L’élection est l’un des meilleurs moyens de réaliser une alternance apaisée

18 janvier 2017

Si on interroge les Algériens sur l’impérieuse nécessité du renouvellement de la classe dirigeante, la réponse ne souffrira d’aucune ambigüité. En effet, après 54 ans de gestion hasardeuse, il est temps que le pays connaisse enfin sa première alternance.

Bien que le régime ne veuille rien lâcher, il faudrait que les Algériens sachent que chaque échéance électorale est une aubaine en vue de reprendre les rênes du pouvoir. Et pour cause ! Seul un processus électoral peut permettre une alternance sans qu’il y ait la moindre violence.

Cela dit, si les esprits restent figés aux expériences avortées, il y a de quoi se décourager. La douloureuse expérience des années 1990 est encore vivace. Ce qui justifie, pendant de nombreuses années, le boycottage des élections.

En dépit de la participation des faux démocrates aux échéances nationales visant à légitimer la dictature –aujourd’hui, ils sont, paraît-il radicaux –, le vieux routier de la politique, Hocine Aït Ahmed, n’a pas cédé au chantage.

Et puis, il y a eu un événement qui a chamboulé tout. En 2011, on a assisté à la chute des dictatures nord-africaines. Hélas, bien qu’il y ait des changements, force est de reconnaître que certaines violences ont détruit à la fois les régimes, mais aussi les pays. Ainsi, trois pays sur quatre ont régressé sur tous les plans.

Du coup, dès la fin de l’année 2011, le FFS, par la voix de son chef charismatique, s’engage dans une action politique visant à mettre du mouvement dans le statu quo. Dès lors, le combat assumé du FFS consiste à préserver l’État et non le régime, comme tentent de le faire croire la presse algérienne et une certaine classe politique. D’ailleurs, dans son message de mars 2011, Hocine Ait Ahmed a déclaré que si des événements pareils se produisaient en Algérie, le régime réagirait à la manière de Khadafi.

Dans ces conditions, que reste-t-il comme option pour parvenir au changement ? Fidèle à son combat en faveur de l’instauration de la démocratie en Algérie, le FFS assume pleinement sa participation aux élections de 2017 comme il l’a si bien fait en 2012.

Bien évidemment, les chemins entre le FFS et le régime vont continuer à diverger, pour reprendre l’expression de Hocine Aït Ahmed, dans son message du 2 mars 2012. Et ce, jusqu’à ce que le régime accepte le verdict du peuple algérien.

Par ailleurs, est-ce que les Algériens doivent attendre que le régime leur fasse une telle annonce ? La réponse est évidemment non. Il faudrait que les Algériens assument leur part de responsabilité. D’ailleurs, comment le régime pourrait-il se soumettre au mandat du peuple si celui-ci ne faisait rien pour récupérer son droit de mandater les élus?

Pour conclure, il va de soi que la balle est désormais dans le camp du peuple algérien. S’il estime que le régime a échoué dans la gestion des affaires du pays, il faudra qu’il le sanctionne dans les urnes. Les autres méthodes ont toutes échoué et ont causé davantage de malheur qu’autre chose. A ce titre, les élections de 2017 sont en plus une bonne opportunité. Dans le cas contraire, il faudrait accepter le fait accompli. Et surtout, ne pas s’étonner que les prochaines lois de finances soient aussi antisociales et antinationales que celle de 2017.

Aït Benali Boubekeur

Avion d’attaque Sukhoi Su-24

FICHIER PHOTO: Avion d’attaque Sukhoi Su-24 avant de partir pour sa base permanente en Russie à partir de la base aérienne de Khmeimim en Syrie. ©Vadim Grishankin / Sputnik Moscou et Ankara mènent leur première opération militaire conjointe contre l’Etat islamique (EI, IS, anciennement ISIS / ISIL) dans la province syrienne d’Alep, a annoncé le […]

via Les forces aériennes russes et turques conduisent la première opération conjointe anti-ISIS en Syrie — MIRASTNEWS

1503 – « Le Kremlin doit maintenir un dialogue étroit avec les musulmans de Russie »

Sans a priori

1- « Le Kremlin doit maintenir un dialogue étroit avec les musulmans de Russie »

2- Vidéos des conférences passées  à regarder & écouter à loisir

Alexandre Liebeskind, directeur régional du centre Henry Dunant pour le dialogue humanitaire à Nairobi, donnera le 24 janvier, dans le cadre des Mardis, une conférence sur le thème « De la révolution russe à la révolution islamiste ». Rencontre.

mosquée Makhatchkala russie
Un homme prie dans la Grande mosquée de Makhatchkala, dans le Caucase, en Russie. Crédits : Thomas Gras/LCDR

Le Courrier de Russie : Qu’est-ce que l’ « islam politique » ?

Alexandre Liebeskind : L’islam politique définit ce magma de mouvements qui militent pour l’adoption de la charia, le droit coranique, comme loi suprême. Mais cela recouvre des réalités très différentes allant

  • des internationalistes, comme Al-Qaïda ou Daesh,
  • aux nationalistes, tels les Talibans ou les Frères musulmans.

Ces mouvements expriment avant tout un rejet de l’universalité des valeurs occidentales (laïcité, égalité des…

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Malgré les faibles initiatives prises par les pouvoirs publics et les associations, les places d’hébergement d’urgence restent insuffisantes à Paris.

Vague de froid : depuis son réveil, Jafar a composé 63 fois le numéro d’urgence du 115

Malgré les initiatives prises par les pouvoirs publics et les associations, les places d’hébergement d’urgence restent insuffisantes à Paris.

Un sans-abri dort sur une bouche d’aération du chauffage de la ville, à Paris, le 16 janvier.

Installé sur une bouche d’aération du chauffage urbain de Paris, vêtu d’un simple coupe-vent, d’un jean et d’un bonnet, Jafar attend. Il doit rappeler à 14 heures le 115 pour savoir si, le soir venu, il dormira au chaud. Le Soudanais de 44 ans a peu d’espoir. Arrivé à Paris six mois plus tôt, il n’a jamais obtenu de place d’hébergement d’urgence. La mine défaite, il montre son téléphone portable : depuis son réveil ce mardi 17 janvier, il a composé 63 fois le numéro d’urgence destiné aux personnes sans abri.

 

Jusqu’à la semaine dernière, Jafar passait la nuit sous sa tente. Mais il raconte que des policiers la lui ont confisquée sans explication, des méthodes dénoncées au début de janvier par l’ONG Médecins sans frontières. Depuis, il ne dispose plus que de deux couvertures pour se protéger de la vague de froid qui touche le pays. Mardi, les températures parisiennes affichaient − 3 °C à − 4 °C. Mercredi, avec le vent, la température ressentie est de − 9 °C à − 10 °C dans la capitale. « Pour la première fois, j’ai vu de la glace ce matin en me réveillant », confie Jafar, qui ne quitte plus, jour et nuit, la bouche d’aération où il a trouvé refuge, quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement.

« Paris manque cruellement d’hébergements d’urgence »

En prévision du froid, le gouvernement a mis en place un « pilotage national quotidien » pour anticiper les besoins. Un « bilan quotidien » est établi par les préfets. Les autorités ont également ouvert « des places exceptionnelles » d’hébergement et renforcé les effectifs, notamment ceux de la sécurité civile, des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers. Le ministre de l’intérieur a assuré que le 115, régulièrement saturé, serait « dimensionné » pour répondre aux nombreux appels. Selon les chiffres fournis par la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars), seule une personne sur deux ayant contacté le SAMU social en 2015 avait obtenu un hébergement d’urgence.

« De nombreuses personnes qui appellent le 115 le font effectivement en vain », reconnaît Sandy Esquerre, responsable du bureau de l’urgence sociale et de l’insertion au centre d’action social de la ville de Paris, qui rappelle que 300 places supplémentaires ont été créées par la ville pour faire face à la vague de froid annoncée.

Tout au long de l’année, 10 000 places d’hébergement sont prévues pour les personnes sans abri, auxquelles s’ajoutent 1 200 places durant l’hiver. « Paris manque cruellement d’hébergements d’urgence. Nous faisons tout notre possible pour en ouvrir davantage. Et ce toute l’année. Mais la demande est fluctuante », résume Mme Esquerre, qui rappelle que les hébergements d’urgence doivent être adaptés aux divers profils des personnes sans abri : femmes isolées, familles, grands exclus, mineurs, etc.

Les associations sont partie prenante du dispositif piloté par l’Etat en raison de la vague de froid. Elles sont nombreuses à organiser des maraudes exceptionnelles auprès des sans-abri. La Croix-Rouge, qui peut compter sur un réseau d’au moins un millier de bénévoles chaque soir, a ainsi renforcé ses maraudes dans 33 départements. Une initiative qui permet notamment d’orienter les sans-abri vers des hébergements d’urgence ou des centres d’accueil de jour, gérés dans certains cas par les associations.

 

Un sans-abri dort dans la rue, à Paris, le 16 janvier.

« Deux périodes cruciales : la canicule et l’hiver »

A l’espace solidarité insertion (ESI) de la halle Saint-Didier, dans le 16e arrondissement de Paris, l’équipe s’est préparée à l’impact de la chute des températures sur les personnes qu’elle reçoit pour des services divers : une douche, un café, un entretien avec une psychologue ou une infirmière… A l’entrée du centre d’accueil de jour, géré par la mairie de Paris, un « planning grand froid » est punaisé au mur. « J’ai demandé aux membres de l’équipe, sur la base du volontariat, quand ils pouvaient se rendre disponibles pour que nous prolongions l’accueil jusqu’à 18 heures sans interruption », explique Dung Nguyen, la directrice. « On sait qu’il y a deux périodes cruciales pendant lesquelles les SDF peuvent mourir : la canicule et l’hiver », rappelle la responsable.

Le centre a donc exceptionnellement ouvert le week-end précédant la vague de froid pour faire face à l’afflux supplémentaire de bénéficiaires. La structure municipale, qui reçoit en moyenne 150 personnes par jour, en compte entre 180 et 200 ces jours-ci.

Kamel, 43 ans, à l’allure impeccable, est un de ceux-là. Installé à l’une des tables disposées dans la salle aux murs vert amande, il finit de siroter un café avec un ami. Ancien chef de rayon dans un supermarché, il assure ne pas craindre le froid. « Mais le plus dérangeant, c’est d’avoir froid aux pieds », admet le quadragénaire, à la rue depuis six mois. « J’étais hier soir à une distribution alimentaire, dans la file je sautillais, je devais faire la danse de l’Indien », plaisante-t-il.

Sur son sac à dos placé contre le mur sont posés son bonnet et une épaisse paire de gants, des accessoires « indispensables ». « Et on m’a donné de grosses chaussettes en laine et des baskets, donc ça va », minimise-t-il. Depuis quelques jours, il dort dans un gymnase proche réquisitionné la dernière quinzaine de janvier dans le cadre du plan grand froid. « Je dormais depuis un mois dans un parking près d’Hôtel de Ville, mais on m’a proposé une place. J’ai un peu hésité à cause de la perspective de me retrouver avec trente autres bonshommes, mais j’ai finalement accepté. Au parking, j’étais réveillé tous les jours à 4 h 30. Là, on doit partir avant 8 h 30 et arriver entre 18 et 22 heures, ça va ».

Solidarité de proximité

Cet après-midi, Manuel, un Mexicain de 53 ans au grand sourire édenté, s’est lui aussi rendu à l’ESI dans l’espoir de se voir proposer un hébergement, mais les quelques places dans les gymnases dont disposent chaque jour les travailleurs sociaux avaient déjà été attribuées. Ce soir-là, il dormira une nouvelle fois dehors, « n’importe où », après s’être rendu pour prier dans l’église la plus proche.

« Ce qu’il faut, c’est manger de la nourriture très chaude avant de s’endormir, confie Manuel. Ça réchauffe de l’intérieur et quand je suis dans mon duvet, je ne sens plus le froid. » Il sourit : « J’ai de la chance, on m’a donné un grand manteau très chaud et j’ai une bonne écharpe. » Mais il pense quand même retenter sa chance les prochains jours.

« Dès le début de la période hivernale, on a mis à l’abri les usagers les plus vulnérables : les femmes, les jeunes et les personnes malades, détaille Cécile Rouffineau, assistante sociale à l’ESI. Là, il arrive que l’on propose une place à des personnes qui en temps normal refusent tout hébergement parce qu’elles ne supportent pas la promiscuité ou qu’elles ne peuvent pas se passer d’alcool toute une nuit. Avec ce froid, certaines acceptent. Les autres sont souvent très connues dans leur quartier et les habitants sont en alerte avec ces températures. »

Car c’est aussi sur cette solidarité de proximité que les gens de la rue doivent compter pendant ces journées rigoureuses. Arrivé en France il y a une semaine, Basile, 50 ans, s’en accommode. Il vit sous une tente verte installée au niveau du pont de Bercy. A ses côtés, un compatriote roumain dort ici depuis deux ans. Le froid ? « Ce n’est rien par rapport à la Roumanie, plaisante le gaillard aux yeux bleus. Là-bas, on a de la neige jusqu’aux genoux et il peut faire − 30. » Basile entrouvre sa tente, cinq couvertures sont empilées pour se protéger des courants d’air. Un réchaud à gaz est posé sur une petite commode blanche entre les deux tentes, la queue d’une poêle dépasse et une odeur de vin chaud parfume l’air glacial. La veille, des riverains leur ont amené de la nourriture.

 

Un homme ferme des rideaux dans un gymnase où des familles sans-abris sont logées, le 5 janvier à Lyon. Les mesures du plan grand froid declenché par le gouvernement commencent à être appliquées dans la région.

Un homme ferme des rideaux dans un gymnase où des familles sans-abris sont logées, le 5 janvier à Lyon. Les mesures du plan grand froid declenché par le gouvernement commencent à être appliquées dans la région.

 

Près de 50 morts dans un attentat suicide à Gao

Mali:

Des militaires sur les lieux d'un attentat suicide, le 18 janvier 2017 à Gao, dans le nord du Mali
Des militaires sur les lieux d’un attentat suicide, le 18 janvier 2017 à Gao, dans le nord du Mali

Un attentat suicide visant des combattants de groupes armés signataires de l’accord de paix au Mali a fait près de 50 morts mercredi à Gao, grande ville du nord, et porté un rude coup à l’application de cet accord.

Les combattants, appartenant à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg), ou à des groupes armés pro-gouvernementaux, se préparaient pour des patrouilles mixtes prévues par l’accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés.

Ces patrouilles, auxquelles doivent également se joindre des militaires maliens, sont censées préfigurer la refonte d’une armée malienne unitaire.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé un deuil national de trois jours à la suite de cet attentat, le plus meurtrier de l’histoire récente du pays, et son ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, devait se rendre mercredi à Gao.

Le bilan provisoire est de « 47 morts et plusieurs blessés », a annoncé dans un nouveau bilan en début d’après-midi la télévision publique ORTM, citant des sources officielles.

Un précédent bilan de source hospitalière à Gao faisait état d’au moins 40 morts et 60 blessés.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a évoqué dans un communiqué « des dizaines de morts », ainsi que « des dizaines de blessés », précisant que le camp abritait 600 combattants.

Selon une source militaire au sein de la Minusma, « le kamikaze est venu dans un véhicule et s’est fait exploser » vers 08H40 GMT. Les combattants des différents groupes « devaient commencer bientôt une patrouille mixte », a souligné cette source.

Des corps ont été déchiquetés et des membres projetés par l’explosion, très puissante, qui s’est produite pendant une séance d’entraînement des combattants, selon un témoin.

Le véhicule qui a servi à l’attaque était « aux couleurs du MOC » (Mécanisme opérationnel de coordination), chargé d’organiser ces patrouilles, a déclaré à l’AFP le colonel Diarran Koné, de la Direction de l’information et des Relations publiques des armées (Dirpa).

L’assaillant « est rentré seul dans la ville, avant de s’équiper et d’équiper le véhicule pour commettre l’attentat suicide », a indiqué à l’AFP une source de sécurité malienne.

– Attentat à ‘sens politique’ –

L’attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, mais les soupçons se tournaient vers les groupes jihadistes, qui avaient déjà perpétré un attentat suicide à la voiture piégée contre l’aéroport de Gao, à quelques centaines de mètres de là, le 29 novembre 2016.

« Ce sont les groupes qui préparent la mise en place des patrouilles mixtes qui sont visés. Il y a un sens politique: empêcher que le processus de paix et de réconciliation se poursuive », a réagi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

En route le 13 janvier pour un sommet Afrique-France à Bamako, qui a marqué ses adieux au continent, le président français François Hollande avait effectué une visite éclair et symbolique à Gao aux troupes de la force française Barkhane et aux militaires maliens.

Il a condamné l’attentat qui a frappé « les forces regroupées pour participer au processus de patrouilles mixtes dans le nord du pays », réaffirmant dans un communiqué « le plein soutien de la France à la mise en œuvre des accords de paix et de réconciliation au Mali.

La Minusma a dit espérer « que les auteurs de cette attaque odieuse seront rapidement identifiés et traduits en justice ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir mercredi pour discuter de la situation au Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature de l’accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, et dont l’application tarde à venir.

Des militaires sur les lieux d'un attentat suicide, le 18 janvier 2017 à Gao, dans le nord du Mali

DEUX SOEURS SIAMOISES LANCENT UN SOS « Aidez-nous à vivre! »

DEUX SOEURS SIAMOISES LANCENT UN SOS
« Aidez-nous à vivre! »
Par Ikram GHIOUA – Mercredi 18 Janvier 2017 00:00

Agés de 8 ans, ces petits anges sont nés siamois, mot qui désigne communément les jumeaux fusionnés.
Souvent on croit disposer de courage pour confronter les responsables à certaines situations et réalités qui dépassent l’imagination, mais rarement, quand on est face à ces mêmes situations et réalités on parvient à le faire. Seules ces images qui restent gravées à vie dans la mémoire peuvent transmettre la douleur, le drame et la tragédie. Même les mots n’ont pas le pouvoir de dire cette vérité que tout le monde connaît, mais que peu ont la force d’en parler, juste pour exprimer leur solidarité. Si cette histoire de Salsabil et Zaket ne crée pas l’évènement cela traduit tout simplement qu’on vit dans une société sans âme qui aura perdu tout son humanisme.
Agés de 8 ans, ces petits anges sont nés siamois, mot qui désigne communément les jumeaux
fusionnés. Autrement dit, ce sont des jumeux réunis par une partie de leur corps au cours du déveleppement embryonnaire. En termes scientifiques cela signifie qu’il s’agit d’une pathologie «rare». Elle ne survient que lors de grossesse gémellaire monochoriale monoamniotique, soit une seule enveloppe et un seul placenta pour les deux foetus. La fusion des jumeaux est alors un accident, comme souligné plus haut très «rare» du développement embryonnaire dont le mécanisme est incertain et les causes inconnues. Mais là c’est la vie de ces deux petites filles qui est incertaine.
Elles risquent de fermer les yeux à jamais à n’importe quel moment, d’autant plus que leur santé se dégrade de plus en plus sous les yeux de leurs parents impuissants et qui restent témoins d’une tragédie humaine que personne ne veut prendre en charge, malgré les promesses. Ce n’est pas une fiction, mais une amère réalité que celle de ces parents démunis qui vivent à la limite du soutenable. Ils supportent au quotidien la souffrance de leurs deux filles, tout en se gardant d’exprimer la leur, ils assument les regards méchants des gens qui voient leurs enfants comme des monstres, les critiques et les jugements injustes allant jusqu’à reprocher à la maman Sofia de ne pas avoir avorté. Comment peut-on demander à une maman de tuer ses enfants? Ça paraît incroyable et pourtant c’est vrai, quand dans un pays comme le nôtre des cas aussi rares ne sont pas pris en charge, mais surtout quand on a voulu faire de ces deux petites filles qui n’ont jamais été à l’école des cobayes -et le mot est faible- pour certains qui souhaitent en faire un sujet d’étude en leur refusant toute aide. Pis encore, les deux petites ont perdu l’usage de la parole après une intervention chirurgicale ratée à l’hôpital Frantz Fanon de Blida en 2009 qui a failli tourner au drame. La plaie était gravement infectée et ce n’est que grâce à un proche que les deux petites filles qui risquaient la septicémie furent sauvées. Les soins ont duré une année. Cette faute professionnelle grave est restée impunie, les parents n’ayant pas les moyens de déposer plainte. Paradoxalement, c’est le même chirurgien, le professeur Bouyoucef, comme le prouvent les documents et en témoignent les parents avec des pleurs, qui leur a refusé en dépit de toutes les démarches et interventions, la prise en charge en Grande-Bretagne là ou les spécialistes réussissent souvent ce genre d’opérations et qui n’ont jamais perdu espoir pour sauver les deux enfants.
Chaque année, les parents sont contactés par ces spécialistes, mais devant la somme exigée c’est presque un rêve: 20 milliards. Des parents désespérés. Un papa plein de tendresse qui garde un sourire pour cacher sa détresse et une maman révoltée par les injustices qu’elle subit au quotidien. Ils éduquent leurs quatre enfants dans une petite maison à Oued El Athmania, dans la wilaya de Mila, modestement meublée, selon les moyens dont ils disposent, mais où l’on sent une chaleur affectueuse. C’est certainement cet amour qui nourrit leur courage et leur a permis de garder malgré tout la tête haute souhaitant un miracle. C’est à peine que le père Amokran Aïssa arrive à subvenir aux besoins de sa famille. Avec son frère il gère un petit commerce de tabac-journaux. Souvent l’argent manque. Pour les soins de leurs deux filles ils dépensent des sommes faramineuses, ce n’est qu’avec l’aide qu’ils reçoivent de part et d’autre qu’ils arrivent à surmonter leur situation. Même, la famille proche les a abandonnés à leur sort. Aucune visite, ou assistance, même par une simple présence. Il s’agit pourtant de deux petites filles nées en 2008 à Constantine, qui ne cherchent qu’à vivre comme tout être humain. Les parents, dont le cas de leurs petites filles avait été médiatisé au Liban suite à une émission sur LBC qui soulève ce genre de pathologie rare, implorent les autorités pour leur venir en aide. Aussi bien le Premier ministre Abdelmalek Sellal, que le ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf au courant de ce cas et de la situation démunie des parents, sont sollicités pour faire un geste. Salsabil et Zaket aujourd’hui avec leurs dos complètement courbés et une santé dégradée ont bien le droit à la vie.http://www.lexpressiondz.com/…/258533-aidez-nous-a-vivre.ht… Vidéo Lamine Hamida texte Ikram Ghioua l’Expression

Une partie de la France grelotte: Le gaz algérien mis en cause

Existe-t-il un «problème de production» de gaz en Algérie ? Oui, si l’on croit le gestionnaire du réseau de transport français de gaz GRTgaz, filiale d’Engie qui a prévenu, hier, au cours d’une conférence de presse, que le sud-est de la France connaît une situation «assez préoccupante» pour son approvisionnement en gaz à cause du quasi-arrêt des livraisons de gaz, depuis l’Algérie, au terminal méthanier de Fos-sur-Mer. Une partie de la France grelotte car l’un de ses principaux fournisseurs de gaz rencontre des problèmes alors que «beaucoup» de méthaniers ont été annulés, a-t-il expliqué. La France du gaz reste dépendante de 99 % des importations et son premier fournisseur est la Norvège. En 2014, la France a assuré près de 77% de ses importations par le biais de contrats à long terme afin de pérenniser son approvisionnement provenant principalement de 4 fournisseurs dont l’Algérie qui arrive en 4ème position avec 9,5%. La Norvège (38,1%), la Russie (12%) et les Pays-Bas (10,8%) formant le podium. Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz a appelé les expéditeurs de gaz à s’organiser «pour faire venir du GNL en février» pour pallier au niveau «très bas» des stockages qui seront, fortement sollicités à cause de la vague de froid annoncée cette semaine sur l’Hexagone. Conséquence immédiate : un fonctionnement maximal des centrales à gaz pour produire de l’électricité et alimenter le chauffage des Français. GRTgaz s’attend, ainsi, à un pic de consommation de gaz, jeudi, «de l’ordre de 3.000 gigawattheures», des niveaux «assez significatifs», selon Trouvé. Le message du patron de GRTgaz est clair même s’il évite de verser dans l’alarmisme. S’il n’y a «pas d’inquiétude à court terme, il y a des mesures à prendre» préviendra-t-il. Son objectif est d’assurer qu’il n’y aura pas de problème d’approvisionnement sérieux «dans quelques semaines» si les stockages sont totalement vides, expliquera-t-il. Ce délai imparti a-t-il été discuté avec Sonatrach ou les autres fournisseurs européens pour pallier le manque d’approvisionnement des Algériens. Si la France se plaint, rien ne transparaît, pour le moment, du côté de la compagnie nationale des hydrocarbures. En mars dernier, l’Agence américaine d’information en Energie (EIA) annonçait même une hausse de la production gazière de l’Algérie à partir de 2018, après des années de stagnation, grâce à l’entrée en production de plusieurs champs gaziers, au sud-ouest du pays. Dans son rapport d’analyse, l’EIA anticipe une augmentation de l’offre en gaz algérien d’un trillion de pieds cubes (Tcf) ou plus, à partir de 2018. Selon elle, la production du gaz avait progressé à 6,6 Tcf en 2014, en hausse de 4% par rapport à 2013. La progression a été enregistrée après une série de baisses qui ont suivi le pic de 7,1 Tcf, atteint en 2008 et reflète aussi le retour à la production des trains du complexe de Tiguentourine d’In Amenas. Le potentiel gazier de l’Algérie reste, important, en dépit du recul de la production dû au report de quelques projets, relève cependant cette agence chargée de fournir des données et des prévisions mondiales à l’administration américaine, dans le domaine de l’Energie.