Mâcon : des musulmans surveillent symboliquement une église durant la messe

Fdebranche

C’est un geste symbolique largement applaudi par les catholiques présents. Ce dimanche matin, quatre habitants du Mâconnais, de confession musulmane, ont surveillé l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Mâcon, durant la messe. Un acte qui fait suite à l’attentat de mardi, où un prêtre a été égorgé dans une église, près de Rouen. 

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Le Bien Public

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«Daech espère des représailles contre les musulmans» selon le politologue Fabrice Balanche

Fdebranche

Fabrice Balanche daech musulmans attentat

«L’objectif premier de l’Etat islamique est d’empêcher (…) l’intégration des populations musulmanes en France et de nous pousser vers une guerre civile communautaire», affirme Fabrice Balanche. Le chercheur explique également que «l’Etat islamique espère que des représailles auront lieu contre les musulmans en France.»

Tribune de Genève

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3 français parmi les 45 criminels les plus recherchés d’Europe, dont le néo-nazi David Gras

Fdebranche

Jean-Claude Lacote David Gras Dominique Delattre europel recherchésEuropemostwanted.eu recense les criminels ou les suspects les plus recherchés des 28 pays de l’Union européenne

Le site permet, en effet, au grand public de communiquer à la police, sous couvert d’anonymat, des informations sur les suspects. Et cela a aiguillé les enquêteurs pour huit suspects. « Pour six d’entre eux, leur arrestation a eu lieu dans un pays différent de celui où ils étaient supposés avoir trouvé refuge », explique encore la police européenne. De la liste originelle diffusée en janvier, vingt-huit suspects restent à interpeller.

Au total, le site recense encore 45 profils (ENFAST en a donc rajouté 14), parmi lesquels trois Français : Jean-Claude Lacote, recherché pour « homicide volontaire, coups et blessures graves », David Gras, traqué pour « vol commis en bande organisé ou avec arme » et Dominique Delattre, alias « Dédé, la vieille, la vioque », suspecté lui aussi de « vol commis en bande organisé ou avec arme ».

Europe 1

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L’islam de Valls (hacha dine)

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L’islam de Valls

par M. W

Valls veut «son» islam, à l’image de la France, comme l’a voulu, un jour, Sarkozy alors ministre de l’Intérieur. Et on connaît aujourd’hui les résultats de la politique sarkozienne. Face à la recrudescence des attentats liés à l’organisation terroriste Daech, le Premier ministre français appelle à configurer la relation avec l’islam de France sur de nouvelles bases. Il n’hésite pas à parler d’un nouveau modèle impliquant en cela la mise entre parenthèses de l’islam vu par Sarkozy.

Valls met les musulmans français devant leurs responsabilités les invitant à se mobiliser contre la radicalisation. Par ricochet, il implique la religion dans les attentats qui ont endeuillé l’Europe participant par là un peu plus à l’amalgame entre musulmans et terroristes. Si Valls défend sa chapelle en condamnant les intégristes fondamentalistes, le salafisme et se montrant intraitable avec la laïcité. Si dans son cahier des charges il préconise deux lignes de défense, la seconde a moins de chance de passer. Valls se déclare favorable pour l’interdiction de financement étranger pour la construction des mosquées, ce qui est en soi une bonne mesure ; si l’argent provient des pays qui financent le terrorisme international, son désir de voir former les imams en France, et nulle part ailleurs, lui par contre risque de choquer.

En effet, la majorité des imams en activité en France sont formés à l’étranger, Algérie, Maroc ou Turquie, à l’exception d’une poignée qui ont suivi leur cursus dans des instituts réputés proches des Frères musulmans ou d’Alger. Cette proposition devra faire grincer des dents parce qu’elle s’apparente à une discrimination flagrante envers l’islam et les musulmans. On voit mal Valls ou un autre politique français demander que les rabbins de France soient formés en Hexagone.

La France cherche de nouveau à encadrer les musulmans, un vivier électoral important dans la course à l’Elysée et Valls dont l’ambition présidentielle n’échappe à personne est fortement soupçonné d’utiliser cette carte à des fins politiques. Tout comme l’avait fait Sarkozy. Le locataire de Matignon n’en est pas à sa première théorie sur l’islam puisqu’il s’était déjà interrogé, en avril dernier, sur sa place en France. Mettant face à face islam radical et laïcité, il avait appelé les musulmans de France à démontrer que leur religion est compatible avec la République. Abdallah Zekri, le président de l’Observatoire sur l’islamophobie, excédé, lui avait répondu sur le moment en indiquant que les musulmans n’avaient aucune démonstration à faire. «Nous l’avons déjà fait. Nous avons déjà démontré que l’islam respecte les valeurs de la République, que l’islam est compatible avec les valeurs de la République», accusant Valls de verser dans un populisme aussi dangereux sinon pire que la propagande de l’extrême droite.

1790 – 2016 : deux siècles plus tard, le retour de la garde nationale

1790 – 2016 : deux siècles plus tard, le retour de la garde nationale

1790 - 2016 : deux siècles plus tard, le retour de la garde nationale
Cortège de la garde nationale se rendant au Palais-Royal, vers 1790,

Recruter des civils volontaires pour seconder l’armée est une pratique qui date de la Révolution française.

On peut appeler cela le boomerang de l’histoire : une semaine après les attentats du 14 juillet, François Hollande a annoncé qu’il souhaitait recréer une garde nationale, c’est-à-dire une troupe de civils volontaires susceptibles d’épauler les gendarmes, policiers et militaires – une institution disparue au début de la IIIe République.

Or, si les Français fêtent le 14-Juillet, c’est, sans le savoir, grâce à la première garde nationale. Car notre fête nationale ne célèbre pas, comme on le croit, la prise de la Bastille, mais bien la fête de la Fédération. Autrement dit, l’extraordinaire rassemblement de toutes les gardes nationales de France (un million d’hommes) sur le Champ-de-Mars le 14 juillet 1790.

 

Et la Bastille, dans tout ça ? Elle n’est pas loin. Parce que c’est justement pour trouver de la poudre à canon que les premiers gardes nationaux, aidés d’autres Parisiens, l’ont prise. Cette milice de bourgeois et d’anciens militaires professionnels ralliés à la Révolution s’était spontanément créée à l’Hôtel de Ville le 13 juillet 1789. Il s’agissait de lutter contre les armées étrangères, appelées par Louis XVI et massées aux portes de Paris. Et ça a marché.

Pas d’amateurs sur le champ de bataille !

Cette idée qui nous paraît évidente – des citoyens doivent défendre leur patrie en prenant les armes – était, à l’époque, complètement renversante. Sous l’Ancien Régime, les militaires étaient en effet des professionnels dépassionnés, pas des héros prêts à donner leur sang pour sauver une nation. D’ailleurs, la première fois (en 1791) que l’Etat enrôle des civils volontaires pour soutenir l’effort de guerre, les officiers font grise mine : ils ne veulent pas d’amateurs sur le champ de bataille ! Le général Sparre se plaint :

« C’est un fameux travail quand on veut se faire obéir des volontaires qui contrarient vos ordres à chaque instant. »

Enthousiastes, mais refusant souvent de se plier à la discipline militaire, ces citoyens hyperpolitisés sont en effet prêts à accuser d' »aristocratisme » tout officier qui se montrerait un peu autoritaire. Or, à cette époque, l’accusation vaut expulsion de l’armée, voire peine de mort.

Ils veulent devenir réservistes : « Les citoyens français ont besoin de nous »

Et puis, horreur, ces volontaires peuvent élire leurs officiers : les militaires de métier sont convaincus que seuls les gros buveurs seront choisis ! Dans l’imagerie républicaine, ces Français ordinaires qui ont pris les armes sont les « soldats de l’an II » chantés par Victor Hugo – des héros qui ont empêché les puissances étrangères hostiles à la Révolution d’envahir la France. La réalité est moins resplendissante : mal formés, mal nourris, ils désertaient en masse et ont même commis des exactions (pillages, viols…) presque jamais punies.

« Spirale sécuritaire infernale »

Rien à voir, évidemment, avec les réservistes de la garde nationale de 2016. Mais les préventions demeurent : Jean-Marie Bockel, sénateur (UDI) et ex-secrétaire d’Etat à la Défense, pourtant ardent promoteur du renfort citoyen aux armées, admet que les militaires de carrière peuvent renâcler à l’idée d’accueillir des volontaires :

« Pendant longtemps, ils ont eu d’autres préoccupations que la question des réservistes. Il fallait gérer la réduction des budgets, la fermeture des casernes… Et puis c’est vrai qu’il y avait un peu cette idée que tout poste donné à un réserviste était un poste de moins pour un soldat professionnel. »

A l’en croire, ils seraient plus ouverts aujourd’hui.

Réservistes de la police : « Pourquoi je n’ai pas été appelé ? »

Mais une partie de la société civile peut toujours hésiter à donner des armes à M. et Mme Tout-le-Monde, même bien encadrés : « Il y a un risque, évidemment, à armer des gens qui ne sont pas forcément équilibrés », dénonce Noël Mamère, député écologiste de Gironde. « On entraîne les citoyens dans une spirale sécuritaire infernale. Il faut arrêter cela. »

On est bien loin du rêve de Diderot : « Il faudrait que dans chaque condition [métier, NDLR], le citoyen eût deux habits, l’habit de son état et l’habit militaire ».

Cette nuit de terrorisme doit prendre fin ……

En Syrie, c’est une guerre impérialo-sioniste qui vise l’Islam et la Chrétienté

 

 

Tuer l’Islam par le poison islamiste et éradiquer la Chrétienté du Proche-Orient, tel est l’objectif stratégique d’un Occident qui n’est plus ni laïc ni chrétien, mais impérialiste et hédoniste. C’est ce qui ressort de l’analyse de l’intellectuelle syrienne Nadia Khost, « La Chrétienté, fille authentique de Bilad el-Cham »*, parue en arabe, en avril 2013 et traduit par Anis el-Abed. Cet article a été publié, le 20 juin 2013 par la journaliste suisse Silvia Cattori, avec ce préambule : « En rappelant le riche héritage culturel et les traditions de tolérance religieuse de son pays, l’intellectuelle syrienne Nadia Khost montre que la guerre qui est en train de ravager la Syrie n’est pas une guerre confessionnelle mais une utilisation de mercenaires fanatiques par Israël, l’Occident et ses alliés du Golfe pour démembrer un pays qui leur résiste ». Dr Nadia Khost est une écrivaine syrienne qui vit à Damas et qui est auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe.


 « Et dis : Ô mon Seigneur, accroît mes connaissances ! » (2)
Le communiqué de l’Union des Musulmans Progressistes de Belgique mentionne : « Les Musulmans Progressistes de Belgique demandent à la Belgique une position claire concernant les prêches sectaires qui incitent les jeunes à aller combattre auprès des rebelles en Syrie ».

Ceci pose une question : que veut dire le Jihad (guerre sainte, NdT), quelle est sa place, quelle relation entretient-il avec les forces influentes du système mondial ? Est-ce qu’il signifie une résistance aux forces impérialistes aux côtés des aspirations populaires et d’un projet politique social et culturel ? Ou bien se démarque-t-il du peuple, en exécutant des plans étrangers financés par des fonds étrangers ?

En Syrie le Jihad devrait entrer dans le 1er cas de figure et supposerait une orientation contre les ennemis israéliens et occidentalo-américains. Dans le deuxième cas de figure, il se manifeste par des hordes de mercenaires qu’aucune morale ni tradition ne retient, et qui ignorent l’Histoire de l’islam et l’Histoire nationale.

Dans le parcours arabe moderne, l’ennemi a été le colon, et c’est là que s’est situé le front du Jihad. Le dénominateur commun entre la Révolution de Palestine, la Grande Révolution syrienne, la bataille de Jérusalem et nos guerres avec Israël, est : « la religion est pour Dieu, la patrie est pour tous ».

C’est de là qu’un chercheur a conclu, en parlant de ceux qui s’écartent de ce dénominateur commun : « Le déni par la pensée takfiriste (3) moderne de la présence d’une oumma (communauté NdT) musulmane depuis de longs siècles, signifie que pour ceux-là, ces siècles de lumières et de sciences se situaient dans l’ignorance « jahiliya » (période préislamique, NdT). Ces takfiristes influencent les jeunes, ignorants de la religion et de la philosophie, en s’appuyant sur leur révolte contre leurs conditions sociales. »

La recommandation d’Omar ibn al Khattab (4) concerne, parmi les mesures de bonne conduite, le respect des moines, des femmes et des enfants. Et son refus de prier dans l’église de la Résurrection (à Jérusalem NdT), de peur qu’un ignorant ne prenne cela comme prétexte pour la détruire. « Cherchez la connaissance jusqu’en Chine, s’il le faut », cette recommandation fondamentale du Prophète démontre que la bidaa (5) c’est l’occupation et la destruction des écoles, en témoigne le tournage de scènes où l’on incite les élèves à casser leurs pupitres et leurs écoles.

La Cause palestinienne est le but du Jihad, aucune autre ! C’est pourquoi il n’est envisageable pour aucun patriote ou musulman, pas même en rêve, de combattre avec une arme israélienne : l’arme de l’ennemi n’est pas neutre, elle est liée à son projet.

Cet héritage nous est transmis par le cheikh al Achmar (6), natif du quartier historique de Midane, (de Damas, NdT) un grand patriote qui a combattu en Palestine et qui désignait le véritable ennemi avec une grande clairvoyance, et par un cortège de résistants et de combattants arabes, Chukri al Asali, al Jabri, Hanano, Said el Aas, Sultan pacha el Atrache, Mreiwed, et Chukri al Kouatli, par les martyrs de la Guerre d’octobre 1973, et de la résistance à l’invasion du Liban. Donc, le but de la guerre contre la Syrie est-il islamique, ou sert-il le projet occidentalo-sioniste, qui consiste à démanteler la région sur des bases confessionnelles et ethniques ?

Des chercheurs renommés et des hommes politiques occidentaux ont identifié les buts de la guerre contre la Syrie, redoutant ses conséquences :
– Le parlementaire belge Laurent Louis (7) le 18 janvier 2013 : Le « soutien (de l’Occident) aux jihadistes en Syrie ne sert qu’à cacher des desseins stratégiques et économiques ».
– Le géopoliticien Aymeric Chauprade 27 nov 2012 (8) : « […]la crise syrienne a éclaté à cause de l’ingérence saoudienne et qatarie (soutenue par les ingérences française, britannique et américaine […] Du fait même de sa position centrale entre les gisements de production de l’Est (Irak, monarchies pétrolières) et la Méditerranée orientale, via le port de Tartous, qui ouvre la voie des exportations vers l’Europe, la Syrie est un enjeu stratégique de premier plan […], je pense que le régime syrien peut tenir longtemps [… ] Car il n’est pas isolé [….] Deuxièmement, sa cohésion interne est forte […] Troisièmement, le soutien de la Russie est ferme. Et le régime enfin n’est pas enclavé puisqu’il est lié à ses voisins irakien et iranien qui le soutiennent. »
– Le journaliste d’ investigation Jean Loup Izambert (9) : Les guerres « témoignent de la volonté des dirigeants des mêmes pays occidentaux – USA, Angleterre et France en principal – de passer outre le droit international pour piller les richesses des peuples, contrôler les grands axes de communication qu’ils jalonnent et y installer des régimes militaro-financiers. Ils bénéficient dans ces nouvelles guerres coloniales du soutien peu flatteur des dictatures pétro-religieuses du golfe Persique et de l’intervention du Fonds monétaire international. »
– Alain Chouet (10), (ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE), contestant la décision française de livrer des armes à l’opposition syrienne« Dans le cas de la Syrie, nous armerions des groupes non représentatifs et reconnus par personne, si ce n’est par nous ! »
– Le colonel Alain Corvez (11) : « Après plus de deux ans d’assauts infructueux et de dizaines de milliers de morts la nouvelle Amérique a réalisé que le renversement du régime de Damas ne pourrait pas se faire sans une intervention militaire qui est désormais totalement écartée […] Le régime de Bachar El Assad a montré sa solidité et les élections prévues en 2014, sans doute sous contrôle international, diront si les Syriens se choisissent un autre président ou s’ils gardent l’actuel. Il y a fort à parier que l’actuel sortira grandi de la crise et que ses concitoyens lui demanderont de continuer à réformer le pays… » Le but de cette guerre n’est donc pas la préservation de l’islam, mais bien celle des intérêts économiques et politiques colonialistes, loin des objectifs de ceux qui les réalisent, par les armes.

Il est utile de se souvenir des paroles de l’Islamiste Abdallah Azzam (12), qui fut assassiné suite à ses désaccords avec ses collègues : « faire porter les armes avant une longue éducation du groupe des fidèles est une affaire dangereuse : car ces hommes armés se transformeront en gangs qui menaceront la sécurité des gens. »

En relisant l’histoire de la lutte arabo-israélienne depuis ses débuts, il apparaît clairement que le danger sioniste englobe dans sa menace tous les Arabes, chrétiens et musulmans, toutes confessions confondues. Des Donmeh (13) ont exécuté les martyrs du 6 mai1916 (14), chrétiens, chiites, sunnites, sans distinction. Les églises palestiniennes ont subi ce que l’occupant israélien a fait subir aux mosquées palestiniennes. Les chrétiens et les musulmans ont résisté à l’entité sioniste de la même manière, le père Attallah Hanna (15) est de ceux-là. L’ennemi de tous les Arabes est donc Israël et l’Occident colonialiste qui l’a créé et qui le soutient. Et c’est uniquement eux que l’on doit viser !

Le projet de l’Occident pour les Chrétiens d’Orient

Talal Arslan, interrogé par Marie-Ange Patrizio (16), à propos d’une liste de noms de chrétiens assassinés à Homs, répond : « Au Liban en 1975, un émissaire américain, Dean Brown, est venu ici comme représentant du président Gerald Ford. A mon père [Magid] qui était encore en vie, il a proposé en toute impertinence le projet de l’expulsion des chrétiens du Liban. Dean Brown lui a dit que les navires étaient prêts pour transporter les chrétiens au Canada, Brésil […] Ce projet n’est pas nouveau. Mais personne ne se souvient de ça.
Quelle est la place des chrétiens aujourd’hui au Liban ? Avant 1975, ils étaient 65% de la population libanaise ; aujourd’hui, les chrétiens y compris arméniens ne représentent pas plus de 29% de la population. Si [les forces impérialistes] lancent cette campagne contre le patriarche Béchara Raï c’est parce que celui-ci sait très bien ce que veut dire cette expulsion, parce qu’il est au courant de l’existence de ce plan. L’occident doit savoir ça.

Après la chute de l’Empire ottoman, il y avait ici deux courants : islamiste et panarabe. Les pionniers de l’arabité sont les chrétiens de cette région. Essayer de faire l’amalgame entre l’arabisme et l’islamisme est un énorme mensonge. Le principe même de l’arabité dans cette région vient des maronites et à leur tête, des chrétiens ; ce sont les chrétiens qui ont formulé la pensée panarabe ; tout le monde doit le savoir. Nous approchons du premier centenaire de la première guerre mondiale ; on retrouve ce même conflit, entre islamistes et panarabes. Qu’est-ce qui me lie à Bachar al-Assad ? Nous ne sommes pas de la même confession : c’est le nationalisme arabe qui nous unit, ça n’est pas du tout l’islam. Et ceci est un sujet primordial dans cette région et voilà pourquoi les USA sont décidés à la pousser dans l’intégrisme islamiste. Cette opération est incompréhensible si l’on n’y voit pas une opération israélienne.… »

L’émir Arslan père a refusé la proposition de Dean Brown. Mais en Irak, après l’invasion étasunienne, les chrétiens d’Irak ont été contraints à l’exil, menacés par le feu et la mort. Dans la guerre contre la Syrie, des incendies ont été perpétrés contre les chrétiens les condamnant à l’exode.

Dans ce même projet, Nicolas Sarkozy de sa tribune présidentielle, a critiqué les chrétiens syriens car ils soutiennent leur gouvernement, il les a menacés d’en subir les conséquences. Ceci a provoqué la colère du patriarche maronite Béchara el Raï, le défenseur de la primauté et de l’authenticité des chrétiens dans leur pays, au prix de la perte de la médaille de la légion d’honneur que Sarkozy devait lui remettre. (17)

Il semble que la pensée colonialiste et raciste occidentale est incapable de comprendre la diversité de la civilisation humaine syrienne ! Et qu’elle est proche par son contenu et ses intérêts de l’arriéré et fanatique Qatar !

L’Occident n’est donc pas laïc respectant le tissu humain qui accepte toutes les confessions et les ethnies ! Il n’est pas non plus chrétien soucieux du sort des chrétiens. Il revêt ce qui convient à son projet colonialiste : au 19eme siècle, il a prétexté la protection des chrétiens pour voiler son intervention colonialiste (18), et aujourd’hui il tue et brûle les églises pour chasser les chrétiens et faire dominer Israël sur des mini-Etats affaiblis. Combien de contradictions de l’Occident n’ont-elles pas été démasquées par la guerre contre la Syrie !

« Tu ne mentiras point. Tu ne voleras point. », nous dit le Décalogue, mais mensonge et pillage des peuples sont dans l’essence de la politique occidentale ! Pas de chrétienté en Occident, mais une politique impérialiste. C’est pourquoi il oublie les terres où est né le Christ ! Il ne récuse pas les destructions des églises syriennes, ni les enlèvements des évêques syriens. Il ne se soucie pas des colonies qui entourent Jérusalem, ni de la judaïsation des villes historiques et de Bethléem.

A l’encontre de l’entité de l’ennemi (sioniste) pas de sanctions économiques, ni de rappel d’ambassadeurs, ni de suspensions d’aides militaires ou financières, ni de suppression de manœuvres communes entre les États-Unis et Israël, pas de commissions internationales qui enquêtent sur l’utilisation du phosphore blanc, ou des gaz chimiques, pas de décisions de l’ONU sous le chapitre 7 ! ( autorisant l’usage de la force NdT)

« On ne se soucie pas des Nations Unies », avait déclaré Ben Gourion, et Netanyahou ne s’en soucie guère plus. Il sait que le Congrès américain s’est levé 29 fois pour l’ovationner le jour où il a prononcé son discours, et ce, des années après sa menace : je brûlerai Washington (proférée sous Clinton, NdT).

Il est ironique de voir l’Occident se poser en juge moralisateur, en tuteur sachant ce qui convient le mieux aux Syriens, et décider « démocratiquement » qui doit les gouverner, et sous quel régime ils devraient vivre ! Il est ironique de le voir ignorer notre colère contre son hypocrisie la plus crue. L’Occident se moque que nous ayons relevé dans la série des témoignages sur la partialité contre les droits de l’Homme et les droits des peuples, Obama, ânonnant tel un élève devant son maître israélien : « Israël, le pays le plus puissant de la région est soutenu par les Etats Unis, le pays plus puissant de la planète. » (Le 22 mars 2013, lors de sa visite en Israël, NdT) En plus de son insolence à défier les Arabes dans leurs terres occupées, il nous prend pour des imbéciles. Qui donc la résistance libanaise a-t-elle mis en défaite en 2006 ? Qui a été obligé de se retirer d’Irak ?

La Chrétienté, fille de l’Orient

Les colonialistes occidentaux feignent d’oublier que ces pays sont le berceau de la chrétienté, et que la chrétienté est partie intégrante du tissu humain social arabe. Car l’épuration ethnique et religieuse est une étape dans le projet israélo-occidental pour diviser la Syrie en mini-états religieux et nationalistes. D’une pierre deux coups : réaliser le maléfique projet israélo-occidental. Et lâcher des bandes extrémistes qui défigurent la religion musulmane, nous éloignant de l’Histoire Arabe ; de la recommandation d’Omar ibn al Khattab ; de la défense par Saladin l’Ayyoubide des chrétiens de Jérusalem ; du premier Etat arabe ( Omeyyade) qui a promu les traducteurs chrétiens, et leur a confié les finances ; d’Abd el Kader l’Algérien qui a accueilli chez lui les chrétiens (19) ; des habitants du quartier historique de Midane qui ont ouvert leur porte aux chrétiens, le jour où le wali ottoman de Damas, les a laissés se faire massacrer (20) ; de l’État moderne syrien qui ne distingue pas entre les cultes ou les confessions, dont le représentant aux Nations Unies fut Fares el Khouri.(21) On remplace l’Histoire civilisée, par une Histoire pétrie de sang de mensonges et de crimes !

Et bien non ! Il est impossible d’arracher les racines des chrétiens du cœur de la Mémoire nationale et populaire. Durant la première guerre mondiale, de 1914 à 1918, pendant que l’Occident était occupé à se partager les pays de Cham, le patriarcat orthodoxe à Damas lui, s’occupait de combattre la famine causée par le pillage des ottomans et le blocus maritime occidental. Il a ouvert ses portes pour nourrir les affamés, sans distinction de religion ou de confession, dont les migrants de Beyrouth. Le Patriarche Gregorius Haddad a hypothéqué les biens de l’Eglise et tous ses couvents, a vendu les précieux objets du culte, en or et en argent, qui racontent l’héritage spirituel de l’Église et ses racines en Cham. Ainsi il a vendu la croix diamantée qui ornait sa mitre, offerte en 1913 par le tsar Nicolas de Russie pour acheter du blé. Le patriarche qui lui a succédé, Alexandros Tahhan, a dû vendre tous les biens de l’Église orthodoxe d’orient pour rembourser les prêts aux taux d’intérêt vertigineux. L’Église Orthodoxe a perdu tous ses biens, mais a donné un magnifique exemple de fraternité entre chrétiens et musulmans.

Le Patriarche Gregorius Haddad a dirigé, entre 1926 et 1928 les chrétiens dans leur résistance contre le joug ottoman, après la mort en martyr du héros Youssef al Azmeh à Maysaloun (22), et l’entrée du général Gouraud à Damas. Il fut le seul patriarche à accompagner le roi Fayçal à la gare de Qadam pour faire ses adieux (23), le roi a pleuré lorsque le patriarche lui dit : « cette main qui vous a élu vous sera fidèle à jamais », le roi s’empara de la main du patriarche, pour l’embrasser, mais le patriarche la retira et l’embrassa sur le front. Lorsque le patriarche mourut en 1928, cinquante mille musulmans damascènes participèrent à ses funérailles et le surnommèrent Mohammad Gregorius. Quelle famille musulmane n’a-t-elle pas fredonné la sourate de Maryam (Marie) du Coran !

Est-ce que l’on peut oublier que les familles musulmanes palestiniennes, faisaient des offrandes votives de galons d’huile d’olive à l’église de l’Annonciation de Nazareth ? Les livres d’histoire citent la présence de la Vierge Marie dans la rabweh de Damas, (la vallée du Barada à l’entrée de Damas NdT). Ceci lui confère sa sacralité et explique sa magie. Abou al Faraj el Asfahani (24) raconte dans son livre « Adab al ghuraba » que le calife abbasside al Moutawakkel, en allant à Damas, s’est arrêté à Homs et a voulu visiter toutes ses églises et couvents : « Nous avons séjourné parmi les églises grandioses et les monuments anciens, reposants, tous ceux qui y séjournent ne souhaitent plus les quitter ». Il n’a cessé de visiter ces églises et ces maisons et de voir en elles ces merveilleuses images de moines et de femmes déambulant dans les cours des couvents….Il fut séduit par le discours de la fille du prêtre, qui lui servit à boire de l’eau fraiche dans des récipients en argent. A l’époque abbasside, les lieux de culte étaient donc respectés.

Les marbres de Rassafa (25) scintillent toujours au soleil, à Rassafa se trouve l’église de Saint-Serge, l’officier arabe tué par les Romains en défendant sa foi chrétienne. Les Ghassanides ont rajouté aux constructions de Rassafa une grande cathédrale, et des réservoirs d’eau, entre autres. Hicham bin Abd el Malek l’omeyyade y a rajouté des constructions qui sont restées fièrement dressées jusqu’à l’invasion des Mongols et les tremblements de terre aussi se sont acharnés sur Rassafa. Les lieux de culte chrétien étaient protégés sous le règne des Omeyyades, et sont restés partie intégrante de l’architecture arabe.

Que s’est-il donc passé pour que les Chrétiens d’Orient soient menacés, dans ces contrées, berceau de la chrétienté, d’où elle a rayonné ? Pour que les évêques soient enlevés, et les églises dynamitées, alors qu’elles font partie du patrimoine architectural arabe ? Pour que le conflit se transforme de arabo-israélien en interconfessionnel, et que l’autre confession devienne l’ennemi en place et lieu d’Israël !

Anastasia Popova a cité dans ses remarques sur le rapport de l’ONU sur la Syrie (26 ) « les bandes armées ont assiégé pendant plus de six mois une ville du nom de Nubbol, au nord de la Syrie, les enfants y meurent de faim, ceux de ses habitants qui tentent de pénétrer dans leur verger pour cueillir les olives se font tirer dessus, nous avons parlé à une famille qui a perdu un fils, l’armée a essayé plusieurs fois de négocier, et a envoyé des vivres mais ils ont été volées. Elle a essayé de faire parvenir les vivres par hélicoptères mais les gangs ont tiré dessus. »
La ville de Nubbol citée par Popova est encore assiégée, les villages qui tentent de la ravitailler sont assiégés aussi ; nous nous demandons : où est le tintamarre politique de l’Occident sur les droits de l’Homme et la protection des civils ? Mais nous nous demandons aussi : pourquoi ces assiégeants ne vont-ils pas à la vraie terre de Jihad : la Palestine !

La civilisation des Syriens

Face à la bassesse, au mensonge, au crime et à la manipulation, ces deux années de guerre sauvage contre la Syrie ont révélé l’authenticité des Syriens, leur distinction culturelle, leur lucidité. Leur compréhension que l’essence de la religion réside en valeurs morales, miséricorde, solidarité pour le meilleur et pour le pire, et dans la défense de la Nation. En quel autre endroit que la Syrie des chrétiens et des musulmans ont-ils prié ensemble sous les tirs des gangs, et des explosions des voitures piégées ? En quel autre pays que la Syrie des musulmanes voilées sont-elles accourues aux maisons des chrétiens touchés par de sauvages éclats de bombes ?

Avant la guerre, au temps des jours de paix, lorsque le quartier de Kassaa décorait ses balcons [à Noël. NdT], où la rue d’Alep était en fête, les gens se promenaient dans quartier Bab Touma jusqu’à la messe de minuit. La fête était nationale, s’y mêlaient les souvenirs de Bethléem, de Nazareth et de Jérusalem, y transparaissait la Palestine. Les musulmans participaient à la fête. Le Christ n’est-il pas le fils de ces pays ? Est-ce pour cela que les églises et les mosquées ont-elles été dynamitées ensemble ? Le minaret de la mosquée des Omeyyades à Alep a été détruit en même temps que les églises aleppines. Des religieux chrétiens et musulmans ont été assassinés, le deuil s’est répandu dans toutes les rues du pays.

La Belgique poursuit les extrémistes préparés à la guerre contre la Syrie. La suite nécessaire à cela est de condamner le terrorisme, contre un pays aussi exceptionnellement civilisé dans son tissu humain. Paris et Bruxelles n’ont pas plus le droit à la sécurité que les pays des madrasas [écoles NdT], de la poésie, des observatoires astronomiques, les pays où a poussé le premier blé, où a été écrit le premier alphabet, où se sont mises en place les premières archives.

Et malgré cela les usines de Syrie ont été volées, ses silos de grains pillés, ainsi que sa farine avec laquelle on a inventé les galettes de pain, les kaak [spécialités de gâteaux secs NdT] au sésame, offerts avec le sahlep ! Ce pays dont les habitants se serrent les coudes dans la douleur commune sur ces milliers de tués, sur ces milliers d’habitations et ces centaines d’écoles détruites, sur ces routes coupées par les gangs. Et d’un commun accord, ils déclarent : pas de fête avant le retour de la sécurité. Mais cette grande solidarité dans la douleur n’émeut pas les consciences paresseuses occidentales.

Cette nuit doit prendre fin

Les rêves préparent la route de l’avenir. Que la vie serait étroite sans une marge d’espoir ! Les rêves sont le cadeau de la vie à l’Homme. Des analystes notent : « pour arriver à un nouvel équilibre au Proche-Orient, la route est pavée de beaucoup de douleurs. » Le projet occidental restera sanguinaire et féroce jusqu’à l’instant de son échec ultime. Mais la Syrie tient l’espoir du retour de la sérénité, elle tient sa force de son peuple inflexible, patient et humain, et de son armée. Cette armée patriotique ne s’est jamais trompée d’ennemi, elle-même tient sa force du grand peuple syrien.

La Syrie scintille dans sa douleur, fière d’être la seule dans la région à ne pas avoir connu les guerres de religions et de nationalisme européennes. La seule à être aussi colorée par la diversité. La seule où les cheikhs et les évêques s’associent dans la prière pour les martyrs. Nos cœurs sont alourdis par la souffrance sur les personnes déplacées, et sur ceux qui ont perdu leurs bien-aimés. Il est dans nos mœurs de baisser la voix en cas de décès dans le quartier, nous sommes toujours fidèles à ces traditions. La joie individuelle est indécente si elle n’est pas accompagnée de joie générale.

Mais la solidité des Syriens dans la guerre a marqué l’ennemi et a ranimé la beauté de la sourate de Marie du Coran. Elle nous a rappelé le moine Bahira que le Prophète était venu rencontrer à la cathédrale de Bosra, qui représente l’architecture de Bilad al Cham et nous a rappelé la grandeur d’âme sans laquelle ne peut s’ériger une civilisation.

La tristesse est certainement semblable au ciment utilisé pour construire les édifices arabes : résistant, qui dure des siècles, malgré la simplicité de sa matière première. Ce ciment construit le tissu Syrien. Espérons que des Arabes et des Occidentaux endormis se réveilleront, car l’atrocité des événements en Syrie a dévoilé la déchéance de la politique mondiale et régionale, et le rôle de l’argent Qatari dans la corruption de la culture et de la politique des Etats et de certains groupes. Et la nécessité de freiner et de ramener à leur juste proportion ceux qui osent s’en prendre à la civilisation.

Les noces contre nature entre l’Arabie saoudite et Israël …

L’Arabie Saoudite demande l’aide militaire d’Israël

 

Juffa, interviewé par Jim Mosko sur Radio Judaica

 

Selon plusieurs sources arabes et européennes, le nouveau ministre saoudien des Affaires Etrangères, M. Adel al-Jubeir, aurait affirmé que son pays « a impérieusement besoin de l’assistance militaire israélienne afin de vaincre les rebelles yéménites » soutenus par l’Iran.

Le Roi Salam est au courant, de même que le Qatar et les Emirats Arabes Unis. Les pilotes saoudiens de F-15 sont trop « inexpérimentés » pour imposer leur loi dans le conflit, ils ont déjà perdu 28 de ces appareils. Des avions qui devraient être utilisés pour assurer la suprématie aérienne et non les attaques au sol, pour lesquelles les F-16 sont plus efficaces.

Les aviateurs hébreux, eux, sont hautement qualifiés et ils ont fait leurs preuves face aux « milices palestiniennes et libanaises » aux yeux des Saoudiens.

En fait, cela fait déjà trois ans que la Ména affirme que des Israéliens aident et conseillent la monarchie et ses alliés face aux chiites yéménites, notamment grâce à leurs drones. Mais Riad désire une augmentation significative de l’implication de Jérusalem dans la confrontation avec Téhéran et ses supplétifs.

Ces nouvelles font suite à la visite semi-officielle, la semaine passée, d’une délégation saoudienne conduite par le très influent Général Anwar Eshki en Israël, où ses membres ont rencontré tous les acteurs de la vie politique du pays.

Un marché se profile qui, sous l’appellation de la Proposition de Paix saoudienne, échangerait un soutien militaire accru des Israéliens contre la réduction des exigences concernant les Palestiniens, dont l’Etat qu’ils réclament deviendrait une autonomie élargie.

Ce seraient l’Arabie Saoudite, l’Egypte et d’autres pays sunnites qui négocieraient avec Jérusalem et non Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne.

John Kerry rencontrera Mahmoud Abbas demain (samedi) à Paris pour, au contraire, renforcer sa position dans les négociations et dynamiser l’Initiative Française, qui prévoit une conférence internationale, où l’AP aurait le même poids qu’Israël.

On peut désormais parler d’une confrontation entre l’Initiative Française, appuyée par Washington et des Etats Européens, face à la Proposition Saoudienne révisée à l’aune de l’alliance stratégique Israël-Etats sunnites, qui prend des dimensions considérables.

Le choix des Américains et des Européens, qui jouent à fond la carte iranienne, oblige Israël et les Arabes à s’entendre face à leur ennemi commun iranien. Cela explique également la raison pour laquelle les Arabes comptent sur Israël au Yémen et non sur les Américains et les Européens, qui ne leur inspirent pas confiance.

Le directeur de l’Institut National de Sécurité israélien, le Général (ret.) Amos Yadlin, longtemps chef du renseignement militaire, un personnage central de l’establishment hébreu de la Défense, a confirmé, mardi dernier devant les caméras de France 24, que son pays et l’Arabie Saoudite coopéraient.

Une coopération qui brûle les étapes, M. Adel al-Jubeir ayant exprimé, selon des sources concordantes, que « le monde entier doit envisager une coexistence amicale et une camaraderie entre le Royaume Saoudien et Israël, puisqu’après tout, nous somme historiquement des cousins ».

Il semble que c’est encouragé par la solidité de ce nouvel axe stratégique que M. Netanyahu s’est lancé dans un nouvel agrandissement des implantations en Judée-Samarie. Le consentement tacite de Riad et du Caire face à cette initiative, les leaders du monde arabe, suffit à contrebalancer les critiques de l’Occident.

Avec l’apparition au grand jour de cette nouvelle alliance, dont les lecteurs de la Ména ont suivi la construction en exclusivité intégrale grâce à Fayçal H. en Jordanie et Sami el Soudi, on assiste actuellement à une révolution majeure des données au Moyen-Orient.

 


 

Une délégation saoudienne en visite à Jérusalem

Préambule

Ceux qui observent les événements en Syrie constatent généralement le soutien apporté par l’Occident aux forces qu’on appelle communément « djihadistes ». Ce soutien habituellement éludé par la grande presse, à quelques exceptions près, n’a cependant pas manqué d’être relevé suite à l’assassinat par décapitation en Syrie d’un enfant par des combattants appartenant à une organisation soutenue par les Etats Unis ainsi que l’a reconnu le Pentagone.

On évoque par contre moins souvent le soutien apporté aux « djihadistes » par Israël; un soutien qui est particulièrement apparent dans la région du Golan et qui ne se borne pas comme certains le croient à une aide médicale. Ce soutien aux « djihadistes » en Syrie est bien entendu cohérent avec celui qu’apportent les pays occidentaux mais il l’est aussi avec la politique de la monarchie saoudienne qui est leur principal parrain dans la région. [Djazaïri]


 

L’ex général saoudien Anwar Eshki à la rencontre de députés israéliens


Un ancien Général saoudien séjourne en Israël et rencontre le Directeur Général pour le Moyen-Orient du ministère des affaires étrangères

 

Pendant ce voyage des plus inhabituels, le Général en retraite Anwar Eshki a également rencontré un groupe de membres de la Knesset pour encourager le dialogue en Israël sur l’initiative arabe de paix.

Le Général en retraite saoudien a visité Israël cette semaine et a rencontré le Directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold et le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le Général-Major. Yoav Mordechai.

Eshki, qui conduisait une délégation d’universitaires et d’hommes d’affaires saoudiens a aussi rencontré un groupe de membres de la Knesset pour encourager le dialogue en Israël sur l’initiative arabe de paix.

Eshki a occupé des fonctions importantes dans l’armée saoudienne et au ministère des affaires étrangères et il dirige actuellement un institut de recherche. On ignore son degré de proximité avec les responsables du gouvernement de Ryad et du palais royal. Même si ce n’était pas une visite officielle, elle était des plus inhabituelles car Eshki ne pouvait pas s’être rendu en Israël dans l’approbation du gouvernement saoudien.

Eski et Gold avaient participé à une manifestation conjointe médiatisée dans un institut de recherche à Washington en juin 2015 après plusieurs rencontres en privé dans des contextes universitaires l’année qui avait précédé. Gold avait assisté à cette manifestation quelques jours avant d’assumer le rôle de Directeur-général au ministère des affaires étrangères.

Eshki et sa délégation sont arrivées en Israël en début de semaine. Ils ont aussi rencontré le Président palestinien Mahmoud Abbas et d’autres hauts responsables du gouvernement de Ramallah.

Leurs rencontres avec les deux officiels israéliens – Gold et Mordechai – n’ont pas eu lieu dans un bureau du gouvernement mais à l’hôtel King David à Jérusalem.

L’ancien Général et les délégués ont rencontré vendredi des députés d’opposition. La rencontre a été organisée par le député du Meretz Esawi Freige et elle a vu la participation des députés Michael Rozin, du même parti, de Ksenia Svetlova et Omer Bar-Lev de l’Union Sioniste. Freige a déclaré à Haaretz que les délégués avaient aussi rencontré mardi le président de Yash Atid, Yair Lapid. Il a dit que Lapid voulait que deux membres de son parti, les députés Jacob Perry et Ofer Shelah assistent à la réunion de vendredi mais que àa n’a pas marché à cause de problèmes d’agendas.

Freige, Svetlova et Rozin ont déclaré lors de conversations avec Haaretz que Eshki et les délégués avaient voulu rencontrer des parlementaires israéliens afin d’encourager le dialogue en Israêl sur l’initiative arabe de paix. Ils ont ajouté que pendant la réunion de vendredi, les membres de la Knesset avaient proposé qu’Eshki invite les députés israéliens qui soutiennent l’initiative à une réunion en Arabie Saoudite. « Les Saoudiens veulent s’ouvrir à Israël, » a déclaré Freige. « C’est une étape stratégique pour eux. Ils disent qu’ils veulent poursuivre de que l’ancien président égyptien Anouar Sadate avait commencé. Ils veulent se rapprocher d’Israël. C’est tout à fait évident. »

Pendant la réunion, le général saoudien en retraite a parlé aux députés de sa relation avec Gold, observant que le Directeur-Général du ministère des affaires étrangères avait écrit un livre anti-saoudien intitulé « Le royaume de la haine » il y a une dizaine d’années. Eshki a dit aux membres de la  Knesset que, au cours d’une de leurs rencontres, Gold avait présenté des excuses pour ses accusations contre l’Arabie Saoudite et avait dit qu’une partie de ce qu’il avait écrit était faux et il avait souligné qu’il souhaitait renforcer les relations entre les deux pays.

 


Lassassociation de plus en plus étroite entre l’Arabie saoudite et Israel

L’accord sur le nucléaire est en train de redessiner la carte politique du Moyen Orient.

Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite a été un vigoureux avocat du droit à l’existence d’un État Palestinien et un critique mordant de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza par les Israéliens. L’engagement de l’Arabie Saoudite à l’égard de la Palestine définit les contours géopolitiques du Moyen Orient depuis des décennies. Mais, à présent que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire est chose faite et tandis que la guerre fait rage en Syrie, ces contours politiques sont en train d’être redessinés et de réunir un couple étrange : l’Arabie Saoudite et Israël.

Vendu comme « un dialogue révolutionnaire entre les dirigeants des deux organes de sécurité nationaux de deux vieux adversaires », ce 5 mai verra une rencontre au sommet, à Washington D.C., d’officiels de haut grade d’Arabie Saoudite et d’Israël. Le prince Turki bin Faisal, ex-chef des services secrets d’Arabie Saoudite et ex-ambassadeur à Washington, et le major-général à la retraite des Forces de Défernse Israéliennes (IDF) Yaakov Amidror, ex-conseiller du premier ministre Benjamin Netanyahou en matière de sécurité nationale, s’entretiendront à l’Institut pour la Politique du Moyen-Orient de Washington, une organisation pro-israélienne subventionnée par l’AIPAC, dont le personnel est recruté et payé par l’AIPAC et logée dans l’immeuble qui abrite le Quartier Général de l’AIPAC.

L’Arabie Saoudite n’a jamais entretenu de relations diplomatiques avec Israël depuis la Nakba en 1948 et a même, à un moment donné dirigé le boyott de l’État d’Israël. Et, quoique cette rencontre ne soit pas la première du genre (l’Arabie Saoudite et Israël se sont déjà parlé officiellement par le biais d’un panel, au Conseil des Relations Extérieures l’an dernier), c’est réellement une rencontre au plus haut niveau qui est en cours.

Bien que voir s’acoquiner et se rencontrer officiellement des violeuirs de droits humains tels que l’Arabie Saoudite et Israël ne soit pas  tout à fait une surprise pour la plupart d’entre nous, cet événement est quand même une mauvaise nouvelle, parce qu’il signifie que le sponsor officiel de l’Initiative Arabe pour la Paix entre dans une ère nouvelle de normalisation.

L’Initiative Arabe pour la Paix, également connue comme « Initiative Saoudienne » est une proposition en dix points pour mettre fin au conflit  israélo-palestinien. Elle a été approuvée par la Ligue Arabe en 2002 et réapprouvée en 2007, et elle est appuyée par toutes les factions palestiniennes, y compris le Hamas. L’initiative appelle à une normalisation des relations entre le monde arabe et Israël, en échange d’un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés (Jérusalem Est inclus). Jusqu’à présent, cette proposition a été le projet le plus viable pour une solution à deux états. Elle abordait aussi la question des réfugiés palestiniens et en appelait à un « règlement juste », fondé sur la résolution 194 de l’ONU.

Donc, en ce moment politique où Netanyahou ne montre aucune intention de se retirer des Territoires Palestiniens Occupés et où, même, certains de ses ministres réclament officiellement l’occupation de la Cisjordanie, l’Arabie Saoudite semble abandonner ses engagements historiques. En normalisant ses relations avec  Israël sans exiger en contrepartie une solution juste au conflit israélo-palestinien, l’Arabie Saoudite diminue le poids qu’elle pouvait avoir dans les négociations pour une solution à deux états.

D’une certaine manière, cette rencontre officialise la mort de l’Initiative Arabe pour la Paix, mais plus encore, en tant que dernier mécanisme en vue d’une solution régionale négociée, elle montre que la solution à deux états est, elle aussi, officiellement morte.

Il n’y a rien de fatal dans la situation dramatique que vivent les Français. de changer de cap et il est encore possible, de le faire avec des gens de bon sens au pouvoir…..

François Asselineau : «L’affaire de l’attentat de Nice reste peu claire»

Daesh…la multinationale occidental…

Daesh, la nouvelle armée secrète de l’OTAN

Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l’ et la mise en perspective de la contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l’analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu’au Moyen-Orient, ont rendu possible l’accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)

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À l’aube du XXIème siècle, les attentats du à New York commis par le mouvement Al-Qaïda ont marqué un tournant historique irréversible bouleversant profondément les relations internationales. Plus récemment, les attentats qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015 ont remis à jour une des questions politiques les plus épineuses à laquelle sont confrontées les État-nations et les populations civiles qui en sont les premières victimes : le terrorisme islamiste, officiellement ennemi numéro un de l’Occident après la chute du bloc soviétique.

Depuis 2001, des organisations similaires ou proches d’Al-Qaïda ont éclos partout à travers le monde, mettant des régions entières à feu et à sang. D’—Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram, Al-Shabab—jusqu’au Moyen-Orient—l’Etat Islamique en Irak et au Levant, Al-Nousra—, les forces militaires, les techniques de propagande, les réseaux de recrutement ainsi que les ressources financières de ces mouvements transnationaux affichent une progression inexorable contre laquelle les États sembleraient avoir du mal à résister.

Depuis les attentats du World Trade Center, le « monde libre » serait face à une menace d’envergure diffuse et imprévisible. Le président américain Bush parlait d’un « axe du mal » (1) contre lequel il fallait à tout prix lutter, tandis que la théorie du choc des civilisations (2) était érigée en grille de lecture légitime des relations internationales par les dirigeants politiques et les . Nous serions dans une guerre opposant la civilisation, incarnée par l’Occident, à la barbarie et l’obscurantisme de l’Orient musulman. Cette vision du monde réductrice marquée par un orientalisme contemporain (3) permet l’éclosion de représentations schématiques qui influencent bon nombre d’individus.

L’inconscient collectif est marqué par l’idée d’une incompatibilité quasi naturelle entre l’Islam et l’Occident et de la crainte d’une menace terroriste de « barbus » qui veulent imposer partout la charia. En témoigne la progression des partis d’extrême-droite islamophobes en Europe.

Quelles sont les raisons de la montée en puissance fulgurante de ces organisations qui ont comme mode d’action la violence politique ? À l’heure où le terrorisme est une préoccupation mondiale, comprendre les mouvements armées islamistes suppose une analyse de leur genèse, c’est-à-dire une étude des premières organisations de ce type dans l’histoire moderne afin de découvrir les conditions de leur apparition, leur soutien et leur objectif.

Le secret politico-militaire le mieux gardé du XXème siècle a été révélé pour la première fois en 1990 lorsque le premier ministre italien dévoila l’existence d’une unité paramilitaire secrète liée à l’OTAN, nommée « Gladio ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Washington et Londres ont formé par le biais de leur services secrets un ensemble d’armées non conventionnelles et souterraines destinées à lutter contre les forces politiques de gauche. L’ancien général nazi Reinhard Gehlen a été chargé de mettre sur pied un réseau composé d’éléments d’extrême-droite dans le but de combattre par les moyens illégaux l’avancée idéologique et potentiellement militaire des Soviétiques. Il est l’instigateur des cellules terroristes secrètes Stay-Behind (4). Exerçant dans chacun des seize pays de l’OTAN ainsi que dans quatre pays neutres (Suède, Finlande, Autriche, Suisse), ces armées anticommunistes, qui agissaient à l’insu des parlements et des populations civiles, recrutaient entre autres leurs membres parmi les collaborateurs de Vichy et les monarchistes en France, les fascistes et les mafieux en Italie, les nazis en Allemagne (5) , ainsi que les ultra-nationalistes et islamistes en Turquie.

Toute doctrine et idéologie pouvant détourner les peuples de la lutte des classes et les nations des velléités souverainistes étaient soutenues et promues. Parmi elles, le nationalisme agressif (6) en Europe de l’Ouest ainsi que le fondamentalisme religieux au Moyen-Orient étaient des armes redoutables.

Durant la guerre froide, l’islamisme a été érigé par la Maison Blanche en alternative à la gauche et au nationalisme arabe qui revêtait un caractère socialiste et souverainiste (7) . Le terrorisme islamiste a été promu par les États-Unis en Turquie en 1978 lors du massacre anti-communiste de Maras, et à plus grande échelle deux ans plus tard en Afghanistan dans la guerre contre l’Union Soviétique. Avec le fiasco au Vietnam, l’occupation au sol d’un pays étranger était devenue trop impopulaire pour la Maison-Blanche qui a alors changé de stratégie. Plutôt que d’envoyer leurs propres soldats et voir leur image s’écorner au niveau national et international, jouer subtilement la carte de l’ingérence en s’appuyant sur des entités locales par le biais d’opérations spéciales clandestines se révélait être une option privilégiée pour les dirigeants américains. Ainsi, le premier mouvement djihadiste moderne transnational a vu le jour sous l’impulsion des Etats-Unis, par le biais de leurs alliés comme l’Arabie saoudite (8) , dictature intégriste à leur solde, qui mobilisa via ses réseaux de mosquées plus de 35 000 moudjahidines venus des quatre coins du monde, et particulièrement d’Europe. À leur tête un certain Ben Laden, proche collaborateur de la CIA. Ceci n’est plus un secret pour personne diront certains, à juste titre, sachant qu’Hillary Clinton reconnaît elle même que ce sont les USA qui ont créé Al-Qaïda (9).

Sous la houlette de l’OTAN, au mépris des droits de l’Homme et de la démocratie, des organisations armées secrètes ont été formées, mais qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’en existe plus aujourd’hui ? Quant est-il de Daesh ? Pour savoir qui est derrière cette organisation, il suffit de voir les intérêts de qui elle sert et qui la soutient.

L’Iran, qui est le plus grand ennemi du couple Israël-Arabie saoudite au Moyen-Orient, voit ses deux principaux alliés de la région, à savoir l’Irak et la , se faire littéralement envahir par l’organisation djihadiste. Daesh combat tous les ennemis de l’Occident : le gouvernement syrien, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien (10) , ainsi que la branche syrienne du PKK (YPG-YPJ), grand ennemi de la Turquie.

Il faut également avoir à l’esprit que les parrains du terrorisme islamiste – l’Arabie saoudite et le Qatar – sont de fidèles alliés de l’Occident. Au regard du rapport des pouvoirs, les États-Unis, première puissance économique (11) et militaire au monde, ont incontestablement les moyens de faire pression sur ces nations-amies afin qu’elles arrêtent de financer le terrorisme. Mais force est de constater qu’aucune politique concrète de fond n’est menée dans ce sens.

La Turquie, qui est membre de l’OTAN et qui par conséquent ne peut conduire une politique étrangère allant à l’encontre des intérêts des pays de l’alliance, est aujourd’hui le point de passage principal des djihadistes vers la Syrie, et soutient massivement les « rebelles » de l’ASL ou les terroristes d’Al-Nosra et de Daesh (12) en leur fournissant une aide logistique et militaire (13) , notamment des armes, des camps d’entrainement à Gaziantep et Hatay, et des soins dans les hôpitaux (14).

Fait qui peut paraître « paradoxal » ou totalement incroyable, Israël soigne des djihadistes du Front Al-Nosra sur son territoire (15) et empêche toute progression de l’armée syrienne en bombardant les positions de celle-ci. Dans un article publié sur Le Figaro, Roland Hureaux met au jour la duplicité de la politique étrangère française : « Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daesh sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens – et d’autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme – et un alibi pour aider les islamistes » (16) . En septembre 2014, on a appris de la bouche de l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, que « plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL » (17).

Il semblerait que l’Occident réutilise la méthode afghane des années 1980 de guerre par procuration, c’est-à-dire de guerre par intermédiaire. Alors comment expliquer les bombardements de la « coalition anti-Daesh » ? A-t-elle une crédibilité ? En réalité, les Etats-Unis jouent subtilement sur deux tableaux à la fois, voulant à tout prix alimenter le complexe industrialo-militaire (18) qui pèse beaucoup dans leur économie (19) et préserver leur « identité de rôle » (20) aux yeux de l’opinion publique internationale, celle de défenseur de la liberté et de la démocratie. Ne frappant pas le coeur de l’organisation (Raqqa) et ayant une portée très limitée, ces frappes sporadiques ont comme seule finalité de feindre la guerre contre l’EI, ce qui sert dans le même temps celle-ci dans sa rhétorique de propagande anti-occidentale, permettant le recrutement de militants (21) .

Il y a récemment des informations inédites qui ont vu le jour dans des médias de masse qu’on peut difficilement accuser de conspirationnistes. Dans un reportage sur France 2 (22) se basant sur les dires de Mike German, agent spécial pendant 25 ans ayant démissionné, on apprend que le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats terroristes : « L’agence attirerait des musulmans dans ses filets à l’aide d’agents infiltrés qui vont les pousser à faire l’apologie d’actes de terrorisme. Dans ces cellules identifiées par l’agence, ni armes, ni ressources, ni complot avant l’arrivée de ces informateurs (agents secrets), prêts à souffler mot pour mot à leurs contacts les délits pour lesquels ils seront condamnés. L’ancien agent explique à la journaliste Virginie Vilar la méthode mise en place par le FBI, prêt à fournir des armes, de l’argent ainsi que le plan de l’attaque. Pour lui, « c’est de la fabrication d’affaires« . C’est aussi la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié le 21 juillet 2014 » . (23)

Il semblerait que cette tactique soit aussi employée en France. Le journal Le Point, qu’on peut encore moins qualifier d’adepte de la théorie du complot, titre le 7 juin 2012 : « Mohamed Merah travaillait pour les RG » (24). On apprend dans cette affaire que Merah a été envoyé au Pakistan, en Afghanistan et en Syrie par un « ami » qui se révèle être en fait un agent des services français, qui l’a poussé à la radicalisation. On peut alors avoir des interrogations légitimes sur les attentats de Charlie Hebdo et le rôle des services secrets français.

Hier la CIA créait de « faux mouvements de gauche qui se livraient à des exactions et des actes condamnables uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’oeuvre de la gauche » (25) . Aujourd’hui, les services occidentaux le feraient-ils avec les islamistes, pour stigmatiser les musulmans vivant sur leur territoire ? L’organisation État Islamique serait-elle la nouvelle armée secrète de l’OTAN ayant pour but d’affaiblir à terme l’Iran ? Le terrorisme djihadiste aurait-il pu être aussi puissant sans le soutien des alliés de l’Occident ? Al-Qaïda et les organisations de ce type constitueraient-ils des prétextes pour envahir des pays (Irak, Afghanistan), des instruments pour mener des guerres par procuration (Lybie, Syrie, Yémen), au niveau domestique des justifications aux lois liberticides, des moyens de stigmatisation et d’exclusion permettant de se débarrasser de la « racaille » partant servir de chaire à canon, et de détourner l’attention du public des vrais problèmes sociaux (, ) en désignant des bouc-émissaires ? Tous les éléments entre nos mains tendent à répondre à ces question par l’affirmative.

Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus, résumons : les Etats-Unis ont créé dans le passé des « organisations de l’ombre » pratiquant le terrorisme, ils ont formé le premier mouvement armé islamiste transnational, leurs alliés-clients, la Turquie, l’Arabie-Saoudite, le Qatar financent les djihadistes, Israël les soigne, la France les arme, des pays de l’Union Européenne leur achète du pétrole, et des attentats terroristes sont commis en territoire occidental par des individus radicalisés et armés par ces mêmes services secrets. Pour ceux qui crient à la thèse « complotiste », rappelons que les complots font partie du répertoire d’action des services de renseignement. C’est leur métier.

« Comment la prétendue coalition contre les égorgeurs serait-elle crédible, alors que, pour des raisons différentes, beaucoup de ses membres ont partagé avec eux (et partagent encore pour certains), des intérêts stratégiques, politiques, économiques ? »Alors arreter de nous prendre pour des c…..

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