Avec 9 milliards d’êtres humains en 2050, un des enjeux majeurs pour nourrir la population

Bientôt dans vos assiettes, les protéines du futur

l’islamophobie risque de se répandre davantage encore en Occident et de menacer des populations entières

 

« Il serait temps d’arrêter de culpabiliser les musulmans pour des actes dont ils ne sont PAS responsables. D’autant plus que l’écrasante majorité d’entre eux s’est soulevée contre les va-t’en guerre qui entreprirent d’attaquer et de détruire l’Irak. L’ensemble des populations de l’Ouest et de l’Est payent aujourd’hui le prix des appétits voraces de ces criminels alors que les partisans de la paix appelaient à la vigilance face aux conséquences de telles expéditions hasardeuses et irresponsables.

Agressions qui n’ont fait qu’engendrer l’anarchie dans lesquels ces mêmes pays se trouvent aujourd’hui, permettant à des mouvements armés de se développer. Les pays qui ont participé à ces crimes sont les premiers responsables de la crise actuelle et laissent leurs citoyens de confession musulmane en payer le prix.  Les musulmans ne doivent pas jouer le jeu islamophobe qui consiste à les placer en coupable et suspect idéal, les poussant sans arrêt à se justifier par rapport aux agissements de tiers. »

 

« La logique à l’œuvre dans tout cela est terrible. Elle présuppose que les musulmans seraient, par défaut, solidaires des actes des terroristes. Elle présuppose que tout musulman est relié au terrorisme islamiste et qu’il doit publiquement couper ce lien. Elle présuppose une suspicion a priori. Une suspicion qui est parfois explicite mais qui est le plus souvent sourde, voire intériorisée par les musulmans eux-mêmes. »

« Nous devrions interroger la petite satisfaction à voir un imam affirmer qu’il condamne l’égorgement d’un otage, comme si nous étions rassurés de constater qu’il y avait de “bons musulmans”, comme s’il fallait que les musulmans prouvent qu’ils peuvent être bons, qu’ils prouvent qu’il y a un islam ouvert, tolérant. »

 Alors, folie contre folie, voici une liste des désolidarisations qui auraient pu être exigées, et ne l’ont pas été, va savoir pourquoi.

On n’a pas demandé aux Martiens de se désolidariser de Jacques Cheminade ;
on n’a pas demandé aux chrétiens de se désolidariser du Ku Klux Klan ;
on n’a pas demandé aux porteurs de prothèses de se désolidariser d’Oscar Pistorius »
… Suivent un grand nombre d’autres exemples Il faut ajouter que des autorités religieuses ont pris position depuis longtemps contre telle ou telle action dite terroriste, depuis le 11 septembre 2001. On fait pourtant comme si,  « les autorités de l’islam français ne dénonçaient pas, avec une régularité d’horloge, mais dans le silence des médias, les actes violents commis au nom d’une conception dévoyée de leur foi ».

Mais l’injonction semble viser tous les musulmans, dont on ne donne jamais la définition. Ceux-là même qui dénoncent le communautarisme musulman y font appel quand cela les arrange. Si des musulmans se sentent interpellés par ce qui se passe dans le monde musulman et veulent réagir en tant que croyants ou parce qu’il se considèrent comme des musulmans sociologiques — c’est-à-dire qu’ils s’appellent Mohammed ou Fatima et se sentent, pour des raisons culturelles ou affectives, interpellés par ce qui concerne l’islam —, ils ont bien sûr la liberté de le faire, comme ils le font sur d’autres sujets, notamment la Palestine. Il n’y a pas si longtemps pourtant, durant la dernière agression contre Gaza (sûrement pas la dernière), ce droit leur a été contesté. Certains dénonçaient alors leur communautarisme, voire leur antisémitisme. Cette analogie nous ramène à la deuxième dimension de ce débat sur les musulmans, à savoir le contenu politique de ces prises de position. Que faut-il dénoncer ? Le seul assassinat d’un otage français ? Cela fait des mois que l’OEI a mis en scène des exécutions d’autres musulmans, notamment chiites, sans que les médias occidentaux en aient fait grand cas. Et, surtout, peut-on condamner ce qui se passe en Irak et en Syrie, sans évoquer, même en passant, l’invasion américaine de 2003 ? Pour commencer, il fait complètement l’impasse sur les conditions politiques qui ont permis l’émergence de l’EIL, en Irak, suite aux interventions impérialistes, notamment aux deux guerres du Golfe, et à la déstabilisation systématique de cette région du monde, dont les processus internes sont invariablement instrumentalisés par les intérêts géostratégiques des puissances occidentales. Si l’EIL est effectivement un monstre — cela ne fait aucun doute pour nous — il est d’abord le monstre de l’OTAN — pas celui de l’Islam ! — qui a inauguré un cycle de violences sans fin dans la région. Mais dans l’appel, rien sur la destruction de l’Irak, et au contraire un silence coupable et impardonnable ! Rien sur les responsabilités et les intérêts de l’OTAN, de l’administration étatsunienne et de la France ! Obama et Hollande peuvent tranquillement partir en guerre, continuer à propager l’horreur et à disséminer l’injustice, avec la gentille bénédiction de ces prédicateurs de “paix” et de “justice”. »

Il ne fait aucun doute qu’avec la nouvelle croisade contre le terrorisme déclenchée en Irak et en Syrie, non seulement la région sera encore plus déstabilisée, mais l’islamophobie risque de se répandre davantage encore en Occident et de menacer des populations entières, considérées comme collectivement responsables de n’importe quelle action menée au nom de l’islam aux quatre coins de la planète.

Diviser les régions arabes de l’empire ottoman.Par K.G

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DOSSIER 1914-1918

Les accords Sykes-Picot, deuxième phase du plan de partition du Proche-Orient

Aucun nom ne soulève autant de passion au Proche-Orient que celui de « Sykes-Picot », symbole, aux yeux des nationalistes arabes mais aussi turcs, de la volonté de Paris et de Londres de se partager la région. Ces accords entre la France et le Royaume-Uni ignoraient, bien sûr, les aspirations des peuples de la région.

Il y a exactement cent ans, en 1916, extrapolant la chute imminente de l’empire ottoman et dans le but d’étendre leur sphère d’influence au Proche-Orient, le Royaume-Uni et la France concluaient un ensemble d’accords secrets avec le consentement de la Russie tsariste, connu sous le nom d’« accords Sykes-Picot » d’après les patronymes de ses deux négociateurs. François Georges-Picot, consul français à Beyrouth avant la première guerre mondiale, puis au Caire, et membre du Parti colonial français, défendait une « Syrie intégrale » ou « Grande Syrie » sous le joug colonial français. Sir Mark Sykes, conseiller diplomatique et membre du Parti conservateur britannique avait pour objectif d’élargir l’influence coloniale au Proche-Orient. Le fruit de leurs négociations dans l’ombre définit la partition et le démembrement des provinces arabes de l’empire ottoman ainsi que la répartition de ses provinces entre les deux puissances -– même si le tracé final devait varier considérablement par rapport à celui prévu par Sykes-Picot. Les Arabes eux-mêmes n’en ont été informés qu’en 1917, lorsque les bolcheviques ont publié le texte après la chute du tsar.

Depuis lors, Sykes-Picot est devenu au Proche-Orient le symbole de l’impérialisme et de la partition arbitraire. Pourtant, même si ces accords constituent un évènement majeur, la croyance qu’ils constituent le point tournant de l’histoire du Proche-Orient moderne doit être déconstruite : c’est une étape nécessaire à la compréhension des processus de séparation et de partition. En effet, ces processus ne cessent de se reproduire depuis un siècle. Comme nous l’avons vu dans « La correspondance McMahon-Hussein. Première phase du plan de partition du Proche-Orient », les échanges entre Henry McMahon et Sayyed Hussein Ben Ali, le chérif de la Mecque ont permis au Royaume-Uni de négocier des territoires arabes au-delà de sa zone d’influence, suivant une logique de séparation ethno-religieuse. Ainsi, et en accord avec les intérêts français, Londres entendait exclure les provinces où se trouvaient des Arabes non musulmans des territoires prêts à être reconnus comme arabes et indépendants. Les deux documents ne peuvent pas être considérés hors contexte : ils résultent de dynamiques régionales antérieures à la première guerre mondiale.

EXTENSION DES EMPIRES EUROPÉENS

Au début du XIXe siècle, la présence occidentale s’accroît dans l’empire ottoman. Un réseau d’influence se manifeste par le développement d’écoles missionnaires, de sociétés culturelles, par l’utilisation de langues étrangères, en particulier le français pour les questions administratives, et aussi comme vecteur de colonisation : la France domine l’Algérie où sévit une politique du « diviser pour régner » et le Royaume-Uni s’empare d’Aden. De plus, la France et la Russie se considèrent protectrices des populations catholiques et orthodoxes de l’empire. Leur présence augmente au lendemain de la guerre de Crimée (1853-1856). Endetté, l’empire ottoman est forcé de s’en remettre à des accords financiers avec les puissances étrangères, ce qui permet aux banquiers et aux financiers étrangers d’accéder à de nouveaux marchés. Pendant ce temps, la France et le Royaume-Uni redoublent d’efforts pour exercer un contrôle exclusif sur certaines zones des provinces arabes de l’empire ottoman. À la fin du siècle, les deux puissances ont étendu leurs empires encore au-delà : Londres prend le contrôle de l’Égypte et de Chypre et Paris établit un protectorat en Tunisie (le Maroc suivra en 1912).

L’alliance entre l’Allemagne et l’empire ottoman se matérialise par le projet ferroviaire ottoman1. Cependant, les projets d’extension ferroviaire au début du XXe siècle font de l’ombre au Royaume-Uni et à la France qui se battent pour défendre leurs intérêts, et le rail devient l’objet d’une compétition féroce entre ceux qui veulent obtenir le contrôle sur des portions du réseau. Chaque puissance négocie l’exclusivité du passage dans sa zone d’influence : la France en Syrie et au Liban et le Royaume-Uni en Mésopotamie et en Palestine. Finalement, les deux pays comprennent la nécessité de négocier ensemble pour organiser un front commun. Le Royaume-Uni va jusqu’à empêcher que l’empire ottoman établisse une connexion entre Hedjaz et Aqaba, demandant que le Sinaï fasse partie de l’Égypte (et non la Palestine) pour ne pas mettre en péril le canal de Suez. En 1911, l’Italie décide qu’il lui faut sa propre part et attaque l’empire pour s’emparer de la Libye. La défaite de l’empire ottoman en Libye et dans les Balkans est considérée par la France et le Royaume-Uni comme des preuves de faiblesse, et à partir de 1912, ils commencent à négocier l’avenir de la Syrie.

À la veille de la première guerre mondiale et de la correspondance entre Hussein et McMahon, l’empire ottoman est de facto l’enjeu d’une partition économique, culturelle et religieuse. La guerre et l’alliance ottomane avec l’Allemagne fourniront finalement à la France et au Royaume-Uni l’occasion de disqualifier les autres prétendants et de formaliser politiquement une situation de négociation qui avait déjà commencé depuis longtemps.

INDÉPENDANCE ARABE OU PARTITION COLONIALE ?

Le texte de l’accord signé le 16 mai 1916 mêle indépendance et protection. Il attribue le sud-est de la Turquie, le nord de l’Irak, la Syrie et le Liban à la France. La bande côtière entre la mer et le fleuve Jourdain — la Palestine d’alors, aujourd’hui la Jordanie —, le sud de l’Irak, l’Égypte et de petites zones incluant les ports de Haïfa et d’Acre vont au Royaume-Uni, avec comme volonté de faire de Jérusalem une zone internationale. L’accord stipule :

Dans la zone (a) la France et dans la zone (b) la Grande-Bretagne auront un droit de priorité sur les entreprises et les emprunts locaux. Dans la zone (a) la France et dans la zone (b) la Grande-Bretagne seront seules à fournir des conseillers ou des fonctionnaires étrangers à la demande de l’État arabe ou de la confédération d’États arabes2.

Bien que le chérif de la Mecque et le gouvernement britannique se soient quittés sans formaliser un accord stricto sensu, le partenaire du chérif et des Arabes devait être le Royaume-Uni, et non la France. Ainsi, l’accord Sykes-Picot introduisait une tierce partie sur la scène diplomatique, bien que le chérif ait stipulé dans ses derniers échanges avec McMahon qu’il était résolument opposé à laisser une partie du territoire à la France ou à une autre puissance. Et s’il considérait clairement les territoires arabes comme un ensemble, l’accord Sykes-Picot envisageait la division et la partition de ce territoire, même si cela devait finalement conduire, comme le texte le stipulait, à l’indépendance des Arabes :

La France et la Grande-Bretagne sont disposées à reconnaître et à soutenir un État arabe indépendant ou une confédération d’États arabes dans les zones (a) et (b) indiquées sur la carte ci-jointe, sous la suzeraineté d’un chef arabe.

PROMESSES CONTRADICTOIRES

Ces accords masquent difficilement la méfiance du gouvernement britannique envers les Arabes et surtout leurs objectifs coloniaux au Proche-Orient. L’incompatibilité entre la correspondance Hussein-McMahon et les accords Sykes-Picot a déjà été soulevée par de nombreux spécialistes, et le débat est loin d’être terminé. Du point de vue arabe, ces accords secrets n’étaient pas au diapason de la correspondance entre Hussein et McMahon. Ainsi, les Arabes n’étaient pas du tout au courant que le Royaume-Uni négociait avec la France les territoires de l’empire ottoman depuis le début du siècle, bien que les officiels britanniques aient assuré (du moins publiquement) que les deux accords n’étaient pas contradictoires. Cette incohérence fut soulevée et utilisée au sein du gouvernement britannique peu après la signature des accords Sykes-Picot, ainsi qu’en atteste une note écrite dans l’Eastern Report par William Ormsby Gore3 le 31 mai 1917 :

Les intentions françaises en Syrie sont incompatibles avec les objectifs de guerre des Alliés définis par le gouvernement russe. Si l’autodétermination des nationalités doit être un principe, l’interférence de la France dans la sélection des conseillers du gouvernement arabe et la suggestion par la France des émirs choisis par les Arabes à Mossoul, Alep et Damas est totalement incompatible avec nos conceptions de la libération de la nation arabe et avec l’établissement d’un État arabe libre et indépendant. Le gouvernement britannique, en autorisant que ces lettres soient communiquées au roi Hussein à la veille du déclenchement de la révolte par Sir Henry McMahon, met en doute la cohérence entre les promesses faites au roi Hussein en tant que chef de la nation arabe et les intentions françaises de faire de la Syrie et de la Haute Mésopotamie un nouveau Tunis. Si notre soutien au roi Hussein et aux autres leaders arabes de souches moins nobles et moins prestigieuses veut dire quelque chose, cela veut dire que nous sommes prêts à reconnaitre l’entière souveraineté des Arabes d’Arabie et de Syrie. Le moment est venu d’informer le gouvernement français de notre loyauté au roi Hussein et que ce dernier en soit informé clairement, que ce soit lui ou un autre qui gouvernera Damas. Celle-ci est la seule capitale possible pour un futur État arabe qui soumettra les autres émirats arabes.

DES TRAITS SUR DES CARTES

Que le gouvernement britannique ait estimé que les engagements étaient incompatibles et contraires au principe d’autodétermination, ou bien que le commentaire de Gore soit principalement destiné à être utilisé pour dénigrer l’accord avec les Français — et de ce fait leur refuser leur butin de guerre — n’est pas essentiel à la compréhension de la situation. Cela révèle pourtant un certain nombre de doutes depuis le début qui ne sont pas passés inaperçus chez les nationalistes arabes. Craignant une trahison britannique, ils ont demandé des clarifications dès qu’ils ont su la nouvelle.

Tandis que les groupes hachémites et nationalistes arabes basés en Syrie se battaient pour leur future indépendance et leur souveraineté, se préparant à la fin de l’empire, le Royaume-Uni et la France traçaient des traits sur des cartes afin de diviser les régions arabes de l’empire ottoman.

Cet article vise à vous montrer de nombreuses informations “pas (trop) vues dans les médias” pour mieux comprendre le bourbier syrien.

 

Je suggère aux plus intéressés de se référer d’abord à l’Histoire de la Syrie, puis à celle de la guerre civile syrienne – nous ne reviendrons pas sur leurs sources (ce dernier billet est très bien fait).

I. Les forces en présence

 

1. Le gouvernement

Ses forces comprennent l’armée syrienne (320 000 hommes au début du conflit, dont la moitié a aujourd’hui déserté, principalement des sunnites, qui n’y ont jamais occupé de postes à responsabilité), des milices pro-gouvernementales non officielles (généralement issues de la communauté alaouite), quelques milliers de soldats iraniens (la Syrie et l’Iran sont alliés depuis des décennies), des troupes du Hezbollah (la milice libanaise chiite pro-iranienne) et des combattants irakiens chiites.

Cela représente environ 180 000 hommes dans l’armée, plus environ 80 000 miliciens, plus 20 000 autres.

De nombreux cas d’exactions on été rapportés.

2. L’opposition politique

Le Conseil national syrien est une autorité politique de transition créée fin 2011 à Istanbul, en Turquie, pour coordonner l’opposition au régime de Bachar el-Assad. Composé de 400 membres et dominé par les sunnites, le CNS rassemble plus de 30 organisations d’opposants dont les Frères musulmans (qui y sont majoritaires), des libéraux mais aussi des partis kurdes et assyriens. Le 11 novembre 2012, le CNS adhère à la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution dont il reste la principale composante.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution (ou Coalition nationale syrienne), est une autorité politique de transition créée fin 2012 à Doha, au Qatar. Siégeant au Caire, plus large que le CNS, bien financée et bien reconnue au niveau international, la Coalition engage « les parties signataires à œuvrer pour la chute du régime”. La France fait partie des premiers pays à l’avoir reconnue (début 2012, avec principalement les États-Unis, l’Angleterre et l’Espagne) comme représentant légal du peuple syrien.

Denise Natali, professeur à la National Defense University, estime que la Coalition représente mieux les intérêts de ses soutiens étrangers que ceux des Syriens de l’intérieur, et ne se distingue du CNS que par une allégeance au Qatar et aux autres États du Golfe Persique plutôt qu’à la Turquie.

Selon Raphaël Lefèvre, doctorant en relations internationales à l’université de Cambridge, leur sens politique, leurs alliances et leur discipline, ont « donné aux Frères musulmans un rôle majeur, notamment au sein de l’opposition en exil, dans le Conseil national syrien (CNS) et, aujourd’hui, au sein de la coalition nationale. Alliés objectifs des djihadistes, les Frères musulmans, sans avoir nommément de brigades engagées en Syrie, y auraient également acquis un poids militaire en finançant, armant et entraînant plusieurs groupes dans les régions d’Idleb et d’Alep. Ils sont soutenus par le Qatar, mais surtout par la Turquie.

Pour Fabrice Balanche, directeur du groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient et professeur à l’université Lumière Lyon 2, « la coalition [est] dominée par les Frères musulmans, il n’est guère surprenant de voir à sa tête un de leurs compagnons de route (Mouaz al-Khatib), proche de leur idéologie, qui défend lui aussi l’islam politique ». Haytham Manaa, président du Comité national pour le changement démocratique, rejoint cette analyse et affirme : « Ce modéré, bien qu’il se dise indépendant, ne peut aller dans le sens contraire voulu par les conservateurs islamistes qui ont la mainmise sur cette coalition ».

3. L’Armée syrienne libre (ASL)

Créée mi-2011, l’Armée syrienne libre était la principale force armée opposée au régime de Bachar el-Assad et à l’armée régulière au début de la guerre civile syrienne, avant d’être surpassée par les factions djihadistes et salafistes. Constituée d’anciens officiers de l’armée syrienne, elle se caractérise, pour l’essentiel, par son nationalisme arabe et son objectif démocratique.

En novembre 2011, l’ASL reconnaît l’autorité du Conseil national syrien (CNS) puis à la mi-décembre 2011, un camp de l’ASL est installé en Turquie. Son accès est strictement contrôlé par les Forces armées turques. En 2012, elle annonce son soutien à la nouvelle Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution.

Le 1er avril 2012, le Conseil national syrien (CNS), lui-même financé par des pays étrangers, annonce qu’il va payer les salaires des membres de l’ASL.

Au printemps 2013, l’ASL gagne du terrain au sud de la Syrie. L’ASL réclame alors des missiles antiaériens à courte portée, des missiles antichars, des mortiers, des munitions, des gilets pare-balles, des masques à gaz et une zone d’exclusion aérienne. Elle affirme peu après avoir obtenu satisfaction en ayant reçu de l’étranger des quantités d’armes « modernes » susceptibles de « changer le cours de la bataille » : il s’agit d’armes antiaériennes et antichars ainsi que de munitions.

En août 2013, Le Figaro révèle que « les premiers contingents syriens formés à la guérilla par les Américains en Jordanie seraient entrés en action depuis la mi-août dans le sud de la Syrie, dans la région de Deraa. Un premier groupe de 300 hommes, sans doute épaulés par des commandos israéliens et jordaniens, ainsi que par des hommes de la CIA, aurait franchi la frontière le 17 août. Un second les aurait rejoints le 19 ».

En septembre 2013, des groupes appartenant à l’ASL affirment, de concert avec treize des groupes rebelles islamistes les plus puissants en Syrie et dont l’ASL était proche, qu’aucune organisation basée à l’étranger, y compris la Coalition nationale, ne saurait les représenter : ils forment alors une alliance avec les djihadistes du Front al-Nosra. De nouveaux groupes de l’ASL font défection en octobre.

En décembre 2013, l’ASL perd le contrôle de ses bureaux, à Bab Al-Hawa, près de la frontière turque, ainsi que de plusieurs entrepôts. Ces sites, qui abritent du matériel fourni par des pays alliés (notamment par les États-Unis), passent sous le contrôle du Front islamique.

En juin 2014, le gouvernement de la Coalition nationale syrienne dissout le Conseil supérieur militaire de l’Armée syrienne libre et défère ses membres devant le comité de contrôle financier et administratif du gouvernement pour qu’ils fassent l’objet d’une enquête.

Les groupes djihadistes Front al-Nosra et Ahrar al-Sham prêtent main forte aux rebelles de l’ASL contre les troupes du régime syrien et se sont avérés d’une grande utilité pour ces derniers lors de la bataille d’Alep.

Le financement et l’armement extérieurs de l’ASL semblent venir principalement de pays du Golfe arabique comme l’Arabie saoudite, le Qatar, d’autres pays comme la Turquie et quelques pays occidentaux. Elle dispose également de l’aide d’agents de la CIA opérant à partir de la Turquie.

En avril 2013, le secrétaire d’État John Kerry annonce le doublement de l’assistance directe aux rebelles syriens et la livraison d’équipements militaires défensifs, le montant total de l’aide américaine atteignant ainsi 250 millions de dollars. En juin 2014, Barack Obama annonce son intention de débloquer 500 millions de dollars pour « entraîner et équiper » l’opposition modérée armée en Syrie, après enquête sur les groupes bénéficiaires.

En septembre 2013, François Hollande annonce que la France va finalement fournir des armes à l’ASL « dans un cadre contrôlé » et « élargi avec un ensemble de pays ». En décembre 2013, la France indique que contrairement aux États-Unis et au Royaume-Uni, elle maintient « ses livraisons d’aide militaire non létale » à la suite de la perte des bureaux et de plusieurs entrepôts de l’ASL. Plusieurs livraisons ont ainsi eu lieu au cours de l’année 2013, comprenant notamment des mitrailleuses de calibre 12,7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de vision nocturne et des moyens de communication. Les livraisons sont toujours en cours à l’été 2014.

Des combattants ont été à plusieurs reprises convaincus de crimes de guerre.

En mars 2013, le chercheur suédois Aron Lund publie un article dans lequel il proclame que l’Armée syrienne libre n’existe pas en tant que telle, mais fut à l’origine « a branding operation » (une opération de nom de marque), avançant que la plupart des brigades se sont réclamées de l’ASL sans être réellement sous son commandement et que le nom d’Armée syrienne libre sert davantage à distinguer les brigades non-idéologiques des groupes djihadistes. Il affirme par ailleurs que les premiers commandants étaient sous tutelle turque, sans possibilité de fonctionner en toute autonomie.

Selon l’universitaire Thomas Pierret : « Le problème est que la situation est très variable d’une région à l’autre : dans certaines zones, l’ASL est une coquille vide, dans d’autres, comme à Damas, elle est structurée et serait sûrement en capacité de prendre la main si la situation le permettait ».  Malik al-Kurdi, le second du général Riad el Asaad, déclare en août 2013 :

« L’ASL n’est plus qu’un nom. Certaines katibas [unités de combattants] s’en revendiquent, mais cela ne veut pas dire qu’elles suivent l’état-major. […] les groupes, même sous la bannière de l’ASL, font ce que bon leur chante. En outre, beaucoup d’entre eux quittent publiquement ou non l’ASL pour rallier les groupes dits islamistes »

En décembre 2013, l’universitaire Fabrice Balanche indique : « L’ASL n’a jamais vraiment existé. Il y a eu un état-major composé d’une cinquantaine de généraux déserteurs, majoritairement réfugiés en Turquie. On parlait d’armée organisée, ce n’était rien de tout cela, c’était du vent ». En février 2014, Le Monde affirme : « Plusieurs brigades, islamistes et non islamistes, continuent […] de se réclamer de l’ASL, qui désigne désormais plus la rébellion qu’une coalition bien structurée ». Pour Frédéric Pichon, chercheur et spécialiste de la Syrie, l’ASL n’existe pas et a toujours entretenu des liens étroits avec salafistes et djihadistes ; il précise qu’elle collabore également avec Al Qaïda.

Les effectifs de l’ASL (principalement des civils ayant pris les armes) sont estimés à :

  • 15 000 hommes fin 2011,
  • 40 000 hommes début 2012,
  • 100 000 hommes mi-2012,
  • 140 000 hommes en avril 2013,
  • 50 000 hommes fin 2013
  • 15 000 hommes dispersés en 2014

4. Le Front islamique

Le Front islamique est formé en novembre 2013 à la suite de l’alliance de groupes rebelles islamistes. Sa création aurait été financée par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite. Le mouvement rassemble des brigades salafistes ou proches des Frères musulmans.

Dans une déclaration publiée lors de sa création, le Front islamique annonce que son objectif est de créer un état islamique dirigé par une choura et établir la charia comme base du droit. Il affirme que dans cet état, les minorités religieuses et ethniques seraient protégées. Il rejette la démocratie et le nationalisme kurde.

Rassemblant 50 000 à 80 000 hommes, le Front islamique est alors le plus important groupe rebelle de Syrie.

5. Le Front al-Nosra / L’armée de la conquête

Le Front Al-Nosra (Jabhat an-Nuṣrah li-Ahl ash-Shām : « Front pour la victoire du peuple du Levant »), est un groupe salafiste djihadiste affilié à Al-Qaïda.

Le Front al-Nosra est initialement une extension en Syrie de l’État islamique d’Irak, mais il s’en sépare en 2013. Depuis janvier 2014, les deux groupes sont en conflit direct.

Le 9 avril 2013, Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’État islamique d’Irak (EII), révèle le parrainage du Front al-Nosra par son organisation, caché jusqu’ici pour des raisons stratégiques et de sécurité. En novembre 2013, Ayman al-Zaouahiri, émir d’Al-Qaïda, annonce finalement que le Front Al-Nosra est bien la seule branche d’Al-Qaïda en Syrie.

Les relations d’al-Nosra avec les autres parties prenantes de la rébellion sont fluctuantes. Le groupe combat généralement aux côtés du Front islamique, de l’ASL et des autres groupes rebelles. Mais sa volonté d’imposer la charia lui a attiré l’hostilité d’une partie des Syriens et d’autres organisations rebelles, qui dénoncent son origine étrangère et estiment qu’elle « a volé la révolution syrienne », pillé des entreprises et imposé son intolérance religieuse.

Le Front est responsable de nombreux attentats-suicides, dont plusieurs explosions meurtrières à Damas en 2011 et 2012.

Les estimations des effectifs du Front al-Nosra varient de 6 000 à 15 000 hommes, incluant des combattants étrangers.

En novembre 2012, Laurent Fabius déclara qu’Al-Nosra “faisait du bon boulot”. Voici l’article savoureux (Source : Le Monde, 13/12/2012, réservé aux abonnés) :

C’est cependant sur le terrain diplomatique que l’opposition syrienne a engrangé cette semaine les résultats les plus probants. Réunis à Marrakech, mercredi, le groupe des “Amis de la Syrie“, qui rassemble plus d’une centaine de pays occidentaux et arabes, organisations internationales et représentants de l’opposition syrienne, a formellement reconnu la Coalition nationale de l’opposition syrienne comme “seule représentante” des Syriens, à la suite de la France, du Royaume-Uni, et des États-Unis.

Présent à Marrakech, le ministre français des Affaires Étrangères, Laurent Fabius, s’est félicité de cette décision : “Créée il y a un mois, la Coalition nationale syrienne, qui réunit l’opposition et que la France a été la première à reconnaître, est aujourd’hui reconnue par plus de cent pays comme la seule représentante légitime du peuple syrien. C’est très important pour le peuple syrien.” “En plus, il y a toute une série de décisions qui ont été prises sur le plan humanitaire avec des apports de fonds importants, notamment de l’Arabie saoudite, qui a offert 100 millions de dollars pour aider la population syrienne“, a précisé le ministre.

Nous avons eu le témoignage du nouveau président de la Coalition nationale syrienne, qui a beaucoup insisté sur le fait que, dans le futur gouvernement, toutes les communautés syriennes, majoritaires ou minoritaires, seront respectées, a ajouté M. Fabius. C’est un jour important. Il reste encore beaucoup de souffrance et beaucoup de travail pour que M. Bachar Al-Assad “dégage”, comme on dit maintenant. Je pense que c’est un jour d’espoir pour le peuple syrien.”

En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que “tous les Arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot“. “C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne“, a ajouté le ministre.

(si quelqu’un peut compléter Wikipedia svp, merci)

(Eh oui, quand les Américains placent un groupe sur la liste des groupes terroristes, l’américanolâtre Fabius critique et préfère écouter ses nouveaux amis syriens – un peu Frères Musulmans sur les bords… Ami lecteur membre des renseignements extérieurs, je compatis, mais ne te suicide pas tout de suite !)

Le 24 mars 2015, le Front al-Nosra, Ahrar al-Sham et d’autres groupes rebelles se rassemblent dans une alliance appelée l’Armée de la conquête, forte d’environ 30 000 hommes, soutenue par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, et active principalement dans le gouvernorat d’Idleb. D’après le chercheur Fabrice Balanche, 20 à 25 % de la population syrienne vit alors sur les territoires tenus par le Front al-Nosra et ses alliés.

Le 27 mai 2015, Abou Mohammad Al-Joulani, le chef du Front al-Nosra, accorde une interview à Al Jazeera. Il affirme que le seul objectif de son groupe est la chute du régime de Bachar el-Assad, il dément l’existence du groupe Khorassan et affirme qu’Ayman al-Zaouahiri a donné des ordres pour ne pas lancer d’attaque contre l’Occident depuis la Syrie. Il confirme d’ailleurs son allégeance à ce dernier, voulant ainsi mettre fin aux rumeurs sur une éventuelle rupture entre le Front al-Nosra et Al-Qaïda central.  Selon les analystes, le Front al-Nosra cherche alors à donner à l’Occident une image plus présentable et se faire passer comme une force politique légitime en Syrie, notamment en se distinguant de l’extrémisme de l’État islamique vis-à-vis des minorités religieuses chrétiennes et alaouites.

En septembre 2015, « l’Armée de la conquête », composée du Front al-Nosra et du groupe islamiste Ahrar al-Sham, est touchée par des frappes russes dans les provinces d’Idlib, de Hama, et de Homs.

6. L’État islamique

Né en 2006 en Irak, l’État islamique est une organisation salafiste djihadiste, dirigée par Abou Bakr al-Baghdadi, proclamé calife le 29 juin 2014. Le groupe apparaît en Syrie le 9 avril 2013 sous le nom d’État islamique en Irak et au Levant et prend le nom d’État islamique lorsqu’il proclame l’instauration du califat, mais ses adversaires lui donnent le surnom de « Daech ».

Considéré comme moins corrompu que les autres groupes djihadistes, l’EIIL est aussi le plus extrémiste, il est craint pour sa violence, son intransigeance et son indifférence aux notions occidentales de droits humains. Très impliqué sur les réseaux sociaux, il attire un grand nombre de djihadistes étrangers venus de tout le monde musulman et même d’Occident.

Cependant sa radicalité et ses ambitions lui attirent rapidement l’hostilité des autres groupes rebelles. En janvier 2014, le Front islamique, l’Armée syrienne libre et le Front al-Nosra et plusieurs autres groupes rebelles lui déclarent la guerre.

En 2013 et 2014, les effectifs en Syrie de État islamique sont estimés de 5 000 à 13 000 hommes. Ils augmentent sensiblement à la suite de la proclamation du califat. En 2015, les estimations vont de 20 000 à 80 000 combattants, tant en Syrie qu’en Irak et sans compter le ralliement de nombreux groupes djihadistes à travers tout le monde musulman.

7. Les Kurdes

Les populations kurdes de Syrie occupent, le long de la frontière turque, trois enclaves séparées qui constituent le prolongement naturel des territoires kurdes de Turquie et d’Irak. Historiquement discriminés par le régime et ancrés à une solide identité culturelle, les Kurdes de Syrie ont profité des désordres de la guerre civile pour prendre le contrôle de ces zones qui composent le « Kurdistan syrien »

Le Kurdistan syrien, appelé le Rojava, passe aux mains du Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il dispose d’une branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG).

Les relations des Kurdes avec les autres parties prenantes au conflit sont fluctuantes : plutôt proches de l’ASL, les YPG entrent en conflit avec des brigades islamistes en juillet 2013. Jouant leur propre carte, les rebelles kurdes concluent parfois des alliances ponctuelles et opportunistes, tantôt avec les forces loyalistes, tantôt avec les rebelles. Hostile au régime de Bachar el-Assad, dont ils souhaitent la chute, les Kurdes du PYD affrontent cependant rarement les forces loyalistes avec lesquelles elles cohabitent dans certaines villes. Les YPG livrent l’essentiel de leurs combats contre les forces djihadistes, et principalement l’État islamique.

En 2015, les effectifs des YPG sont estimés entre 35 000 et 65 000 combattants, dont environ 40% de femmes.

8. Synthèse

On a donc en présence à l’automne 2015 :

  • le gouvernement (alaouite, chiites) : 180 000 (forces armées) + 100 000,
  • l’Armée libre syrienne (sunnite, majoritairement Frères musulmans) : 15 000,
  • le Front islamique (islamistes sunnites durs) : 50 000 à 80 000,
  • Le Front al-Nosra/ al-Qaïda (terroristes sunnites) : 30 000,
  • l’État islamique (sunnites dingues) : 20 000 à 100 000,
  • les Kurdes (sunnites) : environ 35 000 à 65 000.

Les pertes sont estimées à l’automne 2015 :

  • 70 000 soldats tués + 40 000 miliciens
  • 100 000 “rebelles”tués
  • 100 000 civils au moins

P.S. Pour les passionnés, une synthèse plus détaillée ici.

II. Cartes

 1. Le pays

La Syrie comptait 18 millions d’habitants en 2004. Actuellement, la population serait de 23 millions, y compris les 2 millions de réfugiés à l’extérieur. La population se concentre sur 60% du territoire, les 40% restants n’étant pas propice à l’habitat permanent en raison de l’aridité. La densité dans la zone habitée dépasse les 200 habitants par km², dans la région côtière nous atteignons les 400 habitants par km². Environ 60% de la population réside en zone urbaine (avant la crise).

La Syrie est peuplée par différentes communautés ethniques et confessionnelles. , avec environ 70 % d’Arabes sunnites, 20 % d’Arabes alaouites, 4 % de Kurdes sunnites, 6 % de chrétiens.

La région côtière est dominée par la communauté alaouite (70% des provinces de Lattaquié et Tartous), les sunnites (20%) et les chrétiens (10%) y sont surtout concentrés dans les villes.

Lire cet article pour plus de précisions.

2. Les combats

Voici l’évolution des zones de pouvoir dans le pays :

En 2012 :

En 2013 :

En 2014 :

En 2015 :

(Mises à jour ici et ici)

3. Autres cartes

Et en bonus, l’Irak :

L’État islamique en gris :

Une comparaison :

Les frappes russes :

qui semblent avoir été un peu plus efficaces que les dernières américaines…

On se demande bien pourquoi… 🙂

 

Les agissement des « rebelles modérés » que les médias officiels ont ignoré

 

anastasia popova 2

Anastasia Popova, un look de mannequin, est une journaliste russe fort attachante qui s’est engagée à témoigner de ce qu’elle avait vu d’horrible en Syrie, où elle s’est rendue à 6 reprises en Syrie entre 2012 et 2013  et où elle a failli être kidnappée par les groupes armés.

Nous l’avons rencontrée à l’ONU à Genève où elle était venue témoigner à l’invitation de Carla del Ponte. Elle a par la suite du se rendre à l’évidence: que ce n’était pas possible de montrer la réalité telle qu’elle était sur le terrain pour les Syriens qui luttaient au sacrifice de leur vie contenir l’avancée des terroristes qui arrivaient par vagues incessantes dans leurs ville et villages. Elle a été sidérée en lisant le rapport de la commission  (*) que les vraies victimes n’avaient aucune chance d’être entendues par l’ONU (*). Et sidérée de découvrir que les journalistes occidentaux, tout comme les ONG, se contentaient de répercuter la version officielle. De répéter jusqu’à la nausée qu’il y avait un dictateur sanguinaire d’un côté, et des gentils « révolutionnaires » pro-démocratie.

Mars 2013

 

l’ atrocité à Wounded Knee sur la réserve indienne de Pine Ridge

Standing Rock Est Rappel de trois mots Ce pays n’a pas l’estomac à Affrontez: Génocide américain Homegrown

Posant avec leurs fusils et leurs victimes: Les membres de la septième cavalerie US, dont certains ont reçu des médailles d’honneur du Congrès pour leurs actes à Wounded Knee en 1890, debout sur la tombe de masse qui existe aujourd’hui au cimetière de Wounded Knee sur la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota du Sud.

Certaines personnes prétendent la «bataille» LAST dans les soi-disant «guerres indiennes américaines » a été « battu » à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud en Décembre 1890.

Bien sûr, il y a plusieurs inexactitudes dans cette représentation historique.

Wounded Knee était à peine une «bataille», mais un massacre de plus de 200 innocents Lakota enfants, les femmes et les hommes menés par la septième cavalerie, la même unité infamously commandée par George Armstrong Custer.

Pour montrer comment déformé la pensée à Washington, DC était après l’ atrocité à Wounded Knee  sur la réserve indienne de Pine Ridge, 20 Médailles d’Honneur du Congrès ont été remis aux soldats qui ont moissonné en bas de la frénésie, sans armes Lakota, affamés et ayant des vêtements inadéquats dans brutal , des températures inférieures à zéro.

Le terme même de «guerres indiennes» est aussi grossièrement trompeuse, car il épingle le blâme sur les non-agresseurs qui essaient simplement de défendre leur patrie, leur liberté, la liberté, la culture, les familles et les croyances spirituelles contre les envahisseurs usurpateurs.

Comment peut-il honnêtement être dépeint comme autre que le génocide américain homegrown quoi que ce soit

Pourtant, les attitudes et la politique de génocide américaine n’a pas pris fin à Wounded Knee. Ils sont encore visibles dans les militaristes tactiques goon-équipe en cours de déploiement à Standing Rock Réservation aujourd’hui, où les manifestants indigènes et d’autres ont été attaqués avec des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc, arrosé avec de l’eau dans le froid d’un hiver à venir et, soi-disant, frapper avec dispositifs de commotion explosifs.

Les unités des Etats voisins de shérifs ont été appelés, enfiler tenue anti-émeute pour réprimer les manifestants; plus tôt cet automne, les forces de sécurité privées enrôlés par les constructeurs du Dakota Accès Pipeline ont été déployés avec des chiens d’attaque.

Symboliquement et littéralement, les Sioux Nation et des centaines de tribus du monde entier Standing Rock protestent contre Standing Rock pour mettre en évidence l’importance de quelque chose que tous les humains sur la terre savent, pour notre existence dépend de tous lesjours: l’ eau propre.

Nettoyer toujours plus ainsi avec Change- du climat et de l’eau seront vaut infiniment plus que toute l’huile qui pourrait jamais circuler à travers le Dakota Accès Pipeline. Ceux justifiant les tactiques du Dakota du Nord pour mater les «Indiens hostiles» disent que l’obtention du brut qui coule rendra aux États-Unis plus forte et plus prospère en tant que nation.

Oh, oui, l’ironie.

Standing Rock devrait forcer chaque citoyen dans ce pays à nous regarder dans le miroir et deréfléchir à ce que signifie être un « américain »?

En outre, maintenant que la plupart d’entre nous ont encore une fois génuflexion à l’autel d’une fête fabuleuse nationale célébrant la bonté humaine et le rapprochement des peuples autochtones et colonisateurs européens, les événements brutaux qui continuent de se dérouler à Standing Rock nous rappeler notre propre échec moral continue en tant que nation.Comme diraient certains, il est le point aveugle géant de Lady Liberty.

Lorsque Abraham Lincoln a créé la première fête de Thanksgiving par proclamation présidentielle en 1863, il était au milieu d’une guerre civile déchire le pays. « Je recommande à [le peuple américain] … ce qu’ils font … implorent avec ferveur l’interposition de la main Tout-Puissant pour guérir les blessures de la nation et à restaurer …,» écrivait-il.

Aujourd’hui, nous vivons, la plupart d’entre nous par choix, dans nos propres mondes tribaux binaires qui forcent les allégeances à déclarer ou face étant socialement ostracisées et dévalorisés.

Il est libéral ou conservateur, les croyants de seconde classe judéo-chrétienne ou, capitaliste ou la justice sociale communiste, pillard ou écologiste, natif ou nouveau venu, « Nouveau » « Far West » Ouest ou  code Cowboy , ami ou ennemi, demeurant dans la mythologie ou de laréalité.

Photo courtoisie Censored Nouvelles (http://bsnorrell.blogspot.com/2016/09/standing-rock-breaking-news-surrounded.html)
La mobilisation des forces de l’ordre à Standing Rock. 

Soit vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous, et si vous êtes contre nous, ergo, alors vous devez être détruit. Cela semble être la raison qui prévaut actuellement entre les forces de l’ordre à Standing Rock et, malheureusement, le Département américain de la Justice semble être nulle part en vue.

Quelles leçons est le bras de fer enseigner aux jeunes en Amérique à Standing Rock? Et comme il a été interrogé à plusieurs reprises, ce qui explique les traitements différents des manifestants à Standing Rock contre la réponse de l’application de la loi néo-Sagebrush Rebellionists dirigé par le clan Bundy au Malheur National Wildlife Refuge et de leurs armées, délinquance BLM allocations de pâturage du bétail dans le Nevada?

Qu’est-ce que cela signifie d’être un «patriote»? Le slogan de la campagne de Donald Trump était « Make America Great Again » quand peut-être une meilleure question est: «Que sommes-nous devenus comme une nation »

° ° ° ° °

Joe Medicine Crow, est décédé plus tôt cette année à 102 ans.

Né sur la réserve indienne Crow , au centre-sud du Montana en 1913, -23 ans après le massacre de Wounded Knee à quelques centaines de miles à l’Est- Medicine Crow , était une personne décrite plus tard par Herman Viola, historien émérite à la Smithsonian Institution, comme  » un véritable héros américain.  »

Medicine Crow , a combattu dans la Seconde Guerre mondiale et a été le dernier Corbeau « chef de guerre, » gagner l’honneur en comptant coup sur l’ennemi allemand quatre fois au combat. Les détails poignants sont racontées par Viola and Medicine Crow , dans leur livre « Counting Coup: Devenir un chef Corbeau sur la réserve et au – delà . »

En 2009, Medicine Crow, a reçu la Médaille d’honneur présidentielle, la plus haute distinction civile accordée aux États-Unis, du président Obama. Auparavant, il avait reçu le Bronze Star pour bravoure et la Légion d’Honneur française Chevalier.

Après il est rentré chez Crow pays, Medicine Crow, est devenu un historien tribal national respecté et gardien de la mémoire culturelle. Extraordinaire que sa vie militaire et le service étaient, considérez ceci:

Comme un garçon, Medicine Crow un traducteur anglais pour son grand-oncle, l’homme blanc lui Runs, qui avait été un éclaireur et assis sur la selle à côté de Custer, le matin du 25 Juin, 1876.

Ces éclaireurs avisés Custer et le septième de cavalerie que le campement de Sioux, Cheyenne et Arapaho du Nord le long de la rivière Little Bighorn ci-dessous était beaucoup plus grand que les officiers de l’armée américaine étaient prêts à admettre.

Custer sentait la gloire et de sang, croyant la victoire aiderait son ambition personnelle d’atteindre la célébrité et le bureau élu. Beaucoup un officier avait recherché et la renommée found- en tuant les Indiens de l’Ouest.

Custer était un instrument de génocide et le génocide est l’expression ultime du racisme américain notre nation n’a jamais été disposé à discuter.

Custer a insisté pour que le campement des Indiens à Little Bighorn être attaqué. Sachant ce qui l’attendait, l’homme blanc lui Runs et autres Crows a commencé à prendre leurs uniformes de cavalerie, les remplaçant par des costumes traditionnels. Ils savaient ce qui se trouvait dans le magasin.

Au lieu de fuir, ils ont dit Custer qu’ils voulaient rencontrer leur créateur et de mourir avec honneur habillé comme guerriers indiens fidèles à leur identité traditionnelle. les accusant de trahison, Custer rejeté et se moquait d’eux avant son tour dans l’auto-anéantissement.

White Man Runs Lui ne périsse ce jour-là. Un «pré-réserve indienne » libre dont la lignée familiale sur le continent est retourné des dizaines et des dizaines de générations, a survécu et, plus tard mentor son petit-neveu de la signification du patrimoine. Medicine Crow, était la personnification de l’apprentissage de ses aînés.

Il y a trois automnes, je me suis rendu Medicine Crow , avec Robert Staffanson de jours Bozeman après le 100e anniversaire de Medicine Crow. Staffanson est blanc et le seul homme blanc qui a rejoint avec un groupe de dirigeants autochtones largement respectés qui a fondé le Cercle traditionnel des aînés et des jeunes affiliés à l’ American Indian Institute .

Un cercle est composé des chefs traditionnels respectés à travers le continent consacré à maintenir et à partager l’épreuve du temps de la sagesse native par des millénaires.

Un autre cercle est composé de non-Indiens qui partagent la cause de la justice, la réconciliation et qui croient, comme les anciens font, que les droits issus de traités juridiquement contraignants, forgés entre le gouvernement des États-Unis et les nations tribales souveraines, doivent être appliquées, reconnues et, le cas ils ont été violés, les méfaits remédié.

Medicine Crow, a été l’un des anciens qui, il y a quatre décennies, faisait partie du premier cercle traditionnel.

les membres du parti de thé, y compris l’alt-droite, Staffanson dit, bec les vertus de la liberté et de la liberté, les dangers de la tyrannie du gouvernement, le caractère sacré de la propriété privée, le caractère sacré de la foi religieuse et les principes de la Constitution. Pourtant, ils ferment les yeux à Standing Rock.

Pourquoi est-il, il se demande, que peu de membres blancs du parti de thé en Occident jamais parlé et rassemblement à l’appui des causes amérindiennes?

De tous les Américains, Staffanson dit, les peuples autochtones ont le motif le plus légitime à la question du gouvernement, et pourtant ils ont un pas en avant dans le service militaire, comme la médecine Corbeau a fait, à travers les générations, même prêts à donner leur vie pour un pays qui les a fait faux.

Il y a quelques jours, il a été annoncé que les vétérans militaires américains ont l’ intention de rejoindre les manifestants à Standing Rock au début de Décembre comme une manifestation de soutien. S’il était encore vivant et capable, Staffanson ne fait aucun doute que la médecine Corbeau serait là avec d’ autres aînés et les jeunes.

Il n’y a pas longtemps à Bozeman, anciens traditionnels respectés de partout aux États – Unis sont venus à Bozeman et célébré le 95ème anniversaire de Staffanson. Staffanson avait espéré les dirigeants autochtones du cercle traditionnel influent rédigerait une proclamation exprimant sa solidarité avec Standing Rock. Oren Lyons , Faithkeeper du clan de la Tortue des Nations Seneca de la Confédération iroquoise, m’a dit que la vague de soutien pour lesmanifestants à Standing Rock parle à une prise de conscience qui se passe dans la société. Il parle aussi d’une prise de conscience croissante des droits des autochtones, traités rompus et les préoccupations environnementales qui transcendent le comté de Indian.

En cette ère des médias sociaux, abus de manifestants qui pourraient normalement être refusés sont presque instantanément rendues visibles à des millions.

Après l’élection présidentielle, le 8 novembre, Lyon et d’autres membres du Cercle traditionnel envoyé une lettre au président Obama et le président élu Trump. La lettre a noté que, selon les traités de Fort Laramie de deux 1851 et 1868, le pays où le Dakota Accès Pipeline pousse à traverser constitue intrusion criminelle. Le gouvernement américain a donné sa parole solennelle, soutenu par la Constitution, qu’il respecterait les droits des peuples autochtones et non leur faire du mal à jamais, ils ont noté.

« L’agression militarisée au Standing Rock vient à l’attention du monde. L’utilisation des chiens d’attaque bullmastiff est pas nouvelle à l’histoire des Amériques de nos peuples autochtones. Les conquistadors espagnols ont utilisé ces mêmes chiens contre les peuples autochtones des Amériques. Avons-nous pas progressé au-delà de ces approches dans les 500 dernières années? « A demandé aux anciens.

«Nos gens se tiennent dans la défense de la terre et de la vie. L’eau est la vie. Le bon sens doit l’emporter sur dollars et en cents, si nous voulons survivre en tant qu’espèce. Paix. »

La lettre a été signée par les anciens suivants: Oren Lyons (Nation Onondaga), Ruchatneet Printup (Tuscarora), Tł’izishzhini (Diné), Kuuyaa Tsawa (Taytsugeh Oweengeh), Lomaviva Emory Holmes (Hopi), Jose H. Lucero (Tewa) , Wahtweni: NEH Freida Jacques (Onondaga), de Thunder Sparks Arleen Adams (Salish / Kootenai), Clayton Logan (Seneca), Lisa Powers (Numunu-Comanche), Tracy Shenandoah (Onondaga), Fred « Coyote » Downey (Round Valley Indian Reservation ), Leonard Bends (Apsáalooke).

Civilisation et colonisation:

Civilisation et colonisation: lettre ouverte à Emmanuel Macron
Lettre ouverte à Emmanuel Macron après qu’il a déclaré : «Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un État, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie.»

Monsieur le Ministre

Permettez-moi d’abord de saluer votre engagement pour le renouveau, la rénovation de l’engagement politique et la lutte contre les discours de haine et de division. Ces derniers ne sont plus réservés à l’extrême droite, certains politiques de droite comme de gauche ont oublié, ces dernières années, les valeurs de l’égalité, de la justice et des droits humains.

J’ai pu mesurer en lisant les premières pages du livre, que vous avez publié récemment, à quel point vous êtes attaché à ces valeurs. Vous êtes également attaché à la lecture, à la littérature et à l’histoire de France.

Dans cette histoire, il n’y a pas eu que des pages glorieuses. Le régime de Vichy, l’esclavage et la colonisation, plus particulièrement en Algérie, constituent des pages qui suscitent encore beaucoup de débats. Contrairement à une Allemagne, qui a assumé son passé et dont les dirigeants n’hésitent pas à rappeler la responsabilité historique de leur pays dans les crimes contre l’humanité, la France n’arrivent toujours pas à clore le chapitre 1830 à 1962 de son histoire.

La France de 2005 a essayé de faire adopter une loi pour reconnaître « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord« . Heureusement que le Président Jacques Chirac a décidé de mettre un terme définitif à une polémique qui était autours de l’article 4 de la loi du 23 février 2005. Ce même Chirac, qui avait le courage de reconnaître le rôle de Vichy dans la déportation.

Ce n’est pas aux politiques d’écrire l’histoire, ni de faire une apologie de la colonisation. Cette loi a été présentée et défendue au parlement par Michèle Alliot-Marie, celle qui était prête à offrir « le savoir-faire français » au service de l’ancien dictateur tunisienpour l’aider dans l’oppression d’un peuple, en quête de liberté et de démocratie.

Mais la France de 2016 est partagée entre des appels pour reconnaître les crimes de la France et des déclarations insupportables comme la déclaration récente de François Fillon : « la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique » !

Partager sa culture où ? à la Villa Susini, entre les séance de tortures et de viols ?

Votre grand-mère vous a-t-elle appris que le partage de la culture doit se faire avec la force et en utilisant la torture et l’humiliation d’un peuple qui était libre ?

 Récemment le journal Le Point vous a interrogé sur le « roman national » et  » les pages moins glorieuses de notre histoire « , vous avez répondu :

 « Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Vos propos m’ont extrêmement déçu et blessé. Ils montrent que n’avez pas la maîtrise de ce sujet, vous n’étiez pas né durant l’époque coloniale, mais on ne s’exprime pas sur des sujets d’une telle importance avant de lire, écouter les témoignages des victimes et analyser les travaux des historiens. Vous n’avez certainement pas lu ce que votre Maître, le philosophe Paul Ricœur a écrit sur ce sujet.

Vous m’avez extrêmement déçu et blessé par vos propos parce que je suis une des victimes de cette guerre.

 

Livre de Mohamed GarneLivre de Mohamed Garne

Je suis « français par le crime« , né d’un viol commis sur ma mère Kheira, pendant la guerre d’Algérie par un groupe de soldats français.
Séparé de ma mère et abandonné dans un orphelinat d’Alger, je me retrouve à cinq ans adopté par une femme de la bourgeoisie algérienne. Ma mère adoptive n’est autre que la première Algérienne et la première femme musulmane à intégrer l’École Normale Supérieure et l’Académie Française, l’écrivaine Assia Djebar. Elle est décédée en février 2015.
Pour dire qu’il y a eu des « éléments de civilisation« , vous n’avez certainement pas lu, ni écouté mon histoire que France 2 a diffusé en 2012. Vous n’avez certainement pas écouté le récit tragique de Louisa IGHILAHRIZ, qui a été torturée et violée pendant la guerre d’Algérie. Vous n’avez pas écouté non plus la souffrance d’Annick CASTEL PAILLER , mariée à un Français communiste et sympathisant de l’indépendance de l’Algérie, qui a été arrêtée et violée.
Vous ne savez rien des conséquences dramatiques de ces viols, que le militaire français Henri Pouillot décrit parfaitement dans ses témoignages et ses livres :

« C’est ce qu’il y a de plus dramatique pour les femmes de culture musulmane et avec ce que ça représente pour elles d’êtres violées. Si elle est vierge ça veut dire qu’elle ne pourra plus se marier et si elle était mariée, elle va être répudiée. Pour une femme qui a été violée c’est pratiquement son exclusion de la société civile par la suite. »

Ma mère biologique, décédée le 9 août 2016, a été exclue de la société, aucune richesse en France ou en Algérie ne pourra effacer ce drame.

Je suis la première victime de cette guerre dont la justice française a reconnu officiellement, en novembre 2001, les exactions commises par certains soldats français. Une première parce que ces crimes ont été amnistiés par le Général de Gaulle, le 31 juillet 1968, une amnistie qui est contraire à la convention de Genève ratifiée par l’Etat français.

Je me retrouve aujourd’hui avec un père ou peut être des pères français criminels de guerre. Ma mère morte dans l’indifférence. Kheira violée par les français a été rejetée par les algériens pour un crime dont elle fut la première victime. Ils sont où les éléments de civilisation », et les « richesses » dont vous parlez ?

Seriez-vous prêt à reconnaître que dans l’occupation allemande en France, il y a eu des richesses et des éléments de civilisation ? Parliez-vous de richesses ou de civilisation si votre chère grand-mère a été torturée ou violée par les allemands ?

Evoquant les souffrances de la colonisation et les massacres de Sétif, le 8 mai 1945, le président de la République François Hollande a déclaré, en décembre 2012, devant les parlementaires Algériens :

« Rien ne se construit dans la dissimulation, l’oubli ou le déni. Nous avons ce devoir de vérité sur la violence, les injustices, les massacres, la torture. »,

Rappelons que le père de François Hollande était un proche de l’OAS, qui défendait l’Algérie française à l’opposé des idées de son fils.
François Hollande a reconnu  » les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien  » et que « pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à « un système profondément injuste et brutal« .

Monsieur le Ministre,

Je suis un autodidacte, qui n’a pas eue la chance d’avoir votre parcours, mais avec mon drame personnel et ma connaissance de l’histoire de la France et de l’Algérie, je ne peux vous laisser dire que dans la colonisation française en Algérie, il y eu des éléments de civilisation. Connaissez-vous l’Algérie et ses richesses économiques, culturelles et civilisationnelles avant l’arrivée des français en 1830 ?

Je tiens à vous rappeler quelques écrits et témoignages des Généraux de la colonisation, qui ont été recueillies par Michel Habart dans son livre « Histoire d’un parjure » :  » rien de comparable en Europe à la région de Blida « , écrivait le Colonel Saladin.  » La Kabylie est superbe, un des pays les plus riches que j’aie jamais vus. », témoignait le maréchal Saint Arnaud ou aussi « pays couvert d’arbres fruitiers de toutes espèces, jardins cultivés jusqu’à la mer, grande variété de légumes grâce à un système d’irrigation très bien entretenu par les Maures. », écrivait Gentry de Bussy.

Le Colonel Claude Antoine Rozet témoignait dans « Voyage dans la régence d’Alger» en 1833 sur le niveau intellectuel des algériens : « Presque tous les hommes savent lire et compter. En France on compte à l’époque 40 % d’analphabètes. Ainsi les soldats qui débarquent sont en général moins instruits que les sauvages qu’ils viennent civiliser« .

Comment ignorer le « Génocide culturel« , la « dépossession foncière« . La France a tout fait pour tenter d’effacer l’identité, la langue et la religion de tout un peuple ?

Comment parler de richesses et contredire des historiens tel que Charles-Robert Ageron, qui a décrit dans son livre « l’histoire de l’Algérie contemporaine » la « détérioration de la situation économique des populations musulmanes au cours des années 1870 à 1914« .

De quelle classe moyenne, parliez-vous, l’Algérie était musulmane et en islam, « les Hommes sont égaux comme les dents d’un peigne ».

Si la France a construit en Algérie des immeubles haussmanniens, des routes et des usines, ce n’était pas pour les algériens, mais pour des colonisateurs qui espéraient que l’Algérie resterait définitivement Française.

Monsieur le Ministre,

Je tiens à préciser que j’ai mené un combat de 30 ans sans haine pour la France, mais des déclarations comme la vôtre ravivent mes souffrances. J’ai mené mon combat pour retrouver mon honneur, l’honneur de ma mère et dans l’espoir que mes deux pays se réconcilient et tournent la page définitivement. De l’Algérie, j’attends également qu’elle admette ses erreurs envers ses orphelins, envers ma mère et envers toutes les femmes algériennes, qui ont été violées par les soldats français, ensuite rejetées par les algériens.

Je garde confiance dans vos bonnes intentions pour révolutionner le monde de demain et changer cette vision erronée de notre histoire.

Paris, 28 novembre 2016  |  MOHAMED GARNE

 

 

Un petit retour en arriére….(sur le piege)

Kadhafi sème la division
à l’Assemblée nationale

Au deuxième jour de sa visite parisienne, le Guide libyen a eu droit au tapis rouge de l’hôtel de Lassay, mais pas à la tribune parlementaire.

Le colonel Kadhafi n’est pas un hôte facile. Après l’annonce de 10 milliards d’euros de contrats lundi, Nicolas Sarkozy a retrouvé, hier, un Guide libyen tel qu’en lui-même, sûr de ses convictions et adepte de la provocation (lire ci-dessous). Mouammar Kadhafi a pris ses quartiers à l’hôtel de Marigny, sur lequel flotte un ample drapeau vert. Protégé par ses gardes du corps, dont plusieurs femmes en treillis, il reçoit sous sa tente, plantée dans le jardin.

 en fin de matinée, un cortège de quinze voitures officielles pénètre dans la cour de l’hôtel de Lassay, où a été déroulé le tapis rouge. Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, vient à la rencontre du colonel Kadhafi. Écharpe, cape et costume noirs sur chemise verte, le numéro un libyen est accueilli par la garde républicaine. Les journalistes, dans la salle des Quatre Colonnes, scrutent la scène de loin. À la demande de Kadhafi, des consignes exceptionnelles de sécurité sont observées.cybnqn4wgaacv2v-1
 

Pendant une vingtaine de minutes, Bernard Accoyer s’entretient en privé avec Kadhafi. Au même moment, les députés de gauche, ainsi qu’une grande partie des élus de la majorité, affichent leur désaccord. Le socialiste Pierre Moscovici, qui préside la commission d’enquête sur les infirmières bulgares, dénonce la réception d’un «dictateur» dans «le temple de la démocratie». Noël Mamère (Verts) parle de «mascarade» et de «provocation». François Sauvadet (Nouveau Centre), juge louable que «le président de la République reçoive le colonel Kadhafi», mais trouve que l’Assemblée est «une étape de trop». Les UMP eux-mêmes sont très divisés. Parmi les villepinistes, François Goulard, Hervé Mariton et Georges Tron, expliquent qu’ils ne sont pas «obligés de saluer un terroriste avéré». Jean-Pierre Grand et Jacques Le Guen estiment qu’il «faut savoir être pragmatique». Le très sarkozyste Frédéric Lefevre s’attarde pour expliquer que «les Français doivent être fiers, car Nicolas Sarkozy est le seul chef d’État à avoir posé la question des droits de l’homme». Patrick Ollier, le président du groupe d’amitié France-Libye, veut «tourner la page» parce que «les efforts de Kadhafi contre le terrorisme ou le nucléaire sont méritoires».

Quelque 80 députés ont été conviés à une «rencontre», sans buffet ni petit-four, avec le numéro un libyen. Jean-François Copé, qui affiche son «soutien total» à l’initiative de Sarkozy, a une bonne excuse pour être absent : il doit présider la réunion hebdomadaire «absolument indispensable» du groupe UMP.

Seuls 25 députés et 15 sénateurs UMP se rendent dans la salle des fêtes «sanctuarisée». Un chien du GIGN a reniflé les lieux à la recherche d’explosifs. Les appareils photo ont été démontés et remontés avant la visite, en présence d’agents de sécurité libyens.

 

Le colonel Kadhafi aura passé une heure à Lassay, sans pouvoir s’exprimer dans l’Hémicycle. Après son départ, Bernard Accoyer déclare que la rencontre s’est déroulée «dans un climat de dialogue» et que «si on ne parle pas à ceux qui font des efforts pour rejoindre la communauté internationale […] on les condamne à retourner vers la marginalisation».

«Les droits des immigrés»

En début d’après-midi, les députés socialistes marquent leur désapprobation en quittant l’Hémicycle, à l’ouverture d’un débat sur l’Europe, prenant à partie Bernard Kouchner qu’ils accusent de «tartufferie». «On ne déroule pas le tapis rouge à un dictateur» lance Jean-Marc Ayrault (PS), dont les propos laissent de marbre les élus communistes. Le ministre des Affaires étrangères plaide en retour pour une «diplomatie de la réconciliation». Une «amazone» en treillis escorte le Guide lorsqu’il fait son entrée dans les salons du Ritz, le palace parisien où il rencontre des personnalités et des intellectuels français. La séance est présentée par l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, Roland Dumas, qui dit à Kadhafi : «Vous n’avez ici que des amis.» Parmi la centaine d’invités, des universitaires comme le professeur Edmond Jouve, qui a dirigé la thèse d’Aïcha, la fille de Kadhafi, le directeur de l’Institut du monde arabe, Dominique Baudis, l’écrivain Denis Tillinac, proche de Jacques Chirac, et des intellectuels arabes.

Le Guide parle de l’échec de la gauche française qui, selon lui, «ne représente plus grand-chose» et du nouvel équilibre mondial, où l’Europe et l’Afrique doivent jouer un grand rôle. La réception se termine par une séance de dédicace des œuvres du Guide, en particulier ses romans et ses poèmes. Mouammar Kadhafi a profité d’un répit au milieu de cette journée bien remplie pour téléphoner à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, et lui exprimer son «entière solidarité» après les attentats d’Alger. Sur ce point, le Guide libyen se sent en phase avec ses voisins du Maghreb. Il fut la cible d’une révolte islamiste armée dans l’est du pays à la fin des années 1990, et dénonce par ailleurs toute forme d’islam politique. Mouammar Kadhafi termine la journée par une rencontre, dans des salons de l’Unesco, avec des diplomates africains. Il interpelle les pays occidentaux : «Avant de parler des droits de l’homme, il faut vérifier si ces droits sont accordés aux immigrés.» Au même moment, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et d’autres dirigeants politiques manifestaient près du Mur pour la paix au pied de la tour Eiffel.

Combats dans Alep s’intensifie

MISES À JOUR EN DIRECT

Envoyé de l’ONU pour la Syrie: combats dans Alep intensifier

Staffan de Mistura
Staffan de Mistura est l’envoyé de l’ ONU pour la Syrie. Crédit: Reuters

L’envoyé de l’ONU pour la Syrie a dit qu’il ne sait pas combien de temps les combats dans les quartiers tenus par les rebelles d’Alep durerait aussi il est encore intensifié.

L’armée syrienne et ses alliés ont fait d’ énormes progrès à travers le Aleppo orientale assiégée ces derniers jours avec des milliers contraints de fuir leurs maisons.

«De toute évidence, je ne peux pas nier – ce qui est une accélération militaire et je ne peux pas vous dire combien de temps l’est d’Alep va durer », a déclaré Staffan de Mistura du Parlement européen.

« Il y a une augmentation constante du mouvement sur le côté militaire. »

Jusqu’à 16.000 personnes déplacées dans l’est d’Alep – Nations Unies

alep
Un marché frappé par des frappes aériennes dans rebelle al-Fardous quartier d’Alep

Jusqu’à 16.000 personnes ont été déplacées dans la ville syrienne d’Alep au cours des derniers jours suivants attaques intenses dans la partie orientale de la ville rebelle, l’ONU a dit.

chef humanitaire Stephen O’Brien dit que la région a « pas d’hôpitaux de fonctionnement gauche » et « stocks officiels alimentaires sont pratiquement finis ».

Des milliers d’autres sont attendus à fuir leurs maisons dans les prochains jours si les combats persistent, at-il ajouté dans un communiqué.

Warplanes pilonné l’est d’Alep tuer pendant la nuit au moins 18 personnes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme – un moniteur de guerre britannique.

L’armée syrienne et ses alliés ont fait une énorme avance dans la partie nord de assiégée d’Alep orientale le dimanche soir et lundi, alors que les rebelles se retirèrent à une ligne de front plus défendable après avoir perdu le contrôle d’un quartier clé.

La bataille d’Alep intensifie comme des enclaves rebelles tombent

Quelque 10.000 personnes sont censés avoir traversé dans les zones tenues par le gouvernement après que les forces syriennes ont d’énormes progrès dans l’est d’Alep.

la télévision d’Etat syrienne a montré des scènes jubilatoires que les personnes fuyant les lignes de front ont été transportés par autobus vers les districts maintenant sous le contrôle du gouvernement.

Mais beaucoup seront peur de l’avenir sous le régime d’Assad, où rien de moins que le soutien complet pour le président pourrait être une condamnation à mort.

Alors que beaucoup ont échappé aux zones tenues par les rebelles, des milliers restent dans ces districts lourdement bombardées confrontées à des situations d’aggravation que le carburant et la nourriture deviennent de plus en plus rares.

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