Islam : reforme, renouveau ou rétablissement .

 

c2adnjiuqaahgxx-1, ce fut un résumé exhaustif de leur projet de Société au sein de laquelle seul Dieu est plus grand. Autant comprendre que sa Loi de l’Unicité s’étend à son protocole diplomatique. Le drame est qu’on a contourné cette Loi par d’autres ersatz chimériques (soufisme, éthique, morale, amour, fatalité, tawakkul) espérant ainsi la restaurer. Une quadrature légitimiste impossible jusqu’à nos jours.

Un mensonge bien répété devenu presque vérité établi soutient que le problème du monde musulman vient d’une prétendue lecture littéraliste du Coran ou de la Sunna du Prophète voire d’autres traditions qui en découlèrent.

Il n’en est rien, pourtant. Car aucune Loi religieuse, politique ou sociale qui prévaut aujourd’hui dans tout le monde islamique ne se réfère authentiquement ou légitimement au Coran ou la Sunna.

Pour s ‘en convaincre, il suffit de savoir que les États qui s’en revendiquent le plus aujourd’hui, en sont en réalité les plus éloignés et les moins respectueux de tous ses principes égalitaires émancipateurs.

Monarchies, principautés et autres commanderies des croyants, plus byzantines d’ailleurs qu’Omariennes, s’y succèdent en effet et rivalisent sur sa gouvernance depuis plus de quatorze siècles sans interruption.

Créant ainsi et imposant leurs propres lectures orientées, censées toutes verser dans leurs intérêts propres : familiaux, claniques ou confessionnels.

Au point que, de nos jours, la simple évocation de l’Islam confond dans l’esprit de certains, hélas de plus en plus nombreux, le texte d’origine et sa pratique répandue qui, imposée par le sabre du Sultan, a fini bon gré mal gré par se substituer à sa compréhension originelle la vidant de son souffle fondateur libérateur, égalitariste et universel.

Pourtant la profession de foi islamique, il n’y a de Dieu que Dieu, résonne tel un cri de guerre envers toutes forces de domination plus qu’une prière religieuse incantatoire.

C’est que l’islam, le vrai, est incompatible avec le despotisme, la contrainte ou l’idolâtrie quelle-qu’elle soit sa nature. Or ce cri de libération restituant l’homme dans sa dignité première d’adorateur de Dieu, et uniquement de Dieu, a été enfoui à travers les âges et les dogmes pour mieux maquiller le retour aux ténèbres avec leurs pratiques despotiques avilissantes.

Pourtant ce monothéisme total et absolu que l’islam est venu rétablir est le dernier bouclier de protection de l’homme de tout assujettissement à son semblable et équivalent. D’où l’importance de savoir ce qu’est Dieu de ce qui ne L’est pas, afin justement de denier à tout être, si puissant soit-il, Ses prérogatives et Ses attributs.

Ainsi quand les messagers du Prophète refusèrent obstinément de se prosterner devant les souverains étrangers, quitte à risquer leur vie pour certains, ils n’ont fait que donner par un simple geste somme toute anodin un résumé exhaustif d’un projet de Société au sein de laquelle seul Dieu est plus grand et les hommes, tous sans exception, se valent.

Autant comprendre donc que ce projet de Société est inhérent au dogme lui même, aux textes et leurs exégètes. Tant sa Loi première de l’Unicité régit elle même jusqu’à son protocole diplomatique. Son fond et sa forme se complètent et se renforcent, en somme.

C’est hélas cependant de ce piège de séparation entre les deux que les musulmans se sont fourvoyés quatorze siècles durant. A savoir contourner tout pour obtenir rien. Relativiser en effet la Loi au profit d’autres ersatz chimériques (soufisme, éthique, morale, amour, fatalité, tawakkul) espérant ainsi la restaurer. Une quadrature légitimiste impossible, du moins jusqu’à nos jours.

Ainsi, en plus de légitimer ses forfaitures et défendre ses égarements, on s’est surtout prosternés devant le despote, piétinant la norme et la règle tout en priant cependant que celui-ci soit clément envers ses sujets. Les conséquences étant ce qu’elles sont aujourd’hui, une conclusion et un temps d’arrêt s’imposent afin d’œuvrer au retour à la Loi pour corriger l’incartade d’origine.

Cela dit ce n’est pas tant de la reforme ou du renouveau qu’il s’agit que c’est en réalité un rétablissement à plusieurs étapes : se redresser d’abord, cesser de se prosterner ensuite devant la légion idolatrice que l’on sait si bien adorer. C’est là en effet l’alpha et l’oméga de l’Unicité tant tout commence et se termine ici, exactement comme les premiers messagers du Prophète eurent l’intelligence de bien comprendre que, du moment qu’ils se prosternaient devant les despotes, leur message sera vidé de sa substance première : à savoir qu’il n’y a de Dieu que Dieu.

(A suivre)

 

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