Il y a 60 ans, les pouvoirs publics interdisaient à la cantine les boissons alcoolisées aux moins de 14 ans.

VIDEO. Education : il y a 60 ans, à l’école, fini l’alcool !

Encore largement répandue chez les enfants de moins de 14 ans, la consommation d’alcool est légale dans les écoles au début des années 1950. En novembre 1954, Pierre Mendès France, alors président du Conseil, décrète la distribution d’un verre de lait à l’heure de la récréation dans toutes les écoles. Objectif : lutter contre la dénutrition et l’alcoolisme des enfants.

Il y a 60 ans, les pouvoirs publics interdisaient à la cantine les boissons alcoolisées aux moins de 14 ans. Deux ans plus tôt, le gouvernement Mendès France s’était attelé au problème.

« Ah le petit vin blanc qu’on boit… à la marelle… » Si on connaît mieux la version de cette chanson qui célèbre les guinguettes des bords de Marne, il n’est pas impossible que celle-ci ait été entonnée dans nos écoles avant 1956.

Ce n’est en effet qu’en août de cette année qu’est adoptée par le ministère de l’Education nationale une circulaire interdisant de servir toute boisson alcoolisée dans les écoles aux enfants de moins de 14 ans ! Les plus âgés — avec l’accord de leurs parents — pourront continuer à siroter à la cantine « des boissons ne titrant pas plus de trois degrés d’alcool ». Typiquement « pas plus d’un huitième de litre » de vin coupé d’eau par élève, précise encore le texte.

Un demi-litre de vin dans la besace

Cette décision est loin d’aller de soi à une époque où la consommation d’alcool en France est au plus haut, et où elle est encore largement répandue chez les petits. Dans un rapport de mars 1956, le comité consultatif national d’hygiène scolaire et universitaire estime que « l’expérience de Montgeron (Essonne) », où l’interdiction de l’alcool a été testée dans un internat, bien que « très spectaculaire et probante », « ne saurait dans les conditions présentes être étendue à toute la France ». Ce test ne représente qu’un « but vers lequel il faut tendre ». Le même rapport justifie enfin cette grande prudence par « la psychologie particulière qui existe dans certaines régions viticoles ».

Une résistance bien réelle et résumée à l’époque par le docteur Suzanne Serin, dont le témoignage a été récemment exhumé des archives de l’ORTF par France Info. « Un certain nombre de parents mettent dans le panier de l’enfant la boisson de leur choix. Souvent un demi-litre de vin, ou de cidre, ou de bière suivant la région. J’ai eu vent récemment, dans la région parisienne, d’un petit drame : les parents insistant pour que la boisson soit donnée aux enfants, le directeur s’y refusant… Les parents ont décidé que les enfants boiraient leur vin avant d’aller à l’école. Les enfants arrivent à l’école rouges, suants et dorment à moitié toute la matinée », s’alarme le médecin.

> A LIRE. «En famille, on servait souvent aux enfants un verre de vin coupé d’eau»

Apprendre en titubant ? Pas vraiment idéal, s’inquiètent les pouvoirs publics. Le gouvernement a véritablement commencé à lutter deux ans plus tôt contre ces habitudes persistantes. En novembre 1954, Pierre Mendès France, alors chef du gouvernement, crée le Haut Comité d’étude et d’information sur l’alcoolisme. Mais c’est surtout « le verre de lait de Mendès France » qui a marqué la mémoire collective. Pour « être studieux, forts et vigoureux, buvez du lait ! » clame alors le président du Conseil. Il décrète la distribution d’un verre de lait et d’un morceau de sucre à l’heure de la récréation dans toutes les écoles. Objectif : lutter contre la dénutrition et l’alcoolisme des enfants.

« Il a été pourtant accusé par ses détracteurs d’électoralisme. Beaucoup ont vu dans cette mesure un cadeau fait aux producteurs de lait, car Mendès était élu en Normandie (NDLR : dans l’Eure)…», rappelle Bernard Craplet, docteur délégué à l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie.

Même si l’alcool continue à faire des ravages chez les jeunes (« binge drinking », mortalité routière…), les efforts de PMF ont quand même payé : d’après une étude de FranceAgrimer parue à l’automne, un peu plus de 30 % des 15 à 19 ans sont des consommateurs réguliers de vin, alors qu’en 1980 ils étaient 60 %.

VIDEO. Le jour où : l’interdiction de l’alcool à l’école

Interdit dans les lycées en… 1981

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce n’est qu’en septembre 1981, peu après l’élection de François Mitterrand, que les boissons alcoolisées ont été définitivement bannies des lycées. Selon les termes de la circulaire du 3 septembre, « l’eau est la seule boisson hygiénique recommandable à table ». « Dans les cantines et les restaurants scolaires, il n’est servi aucune boisson alcoolisée, même coupée d’eau », tient à préciser le ministre de l’Education nationale de l’époque, Alain Savary, en réponse à une question du député d’opposition Antoine Gissinger sur sa politique de lutte contre l’alcoolisme chez les jeunes. Ce texte vient donc parachever la circulaire de 1956, qui n’interdisait de servir de l’alcool dans un établissement scolaire qu’aux moins de 14 ans.

Le père de Zakir Naik décède ( Inna lillahi wa Inna Ilaihi Rajioon)

Le  père de Zakir Naik décède

Zakir Naik est le plus jeune des cinq enfants du Dr Abdul Karim.

Zakir Naik, Zakir Naik père, mumbai Zakir Naik, Zakir Naik père décède, Zakir Naik père mort, le père Zakir Naik est mort, Abdul Karim Naik, nouvelles inde, nouvelles express indienDr Abdul Karim Naik a été enterré au cimetière Nariyalwadi dans Mazagaon. (Source: express Photo par Nirmal Harindran)Le père de Controversé islamique prédicateur Dr Zakir Naik est décédé dans la ville après avoir subi une crise cardiaque tôt dimanche matin. Dr Abdul Karim Naik (87) était un psychiatre bien connu et activiste social. Originaire de Ratnagiri, Naik avait fait un nom pour lui-même comme un chef de file de la communauté et avait partagé d’excellents rapports avec les politiciens ainsi que des officiers supérieurs de la police de Mumbai.Zakir Naik est le plus jeune des cinq enfants du Dr Abdul Karim. L’octogénaire avait été malade pendant un certain temps. Il a été déclaré mort à 03h30 dimanche après avoir subi une crise cardiaque. Il a ensuite été enterré au cimetière Nariyalwadi à Mazagaon. Dr Zakir Naik était pas présent pour les funérailles, mais ses associés a affirmé qu’il allait bientôt retourner en Inde.

La smala.. des rats pas trier.

Zemmour, un produit made in

Eric Zemmour c’est le frère de Bernard Henry Levy, le cousin de Glucksmann, la sœur de Finkielkraut, . Vu d’Algérie,et de la diaspora, le Zemmour est un guignol qui crache son venin sur notre peau et raille notre accent. C’est un pied-noir qui veut refaire la guerre d’Algérie, la gagner tout comme a fait Rambo dans son opus éponyme lorsqu’il s’en est allé délivrer des soldats américains encore retenus au Vietnam et a dézingué la moitié de l’armée viet au passage. En deux mots, c’est un aigri dopé à la haine de l’autre surtout s’il a le teint qui varie entre le mat et le noir foncé, qui parle un français approximatif juste bon pour faire son marché à la grande surface du coin ou recevoir ses allocs. Mais Zemmour Eric, en France, est presque un héros qui dit tout haut ce que certains  Français qui n’ont vraiment rien de gaulois.. pensent tout haut également parce qu’être raciste et facho est devenu à la mode en Hexagone. Dire du mal de l’étranger, stigmatiser une race et une religion en particulier, surenchérir entre intellos nourris aux idées d’extrême droite sont les produits made in France qui se vendent le mieux après le pinard. C’est dire le virage dangereux pris par nos voisins d’en face qui veulent nous refourguer nos émigrés partis peupler la France et la france de Navarre, soixante ans plus tôt. C’est que le polémiste en chef du service public persiste et signe dans sa guerre de tranchées contre les musulmans de France qu’il veut repousser sur les rivages de la Méditerranée et embarquer sur les bateaux du retour à défaut de les noyer. Dans ses prévisions holocaustiques, il voit la France se diviser en deux : d’un côté, les blancs chrétiens, juifs, bouddhistes, athées, agnostiques et francs-maçons.

De l’autre côté des barricades, les Arabes, les noirs, les basanés rassemblés sous la bannière d’un Daech hollywoodien. Le Zemmour prédit «le chaos» et une «guerre civile» parce que les musulmans de France, comme il l’affirme, sont un peuple insoluble dans le peuple français. Ils «vivent entre eux», dira-t-il à un quotidien italien, dans des banlieues et que les Français se sont vus dans l’obligation de les quitter de peur de perdre leur vocabulaire. Pour le Zemmour, la solution est simple : revenir à l’Histoire. «Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ?», répondra-t-il. Simple, sans fioritures, ni peur ni regrets. La déportation, ça a toujours marché et c’est efficace. Des propos graves, sortis de la bouche d’un pyromane irresponsable qui bénéficie d’une impunité sans pareille. Indignation légitime et impuissante des pestiférés : l’Observatoire national contre l’islamophobie, qui dépend du Conseil français du culte musulman (CFCM), l’instance représentative de l’islam de France condamne et dénonce. «Que font les pouvoirs publics devant le déferlement de tant de haine ?». Le point d’interrogation restera sans doute orphelin et ce n’est certainement pas Hollande qui nous contredira. En Algérie, on commence à appréhender cette opération de relogement forcée déjà qu’on ne s’en sort pas avec nos propres déshérités. La solution : ouvrir les portes du Sahara et bâtir une nouvelle Algérie. Utopique, mais quoi de mieux qu’un bon rêve pour finir une mauvaise année.

La france sous-occupation

La france sous-occupation

Ça fait un bout de temps que le clown triste Finkielkraut et une poignée d’israélolâtres (estrosi…..morano, et compagnie…..tout « genre  » confondu…. se sont mis en quatre pour défendre un principe : celui de l’identité nationale,voile,burkini..et j’en passe, Avec quelle véhémence il faut les entendre glapir. La patrie über alles !
Racines, terroir, verts pâturages, clochers carillonnants…troquets … Leurs cœurs vibrent à l’unisson pour des images de carte postale .. Les voilà prêts à se damner pour un défilé de Jeanne d’Arc et phillipot…pour une pride commune…. Ne sont-ils pas « à l’avant-garde de la République », comme le déclare le toréador coquet … Que dis-je, de la République ? De la France éternelle ! C’est beau, et comment dire ? C’est trop beau. On ne leur connaissait pas, à ces gens-là, cet attrait irrépressible, cet amour inextinguible, cette passion folle pour France-la-doulce. Cette soif de Clovis et de Charlemagne. Cette nostalgie du curé de campagne….et de rabi-jacob…quoique ils ont eu le temps de se connaitre…dans les étables cachés pendant les guerres…
Fut un temps pas si lointain où, les yeux injectés de sang, ils sortaient de leurs gonds dès que l’expression « identité nationale » survenait dans la discussion. Le plus banal des gaullistes était tenu pour un adepte de netanyahou.  J’ai très bien connu cette époque idiote. On les voyait alors éructer, sangloter, se couvrir la tête de cendres, agonir le nazi qui avait osé proférer une saleté démentielle qui rallumait les crématoires d’antan. Que n’ai-je entendu sur l’identité nationale. Ils auraient donc changé…
Après tout, la rédemption ça existe. Changé, mais pourquoi ? Oui, pourquoi ? Parce qu’ils sont subitement tombés raides dingues du pays de Racine et Corneille, de la « mère des arts, des armes et des lois » ? Parce que leurs yeux s’illuminent lors des Grandes Eaux de Versailles ? Parce qu’ils tombent à genoux quand ils visitent la cathédrale de Chartres ? Parce qu’il leur est impossible de passer une journée sans s’évanouir d’extase en lisant une page de Saint-Simon ? Ce serait un peu vite oublier que Finkielkraut a fondé avec BHL l’Institut d’études lévinassiennes, basé à Jérusalem ; que Gilles-William Goldnadel est président de l’Association France-Israël ; que Meyer Habib a été un gros bras des milices sionistes ; j’en passe. Si tous les cerveaux fonctionnaient convenablement, je veux dire sans tabou ni auto-hypnose, bref à 37 de température, on comprendrait vite que ce n’est pas tout à fait le thème de la pièce de théâtre qui est en train de se jouer devant nous. Car ces nouveaux convertis n’ont qu’un objectif en tête, pas très difficile à comprendre pour qui les observe depuis longtemps : celui de rendre honorable l’idéologie maladivement tribale d’Israël, d’en faire la propagande sous tous les climats et de profiter de l’occasion pour jeter un pont entre les sionistes et une certaine droite, prête à tout pour sortir la tête de l’eau ou( bien j’allais dire tete de veau……..le crif n’etant pas loin…)
On assiste à une telle proximité dans chaque livraison de Causeur, le magazine de l’hystérique Lévy (pas BHL, l’autre) ou dans Valeurs actuelles (président du conseil de surveillance : Olivier Dassault), pour ne citer que ces deux organes de la Francisraël. Dans le viseur, la cible principale : l’islam. Avec son cortège désigné : l’antisémitisme, le révisionnisme, le renouveau du nazisme, etc. Je sais bien qu’ils ne profèrent pas que des bêtises. Ils ont parfois de belles envolées. Le lyrisme, ça les connaît. Parfois ils dansent en rythme. Causeur a réalisé en début d’année un joli dossier sur Dieudonné et Ernst Jünger. On appelle ça de la récupération. Le piège à loups est tendu. Et c’est dans ce piège gros comme Meyer Habib un gorillr femen… (peu mis en avant car aussi mou du bide que du bulbe) que tombent ceux qui veulent bien s’y laisser prendre, parce qu’ils y trouvent un intérêt quelconque, souvent d’ordre personnel et carriériste. Le dernier en date, Ivan Rioufol, résidant au Figaro, l’avoue sans hésiter :
Et Zemmour, là-dedans …..qui s’en prend aux vrais responsables de la montée de l’antisémitisme en Occident et dans le monde, il devrait systématiquement pointer du doigt les États-Unis et pas les musulmans…,qui sont en France avant que n’existe le pays virtuel..et imposé…spolieur…pays raciste…etc… Pour rappel à cette tete d’embryon de rat… Non, Zemmour, ce sont les occidentaux sionisé qui ont armé les islamistes dans les années 1980 en Afghanistan, eux qui leur ont fait jouer une influence néfaste en Europe dans les années 1990, et puis eux encore qui ont rompu l’équilibre au Proche-Orient en menant une suite infernale de guerres néo-coloniales sans scrupules qui arment « DAEECH »… d’ailleurs qui n’a rien à voir avec l’islam…Ils ne sont pas musulmans, ils sont athées, juifs ou chrétiens dans la version la plus nulle de toute l’évangélique.on vous le dit… que le plus gros vecteur d’antisémitisme au monde…c’est Israël lui-même, pays le plus cordialement détesté par toute la planète du fait de l’état de guerre permanent qu’il inflige à la région (et au reste du monde par extension), de sa paranoïa furieuse, de son racisme pénible, de sa chutzpah ostentatoire et de la propagande roublarde qu’il fait ingurgiter tous les jours, 24h sur 24, à tous les peuples de la terre – l’une des plus grosses pompes à fric de l’histoire….Avant de désigner le banlieusard de base, c’est par là que Zemmour devrait creuser et non dans l’interprétation oiseuse de sourates dont il ne maîtrise pas le sens. Le « banlieusard de base » « salafisé » tombe dans les pièges tendus par le système ; comme les autres, et parfois un peu plus que les autres…..du faites de leurs nouvelles conversion… Il a sa part de responsabilité, qui s’appelle prioritairement la connerie…..son employeur on le connait car ce n’est pas lui qui a dressé les plans….Il n’est pas l’ordonnateur des conflits. C’est un maillon de la chaîne, un pion, un type qui n’est pas intégré dans une société devenue inintégrable et qu’on envoie au feu sans vergogne pour que son geste jette l’opprobre sur une communauté qu’il croit défendre et une cause qu’il entend servir. Alors, doucement les basses, haut les coeurs et désignons les vrais coupables de ces fléaux sans tomber dans les rets que dressent les agents d’Israël pour des intérêts qui ne sont pas ce que cherche le peuple de France….dans sa majorité…..malheureusement une poignée aux pouvoirs…est là …. ceux qui sont contre les creches…ou les mosquées…qui en murs les bancs publics…ça vous rappel pas…une terre spolier… H.B.Lakhdar…votre devoué…

De nos jours la violence est devenue une menace qui dicte ses lois et qui met les responsables aux abois.

La violence, cette semence indésirée

De nos jours la violence est devenue une menace qui dicte ses lois et qui met les responsables aux abois.

En effet, la violence est partout et contamine chaque jour de nouvelles victimes. Elle demeure comme un mal opaque et lourd et qui s’infiltre par les cieux et non pas comme autrefois par les déserts et les ports. Et oui, le monde actuel est en face des retombées des négligences des parents. L’aspect matériel a pris le dessus sur nos vies et nos propres maisons se sont transformées en hôtels où nous passons uniquement nos nuits. En effet, beaucoup de parents ne connaissent pas vraiment leurs enfants. La vie de famille se résume à un diner qui dure quelques minutes où souvent la discussion est autour d’un sujet banal. Le travail bouffe le temps et la nuit on a tous envie de nous installer devant notre P C ou devant notre téléviseur.

Les mamans qui travaillent n’ont même pas le temps de faire une petite révision aux mioches. Et oui, la violence est une conséquence d’une négligence de la part des parents qui sont dépassés par les événements ou qui comptent surtout sur l’école. Les parents devraient savoir que leurs marmots ont besoin de tendresse et d’amour. Les parents devraient savoir qu’on ne répare pas l’absence avec des présents ou des billets d’argent. Les parents devraient savoir également, que les discussions ouvrent les cœurs et réparent les torts. Les toits des maisons devraient avoir l’air des Edens et non pas celui de paisibles et froides prisons. Les petits ont besoin d’un climat clément où on châtie celui qui ment. Les gosses ne sont rien que des pages vierges et c’est à nous de faire d’eux ce que nous voulons.

C’est à nous que revient la tâche de l’éducation et non pas à l’école du coin ou à la crèche où des poupées avec des mèches donnent des leçons sèches. C’est à nous les parents de veiller à la bonne éducation de nos bambins et non pas aux proches et aux voisins. C’est à nous de faire preuve de civisme et d’aider nos petits à respecter les autres. C’est à nous de faire preuve de patience et de tolérance envers ceux qui nous insultent et qui nous manquent de respect. C’est à nous de pardonner et de toujours donner aux pauvres et aux démunis. C’est à nous de faire preuve de compassion avec les malades et les nécessiteux. C’est à nous de les accompagner et de leur montrer notre disposition à les écouter et à les orienter.

En effet, les jeunes ont tant besoin de cette chaleur de la famille. Ils ont tant besoin de cet amour qui se dégage de l’entente des parents. Il est vrai, la cohésion familiale joue un rôle important dans la protection des jeunes. L’entente familiale reste la seule arme qui protège les petits contre les affres de la rue. Et oui, la rue efface tout ce que l’école inculque. La rue prépare le petit à la délinquance. Elle lui ouvre les portes des délices de l’interdit. La rue invite le mioche à ce qui bas et moche. La rue casse les tabous et dote les hardis de sabots. La rue kidnappe les petits de ceux qui n’ont pas su protéger leur rejeton. Et oui, la rue va faire d’eux des monstres et des démons. La rue va les métamorphoser en individus cruels et rancuneux. La rue va faire d’eux des bandits et des criminels. La rue va les aider à aimer le vice et les chemins qui divisent. La rue sera le sanctuaire sacré pour ces enfants qui ne sont malheureusement rien que des victimes. La rue sera la deuxième école qui va leur apprendre comment vivre avec la force du bras. Elle va les inciter à haïr tous les autres habitants de la cité. La rue fera d’eux des rebelles qui iront chercher la paix au fond des bouteilles de vin. La rue abreuve leurs âmes de breuvages âcres et sauvages et fera d’eux des errants sans cœur et sans visage.

Ils seront des robots au service du mal. Ils seront une armée de damnés qui ne veut ni perdre ni gagner. Et oui, la rue récupère ceux qui n’ont ni instruction, ni éducation ni repères. La rue recrute chaque jour de nouvelles victimes et pour faire de leur quotidien des épithalames virtuels et sans rime. Combien de parent ont rendu visite aux établissements scolaires pour demander des nouvelles de leurs enfants? Est-ce que les parents connaissent les noms des professeurs de leurs mioches? Non, les parents sont démissionnaires et c’est l’école qu’on accuse en cas d’échec. Les parents de nos jours ne répondent même pas aux convocations. Les parents de nos jours ne participent pas aux réunions pour la création des associations des parents d’élèves. Ils ne jettent même pas un coup d’œil sur le carnet de correspondance qui contient les notes et les absences de leurs enfants.

Les parents de nos jours pensent que leur tâche consiste à travailler pour faire vivre leur enfant et que le reste n’est que secondaire. Non, les parents ont une part de responsabilité sur ce qui arrive aux sociétés musulmanes et arabes.

Les parents devraient investir dans l’éducation de leur enfant avec la mise en place d’un suivi rigoureux de la scolarité et surtout des fréquentations de leurs enfants. Ils devraient rendre visite aux établissements scolaires et discuter avec les professeurs et les administrateurs. Les Etats arabes devraient créer des services sociaux qui auront pour tâche le suivi des enfants qui ont des problèmes familiaux. Il a été prouvé que les enfants qui basculent dans la violence sont ceux qui souffrent de pauvreté ou qui vivent dans des foyers où règne la violence. Mais c’est quoi la violence? La violence est un moyen d’expression réservé uniquement aux faibles et aux ratés. La violence est le langage des malades et des fous. La violence est un comportement non humain. La violence est cette balade chez le monde des malades. En effet, la violence est un comportement étrange à nos mœurs et traditions.

Pour nous, l’homme fort est celui qui sait contrôler ses pics de colère. L’homme fort est celui qui ne répond pas aux provocations des envieux. L’homme fort est celui qui ne répond pas aux insultes. L’homme fort est celui qui tolère les erreurs des autres. L’homme fort est celui qui pardonne et qui donne sans attendre des remerciements. L’homme fort est celui qui ouvre son toit au faibles et aux démunis. L’homme fort est celui qui partage son repas avec ses pauvres voisins. L’homme fort est celui qui assiste les malades et qui aime et respecte les habitants des autres bleds. Et oui, le moment est venu pour stopper cette fuite en avant.

Le moment est venu pour dire non à cette violence dans les rues, les écoles et les stades. Le moment est venu pour dénoncer toutes les formes de violence. Les professeurs n’ont plus le droit d’user de propos blessants et les élèves devraient faire preuve d’intelligence. Les parents devraient revoir leur calendrier. Les foyers devraient redevenir des salons où on raconte des blagues et où on voit des émissions ou des films. Il est interdit aux parents de fuir ou de se cacher dans les chambres. Le net n’a qu’une heure par jour et la nuit est l’occasion à la famille pour faire la fête. Il faut qu’il ait un climat de confiance. Nos rues devraient avoir des caméras afin que les voleurs chôment un peu et nos écoles devraient redevenir des mosquées où on apprend la science et la bonne parole.

Nous savons que les jeunes d’aujourd’hui sont les hommes de demain. Nous savons ce qui se passe chez nos voisins et ce qui se passe chez les Etats arabes. Ce sont les jeunes qui sont en guerre contre leurs frères. C’est le langage des armes qui prime et qui fait chaque jour de nouvelles victimes. Nous avons la chance d’avoir cette paix et nous savons tous que cette dernière n’a pas de prix. Nous avons également la chance de déjouer les plans de ceux qui sont envieux et qui désirent déclencher la guerre de nos jeunes contre nos vieux. Pour finir, nous dirons que la violence n’est qu’une semence qui ne peut avoir un acte de naissance si nous conjuguons nos efforts et que nous demeurons unis au service de notre patrie l’Algérie qui est notre âme et corps.

Le porte-avions russe « Admiral Kuznetsov » a atteint les côtes algériennes 31/10/2016

Le porte-avions russe « Admiral Kuznetsov » a atteint les côtes algériennes  31/10/2016

Le porte-avions russe "Admiral Kuznetsov" a atteint les côtes algériennes

La flotte russe, dirigée par le porte-avions « Admiral Kuznetsov » accosté, hier, au port d’Oran, selon plusieurs sites spécialisés dans les affaires de défense. En plus du porte-avions, la flotte est composée aussi du pétrolier Serguey-Osipov, chargé de le ravitailler.

A noter que la flotte russe, en route pour la Syrie, effectuera, selon plusieurs sources dont « Interfax » des exercices le 3 novembre prochain à l’Est de l’Algérie, près des côtes de Jijel.

À bord du « Admiral Kuznetsov », plusieurs avions et hélicoptères de combat, dont les chasseurs SU-33, MiG-29KR et MiG29-KUBR, et l’hélicoptère Ka-52K, renforceront les forces aériennes déjà déployées en Syrie par la Russie. L’Amiral Kouznetsov, habituellement basé à Severomorsk, dans la mer de Barents, sera déployé à Tartous, où la Russie a annoncé s’apprêter à transformer ses installations portuaires en base navale permanente.

Pour ce premier engagement opérationnel, le navire est aussi accompagné par une petite armada: le croiseur Piotr Veliki, le navire de guerre Vice-Amiral Koulakov et des navires anti-sous-marins…

MOTS POUR MAUX : Survivre ou disparaître

MOTS POUR MAUX : Survivre ou disparaître !

 


Finalement, certains  douars  de la wilaya à l’instar de Beni Yefran paraissent  avoir opté pour l’un des plus durs crédos de l’existence, celui de survivre ou de disparaître à jamais de la carte de géographie. Beaucoup de leurs  habitants les ont carrément quitté et ont fui vers d’autres douars plus cléments, leurs derniers survivants se battent quotidiennement contre la mal vie qui règne en maîtresse du lieu car la satisfaction du moindre besoin a fini par nécessiter tant d’efforts et de dépenses, et vivre est devenu impossible en ce lieu de la mort   qui a choisi de se distiller si lentement avec  tant de privations …! Ces hameaux de la  désolation, mis à la marge depuis l’indépendance tendent à s’engouffrer au fond d’une misère sociale  qui  s’accentue d’une année à l’autre , ils paraissent à ce jour  n’avoir bénéficié d’aucun plan de développement socio-économique ; les conditions d’existence sont plus que défavorables, et  tout semble manquer en ces  déserts où la vie a décidé de faire une halte ; la survie a pris sa relève et semble être l’unique choix proposé aux derniers « résistants » qui combattent quotidiennement pour s’assurer un semblant de vie trop dure à endurer…! Les malheureux citoyens, qui les occupent encore, faute de mieux, trouvent assez de mal à joindre les deux bouts d’un sort qui s’acharne à les malmener d’un manque à l’autre, le moindre besoin est devenu une des taches les plus ardues à réaliser. A titre d’information, l’approvisionnement régulier en produits alimentaires revient trop cher pour  ces pauvres gens, il nécessite un long déplacement de bonne heure vers les proches localités, mais surtout le déboursement d’une facture supplémentaire et salée, allant de 200 à 300 dinars  après chaque ravitaillement effectué. Quant aux bouteilles de gaz si utiles à tant de besoins domestiques, elles demeurent excessivement coûteuses, de par les frais de transport qui s’élèvent également à deux centaines de dinars. Ces défavorisés de tant de douars isolés, sont contraints souvent  à la marche quotidienne  de longs trajets  pour se rendre au travail au sein de divers chantiers de construction de bâtiments, où ils exercent en qualité d’ouvriers. Les cultures vivrières  qu’ils pratiquaient, ont fini par ne plus rapporter  et ont tendance à disparaître, de par les prix excessifs des semences, la sécheresse qui sévit et surtout  le manque d’eau pour l’irrigation de ces  cultures. Aujourd’hui, ces  douars  tendent à  dépeupler  d’année en année, les gens se sont lassées  d’attendre le train du développement  qui ne semble point décider, à se frayer un chemin au sein de ces douars qui attendent  encore  le transport public qui fait toujours défaut, la route qui s’arrête souvent  au bas des douars et n’ose plus les rallier  ,l’éclairage public dont les rares lampes ont été grillées depuis des lustres  et  malheureusement omises d’être changées, la rareté de l’eau qui ne vient qu’une fois par semaine et souvent oublie de revenir durant des mois , les tonnes d’ordures qui occupent les  douars depuis  qu’ils existent et tant de bonnes choses qui manquent cruellement et ont fini par pousser une dizaine de familles à s’exiler vers d’autres communes au lieu de rester mourir à petit feu au sein de ce douar qui semble être condamné à un oubli définitif…. !

Quand le peuple Algérien a dit Non

 62 éme, ANNIVERSAIRE DU DECLENCHEMENT DE LA REVOLUTION :images

Constatant que toutes les possibilités de lutte pacifique étaient épuisées, particulièrement après les massacres du 8 mai 1945 qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts dans l’est algérien à Sétif, Guelma et Kherrata, le 1er novembre 1954, un groupe de nationalistes composé d’hommes jeunes et résolus prenait l’initiative de déclencher la Guerre de libération nationale contre une puissance coloniale que fut la France.



62EME ANNIVERSAIRE DU DECLENCHEMENT DE LA REVOLUTION : Quand le peuple Algérien a dit Non
C’est au cours de deux réunions tenues le 10 et 24 octobre 1954 à Alger que le Comité des Six a mis les dernières touches aux préparatifs pour le déclenchement de la guerre de libération. D’importantes questions furent débattues par les présents : Le nom à donner à l’organisation dont la naissance était imminente et qui était destinée à se substituer au Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action. C’est ainsi que fut décidée la création du Front de Libération Nationale et de son aile militaire représentée par l’Armée de Libération Nationale.

Les préparatifs :
La première mission du Front consistera à entrer en contact avec l’ensemble des courants politiques composant le mouvement national afin de les inciter à rejoindre les rangs de la Révolution et à mobiliser les masses pour la bataille décisive contre l’occupant français.
– Arrêter la date du déclenchement de la guerre de libération : le choix de la nuit du dimanche au lundi 1er novembre 1954 en tant que date de déclenchement de l’action armée obéissait à des données militaires tactiques, parmi lesquelles le départ d’un nombre important de soldats et officiers de l’armée d’occupation en congé de fin de semaine qui sera suivi par la célébration d’une fête chrétienne, ainsi que la nécessité d’introduire l’effet de surprise.
– Définir la carte des zones, désigner leur direction de façon définitive et mettre les dernières touches à la carte du plan d’attaque de la nuit du 1er novembre (carte des principales opérations du 1er novembre 1954)
– Première zone – Les Aurès : Mustapha Benboulaïd
– Deuxième zone – Le Nord Constantinois : Didouche Mourad
– Troisième zone– La Kabylie : Krim Belkacem
– Quatrième zone – Le Centre : Rabah Bitat
– Cinquième zone – L’Ouest Oranais : Larbi Ben M’hidi
– Définir le mot de passe pour la nuit du 1er novembre 1954 : Khaled et Okba

Le déclenchement :
La Révolution a débuté avec la participation de 1200 moudjahidine (combattants) au niveau national, dotés de 400 pièces d’armement et de quelques bombes artisanales seulement. Les attaques visèrent les postes de gendarmerie, les casernes de militaires, les dépôts d’armement ainsi que d’autres intérêts stratégiques et également certaines propriétés accaparées par les colons…. Les attaques des moudjahidine ont englobé plusieurs régions du pays et visé plusieurs villes et villages à travers les cinq zones : Batna, Arris, Khenchela et Biskra pour la zone I, Constantine et Smendou pour la zone II, Azazga, Tighzirt, Bordj Ménaiel et Draâ el mizan pour la zone III. Au niveau de la zone IV, elles ont concerné Alger, Boufarik et Blida tandis que Sidi Ali, Zahana et Oran, dans la zone V étaient au rendez-vous pour le déclenchement de la Révolution (Carte du découpage politique et militaire de la Révolution 1954-1956) De l’aveu même des autorités coloniales, le nombre d’opérations armées contre les intérêts français menées à travers toutes les régions d’Algérie au cours de la nuit du 1er novembre 1954 s’est élevé à trente opérations dont le bilan s’est soldé par la mort de 10 Européens alors que 23 autres étaient blessés tandis que des dégâts matériels ont été estimés à plusieurs centaines de millions de francs français. Toutefois, la Révolution a déploré, au cours de cette première étape, la perte des meilleurs de ses fils tombés au champ d’honneur, tels que: Abdelmalek Ramdane, Grine Belkacem, Badji Mokhtar, Didouche Mourad et autres.

La Déclaration du 1er Novembre 1954 :
L’action armée a précédé la proclamation de la naissance du « Front de Libération Nationale » qui a rendu publique sa première déclaration officielle connue sous le nom de « Déclaration du 1er Novembre ». Cet appel, adressé au peuple algérien dans la nuit du 31 octobre 1954 et diffusé au cours de la matinée du 1er novembre, définissait les principes et les moyens de la Révolution, traçait les objectifs qui sont la liberté et l’indépendance et jetait les bases de la reconstruction de l’Etat algérien et la liquidation du système colonial. Dans la Déclaration, le FLN a précisé les conditions politiques requises pour parvenir à cela sans effusion de sang ni recours à la violence. Il y expose également les conditions dramatiques vécues par le peuple algérien qui l’ont poussé à prendre les armes afin d’atteindre ses objectifs nationalistes, faisant ressortir les dimensions politique, historique et civilisationnelle de cette décision historique. La Déclaration du 1er novembre 1954 représente en quelque sorte la constitution de la Révolution et la référence première qui a guidé les dirigeants de la lutte de libération et tracé la voie aux générations suivantes.

La guerre de libération :
Une guerre qui dura huit ans. Le déclenchement se fît par plusieurs attentats la nuit du 1er novembre 1954 en différents points du territoire. C’est la première action d’un mouvement, le FLN qui diffuse depuis le Caire une émission radio invitant le peuple d’Algérie à s’associer dans une lutte nationale pour « la restauration de l’Etat algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l’Islam. » La plateforme de revendications avancées aux autorités françaises trouve sa réponse chez le ministre français de l’intérieur, François Mitterrand : « la seule négociation possible est la guerre ». C’est également la réaction du président du Conseil, Pierre Mendès France qui déclare à l’Assemblée nationale : « A la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse. Qu’on n’attende de nous aucun ménagement à l’égard de la sédition, aucun compromis avec elle. On ne transige pas lorsqu’il s’agit de défendre la paix intérieure de la Nation et l’intégrité de la République. Les départements d’Algérie font partie de la République, ils sont français depuis longtemps. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cédera sur ce principe fondamental. L’Algérie c’est la France et non un pays étranger que nous protégeons. » Alors que la France accorde leur indépendance à la Tunisie et au Maroc, elle la refuse à l’Algérie. Le pétrole du Sahara n’incite pas non plus à se séparer des « joyaux de la couronne. » L’armée française boucle les frontières et la guerre commence. Une guerre où l’armée coloniale a généralisé sa barbarie à tout le territoire algérien alors qu’avant 1954 les actes étaient localisés à une région tels les massacres du 8 mai 1945, ou une tribu ou encore un village. Une véritable guerre avec ses héros et ses criminels, ses victimes innocentes, ses résistants torturés à mort ou guillotinés ou exécutés froidement les mains liées dans le dos ou aidés à « se suicider », ou jetés d’un hélicoptère, avec ses tortionnaires diplômés de la Gestapo, avec ses « porteurs de valise » qui se sont battus pour une Algérie libre. Une guerre avec ses villages brûlés, ses filles violées et ses enfants morts de faim ou de froid ou d’une balle lors de fusillades sur des manifestants. Une guerre où un enfant de treize ans rêve de mourir en martyr. Une guerre où les enfants payent encore de leur vie en jouant avec les mines antipersonnel disséminées le long des frontières avec les pays voisins. Une guerre sans merci où l’armée française usa de tous les moyens pour allonger le nombre de victimes portant à plus d’un million et demi le nombre de martyrs algériens depuis son arrivée un certain 14 juin 1830. Une guerre aux blessures indélébiles. Les Aurès furent le premier territoire conquis suivi par le Djurdjura et l’état d’urgence y est proclamé. En 1955 les effectifs de l’armée passent de 100 000 hommes à 400 000 hommes en 1956.

Le 20 août 1956, le Congrès historique
de la Soummam
Le 20 août 1956 le Congrès historique de la Soummam adopte la plateforme du FLN qui définit les buts de la guerre, fixe les conditions du cessez-le-feu, des négociations de paix avec comme seul et unique représentant du peuple, le FLN. La guerre dure jusqu’à ce que les dirigeants de l’Etat français ouvrent des négociations avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne et reconnaissent le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance, le 5 juillet 1962.

Le déclenchement de la lutte armée a été l’aboutissement d’une longue évolution du mouvement national avec ses avancées et ses échecs.

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Chroniques de Novembre, de la Pointe Pescade à Ouled Moussa des Aurès

La genèse : « Le déclenchement de la lutte armée a été l’aboutissement d’une longue évolution du mouvement national avec ses avancées et ses échecs. Il est aussi la continuité de la décision prise par nos pères qui ont préféré la liberté à l’esclavage. Des hommes, dont plusieurs sont peu connus par la génération post-indépendance, ont ouvert par leurs actions et leur parcours révolutionnaire, la voie à la Révolution du 1er Novembre 1954.

L’histoire retient que le passage à la lutte armée tant attendu, n’a été décidé, que lors de la réunion des «22» militants de l’OS, le 25 juin 1954, à Clos-Salembier (El Madania, Alger), ou l’ordre du jour était «le déclenchement de la guerre de libération nationale». Le groupe des «22» va désigner une direction composée des «Six» responsables de l’Organisation spéciale (OS) qui sont : Mohamed Boudiaf, Mustapha Ben Boulaïd, Mourad Didouche, Larbi Ben M’hidi, Rabah Bitat, Belkacem Krim.

La réunion des «Six» historiques, a été conçue et s’est déroulée le 23 octobre 1954 à Pointe-Pescade, actuellement Raïs Hamidou, dans la proche banlieue d’Alger, plus précisément sise 24 rue Comte Guillot, actuellement, avenue Bachir Bedidi. à ces six s’ajoute le septième acteur de cette réunion secrète qui est le regretté Mourad Boukechoura chez lequel les «Six» se sont réunis et ont décidé du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, soit une semaine après, dans le secret absolu de la clandestinité. » (El Moudjahid du 1/11/2012.)

Vallée des Ouled Moussa

A une encablure d’Ichmoul, commune montagneuse des Aurès, on descend dans la large vallée par son versant nord pelé et rocailleux des Ouled Moussa. Son versant opposé est boisé. Au milieu des quelques maisonnettes en pierre nue, qui se confondent presque avec la roche, une sorte de bâtiment administratif jouxte l’esplanade de l’ancienne stèle. Celle-ci apparemment en bronze, est conçue sous la forme d’une fusée à trois ailerons sur sa rampe de lancement. L’idée généreuse des concepteurs suggère probablement la symbolique du déclenchement de la révolution le 1er Novembre 1954. Du côté droit et à quelque deux cents mètres, la nouvelle stèle est érigée au-dessus d’un forum auquel on accède par un large escalier fait de pierre de sable. L’esplanade ceinte d’une muraille est centrée par un immense obélisque carré en forme de 1, il est clair qu’il s’agit du jour rappelant au colonisateur sa fête de tous les saints (La Toussaint rouge). Mon compagnon aborde le vieux gardien en langue chaouie, celui-ci, très affable, se faisait un plaisir en nous présentant les lieux. Il nous présente l’immense fresque portant les noms des six chefs historiques de la région, dont Si Mostefa Benboulaïd. Les noms de tous les martyrs des Ouled Moussa et d’ailleurs, sont gravés et consignés par année, de 1954 à mars 1962. Le froid glacial et la voix du gardien sont les seules choses perçues sur le moment, l’imaginaire gambade sur cette contrée moins désolée et inhospitalière qu’il y a plus d’un demi-siècle. Se pouvait-il qu’un lieu-dit, perdu dans l’immensité du massif saharien, ait servi de berceau à l’une des plus grandes révolutions du XXème siècle ? L’orateur montre du doigt une vieille masure au-delà de l’oued sur le piémont opposé : « C’est là qu’on entreposait les premières armes de la future lutte ». Ce sanctuaire historique devrait être érigé en haut lieu de pèlerinage pour que les générations d’après-Novembre s’en souviennent. Quelles ont été les motivations de ces hommes mythiques qui, à un moment de leur vie, ont abandonné tous les attraits, mêmes matériels, pour certains d’entre eux ? Si Chihani, lettré dans les deux langues, pouvait se fondre dans la masse et couler des jours heureux. Il était le premier initiateur du commissariat politique qui devait encadrer la population au cours de son long combat contre l’occupant. Que dire de ces Abbès Laghrour et Mostefa Boucetta, des hommes trempés de dignité qui ont fait le serment de laver par leur sang l’honneur de leur nation. Existe-il encore ce genre d’hommes ?

Le silence assourdissant des lieux fait battre les tempes. A-t-on le droit de faire parjure au serment de ces humbles seigneurs qui, en dépit de la surpuissance de l’ennemi, ont juré sa perte au prix de leur propre perte. Si Mostefa n’est-il pas mort à l’orée du déclenchement de la lutte armée ? Notre vieux gardien, né en 1937, année de la création du PPA, quoique fier de sa révolution, nous dit en guise d’adieu ceci : « Dites là-bas, que le colonialisme n’est pas tout à fait parti et que l’indépendance n’est pas tout à fait là ! ». Nous quittons le lieu, un long silence pesant s’installe entre mon compagnon et moi. Nous devions penser la même chose, en ce qui me concerne aurais-je pris le sentier du maquis au moment venu ? Et si j’étais en âge de le faire, aurais-je pu ? On ne saurait le dire et ce n’est pas évident ! L’agglomération d’Arris est vite traversée, il n’y a pas de grands changements au regard des besoins de cette population, dont toute la nation devrait lui être redevable pour avoir enfanté des hommes de l’envergure de Si Mostefa. L’état de ses routes mérite un peu plus de volonté d’investissement. Le tunnel de Tighanimine qui enjambe la route de Biskra à quelques kilomètres d’Arris, est probablement le seul ouvrage qui a préexisté avant le déclenchement des hostilités d’alors. Sa charge historique est saisissante pour l’initié. Le périple s’achève au pied de la stèle commémorative de l’attaque de l’autocar Halimi venant de Biskra où le caïd de M’chounèch et le couple d’instituteurs Guy Morrinot devait périr. Cette première manifestation du groupe de «fellaghas» a été diversement commentée et appréciée par les uns et les autres. Pour revenir à la stèle elle-même, l’épitaphe portant un verset du Coran semble être incongrue du fait qu’aucun martyr ne soit tombé ce jour-là, en ce concerne la symbolique qu’elle devait renvoyer, le concepteur a certainement failli. Juste sur la paroi rocheuse à droite de l’édifice, un esprit étroit a couvert d’une couche de peinture verte, une inscription qu’on dit d’origine romaine.

Les vieux démons de «l’Algérie de Papa» semblent toujours hanter les esprits de certains intellectuels français, puisque cinquante après «La déchirure», tel était le titre du documentaire écrit par Benjamin Stora et réalisé par Gabriel Le Bomin qui a servi de trame au débat sur la Guerre d’Algérie, initié par France 2, la chaîne de télévision publique, on continue de dénier aux «terroristes» leur qualité de combattants de la liberté. Les contempteurs de notre Guerre de libération nous opposent souvent l’histoire de la petite Danielle, pied noire juive âgée de cinq ans au moment des faits (30 septembre 1956) et victime d’un attentat à la bombe déposée au Milk Bar dans un sac de plage par une poseuse de bombes. A l’âge de raison, Danielle Michel Chich interpelle Zohra Drif (la poseuse de bombes) plus d’un demi-siècle après, par un livre intitulé « Lettre à Zohra D. ». Il faut reconnaître cependant à cette auteure, l’honnêteté intellectuelle qu’elle a manifestée lors du débat télévisé sur la violence et qui a consisté à dire « Il faut reconnaître que la série d’attentats contre les Européens a été inaugurée par l’attentat meurtrier de la Casbah perpétré par des radicaux français (1)». Quant au reste, il n’y pas lieu de monter cette banale affaire en épingle, car le jour où se trouvait par hasard cette petite juive de modeste extraction au Milk Bar, de petits algériens subissaient dans leurs douars, le pilonnage d’une artillerie ou d’une aviation aveugles et ne se sont jamais trompés d’endroit. M. J.J Jordi, estime enfin, que pour amender un tant soi peu ce déchirement, si la France doit reconnaître les méfaits du colonialisme, elle ne doit nullement s’en excuser…merci du peu M. l’historien !

Ce conflit sanglant qui traîne encore ses relents haineux, n’a été qualifié par l’Assemblée nationale française que le 10 juin 1999, soit 37 ans après son terme. Dans une ultime déclaration, ce jour là, un député annonçait: «Elle, (la guerre) n’a pas mis fin, seulement, à 130 ans de colonisation, mais elle fut aussi, à bien des égards, une déchirure». La France fera-elle, un jour, amende honorable comme l’a fait avec elle l’Allemagne au bout de 3 conflits armés ? Rien n’est moins sur, en regard des récentes tentatives de stigmatisation induites par l’affaire du tueur de Toulouse plus connue sous le sceau : Affaire Merah parceque le tueur était d’origine algérienne.

Qui se souvient de la grève des huit jours ?

Hélas, peu de gens ! Même ceux qui ont vécu l’événement, se souviennent à peine de sa date, encore moins de son contexte. Seulement quelques acteurs encore vivants ou de rares chercheurs tentent de faire sortir cette séquence historique de la pénombre mémorielle.

S’il est vrai que si l’occasion n’est jamais occultée par les médias, elle est toutefois comme ces banderoles passives qui rappellent des dates nationales l’espace d’un matin. Mohamed Ghafir alias Moh Clichy, est de ceux qui œuvrent encore, pour la reconnaissance des luttes des ainés par les nouvelles générations. Il n’excepte aucune partie de la population, qu’elle soit de la capitale, du pays profond ou celle de l’émigration. Le mot d’ordre colonial était le même ou à une nuance près.

Quand le général Massu, dans sa Bataille d’Alger, intitulait sa macabre opération : « crevettes » qui consistait à jeter à la mer des dizaines d’Algériens, Papon, le préfet de police de Paris, en fidèle émule, appelait la sienne : « Poissons pourris ». Cela se passait en octobre 1961 lors du massacre que cet ancien collaborateur nazi aimait à appeler : La Bataille de Paris. En fait, les étapes où l’on impliquait la population, ne sont nullement le fruit du hasard, mais une stratégie politique de haute main, que les dirigeants du FLN voulaient imprimer à la Révolution.

Ben Youcef Benkhedda, membre du Comité de coordination et d’exécution (CEE), composé en outre de Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Krim Belkacem et Saad Dahlab, en dit ceci : « En d’autres termes, il fallait internationaliser l’affaire algérienne de manière à amener les autres nations à s’y immiscer et à forcer la France à faire droit aux revendications du FLN. La tenue prochaine de la XIème session de l’Assemblée générale de l’ONU, prévue pour décembre 1956, nous semblait offrir une excellente opportunité pour réitérer les exigences de notre Révolution et, cette fois, en les confortant par une démonstration populaire d’envergure, dépassant les frontières mêmes du pays. Un triple effet était recherché:

Crédibiliser la démarche du groupe des Etats arabo-asiatiques au moment où il introduirait sa demande de réinscription du problème algérien à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations Unies;

Convaincre l’opinion internationale que le FLN conduisait une véritable guerre de libération, et réduire à néant l’argumentation fallacieuse de l’ennemi selon laquelle l’Algérie est «partie intégrante de la République française»;

Affirmer avec force la représentativité du FLN, et sa qualité d’interlocuteur exclusif en cas de négociations.

Au niveau national et international, de tels objectifs révélaient leur nature stratégique exceptionnelle. Restait à dégager le vecteur capable de les inscrire dans une projection à la mesure de nos attentes. Le principe d’une grève qui sorte de l’ordinaire et qui, par son empreinte profonde, marquerait de façon décisive le cours des évènements, fut donc retenu sans difficulté.

C’est dans ces conditions que le CCE prit la décision d’organiser une grève dont il fixa la durée à huit jours, décision prise au cours de la première décade de novembre 1956. (Benyoucef Benkhedda)

Mohamed Ghafir, acteur de premier plan au cours de cette grève qui a touché l’émigration, principalement, en France se référant à Mohamed Lebdjaoui dans son livre « Bataille d’Alger ou Bataille d’Algérie ? » rapporte dans son témoignage : « Mohamed Lebdjaoui et Mohamed Salah Louanchi, membres tous deux, du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) issu du Congrès de la Soummam du 20 aout 1956, se sont rendus en France au début janvier 1957 sur décision du Comité de Coordination et d’Exécution (C.C.E) avec pour mission de renforcer le Comité Fédéral dont plusieurs membres ont été arrêtés par la police française.

Abane Ramdane leur donne des instructions pour préparer l’émigration algérienne à la grève des 8 jours prévue du 28 janvier au 4 février 1957. Cette grève sera, la première bataille politique décidée par le C.C.E menée en Algérie et en France. L’émigration, structurée au sein de la Fédération FLN de France, va jouer un rôle important par cette action qui va provoquer la paralysie de l’industrie et de toutes les activités économiques françaises ; ce qui permettra de sensibiliser l’opinion française et internationale sur la guerre menée par le colonialisme français contre le peuple algérien mobilisé derrière le FLN. ».