Histoire des services secrets israéliens en Algérie.


Pour l’histoire, assez contemporaine encore, il est à savoir que du 26/03/2005 au 03/04/2005 s’est tenu, à Jérusalem, le premier rassemblement mondial des juifs originaires de Constantine (wilaya de l’est algérien) auquel
Enrico Macias et Mme Nicole Guedj, alors Secrétaire d’État aux droits des victimes du gouvernement Raffarin (2002/2005) et native de Constantine,  avaient participé aux côtés du président israélien de l’époque, Moshe Katsav.

 

C’est ce qu’a révélé le quotidien israélien «Maariv» rapportant les faits d’une histoire qui, jusqu’à maintenant, était restée méconnue ou plutôt tenue secrète du grand public.

« Maariv » rapporte comment, durant la guerre d’Algérie, une cellule du Mossad avait armé et entraîné des juifs sionistes de Constantine pour se défendre contre des actions « terroristes » du FLN (Le Front de libération nationale).

Rappelons que le FLN fut créé en novembre 1954 pour obtenir de la France l’indépendance du pays qui était divisé en départements français d’Algérie. Le FLN et sa branche armée, l’Armée de libération nationale (ALN), commencèrent alors une lutte contre l’empire colonial français. Par la suite, le mouvement s’organisa et en 1958, le FLN forma un gouvernement provisoire, le GPRA avec lequel la France négociera en 1962 les accords d’Évian.

Maintenant âgé de 78 ans, l’ex-agent sioniste du Mossad, Avraham Barzilai, se décide de parler de son passé d’espion en Algérie.

Il fut envoyé, par les services secrets israéliens, en compagnie de sa femme, précisément à Constantine. Il avait alors 29 ans.

Sa mission : monter des cellules opérationnelles pour faire la guerre à l’ALN (l’Armée de libération nationale).

Sa couverture : un modeste « enseignant » d’hébreu.

Barzilai et son responsable direct, Shlomo Havilio, en poste en 1956 à Paris, racontent les détails d’une opération des services du Mossad :

Les deux agents, qui avaient déjà servi dans l’unité 131 des services de renseignements de l’armée israélienne en Égypte, avaient déjà monté des cellules similaires pour déstabiliser le gouvernement de Nasser en armant des juifs sionistes égyptiens. Cette opération ratée fut connue sous le nom de code «la sale affaire».

Ces agents, appelés dans le jargon du Mossad des «Metsada» (chargé des opérations spéciales), faisaient partie de «la division de la Recherche» (toujours en activité) et dont le rôle est d’interpréter des renseignements.

Selon le découpage du Mossad en 15 zones géographiques, le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) occupe une place prédominante, surtout depuis la volonté israélienne de relancer la normalisation de ses relations avec Rabat et Tunis.

Ainsi, le journal «Maariv» avait rapporté le récit de cet espion sioniste en rapportant un épisode qui s’était déroulé le 12 mai 1956: «Barzilaï a le pressentiment que le FLN va commettre un attentat. Il donne alors l’ordre aux membres de sa cellule de s’armer de pistolets et de patrouiller, rue de France, l’artère principale du quartier juif de Constantine. À midi, une très forte explosion secoue la rue : un Arabe a jeté une grenade à l’intérieur d’un café. Les jeunes de la cellule de Barzilaï arrivent sur place très rapidement. Des femmes juives crient. L’une d’elle désigne du doigt la ruelle vers laquelle le terroriste s’est enfui». «Les jeunes juifs de ma cellule l’ont rattrapé et l’ont abattu». Les aveux de cet agent du Mossad se poursuivent, intacts et cyniques: «Nous craignions que les Arabes ne viennent se venger contre le quartier juif. Nous avons alors déployé quatre autres cellules sur des points stratégiques, à l’entrée du quartier juif. Certains juifs portaient des armes, avec l’autorisation des autorités françaises. Très rapidement les coups de feu ont commencé à fuser de toutes parts. Et les juifs armés, furieux après l’attentat, ont commencé à se diriger vers le quartier musulman. J’ai donné l’ordre à nos hommes de prendre le contrôle de la situation et d’éviter tout débordement aux conséquences dramatiques», poursuivit Barzilai.

Pour ces espions sionistes, la traque des militants du FLN, qu’ils nommaient « terroristes » , était quasi permanente. Aujourd’hui encore le même vocabulaire est utilisé pour désigner les combattants palestiniens.

De ce fait, cette traque se substituait parfaitement, dans les quartiers juifs, à celle de l’armée française pour laquelle elle était d’une aide précieuse. Barzilai confie d’ailleurs que des soldats français étaient «dirigés» par ces cellules du renseignement sioniste. Il écrira, après cette affaire, dans un message codé envoyé au quartier général du Mossad en Europe: «Nos hommes ont pénétré dans des cafés arabes voisins et leur ont causé des pertes sérieuses».

Il avait sans doute oublié comment les Algériens s’étaient comportés avec les Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale sous le gouvernement de Vichy. Nous laissons José Aboulker, un des anciens leaders de la Résistance juive algérienne, lui rappeler le comportement des Algériens musulmans :  » Les Arabes n’ont pas pris parti dans la guerre. Ce n’était pas leur guerre. Avec les Juifs ils ont été parfaits. Non seulement ils ont refusé la propagande et les actes antijuifs auxquels les Allemands et Vichy les poussaient, mais ils n’ont pas cédé à la tentation des bénéfices. Alors que les Pieds-Noirs se disputaient les biens juifs, pas un Arabe n’en a acheté. La consigne en fut donnée dans les mosquées: les Juifs sont dans le malheur, ils sont nos frères.  » (interview avec Jean Laloum du 13 janvier 1986).

 

Reste à savoir si les aveux lourds de sens des agents du Mossad sont le premier mea culpa à l’adresse des Algériens.

Le Parti Anti Sioniste a apprécié cette mise au point qui lui a permis, une fois de plus , de dénoncer la nature criminelle et abjecte de l’entité sioniste d’Israël et de tous les services et organismes dépendants d’elle !

C’est en effet un voile qui s’est levé un instant dans l’histoire, révélant d’un côté la bravoure, la loyauté et l’abnégation des hommes opprimés et de l’autre la réalité sournoise et perfide de l’Arrogance mondiale qui veut toujours étendre son hégémonie sur les peuples du monde.

L’histoire se poursuit, quelle en sera donc la fin ???

Une réflexion sur « Histoire des services secrets israéliens en Algérie. »

  1. Ne tombez pas dans ce piège. Notre ennemi commun est le sionisme. Soyez vigilant, ne dites rien, ils ont en train de vous tester, de vous écouter.
    On se fout, s’ils ont esssayé de recruter du monde. Ils le font dans le monde entier. Ils provoquent des conflits et veulent sembler nos alliés.

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