Les aborigènes abandonnés de tous

Les aborigènes abandonnés de tous, un témoignage d’Ingetje Tadros

Résidant depuis dix ans à Broome, en Australie-Occidentale, la photographe documentaire néerlandaise, Ingetje Tadros, raconte les difficultés auxquelles les peuples autochtones de l’Australie doivent faire face: privation de droits, alcoolisme, violence, suicide…

Ce travail est un témoignage sur des conditions de vie effroyables de la communauté aborigène de Kennedy Hill, rejetée par le gouvernement et la population. Il avait été présenté en avant-première en France lors du Festival de photojournalisme Visa pour l’image, où elle a reçu le Prix ANI-PixPalace décerné par l’Association nationale des Iconographes. Pour cette 7e édition, l’ANI a également récompensé deux autres lauréats: Monika Bulaj pour Nur et Myriam Meloni pour Different Shades of Blue, toutes deux également exposées aux Gobelins.

Photographe et documentariste, Ingetje Tadros s’intéresse particulièrement à ceux que la société méprise (malades mentaux à Bali, lépreux en Inde, transsexuelles en Asie…). Ses reportages sont publiés dans de nombreux magazines dont Australian Geographic, The Australian, The Internationalist… Elle a reçu  de nombreux prix internationaux dont le prestigieux prix australien, Walkley journalism award. Elle travaille régulièrement pour Amnesty International.

«Si l’on ferme les communautés, le savoir ancestral transmis de génération en génération disparaîtra et les populations seront perdues parce qu’elles seront déconnectées de leur terre, qui les nourrit physiquement, émotionnellement et spirituellement (…). Je cherche à attirer l’attention sur cette situation. J’ai toujours voulu travailler avec les populations tribales, dont les aborigènes font partie. Je vis chez eux», explique-t-elle à Alison Stieven-Taylor

  •  

    100 à 150 communautés aborigènes de l’ouest de l’Australie

    sont concernées par la politique gouvernementale de fermeture des colonies et de dissolution des communautés autochtones australiennes. Un désastre pour ceux qui y vivent. Elle représente une déconnection physique, émotionnelle, spirituelle, douloureuse pour les aborigènes des terres sacrées. © Ingetje Tadros

  • L’association «Feed the Little Childre» prépare repas pour enfants
     

    L’association «Feed the Little Childre» prépare des repas pour les enfants

    de la communauté de Broome afin qu’ils ne souffrent pas de la faim. Jusqu’à 89% des familles indigènes australiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté.© Ingetje Tadros

  • Des enfants jouent devant leur maison familiale à Kennedy Hill.

    Des enfants jouent devant leur maison familiale à Kennedy Hill.

    En dépit de la pauvreté, Quane (1 an), Meah (3 ans), Kitana (3 ans) et Marjorie (4 ans) restent des enfants.

  • «Je me sentais renforcé quand je portais peinture

    «Je me sentais renforcé quand je portais la peinture

    et j’avais le sentiment d’appartenir à une chose bien plus grande que moi», raconte Cornel Ozies.

  • Esther Yumbi prend son petit-déjeuner dans sa maison Kennedy Hill.

    Esther Yumbi prend son petit-déjeuner dans sa maison de Kennedy Hill.

    En raison d’une consommation excessive d’alcool, Esther est à présent traitée par dialyse à l’hôpital de Perth, à 2300 kilomètres de chez elle.

  • Sharon Wiggan sa petite nièce Antoinette.

    Sharon Wiggan et sa petite nièce Antoinette.

    «Je n’ai reçu aucun soutien des services du gouvernement après la perte de ma nièce à Mowanjum. Un an et demi plus tard, j’attends toujours l’aide des services ou des organisations pour parler des choses qui se passent dans notre communauté mais rien n’arrive!»

  • Sussanne Jacqueline se réveillent dans leur nouveau campement.

    Sussanne et Jacqueline se réveillent dans leur nouveau campement.

    De l’autre côté de la clôture, la maison qu’elles habitaient auparavant à Kennedy Hill a été condamnée puis démolie. Jusqu’à aujourd’hui, ce camp est toujours utilisé par de nombreux sans-abri.© Ingetje Tadros

  • Lydia se déplace avec son matelas sur bord route.

    Lydia se déplace avec son matelas sur le bord de la route.

    Le manque de logements à un prix abordable pour des locations de courte durée combiné aux déménagements des aborigènes venus de communautés éloignées force les gens à camper dans des abris de fortune et dans les parcs de la ville.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.