiples soulèvements, insurrections, séparatismes à connotations tribales ou religieuses, apparus dans une période aussi courte de l’existence de l’Algérie ? De toute évidence, ils révèlent la fragilité d’un Etat-nation artificiellement créé depuis 1962. En effet, en dépit d’une campagne d’endoctrinement nationaliste chauvine distillée depuis un demi-siècle pour fédérer le peuple, doublée d’une islamisation totalitaire de la société censée cimenter religieusement la communauté, le pouvoir algérien n’est pas parvenu à unifier la population derrière son projet de société, aujourd’hui plus que jamais déconsidéré, discrédité.

Aujourd’hui, plus que jamais l’Algérie, ballottée entre un régime aux abois totalement décrédibilisé, des islamistes moyenâgeux définitivement disqualifiés, des partis politiques traditionnels irréversiblement déconsidérés pour leur inféodation au pouvoir, différents mouvements réactionnaires irrédentistes, tels les berbéristes du MAK, et un peuple apathique et résigné, l’Algérie, donc, vit une ère de vide politique.

Et actuellement, aucun mouvement progressiste porteur d’un réel projet politique émancipateur et unificateur ne semble émerger dans cette Algérie en pleine tourmente. Incapables de se hausser à une conscience politique émancipatrice porteuse d’un avenir social égalitaire et démocratique, les rares Algériens encore politisés s’accrochent encore à ces vestiges de partis étatiques ou religieux pourtant corrompus et honnis, ou plus récemment aux nouvelles organisations séparatistes berbères. Consolidant ainsi leurs divisions pour le plus grand profit de la bourgeoisie algérienne. Prisonnier d’un passé marqué par l’idéologie nationaliste chauvine outrancière et l’endoctrinement religieux islamique, l’Algérien ne parvient ainsi pas à concevoir et à construire une société moderne débarrassée de ces reliques surannées.

En conclusion, de toute évidence, l’Algérie, déchirée par des divisions artificielles, arcboutée à des idées archaïques et rétrogrades aussi bien religieuses que tribales, n’est pas près de rentrer dans la modernité par une transformation révolutionnaire de sa société. En effet, elle ne semble pas disposée à se débarrasser ni du chauvinisme, ni du fanatisme religieux, ni du séparatisme qui gangrènent le pays. Car aucune force politique officielle existante n’est en mesure de réaliser cette transformation radicale du pays.

Aujourd'hui, aucune formation politique n'est porteuse d'un projet politique et économique émancipateur, unificateur, libérateur. Et le vrai peuple algérien, exploité, opprimé, laminé par tant de tourments, assiste en spectateur à sa déchéance. Sans nulle volonté politique de s'affranchir de sa torpeur.

M. K.