La pauvreté, un point de vue musulman

La pauvreté, un point de vue musulman

 

samedi 28 janvier 2017

La pauvreté, un point de vue musulman

 Les secousses socio-économiques que connaissent nos sociétés modernes interpellent de plus en plus des penseurs ainsi que des acteurs sociaux ou politiques. La ligne rouge désignée comme seuil de pauvreté est largement franchie non seulement par une minorité d’exclus de la société, mais malheureusement par une franche grandissante de la population.

La misère est choquante, néanmoins elle est devenue depuis des décennies un fonds de commerce labellisé humanitaire ou commerce équitableen direction du Sud. Aujourd’hui, la maladie du Sud est en train de gangréner les plus faibles des pays du Nord, et à l’humanitaire donc de prendre parole et place pour panser les plaies d’un système socio-économique aux abois.

La pauvreté est un scandale, mais l’accepter comme un phénomène normal, inhérent à toutes les sociétés est encore plus scandaleux. L’humanitairebon gré mal gré participe par ses actions de bienfaisances à consolider un système inégalitaire et violent vis-à-vis des populations démunies, spoliées et reléguées à la superficie des centres de décision.

L’humanitairen’est pas un humanisme, car il porte en lui les germes de la culture de l’inégalité sociale, de l’arrogance du dispensateur bienfaisant.L’humanitairevrai, œuvre en acte et en parole à l’implication de toute personne humaine dans le partage, dans le donner et le recevoir, dans la rencontre fraternelle d’autrui en toute dignité. Cette attitude prend naissance d’abord dans le for intérieur de chacun de nous pour qu’elle puisse se traduire en faits concrets par la suite.

Notre contribution va dans le sens de clarifier la position d’un point de vue musulman. Justement, il nous semble que la culture inégalitaire fait partie intégrante d’une certaine logique musulmane,depuis que le discours religieux a été mis au service du politique comme instrument idéologique, afin de justifier ou faire passer la pauvreté pour une fatalité.

Lorsque nous interrogeons les textes scripturaires musulmans, Coran et Hadith, c’est plutôt l’idée de solidarité sociale qui submerge et non celle de l’assistanat social. Solidarité, dans le sens de mutualité des rapports entre les membres d’un même corps non la solidarité généreuse ou bienveillante, qui s’exerce de haut en bas, qui n’est rien d’autre que la charité ou l’aumône des nantis.

Pour une morale désintéressée

La morale n’est ni bonne ni mauvaise en soi, elle reflète la vision éthique d’une personne ou d’une collectivité dans un temps et dans un espace donnés. Si la morale nous dit qu’il est louable de donner, d’aider autrui, l’éthique quant à elle nous interpelle sur le sens du don. C’est la réflexion éthique qui nous aide à élucider le pourquoi, l’utilité, et le sens de l’action morale. En d’autres termes, si le fait de donner, d’aider autrui est un acte bien, rien n’est aussi sûr quant à la finalité de cette action. Alors que ce sont les finalités et les conséquences de l’acte qui déterminent sa valeur morale. « Les actions ne valent que par leurs intentions »[1].L’intention, non seulement elle fonde et préside à l’agir, mais elle détermine en même temps sa valeur.

Dans Éthique à Nicomaque, Aristote identifie le bien comme étant ce que tous les hommes recherchent, « Comme tout art et toute recherche, ainsi l’action et le choix préférentiel tendent vers quelque bien, à ce qu’il semble. Ainsi a-t-on déclaré avec raison que le Bien est ce à quoi toutes choses tendent » Aristote, Éthique à Nicomaque, Livre I, 1094 a 13.

Mais comme plusieurs biens se profilent à l’horizon, Aristote parle alors de Souverain Bien, le Bien qui englobe tous les autres biens, et qui renvoie du côté de nos actions, à une fin qui ne serait recherchée que pour elle-même, qui est autosuffisante. Pour Aristote, « Le bonheur semble être au suprême degré une fin de ce genre, car nous le choisissons toujours pour lui-même et jamais en vue d’autre chose … Par contre, le bonheur n’est jamais choisi en vue de ces biens, ni d’une manière générale en vue d’autre chose que lui-même» Aristote, Éthique à Nicomaque, Livre I, 1097 b 1-7

En bon philosophe pratique, Aristote va lier au concept du bonheurcelui de vertu, c’est l’agir qui s’approche du sens du devoir, mais s’en distingue par l’absence de commandement extérieur, puisque la vertu correspond à la nature de l’humain réalisé, digne de l’humanité.

« Si nous posons que la fonction de l’homme consiste dans un certain genre de vie, c’est-à-dire dans une activité de l’âme et dans des actions accompagnées de raison ; si la fonction d’un homme vertueux est d’accomplir cette tâche, et de l’accomplir bien et avec succès, chaque chose au surplus étant bien accomplie quand elle l’est selon l’excellence qui lui est propre ; dans ces conditions, c’est donc que le bien de l’homme consiste dans une activité de l’âme en accord avec la vertu, également en cas de pluralité de vertus, en accord avec la plus excellente et la plus parfaite d’entre elles ». Aristote, Éthique à Nicomaque, 1098 a 12- 1098 a 18.

Le bonheur donc serait la réalisation de soi, non pas au sens purement individuel, en vue de satisfaire nos désirs ou nos penchants propres, mais dans le sens où l’action accomplie est conforme à un idéal humain. Chez Aristote nous rencontrons plusieurs concepts développés chez les philosophes et les juristes musulmans aussi bien dans le domaine de la morale pratique que celui de la philosophie morale en tant qu’Éthique : le bonheural-sa’âda, la vertual-fadîla, l’excellenceal-ihsân.

Le bonheur n’est possible que s’il est réalisé individuellement, au profit de tous les membres de la société, grâce au règne de la vertu naturelle et l’excellence dans les actions qui prédominent. Le bonheur donc, ne serait pas possible dans une société où dominent la réalisation d’instinct primaire des uns au détriment de l’ensemble, une société où l’action morale, positive en apparence n’est en aucun cas une vertu, plutôt une pure satisfaction égotique, pire une stratégie machiavélique.

La morale charitable en question

« C’est par désir de posséder qu’on se montre bienfaisant et secourable ». Nietzsche démasque sous la charité les instincts de faiblesse et de décadence. Ce qui se cache sous le prétendu amour du prochain n’est jamais pour Nietzsche que la crainte du prochain (stratégie) et l’amour de soi-même (besoin égotique).

Nietzsche ne croit pas à l’idée de désintéressement, l’acte soi-disant charitable procure un sentiment de supériorité devant l’autre qui se trouve en situation de faiblesse.« Pourquoi exalte-t-on l’amour aux dépens de la justice et dit-on de lui les plus belles choses, comme s’il était d’une essence supérieure à elle ? N’est-il pas évidemment plus bête qu’elle?…»Amour et Justice, Nietzsche.

C’est plutôt de justice qu’il s’agit, c’est par manque de justice qu’on met en avant le soi-disant amour du prochain. Ces quelques extraits suffisent à eux seuls d’exprimer la position nietzschéenne face à la question de l’altruisme qui s’exprime en tant que charité envers les pauvres. Donner c’est satisfaire nos désirs de donneurs en vue de maintenir les besogneux dans leur position d’inférieurs. Le don salit l’âme du donneur qui pèche par orgueil et blesse la fierté du receveur.

« En vérité, je ne les aime pas, les miséricordieux qui cherchent la béatitude dans leur pitié : ils sont trop dépourvus de pudeur. S’il faut que je sois miséricordieux, je ne veux au moins pas que l’on dise que je le suis ; et quand je le suis que ce soit à distance seulement »

Ce n’est donc pas l’acte solidaire que dénonce Nietzsche, il n’exclut pas l’alternative de porter de l’aide à autrui, à condition que son acte soit indirect et anonyme pour éviter à son âme de se salir en tant que donneur, et par la même, éviter de blesser la fierté du receveur, lui épargner un surplus de souffrance. « C’est pourquoi je me lave les mains quand elles ont aidé celui qui souffre. C’est pourquoi je m’essuie aussi l’âme » « Car j’ai honte, à cause de sa honte, de ce que j’ai vu souffrir celui qui souffre ; et lorsque je lui suis venu en aide, j’ai blessé durement sa fierté »

Nietzsche est à mon sens l’un des philosophes les plus épris d’une réelle liberté humaine, débarrassée des illusions et des guêpiers de toutes sortes. Il y a une constance chez lui, celle d’aller au plus profond des situations obscures afin d’extirper l’humain vers la clarté du jour. Nous retrouvons également ce souci d’élévation de la personne humaine à la dignité en toute circonstance, dans la doctrine coranique.

« N’acceptez qu’avec réserve ! Distinguez en prenant ! » C’est ce que je conseille à ceux qui n’ont rien à donner ». « Mais on devrait entièrement supprimer les mendiants ! En vérité, on se fâche de leur donner et l’on se fâche de ne pas leur donner »

Des Miséricordieux, Ainsi parlait Zarathoustra.

C’est ce que nous allons essayer de démontrer, références coraniques et hadiths à l’appui, afin de démystifier un sujet fort malmené par des discours copier-coller, ou pour des raisons idéologiques non affichées.

Conception et pratique de la solidarité en Islam

Un droit connu n’est pas une aumône. « Les aumônes ne doivent revenir qu’aux besogneux et aux indigents, à la rétribution des collecteurs, aux ralliements des bonnes volontés, à affranchir des nuques (esclaves), à libérer des insolvables, à aider au chemin de Dieu et à secourir le fils du chemin : autant d’obligations par Dieu

– Dieu et Connaissant et Sage » Coran, sourate IX, verset 60.

Le terme spécifique en arabe dans le texte coranique traduit (Jacques Berque) ici en haut par aumônes est  al-sadaqât, pluriel d’al-sadaqa. Le sens communément admis du terme sadaqa est le don volontaire, ce qui est offert ou donné de plein gré d’où la confusion avec aumône. Al-sidqla vérité, est une autre forme de la même racine à trois lettres (s,d,q) également Al-sadâq la dote, à savoir le présent que le marier offre à la mariée comme cadeau de bien venu.

Le professeur Hamidullah M. traduit le terme du même verset par « recettes de l’état ». Hamidullah juriste et islamologue érudit a opté pour une traduction interprétative pour éviter l’amalgame. Nous avons trouvé intéressant de reproduire ici un texte que nous traduisons directement de l’arabe. Il s’agit d’une partie du commentaire d’Al-Râzî (606h), dans son grand commentaire al-tafsîr al-kabîr, de ce même verset.Ainsi, le lecteur peut se faire une idée plus précise du sens dans lequel les anciens comprenaient le terme coranique al-sadaqa.

« Il est un fait que l’accumulation de la richesse appelle le pouvoir fort ainsi que la puissance totale. En outre, l’augmentation de la richesse nécessite l’augmentation du pouvoir, et à son tour, l’augmentation du pouvoir amène nécessairement à une augmentation du plaisir que procure ce pouvoir. Ensuite, l’augmentation de ces plaisirs pousse l’humain à œuvrer pour plus d’acquisitions de cet argent qui est la cause de ses plaisirs en augmentation continue. C’est une voie qui transforme la question en cercle rond…sans arrêt ni fin.

Le droit al-shar’ donc, opère une rupture et une fin dans ce cercle, car il a rendu obligatoire au possesseur de consacrer une partie de ces richesses aux dépenses en sollicitant l’agrément de Dieu afin que la nafs l’âme incitatrice soit retirée de cette voie obscure qui est sans fin… » Al-Râzî, Tafsîr mfâtîh al-ghayb, al-tafsîr al-kabîr.

Nous n’avons pas rencontré chez les commentateurs d’autres lectures du terme sadaqa autrement qu’imposition obligatoire aux riches en faveur des nécessiteux, dans le droit musulman. C’est l’adhésion volontaire à cette solidarité sociale, adhésion de cœur et d’esprit, par les éléments riches de la société qui fait que l’impôt n’est pas seulement une contrainte, il est sadaqa présent, et zakât purification puisque intégrée dans une conception spirituelle partagée par les membres d’un même corps social.

Reste à définir alors qui sont les nécessiteux désignés dans le verset ci-dessus. Le texte coranique énumère huit catégories de personnes à qui les sadaqât sont destinées. Il est important de remarquer par ailleurs qu’il n’est pas question ici d’une exhortation au don aux pauvres, bien au contraire, nous sommes face à un texte qui décrit les personnes auxquelles la solidarité sociale doit être adressée de par leur état de nécessiteux.

La catégorie de pauvre est désignée par deux termes successifs et distincts à la fois. D’abord, Al-fuqarâ’pluriel de faqîr qui signifie celui qui est dans le besoin. En suite, al-masâkîn pluriel de miskîn qui comporte en plus du sens de pauvreté le sens de rester sur place, l’absence de mouvement. Sans être exclusif, car les lectures sont diverses et nombreuses quant au sens à donner à ces deux termes, mais nous y voyons une distinction de forme ou de niveau de pauvreté. Al-faqîr serait celui dont la pauvreté est visible, en mouvement, alors qu’al-miskîn serait celui dont la pauvreté n’est pas visible, n’est pas en mouvement.

Mais qui sont ces pauvres ? Il faut retourner à l’histoire de l’avènement de l’Islam pour trouver une réponse, sinon, le discours musulman se contredirait en exhortant le don par ici tout en le réfutant dans d’autres endroits.Le Coran s’est révélé dans un contexte qu’il faut tenir présent à l’esprit lors de sa lecture, pour mieux saisir le sens, et par là, mieux actualiser son application aujourd’hui.

Les dépenses des sadaqât devront être consacrées à des catégories de personnes dont l’indigence est dictée en autres choses, par le contexte de la société naissante de Médine. Il est normal que la ville du Prophète, Médine, connaisse la pauvreté de certaines personnes qu’on appellerait aujourd’hui des primoarrivants ou des immigrants. En outre, Médine s’est établie dans un environnement où régnait l’esclavagisme, l’usure excessive ainsi que le pouvoir clanique et les classes sociales.

Quant à la sixième catégorie, on pourrait la comparer à la situation de milliers de personnes devenues insolvables aujourd’hui. L’insolvabilité ne doit pas se transformer en une vulnérabilité, l’insolvabilité doit être confrontée de face par le corps social dans son ensemble en vue d’éliminer ses causes, mais jamais pour rejeter les victimes à la rue comme de malpropres. Hier aux USA, aujourd’hui en Espagne, la vague d’expulsion des familles de leurs foyers est tout simplement un scandale moral et social.

Bien que dans la majorité des pays musulmans c’est le modèle libéral qui prédomine, c’est plutôt la tendance vers des modèles où la primauté est accordée au bien-être du groupe que vise le modèle coranique. La richesse personnelle est légitime aussi longtemps que la richesse du groupe est assurée. La propriété est aussi une responsabilité de gestion dans l’intérêt individuel et social, c’est pourquoi le Coran parle de quote-part et non de don charitable.

La quote-part est un droit obligatoire alors que le don est une action généreuse. D’aucuns rétorquent que la richesse est le pur fruit de leur labeur propre, certes, mais qu’en serait-il si ce labeur est fourni sur une île déserte, sans personnes pour commercer. C’est simple, il est impossible de créer des richesses en dehors de la société humaine, il est donc légitime que la participation à l’enrichissement du groupe soit un devoir et non pas un bon vouloir.

La tradition prophétique recommande d’offrir la zakat de la rupture du jeûne du mois de ramadan avant le jour de fête afin d’éviter aux nécessiteux de tendre la main en ce jour. D’autres récits rapportent les ruses dont usaient les compagnons pour venir en aide à leurs frères dans l’anonymat total. Le souci de solidarité était accompagné du souci d’éviter l’humiliation à autrui, d’éviter d’ajouter une blessure à sa blessure.

Aujourd’hui hélas, l’humiliation des nécessiteux a franchi un pas de plus, celui de l’humiliation d’un peuple tout entier et de son représentant officiel, l’humiliation fait désormais partie du langage diplomatique[2]. Dans un hadith, le Prophète affirmait que la sacralité du croyant est plus grande auprès d’Allah que la sacralité de la Ka’ba[3]. La dignité humaine prime même sur le lieu le plus sacré de l’Islam, c’est bien là un principe coranique qui ne doit jamais s’éclipser par des interprétations forcées. « …Celui qui tue une personne – non convaincu de meurtre ou pour faire régner le désordre sur terre – c’est comme s’il avait tué l’humanité tout entière, et celui qui lui donne vie c’est comme s’il avait donné vie à l’humanité tout entière »[4], chaque personne est unique et nul ne saurait la remplacer. C’est cette singularité humaine qui rend la valeur de chacun de nous, équivalente à celle de toute l’humanité.

Allah ordonne la justice et le bel agir[5]nous dit le Coran. La justice est le pilier central autour duquel se tissent les liens sociaux, cependant il n’est que la base minimale qui n’appelle ni exhortation ni négociation non plus, c’est un droit acquis du fait même d’être un membre de la société. Alors que le bel agir est l’élan du cœur de ceux qui sont épris d’aller au-delà du juste, vers l’excellence de l’être par l’excellence de l’acte, ceux pour qui la solidarité sociale ne s’impose pas comme un devoir externe, ceux pour qui la fraternité humaine est une manière d’être dans le monde.

Le Coran s’adresse à tous, et nous sommes tous appelés à agir de façon responsable[6]. S’agissant de notre sujet, la responsabilité de l’établissement de la justice et de l’harmonie sociales incombe aussi bien aux riches qu’aux pauvres, c’est ainsi que nous comprenons le verset précédent, Dieu ordonne la justice et le bel agir à tous. La lecture qui consiste à interpréter ce verset comme une ordonnance faite aux riches uniquement est à notre sens, imprégnée de l’idéologie de la domination, celle qui gonfle l’égo du riche et confisque la dignité du pauvre.

La paix sociale fait partie des objectifs de l’Islam, mais c’est la construction de l’humain libre de toute forme de dépendance excepté celle de l’Être Absolu qui constitue son objectif premier. La compréhension du verset 90 de la sourate 16, doit donc respecter la vision universelle du message coranique, en d’autres termes, et en ce qui concerne notre sujet, il faut se demander dans quel sens faut-il comprendre l’ordonnance de la justice et de l’excellence adressée à la personne humaine quelle se trouve en position de force ou en situation de faiblesse.

Ce qui ressort de la lecture attentive des textes, c’est la volonté de préserver la dignité humaine en toute circonstance. Le verset suivant nous informe aussi bien sur les causes de l’indigence d’une fraction des musulmans à Médine, que sur leur état psychologique. « Aux nécessiteux empêchés – dans la voie d’Allah- ne pouvant parcourir la terre, l’ignorant lui semblerait qu’ils sont suffisamment aisés de par leur retenue, tu les reconnaîtras à leurs airs, ils ne sollicitent pas les gens avec insistance, et tout ce que vous dépensez en bienfaits, Allah en ai fort connaissant »[7]

Ce sont donc des nécessiteux empêchés de produire et d’acquérir leurs biens propres. Les commentaires nous disent qu’il s’agissait des immigrants mecquois, fraîchement installés à Médine. Non seulement leurs biens leur ont été confisqués ou ils les avaient abandonnés à la Mecque, mais leurs déplacements hors du territoire médinois constituent également un risque pour leurs vies à cause de l’hostilité des Mecquois.

Nous voilà donc éclairés par ce verset qui décrit la situation économique d’une partie de l’ummamusulmane naissante, qui se trouve dans le besoin d’aide, mais en outre le verset nous renseigne sur les causes sociopolitiques de cette situation. D’autre part, le verset décrit l’état psychologique de ces musulmans, ils sont dignes, leur état extérieur ne laisse pas entrevoir qu’ils sont nécessiteux.

Un autre point attire notre attention encore dans ce verset. Le coran qualifie d’ignorant celui qui ne prend pas conscience de l’état de besoin des nécessiteux du fait qu’ils se comportent dignement en société, qu’ils ne sollicitent pas l’aide des autres.

Le terme utilisé en arabe pour ignorant est al-jâhil, nous savons que la jâhiliya est un concept islamique qui caractérise la période antéislamique et qui était justement, marquée par l’asservissement des uns par les autres, par l’esclavagisme et la préférence clanique. Al-jâhil donc, n’est pas à considérer comme un jugement moral, c’est un qualificatif d’ordre sociologique qui désigne ceux et celles qui ne se sentent nullement impliquer par le bien-être général, ceux qui ne prêtent pas attention à autrui alors qu’il est dans le besoin, ceux qui acceptent la pauvreté comme un fait sociétal normal, pis ceux dont l’action quotidienne est génératrice de drame humain.

Un autre verset nous informe un peu plus sur la psychologie des croyants nécessiteux, médinois cette fois-ci. Ils sont décrits comme généreux et altruistes malgré le besoin. « Et ceux qui avant ceux-ci se sont installés dans le pays et dans la foi, ils aiment ceux qui immigrent vers eux, et n’éprouvent aucune gêne en ce qu’ils possèdent, et ils leur accordent préférence sur eux-mêmes, malgré qu’ils sont dans le besoin. Ceux dont le cœur est prémuni contre l’avarice, ceux-là sont les réalisés»[8].

C’est cet état d’être que la zakat de la rupture du jeûne cherche à inculquer aux musulmans, chacun est appelé à clôturer son jeûne par un don selon son niveau de vie, et nul n’est dispensé de donner y compris le pauvre. Ainsi, l’effort de solidarité est collectif au sein de la communauté musulmane, il incombe à chacun selon ses possibilités et selon le genre de contribution qu’il est apte à apporter.

« Et ils t’interrogent sur quoi donner. Dis : le surplus »[9]

« Que l’aisé dépense selon son aisance, et celui dont les moyens impartis sont limités, qu’il dépense de ce que Dieu lui a donné »[10]

C’est ce même souffle de liberté et de dignité humaine que nous retrouvons dans le hadith, la main haute est meilleure que la main basse disait le prophète[11]. L’imam Mâlik rapporte le même hadith avec plus de précision. « Le prophète disait du haut de sa chaire, alors qu’il invoquait le don et la retenue de mendier : la main haute est meilleure que la main basse, la main haute est celle qui donne et la main basse est celle qui mendie »[12]

Et lorsqu’un homme se présenta devant le prophète en mendiant, le prophète récolta quelques sous pour lui, conseilla à l’homme d’acheter une pioche pour ramasser le bois sec en montagne puis le vendre au marché et il a dit : « Par celui qui détient mon âme entre ses mains, que l’un d’entre vous prenne sa corde, qu’il ramasse du bois à bruler sur son dos, est meilleur pour lui que de solliciter un homme aisé, que celui-ci lui donne ou ne lui donne pas »[13]

Dans le chef du riche, l’excellence serait d’offrir en cas d’extrême besoin, sans se salir l’âme, c’est-à-dire : de manière désintéresser, sans publicité, mais surtout avec humilité et amour. Certes, nous vous nourrissons en vue de Dieu, nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude[14]. Alors que pour le pauvre, l’excellence serait de sauvegarder sa dignité en sollicitant autant qu’il peut du travail sans faire de sa misère un étalage public.

Les historiens rapportent que le calife Omar rencontra un vieux mendiant juif dans les rues de Médine. L’homme était aveugle de surcroit, Omar l’emmena à sa propre maison pour lui donner ce qu’il pouvait en urgence, en suite, il recommanda au responsable du trésor : « prête attention à l’état de cette personne et les cas similaires. Par Allah, nous ne lui sont pas juste si nous profitions de sa jeunesse (mangions sa jeunesse, dans le texte arabe), puis nous le délaissons alors qu’il est devenu vieux ».

Le calife Omar donc, avait conscience du rôle de l’état en tant que responsable du bien-être de tous les sujets. Non seulement il reconnaît aux personnes âgées leurs droits à une allocation comme un dû mérité après tant d’années de participation à la richesse collective, mais en outre, Omar refuse de voir la mendicité comme un fait normal même lorsqu’il s’agit d’une personne incapable de subvenir à ses propres besoins.

Omar l’ancien aristocrate coraïchite, il s’est laissé imprégner par les principes coraniques tellement qu’il faisait preuve d’une extrême rigueur en matière de justice sociale, les exemples à relater sont assez nombreux. Cependant, la responsabilité de l’état à établir l’équité et la justice n’exclut pas non plus cette même responsabilité aux sujets nécessiteux. Comment ? D’abord en refusant la misère comme une fatalité, ensuite en combattant les causes de cette misère, à changer les conditions sociopolitiques. Le principe coranique d’ordonner le convenu et d’interdire le blâmable[15] incombe à tous sans distinction.

En d’autres termes, si la pauvreté est le fruit de l’injustice sociale, elle reste avant tout le fruit du silencedes uns et des autres. La pauvreté existe parce qu’elle est tolérée par certains et supportée par d’autres. C’est tout une dynamique mentale qui doit entrer en jeu, celle du refus. Les responsables ne devront plus tolérer la misère ne fut-ce qu’un moment ou pour une seule personne, les sujets également surtout les pauvres, ne doivent plus supporter de négocier leur dignité humaine.

Conclusion 

Le rôle de l’intellectuel est d’interagir avec son milieu, de contribuer selon sa vision propre à ouvrir des possibilités de sorties des pièges dans lesquels nous nous sommes embourbés. L’éloquence n’est pas un gage d’authenticité, prendre parole au nom d’une philosophie, appelle un minimum de sérieux et de conscience intellectuelle afin d’éviter de diluer cette parole dans la pensée unique. Dire ou faire selon l’air du temps pour plaire ou pour satisfaire le politiquement correct est œuvre de bouffonnerie.

Lire le coran comme s’il t’a été révélé à toi, ici et maintenant, voilà un des enseignements précieux de l’école soufi, c’est cette voie qui favorise la participation active de chacun selon ces aptitudes, ces compétences et ses moyens. Lire et relire les textes scripturaires, relecture ici, dans le sens d’actualisation du sens pour interpréter le réel, afin de dégager des pistes authentiques, efficaces et équitables.

Les années septante ont vu fleurir dans les milieux musulmans l’idée d’islamisation du produit occidental.À l’époque l’idée semblait séduire énormément, alors qu’elle est révélatrice d’au moins deux incompréhensions graves. La première est celle qui consiste à considérer les avancées technologiques, scientifiques et culturelles en occident, comme si elles étaient détachées d’une évolution humaine à laquelle plusieurs centres civilisationnels ont contribué. Ensuite, quoique produites en occident, ces avancées peuvent faire profiter la personne humaine tout court au-delà des distinctions culturelles.

Dans ce sciage, l’idée de banque islamique par exemple ne diffère guère de celle de boucherie islamique ou de boisson gazeuse islamique. La conception islamique n’est pas une simple étiquette à apposer sur un produit pour le transformer en produit licite alors que le contenu est le même, voire de qualité moindre.

Ne fallait-il pas parler dans le meilleur des cas de banque d’investissement sans intérêtsimplement. En plus, les banques dites islamiques qui offrent la possibilité d’acquérir des biens, pratiquent une forme de prêt usurier déguisé qui coûte plus cher au client que s’il se serait adressé à une banque normale. Tandis que Muhammad Yunus concepteur du microcrédit, n’as pas jugé nécessaire d’apposer l’étiquette islamique à son action, pourtant son concept peut se prévaloir, à juste titre, d’aspiration musulmane.

Deux objectifs majeurs nous ont guidés le long de ce travail. Le premier objectif est d’établir une nette distinction entre la pauvreté conjoncturelle et la misère structurelle en tant qu’injustice sociale du système. Le deuxième objectif est celui de susciter la réflexion sur l’émergence d’une pensée moderne, authentiquement musulmane, capable de lire le réel selon sa conception ontologique propre. Nous serons satisfaits si ce but est atteint.

Trop tard …on est bien là…

La France a un problème de peur et de haine envers sa minorité musulmane »  28/01/2017

 

« La France a un problème de peur et de haine envers sa minorité musulmane »

Dans la campagne française pour l’élection présidentielle, l’islam et les musulmans de France occupent une large part des débats. Une rhétorique virulente a été développée dans le discours à gauche comme à droite.

Hier, vendredi, Thomas Guénolé, célèbre politologue, a dénoncé dans Libération « l’islamopsychose » qui règne dans une France qui « a un problème de peur et de haine envers sa minorité musulmane ». Il déplore notamment que Manuel Valls ait choisi « le communautarisme musulman pour enjeu central de sa confrontation avec Benoît Hamon » lors de la campagne de la primaire de gauche. « Parmi tous les thèmes possibles du second tour d’une primaire présidentielle, il a jugé que c’était celui-là, et aucun autre, qui méritait qu’on lui consacre le plus d’efforts de campagne », ajoute-t-il. Pour le politologue, « cette stratégie est symptomatique d’un problème profond, grave, dans le rapport que notre société entretient avec l’islam français ».
Bilal Hamon et Ali Juppé

Au cours de l’année 2016, Manuel Valls s’était en effet illustré par plusieurs déclarations-chocs sur le voile, le burkini et plus globalement, l’islam. L’ex-premier ministre, arrivé second après Benoît Hamon au premier tour de la primaire de gauche, a même accusé son adversaire d’avoir une position ambiguë à l’égard de l’islam.

Des sites proches de l’extrême-droite ont tenté de fragiliser la position de Benoît Hamon en évoquant ses liens supposés avec l’islam. Ils l’ont notamment surnommé « Bilal Hamon ». Ce à quoi le candidat a rétorqué avec simplicité que Bilal était « un très beau prénom ».

En juillet dernier, Benoît Hamon dénonçait déjà un « climat éruptif dès qu’on aborde les questions liées à l’islam et à l’identité », évoquant « une forme d’hystérie politique très dangereuse ».

Avant Benoît Hamon, Alain Juppé, candidat à la primaire de droite éliminé au second tour, avait lui aussi été surnommé « Ali Juppé » et « Grand mufti de Bordeaux » par des sites proches de l’extrême-droite, qui avaient également propagé une rumeur selon laquelle il soutenait les Frères musulmans, suite à une position jugée trop peu radicale du maire de Bordeaux à l’égard de l’islam. Des attaques qu’Alain Juppé avait fortement déplorées comme étant des calomnies visant à le discréditer auprès de l’électorat de droite.

Opposé à la mise en place d’une « loi de circonstance » contre le burkini souhaitée par Manuel Valls, Alain Juppé avait souligné dans une interview au Monde en septembre le fait que « Le simple mot de ‘musulman’ suscite une hystérie disproportionnée ». Avant de prévenir : « Si nous continuons comme ça, nous allons vers la guerre civile. Moi, je veux la paix civile ».
« La France en guerre contre l’islam »

Thomas Guénolé rappelle que dans leur « écrasante majorité », les musulmans en France adhèrent aux valeurs républicaines, à l’égalité hommes-femmes et à la laïcité. Malgré cela, « deux Français sur dix croient que la France est en guerre avec l’islam » et « quatre Français de confession musulmane sur dix ont déjà été injuriés ou ont subi des remarques blessantes du fait de leur religion ».

Critiquant vivement l’exigence de « désolidarisation » de la part de la communauté musulmane après chaque attentat terrorisme, Thomas Guénolé juge qu’elle « constitue une infamie » car elle signifie que « tout musulman est présumé coupable de solidarité avec le terrorisme jusqu’à preuve du contraire ».

Pour Thomas Guénolé, « la diabolisation des musulmans a assez duré » : « Il est grand temps que la laïcité, principe de neutralité spirituelle de l’État et de son administration, cesse d’être usurpée par la ‘pseudo-laïcité, principe d’hostilité envers le fait religieux musulman’ dans l’espace public », et « il est grand temps que nos arènes de débat imposent aux tenants de l’islamopsychose des contradicteurs aptes à déconstruire leurs prêches ».

 

L’histoire oubliée des Réunionnais de la Creuse

On les appelle « les enfants réunionnais de la Creuse ». Pour repeupler nos campagnes, il y a un peu plus de 30 ans, l’État français avait contraint plus de 2 000 enfants à quitter l’île de La Réunion.

Du fond de sa cave, Valérie Andanson ressort les souvenirs de son enfance dans la Creuse. Une enfance qu’elle dit hantée de questions qui restaient sans réponse : « Comment se fait-il que je sois bronzée et que mes parents soient blancs ? Pourquoi est-ce qu’il y a autant de personnes blanches autour de moi ? », liste Valérie Andanson. Toutes ces années, entourée de ses parents, elle ignore qu’elle est arrivée de La Réunion à l’âge de trois ans. Comme Valérie Andanson, dans les années 60, 2 150 enfants sont ainsi déracinés de leur île pour repeupler nos campagnes.

Ils demandent réparation

On leur avait assuré qu’ils retourneraient chaque année dans leur famille. En réalité, ils ne reverront jamais une île qui a même été soigneusement effacée de leurs papiers d’identité. Aujourd’hui, vendredi 6 janvier 2017, devant une commission nationale, ils étaient des dizaines d’enfants de La Réunion à demander réparation : un statut, l’accès à leur dossier ou des billets d’avion qu’ils n’ont jamais pu s’offrir.

Oïmiakon est un village russe situé en Sibérie orientale. Il garde à ce jour le record mondial de température la plus basse enregistrée pour un endroit permanemment habité.

Jusqu’à -71,2 degrés. Bienvenue à Oïmiakon, le village le plus froid au monde

 

Si vous pensez qu’il fait froid où vous êtes en ce moment, alors une visite au village russe d’Oïmiakon devrait davantage « vous refroidir ». Avec une température moyenne de -50 °C en janvier, et un record historique de -71,2 °C enregistré en 1924, vous vous doutez bien que pour une zone permanemment habitée, il s’agit de la plus froide du monde. Et au moment où il fait le plus chaud, entre juin et août, la température tourne en moyenne autour de 20°C, mais peut parfois connaitre des pics allant jusqu’à 30 °C.

A Oïmiakon, rien ne peut pousser sur terre, donc les habitants chassent et pêchent pour se nourrir et dépendent largement des importations pour le reste. Il n’y a qu’un seul magasin pour tout le village, et il leur fournit l’essentiel des produits de nécessité courante. La majorité des habitants travaillent comme des chasseurs, éleveurs de rennes et comme pêcheurs sur glace. Là-bas, creuser des tombes pour un enterrement peut prendre jusqu’à trois jours, puisque le sol doit être au préalable décongelé avec du charbon chaud… Ainsi va la vie à Oïmiakon.

Le village, qui abrite environ 500 habitants, est situé à environ 750 mètres au-dessus du niveau de la mer. La longueur d’une journée varie de 3 heures en décembre à 21 heures en été. Il y a peu de commodités modernes dans le village — de nombreux bâtiments ou habitats ont encore des toilettes à l’extérieure — et la plupart des gens brûlent du charbon et du bois pour se chauffer.

De petits problèmes apparemment anodins s’invitent dans le quotidien des habitants d’Oïmiakon. Par exemple, il est souvent impossible d’écrire parce que l’ancre des stylos se congèle. Des lunettes peuvent parfois se briser au visage de leurs porteurs en raison du froid extrême. Là-bas, les batteries se déchargent extrêmement vite et les voitures peuvent être laissées allumées toute la journée afin de maintenir le moteur au chaud et éviter qu’il se gèle.

Somme toute, la vie à Oïmiakon est très atypique et peut paraître éprouvante. Si vous êtes amateur d’aventures extrêmes, offrez-vous une escapade hivernale dans le plus glacial des villages au monde.

L’ANP et le darak watani mobilisés

Routes fermées à cause des intempéries, la GN et l’ANP mobilisées

L’état du réseau routier s’est dégradé pour cause des dernières perturbations climatiques, cela dit, une baisse du nombre de passages fermés à la circulation, a été enregistrée aujourd’hui à 10 heures, indique un communiqué de la Gendarmerie nationale.

La même source a précisé qu’il ne restait que quelques sections de routes fermées, traversant les wilayas de Blida, Bordj Bou Arreridj, Bouira, Tizi-Ouzou, Mostaganem, Relizane et Mascara, où les membres de la Gendarmerie et de l’Armée populaire nationale travaillent d’arrache-pied pour les rouvrir.

Les passages les plus touchés se situent dans les routes wilayales traversant Mostaganem adjacentes le Chelif qui a connu une hausse de son niveau d’eau, et la RN N°30 reliant Tizi-Ouzou à Bouira dans sa partie qui traverse les communes de Boghni et  Iboudraren à cause des chutes de neige

Contre l’hypertension, c’est sport tous les jours !

PAR WILLIAM B. FARQUHAR, PROFESSEUR DE KINÉSIOLOGIE ET DE PHYSIOLOGIE APPLIQUÉE À L’UNIVERSITÉ DU DELAWARE

SPORT
Des problèmes de tension ? Il ne faut pas hésiter à se dépenser. Faire de l’exercice au quotidien serait un excellent moyen pour faire baisser sa tension artérielle. Explications de William B. Farquhar, professeur de physiologie depuis 20 ans.

On sait tous qu’il est bon de bouger un peu pour brûler toutes les calories absorbées entre Noël et le réveillon du Nouvel an. Parfois, on en a même assez d’entendre notre famille, nos amis et les médias nous rebattre les oreilles sur l’importance de pratiquer une activité physique si l’on veut perdre du poids. Mais il existe une autre bonne raison de faire de l’exercice, sans rapport avec le tour de taille : la tension artérielle.

Je suis professeur de physiologie, cest-à-dire que jétudie et jenseigne le fonctionnement de lorganisme. Cela fait 20 ans que j’analyse le rapport entre santé et sport, et je peux vous assurer quil sagit dun excellent moyen de faire baisser immédiatement votre tension. Dès que vous avez fini de vous dépenser, après un jogging quotidien ou une marche rapide, votre tension diminue pour plusieurs heures, ce qui est bon pour la santé. Voici p

Baisse de la tension après lexercice

Ce phénomène est appelé « hypotension post-exercice ». De nombreuses études ont montré que chaque séance la faisait chuter de 5 à 7 millimètres de mercure (ou mmHg, unité propre à la tension, mesurée par deux valeurs), pour des raisons qui ne sont pas encore bien identifiées, mais qui incluent la vasodilatation. Quoi qu’il en soit, le résultat est clairement bénéfique.

À l’inverse, pendant l’activité physique, la tension augmente considérablement. Pourquoi ? Parce que le corps réagit de façon innée à l’exercice. Quand nous faisons du sport, nos muscles ont besoin d’un sang riche en oxygène. Notre cerveau informe le cœur qu’il doit augmenter le flux sanguin, ce qui fait monter la tension. La pression systolique (le nombre le plus élevé des deux) peut dépasser 180 mmHg lors des phases les plus intenses. Cette valeur peut sembler incroyablement élevée  ce serait effectivement le cas si la tension était prise au repos. Mais elle n’a rien d’inhabituel pendant les exercices les plus exigeants, d’autant que lélévation, ponctuelle, est contrebalancée par l’hypotension post-exercice qui profite à notre corps.

Lhypertension, un problème qui touche aussi les jeunes

Pourquoi se soucier de sa pression artérielle et chercher à la faire baisser ? Tout simplement parce que l’hypertension peut être fatale. Elle serait responsable, ou du moins l’un des facteurs, de plus de 400 000 morts chaque année chez les Américains. Un milliard de personnes en seraient atteintes à travers le monde. Dans un pays comme les États-Unis, un tiers de la population est touché et ce chiffre devrait augmenter de 7 % d’ici à 2030. Cette pathologie n’est pas réservée aux personnes d’un certain âge : jusquà 19 % des jeunes adultes seraient concernés.

Lhypertension augmente le risque de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et de pathologies rénales. Son coût pour la société est astronomique. En effet, si l’on additionne le prix des services de santé, des médicaments et des absences au travail, il s’élèverait à 46 milliards de dollars par an, rien qu’aux États-Unis. L’hypertension est aussi fréquemment asymptomatique, ce qui lui vaut le surnom de « tueuse silencieuse », et près de la moitié des adultes diagnostiqués ne parviennent pas à la soigner. Bien évidemment, toute mesure permettant de diminuer la tension limite également le risque de maladie.

Une prise de tension. (Photo : Fotolia)

Du sport au quotidien

Les recommandations destinées aux personnes atteintes d’hypertension mettent l’accent sur l’importance d’une pratique du sport quotidienne, comme nous l’indiquons, mes collègues et moi-même, dans la revue scientifique Mayo Clinic Proceedings. Et, bien qu’elles s’adressent aux personnes diagnostiquées, tout un chacun gagnerait à faire de même.

Pour certains, cette habitude semble difficile à adopter. Mais la bonne nouvelle, cest que la dépense physique n’a pas besoin d’être intense, ni trop longue. Un exercice modéré tel qu’une marche rapide de 30 minutes suffit à réduire la tension. Plusieurs brèves séquences dans la journée (par exemple, 10 minutes trois fois par jour) peuvent également la diminuer.

Alors, retenez ceci : pratiquer une activité physique quotidienne ? et, bien sûr, manger moins ? permet de ne pas prendre de poids. Mais, surtout, de diminuer sa tension artérielle !

La colonisation et ses alliés locaux (Professeur Chems Eddine Chitour)

La colonisation et ses alliés locaux : Le rôle des chefs de tribus…Une information scoop, on apprend qu’une Franco-Harkiya est venue en Algérie présenter son ouvrage où elle fait un plaidoyer sur la figure de son ancêtre. Cet ouvrage qui est passé inaperçu en France a eu un écho surdimensionné en Algérie où tout ce qui vient de l’autre côté, voire adoubé par ce même côté, est pain bénit en Algérie où malheureusement beaucoup d’Algériens n’ont pas déprogrammé le logiciel de la soumission intellectuelle à telle enseigne que l’on présente ce non-événement comme un scoop qui au final a vu des têtes tomber; il fallait bien des boucs émissaires!

Imaginons que les réseaux sociaux -dernier réduit des Algériens qui veulent s'exprimer sans craindre des foudres- n'aient pas réagi! Eh bien, les Algériens qui se seraient intéressés à ces émissions et à la réception auraient mémorisé, à en croire l'auteure de cet ouvrage, l'idée que nous avions affaire à un Algérien illustre qui était du même côté de la barrière que les damnés de la Terre qu'étaient les Algériens. 

«Comment nous en sommes arrivés-là lit-on sur le huffmaghreb, se demandent les Algériens? Comment ne plus distinguer de frontières entre traîtres et criminels d'un côté et résistants et libérateurs? (...) Cette forfaiture est le point culminant d'un processus d'abandon national. (...) En janvier 2015, Férial Furon passe à la télévision algérienne. Elle a les faveurs d'un long entretien dans un journal dirigé par un ancien responsable du journal gouvernemental «El Moudjahid» Autant dire d'un média para-officiel. Elle aura surtout accès à de multiples possibilités de débats sur cette construction d'un nouveau départ entre la France et l'Algérie. Aussi bien avec de très hauts responsables de l'Etat qu'avec des députés FLN. Mme Furon est présidente de l'association des «Franco-Algériens Républicains Rassemblés» qui affiche que ses membres sont «les plus à même d'effacer les cicatrices de nos aïeux et de porter un projet qui incarne l'espoir d'un nouveau départ entre la France et l'Algérie pour les jeunes générations.» (...) L'État algérien n'a pas seulement laissé faire. Il a financé deux films qui défendront la même thèse d'une ALN issue du banditisme et vouée à y retourner (Hors-la-loi de Rachid Bouchareb et Al Wahrani de Lyès Salem» (1) 

La réalité de l'invasion coloniale: diviser pour régner 

Après l'invasion, beaucoup de tribus ont tenté de se battre contre l'envahisseur, mais elles avaient aussi, dans le même, temps à ne jamais perdre de vue la primauté de la tribu sur la plèbe, les khamès. Beaucoup de chefs de tribus ont, par la force des choses, collaboré, le mot n'est pas assez fort pour des raisons diverses dont la principale était de garder le rang de la tribu et sa prééminence. Pour faire court, ces tribus étaient déjà adoubées par le pouvoir ottoman, et beaucoup d'entre elles percevaient l'impôt- en fait un racket souvent abject pour le compte de la Régence. Chacune des tribus appliquait une politique drastique envers les serfs et la mentalité du chef devenait incontestable surtout si elle était connectée à une ascendance chérifienne réelle ou fabriquée pour asseoir la légitimité et taire ainsi toute velléité de désobéissance. 

Les Français l'ont bien compris car dès 1846, ils ont établi avec beaucoup de soins, ce sera le travail de Carette et Warnier, la Carte de l'Algérie divisée par tribus. Ils ont utilisé outre les méthodes barbares, que nous allons décrire rapidement, les autres méthodes de corruption et de récompense des amis et des fidèles de la France, cela va du burnous -continuation du mode de récompense ottoman- à l'innovation de la Légion d'honneur, voire l'acceptation des fils de grandes tentes dans le cercle restreint des Ecoles militaires pour perpétuer les liens de servitude et de soumission. Les Français imitèrent les Turcs et ne cessèrent de dresser les tribus les unes contre les autres comme le recommandait le général Boyer dès 1831. 

Le «vainqueur» était récompensé par la France, c'est ainsi que le général Bugeaud proposait en 1842 que l'on construise une belle maison pour le grand chef des douars Mustapha Ben Ismaïl. En définitive comme l'écrivaient les historiens français, il y avait les tribus mangeantes et les tribus mangées! Pis encore, quand des batailles se déroulaient, c'était l'extermination jusqu'au dernier et couper des têtes humaines, comme des têtes «d'artichauts» couper des oreilles, c'était le mode d'emploi d'alors sauf que les droits de l'homme venaient d'être promulgués moins de 50 ans auparavant par une France venue nous civiliser. 

Les faits: les chefs de tribus et leur compromission...à propos de deux chefs de tribus 
Je ne suis pas ici pour faire le procès de ces chefs de tribus, mais on ne peut pas laisser dire ou écrire qu'ils furent des saints et les réhabiliter! Nous allons citer les compromissions de deux bachaghas à près d'un siècle de distance: le bachagha Benghana, le coupeur d'oreilles et le Bachagha Boualem, un personnage sinistre qui est resté dans la mémoire des Algériens du fait que son histoire est intimement liée à la révolution de Novembre et expliquer que la mécanique coloniale du diviser pour régner est toujours la même. 

L'ouvrage polémique sur Benghana 

Je n'ai pas lu le livre faisant l'apologie de l'oeuvre de Benghana. Avant de rapporter l'appréciation de la rédactrice de l'ouvrage, Madame Feriel Furon Bentchicou et là je m'en tiendrais à l'interview sur TSA, je veux rapporter un fait parmi tant d'autres ou la triste réputation du bachagha Benghana le coupeur d'oreilles. Je donne la parole à l'historien Ali Farid Belkadi anthropologue qui depuis plusieurs années passe son temps à déconstruire le roman national français s'agissant de l'Algérie et à attirer l'attention sur un fait indigne d'une nation qui se dit civilisée, à savoir garder prisonnier les crânes de patriotes algériens depuis plus de 180ans. 

Nous l'écoutons: «Le Bachagha Benghana coupait les oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers. Puis il les entassait dans des couffins, qu'il remettait ensuite aux officiels français, contre espèces sonnantes et trébuchantes. On l'honora de menues broutilles pour services inestimables rendus à la France coloniale. Benghana envoya au général Négrier le sceau, les oreilles et la barbe du chef de guerre Farhat Bensaïd, qui fut attiré dans un guet-apens, chez les Oulad-Djellal. Le fils de Farhat Bensaïd, Ali-Bey, qui avait échappé aux coups des Bou-Azid, alliés à Benghana et aux Français, accablé par l'évènement, se rendit au général Sillègue, à Sétif. Une autre fois, un membre de la famille Ben-Gana, Khaled, qui s'était vaillamment conduit lors d'une sanglante répression contre des insurgés algériens, présenta, au général, comme pièces justificatives, deux étendards (le troisième avait été déchiré par ses goumiers) et des sacs contenant 900 oreilles coupées aux cadavres ».(2) 

« Le commandant de Constantine qui n'en demandait pas tant de la part des Benghana, ému par autant de zèle, envoya au gouverneur un rapport laudatif sur cette affaire. A l'occasion de la fête du roi (premier mai), le général Galbois se rendit auprès des Benghana et fut reçu au bruit des salves tirées avec les canons récupérés sur le champ de bataille. (...) Benghana reçut à cette occasion, la croix d'officier et une gratification de 45.000 francs, comme appointements sur quoi furent prélevées les sommes payées de sa poche à ses goumiers. Les Benghana et leurs goumiers investirent les Zaâtchas avec les troupes du général Herbillon, la tête de Bouziane et celle de son lieutenant Si Moussa Al-Darkaoui figurent parmi leurs sordides butins.» (2) 

«Ferial Bentchikou Furon suscite la polémique en Algérie, depuis la parution d'un livre visant à réhabiliter le Bachagha Bouaziz Bengana, son ancêtre. Considéré comme un harki et collaborateur par les historiens, sa descendante le défend et insiste pour «restituer les faits dans leur contexte» pour justifier ses actes. Dans un entretien à TSA. Elle déclare: «Je m'attendais à cette polémique, mais j'appelle les gens à lire le livre et ne pas faire de raccourcis historiques. J'ai écrit ce livre par rapport à tout ce qui a été colporté depuis des décennies sur lui, sa famille. Ce sont des faits parfois mensongers, parfois vrais, mais complètement retirés de leur contexte historique. C'est un fait historique ça. Il a fait sa reddition en 1839. Je raconte les circonstances de cette reddition. Il y a eu la bataille de Constantine, après une première défaite en 1836 des Français où les Bengana étaient du côté d'Ahmed Bey. Il a ensuite reconnu la souveraineté française. Je suis prête à débattre avec les historiens.» (3) 

«Elle banalise le fait de couper les têtes et les oreilles: «Après il faut savoir qu'à l'époque, il y avait des guerres de tribus, ils coupaient des têtes et des oreilles, c'est ce qu'on appelle «le régime du sabre». Toutes les tribus le faisaient, c'était pour prouver qu'elles avaient remporté les batailles et punir ceux qui ne payaient pas l'impôt par exemple. Ce n'est pas une posture révisionniste, parce que je voulais expliquer le système tribal, avec des guerres entre tribus. Lorsque les Français ont pris les centres de pouvoir, il fallait faire un État, il fallait administrer et pacifier à un moment donné. Il y avait beaucoup de personnes qui ne voulaient pas se soumettre aux impôts...» (3) 

A une question sur le fait qu'elle est en train de légitimer l'occupation française elle répond: «Que voulez-vous que je vous dise. Moi je n'étais pas avec mes ancêtres. Je rapporte des faits. (...) Dans le Sud, il y avait un régime militaire, pas une administration directe. Et lui [Bengana, NLDR] administrait toutes les populations musulmanes. Il les protégeait. C'était un chef religieux. Les Bengana étaient une famille chérifienne, avant de devenir des chefs de guerre. Mon arrière-grand-père descendait de cette lignée et il avait une aura dans tout le pays, il était adoré par sa population musulmane. Il a d'ailleurs financé la construction de la grande mosquée de Paris. Il était proche du roi Mohammed V et du recteur Benghebrit.»(3) 

Comme lu sur El Watan, on apprend que: «L'arrière-grand-père, célébré dans l'ouvrage comme étant un «homme de bien», fait pourtant partie d'une lignée familiale qui a marqué les esprits de générations d'Algériens, notamment ceux qui habitent la région des Ziban et même dans Alger où la famille conserve encore des biens. «Les Bengana étaient des féodaux, ils avaient participé aux massacres des tribus dans les Ziban. Ils avaient droit de vie ou de mort sur les populations. Ils déportaient en Nouvelle-Calédonie, servaient du méchoui aux visiteurs de passage à Biskra», rappelle le journaliste Mohamed Balhi, qui a écrit un livre sur l'histoire des Ziban. Pis, «un des Bengana pratiquait le droit de cuissage, comme le Glaoui au Maroc», précise le journaliste.» (4) 

Quand le bachagha Boualem critique la France 

Il ne faut pas croire que durant la période précédant l’invasion ,il n’y eut pas d’exaction de la part d’Algériens contre d’autres Algériens. C’est le pensons nous une règle de la nature que les tribus se déclarent la guerre et proposent leurs services à l’envahisseur du moment , comme ce fut le cas à travers le roman national algérien- je n’ose pas utiliser le mot d’Histoire, pour ne pas m’attirer les foudres de ceux pour qui c’est une chasse gardée et qui ont font un fond de commerce sans produire quelque chose de tangible, n’était ce l’œuvre du regretté professeur Mahfoud Kaddache, pour étancher la soif de savoir des jeunes qui ne connaissent pas l’histoire de leur pays, la découvrant au hasard de mauvais scoop comme c’est le cas du récit de certains tortionnaires abjects que furent les caids , bachagas et autres cheikhs al balad.. 

Justement Abdelkader Benbrik décrit le parcours d’un autre ami de la France, le bachaga Boualem qui se repliant avec sa tribu en métropole quelques mois avant l’indépendance de l’Algérie s'insurge contre l'ingratitude de la France, alors qu'il lui a tout donné. Au passage nous apprenons que la tribu du bachagha s'est d'abord battue contre la France lors de l'invasion et qu'ensuite elle est devenue fidèle à la France nous lisons: «A son arrivée en métropole, le bachagha n'a obtenu aucune considération, et c'est avec amertume qu'il nous livre un récit de sa collaboration avec le colonialisme français, Le bachagha Bouâlem est le plus célèbre des traîtres algériens, et sa famille a été une des plus dévouées à la cause française en Algérie. (...) Quelques mois après l'indépendance de l'Algérie, Bouâlem reçoit du tribunal un commandement lui enjoignant de régler en espèces les frais de sa demande de la nationalité française et celle de sa suite » (5) 

« « Nous lui laissons le soin de commenter cet événement «burlesque»: ««Le 17 mai 1963, la justice de paix d'Arles m'adressait, par voie légale, le commandement ci-dessous: «Monsieur le Bachaga, j'ai l'avantage de vous adresser la liste des déclarations de nationalité que j'ai établie pour vous et les vôtres ainsi que vous me l'avez demandé. Vous pourrez constater qu'il a été établi 102 déclarations. En conséquence, il m'est dû, à raison de 10 F par déclaration, la somme de 1020 F. Le greffier.» Ainsi, le 25 mai 1963, j'achetais, pour mes hommes et moi-même, en acquittant la somme de 1020 francs lourds, le droit de devenir des citoyens français à part entière, nous qui pensions, par notre loyalisme et nos sacrifices, d'en avoir mérité et gagné le titre. Mon fils Ali, lui, mettait en demeure le tribunal d'instance d'Arles, de lui reconnaître cette qualité, laquelle m'était refusée, à moi, son père. Et pourtant... Je suis français, je l'ai prouvé, je crois. Pendant vingt-et-une années, j'ai servi dans les rangs de l'armée française. Je suis capitaine de réserve.» (5) 

«Des Bouâlem, il en est mort aux quatre coins du monde pour y défendre la France et après cela, on ose dire que nous ne sommes pas français. Ma famille est d'origine arabe, sans nul doute, et elle a pris naissance lors de la première invasion hilalienne, Du temps des Turcs déjà, c'était une famille de «caïdat» très ancienne. Au moment de la conquête, mes ancêtres ont combattu la France sous les ordres de l'Emir Abdelkader. Nous l'avions d'ailleurs servi fidèlement, car la tradition veut que ce soient des «Souhalias», tribu dont ma famille est originaire, surtout par l'habitat, qui aient tué l'«agha» Mustapha Ben Ismaïl. Cet «agha» était le chef des tribus des Semlah et des Douers au service de la France ». (5) 

« Avec l'Emir Abdelkader, les Beni Boudouane ont participé à plusieurs combats contre les troupes françaises. (...) Après l'arrestation de l'Emir Abdelkader, mes parents ont fait leur soumission à la France à Orléansville devant le général Bugeaud. Mon grand-père avait reçu de grands honneurs pour avoir maté en 1871 l'insurrection des Beni M'nasser. Il y a eu des Bouâlem au Mexique, au Tonkin, en Indochine, en Syrie, au Maroc et en Tunisie. Enfin, partout où la France portait ses couleurs, des Bouâlem sont morts pour elle. (...) C'est le 2 octobre 1906 que j'ai vu le jour à Souk-Ahras, près de Constantine. de 1919 à 1924. Un certificat a sanctionné la fin de mes études militaires. La même année, le 2 octobre, je m'engageais à Blida au 1er Régiment de tirailleurs algériens. Je suis resté vingt-et-un ans dans les rangs de l'armée française d'où je suis sorti avec le grade de capitaine de réserve en 1946. (...) J'ai choisi mon pays la France pour témoigner de l'Algérie et au bout de ces lignes écrites avec mon coeur, j'ai peur de n'avoir pas su trouver les mots pour convaincre mais j'espère avoir servi ma terre algérienne.» (5) 

En définitive 

Il n’y a pas à faire le scandalisé par la « découverte » de cet ouvrage d’une descendante du bachaga Bengana, c’est il faut le noter tout à son honneur. Ce n’est pas sa faute si elle a trouvé des oreilles attentives depuis quelques années avant que la foudre ne s’abatte sur des fonctionnaires qui n’y voyaient pas de mal du fait des précédents où la mise en cause a été reçue d’une façon fastueuse par les hautes autorités aussi bien à l’Assemblée Nationale qu’à l’ambassade à Paris, avec même la présence d’un ancien ministre. On pourra toujours dire que l’ouvrage n’avait pas paru à cette époque soit ! 

De mon point de vue il eut fallu traiter cela par indifférence pour cette vision hémiplégique de l'histoire. C'est un fait, il y a eu des tribus qui à des degrés divers pour des raisons diverses ont accepté le joug colonial. Nous nous trompons de combat pour le rétablissement de la vérité. Il est plus que jamais utile voire important, en ces temps de révisionnisme, de rappeler sans cesse que tout le malheur de l'Algérie n'est pas imputable uniquement aux tribus importantes qui se mettaient en définitive au service du plus puissant, c'est à la colonisation qu'il faut s'en prendre et marteler qu'elle ne fut pas un long fleuve tranquille pour les Algériens. 

De ce fait, la citation de Sénèque est là pour nous rappeler qu’il nous faut un cap et l’écriture d’un récit national ne doit souffrir d’aucun retard car elle participe de la mise en place d’un creuset fédérateur du vivre ensemble où les jeunes forts de leurs référents identitaires ne seront pas des zombies dont la conscience est ouverte à tout vent 

Pour cela nous devons tout faire pour la restitution des archives de France, mais aussi de Turquie, d'Espagne, d'Italie. Nous devons rapporter honnêtement une histoire de 3000 ans et la faire apprendre à nos enfants et les armer pour qu'ils en soient fiers et qu'ils assument pour enfin aller de l'avant. Assurément, une histoire assumée contribuera à nous rendre plus forts et avoir chaque fois la réponse adéquate contre les tentatives révisionnistes. 

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